Réflexions généralement politiques de Philippe Goirand, sur notre société, l'écologie, en particulier la mobilité urbaine et le vélo.
samedi 30 mars 2013
L' "écologie profonde", ça fait déjà réfléchir...
A propos de l'article de Libération sur Arne Næss et l'écologie profonde qu'à fait suivre Jean-Charles Valadier sur les listes EELV.
http://www.liberation.fr/livres/2013/03/27/nature-et-droits-de-naess_891743
L' "écologie profonde", ça fait déjà réfléchir... en particulier les 8 principes qu'elle énonce et qui sont à associer à mon avis à l'écologie "tout court", hormis le point 4. Si Arne Næss avait parlé de régulation de la croissance de la population, j'aurais été d'accord. Mais dire que le développement des formes de vies non-humaines requiert une décroissance substantielle de la population humaine est dangereux. Ça ouvre la porte à des courants extrémistes de l'écologie, à l'idée que l'humain est l'élément qui grippe la machine Terre, mène à sa perte et mérite d'être éliminé avant. Hors, l'humain est la seule forme de vie que nous connaissions (...) capable d'être observateur et penseur de son monde, de son univers. Nous donnons du sens à la vie, à toutes vies. Ce seul fait nous donne une valeur supérieure à celle de la paramécie (mais je suis prêt à entendre le point de vue de la paramécie...).
Sauver l'humain est à mon avis le seul objectif général à porter, parce qu'il implique de toutes façons de sauver notre écosystème.
les 8 principes fondamentaux de l'cologie profonde d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie_profonde
Les partisans de l'écologie profonde estiment que le monde n'est pas une ressource exploitable à volonté par l'Homme. L'éthique de l'écologie profonde explique qu'un système global (la nature) est supérieur à chacune de ces parties (l'Homme étant une partie de la nature). Cette éthique s'appuie sur les huit postulats suivants1 :
1. Le bien-être et l'épanouissement des formes de vie humaines et non-humaines de la Terre ont une valeur en elle-même (synonyme : valeur intrinsèque, valeur inhérente). Ces valeurs sont indépendantes de l'utilité du monde non-humain pour les besoins humains.
2. La richesse et la diversité des formes de vie contribuent à la réalisation de ces valeurs et sont également des valeurs elles-mêmes.
3. L'Homme n'a pas le droit de réduire la richesse et la diversité biologique, sauf pour satisfaire des besoins humains vitaux.
4. L'épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une décroissance substantielle de la population humaine. Le développement des formes de vie non-humaines requiert une telle diminution.
5. L'interférence humaine actuelle avec le monde non-humain est excessive et nuisible, et la situation empire rapidement.
6. Des politiques doivent donc être changées. Ces politiques affectent les structures économiques, technologiques, et idéologiques fondamentales. Il en résultera une société profondément différente de la nôtre.
7. Les changements idéologiques passent par l'appréciation d'une bonne qualité de vie plutôt que l'adhésion à des standards de vie toujours plus élevés. Il faut prendre conscience de la différence entre "bonne qualité" et "course à un niveau de vie extrêmement élevé" (qui serait néfaste à la nature).
8. Ceux qui souscrivent aux points précédents s'engagent à essayer de mettre en application directement ou indirectement les changements nécessaires.
mercredi 27 mars 2013
Quelle sécurité pour les cyclistes ?
Le début d'année 2013 à été marqué par deux accidents mortels à Toulouse. Comme souvent, ces drames auraient pu être évités par plus de vigilance de la part des pauvres victimes et en l'occurrence par le respect des feux rouges.
Ces dernières années, le nombre d'accidents à vélo a baissé alors que les cyclistes sont bien plus nombreux. Leur comportement est donc déterminant pour leur sécurité. Il n'est pas dangereux de se déplacer à vélo si vous suivez certaines règles :
- respectez le code de la route... ;
- soyez très attentif aux intersections : c’est là que se produisent la plupart des accidents ;
- placez-vous pour être toujours visible et éviter l'angle mort des gros véhicules. Si vous voyez le conducteur d'un camion dans son rétroviseur extérieur, ça veut dire qu’il peut aussi vous voir. Ne doublez jamais par la droite à l’approche d’un carrefour ;
- prévoyez une distance d’ 1 mètre par rapport aux voitures garées, pour éviter les imprévus, en particulier les ouvertures de portière (9% des accidents) ;
- lorsque vous prenez un double-sens cyclable dans une rue à sens unique automobile, surveillez les voitures qui arrivent d’une rue perpendiculaire ou d’une sortie. Avez-vous été vu ? Dans le doute, signalez votre présence ou arrêtez-vous ;
- klaxonnez ou criez en situation de danger ;
- il vous faut un vélo en bon état de marche, avec des freins efficaces, des pneus bien gonflés, une sonnette, un antivol en U (les plus sûrs) et surtout un éclairage !
- anticipez votre trajet, en empruntant si possible les voies cyclables au moyen d'une carte des itinéraires cyclables et privilégiez les rues tranquilles.
Faire du vélo en ville s’apprend. La Maison Du Vélo propose une vélo-école pour les enfants et a déjà formé en 3 ans 4500 écoliers et plus de 2000 en 2012. Elle propose aussi des cours pour les adultes débutants le mercredi de 17h30 à 19h et une ballade pédagogique pour les cyclistes confirmés un samedi par mois. Renseignez-vous au www.maisonduvelotoulouse.com.
La sécurité dépend des comportements de toutes et tous. Lorsqu’on est automobiliste, la moindre des choses, c’est de respecter le plus «faible» qui fait l’effort de se déplacer à pied ou à vélo, c’est d’adapter sa vitesse pour anticiper tout imprévu : un enfant traverse brusquement la chaussée, aurez-vous le temps de freiner ?
La sécurité des cyclistes dépend donc d'eux-mêmes mais est aussi l'affaire de tous. Cela revient d’ailleurs au même puisqu'un Français de moins de 15 ans sur deux a fait du vélo ces douze derniers mois...
Accidentologie cycliste à Toulouse de 2007 à 2011
- 7 tués (32 en voiture, 26 en deux-roues motorisés, 18 piétons)
- 410 blessés dont 74 hospitalisés (1786 en voiture,1949 en deux-roues motorisés, 700 piétons)
- Nous sommes passés de 106 blessés par an en 2007 à 41 par an en 2011.
samedi 16 mars 2013
Manif Vélo pour le respect des voies cyclables.
Ce matin, j'ai manifesté avec les militants de l'association Vélo pour que les aménagements cyclables soient respectés. Cette revendication dépasse d'ailleurs la seule cause du vélo et concerne aussi les trottoirs, donc les piétons et les personnes en situation de handicap.
Le parcours nous a conduit en différents points de Toulouse où les aménagements ne sont pas respectés. Dans une ambiance bon enfant, nous avons distribué quelques faux PV...
Des idées circulent au niveau de l'état actuellement, portées par les associations représentant les autorités de transports (GART), les villes cyclables (CVTC) et les cyclistes (FUB), pour un relèvement des amendes et pour que l'intégralité du produit des amendes sur le stationnement illicite reviennent aux intercommunalités ou aux communes, ne serait-ce que pour financer nos polices municipales... Circule aussi l'idée d'une "dépénalisation" des amendes dont le montant pourrait du coup être fixé par les communes (je crains les effets pervers).
La balle est maintenant dans le camp du gouvernement, pour que l'état prenne enfin ses responsabilités en matière de développement des aménagements cyclables et de respect des piétons, personnes handicapées et cyclistes.
vendredi 15 mars 2013
REV + VAE : cap sur les banlieues avec le VHNS
Article publié dans Ville Rail & Transports sur les synergies à attendre du développement du vélo à assistance électrique et des réseaux express vélo, consultable ici.
Vœu pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.
Conseil Municipale du 15/03/13
Intervention de Philippe GOIRAND
Monsieur le maire, chers collègues,
Les élus EELV s'associent à ce voeu. Le droit de vote des résidents étrangers est dans notre ADN écologiste et intégrera, nous l'espérons, celui de notre constitution.
Nous sommes conscients que ce projet ne convaincra pas d'emblée les 3/5 ème du congrès. Mais nous pensons qu'il est possible de trouver des arguments touchant les personnes réticentes, les élus réticents, pour que ce droit de vote pour tous s'applique dès les prochaines élections municipales.
Un argument en particulier mérite notre attention. Cette idée que le droit de vote, même aux élections locales, ne pourrait être associé qu'à la nationalité française.
Comme il est rappelé dans ce vœu, les résidents de l'UE votent déjà aux élections municipales. Et nous sommes heureux que ce fait ne suscite pas d'opposition.
Mr Lahani (UMP) défend l'idée de réciprocité pour justifier le droit de vote accordé aux seuls résidents issus de l'Union Européenne. Ça revient à dire que les droits peuvent être différents en France selon le pays d'origine de la personne. Ça revient à dire qu'il faudrait attendre qu'un droit existe dans un pays pour que la France l'accorde sur notre sol aux ressortissants de ce pays... Choquant.
La situation actuelle est donc une situation de discrimination vis à vis des personnes étrangères non originaires de l'UE.
J'espère que chacune et chacun admettra que dans un pays qui porte haut la démocratie et les droits de l'homme, il n'y a pas de justification à cette discrimination.
Élus écologistes, nous pensons qu'une large majorité peut se prononcer pour plus de Vivre Ensemble pour peu qu'un débat serein, argumenté, s'engage sans tarder. Nous pensons convaincre, au delà de la gauche, que la démocratie doit aujourd'hui se nourrir de plus de justice et de diversité.
Intervention de Philippe GOIRAND
Monsieur le maire, chers collègues,
Les élus EELV s'associent à ce voeu. Le droit de vote des résidents étrangers est dans notre ADN écologiste et intégrera, nous l'espérons, celui de notre constitution.
Nous sommes conscients que ce projet ne convaincra pas d'emblée les 3/5 ème du congrès. Mais nous pensons qu'il est possible de trouver des arguments touchant les personnes réticentes, les élus réticents, pour que ce droit de vote pour tous s'applique dès les prochaines élections municipales.
Un argument en particulier mérite notre attention. Cette idée que le droit de vote, même aux élections locales, ne pourrait être associé qu'à la nationalité française.
Comme il est rappelé dans ce vœu, les résidents de l'UE votent déjà aux élections municipales. Et nous sommes heureux que ce fait ne suscite pas d'opposition.
Mr Lahani (UMP) défend l'idée de réciprocité pour justifier le droit de vote accordé aux seuls résidents issus de l'Union Européenne. Ça revient à dire que les droits peuvent être différents en France selon le pays d'origine de la personne. Ça revient à dire qu'il faudrait attendre qu'un droit existe dans un pays pour que la France l'accorde sur notre sol aux ressortissants de ce pays... Choquant.
La situation actuelle est donc une situation de discrimination vis à vis des personnes étrangères non originaires de l'UE.
J'espère que chacune et chacun admettra que dans un pays qui porte haut la démocratie et les droits de l'homme, il n'y a pas de justification à cette discrimination.
Élus écologistes, nous pensons qu'une large majorité peut se prononcer pour plus de Vivre Ensemble pour peu qu'un débat serein, argumenté, s'engage sans tarder. Nous pensons convaincre, au delà de la gauche, que la démocratie doit aujourd'hui se nourrir de plus de justice et de diversité.
vendredi 22 février 2013
Avec le saucisson pur porc X, vous allez bouffer du cheval
Rassurez-vous bonnes gens, vous ne mangerez plus du cheval en lasagnes, vous en mangerez en consommant des volailles ou du cochon. Je vois d'ici les accroches publicitaires : "avec le saucisson pur porc X, vous allez bouffer du cheval !". Sérieusement, il y a effectivement un lien entre le scandale de la viande de cheval et le retour aux farines animales : le soucis de nous refourguer et de valoriser financièrement tout ce qui peut l'être, de la viande de cheval dont personne ne veut aux déchets animaux.
Un article parmi d'autres sur ce vaste scandale ici : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/16/les-farines-animales-rendent-l-europe-folle_1833760_3232.html
Un article parmi d'autres sur ce vaste scandale ici : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/16/les-farines-animales-rendent-l-europe-folle_1833760_3232.html
Le deuxième périphérique toulousain... cycliste ?
Strasbourg déploie son périphérique pour vélos.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/20/strasbourg-deploie-son-peripherique-pour-velos_1835324_3244.html
mercredi 20 février 2013
Voiture et Smartphone...
Article édifiant de mon collègue du Club des Villes et Territoires Cyclables Patrice PATTEE, sur le cocktail explosif voiture/smartphone : http://www.aduf.org/archives/pdf/2146.pdf .
lundi 18 février 2013
Plan d'urgence pour la qualité de l’air : des mesures qui vont dans le bons sens, mais qui restent à préciser et à concrétiser
Aujourd'hui, 42 000 décès prématurés, soit 5 % des décès annuels sont liés aux pollutions par les particules et 60 % de la population française est exposée à un air dégradé. Le coût sanitaire de la pollution de l'air représente 460 € par habitant et par an.
Qui ne connaît pas dans nos villes un enfant atteint pas des troubles respiratoires ? Les personnes âgées sont elles aussi très exposées.
Les dispositifs mis en place jusqu'à présent pour améliorer la qualité de l'air dans nos agglomérations ont été insuffisants (Plans de Protection de l'Atmosphère - PPA) en termes d'actions concrètes pour diminuer la pollution, ou pas appliqués (ZAPA).
Le Comité Interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA) associe depuis septembre 2012 les services de l'état et 11 collectivités française et autorités organisatrices de transports pour trouver des solutions concrètes afin d'améliorer la qualité de l'air, en particulier dans le domaine des transports. Il est dommage que l'agglomération toulousaine n'ait pas été associée au dispositif, alors que des dépassements des seuils d'émissions de particules y ont aussi été constatés.
Le gouvernement propose une approche globale passant en revue tous les postes d'émissions de pollutions atmosphériques et toutes les mesures possibles, et souhaite que les Plans de Protection de l'Atmosphère (PPA) soient validés d'ici l'automne 2013. Effectivement, il y a urgence...
S'il est concrétisé, le projet de mise en place d'Autorités Organisatrices de la Mobilité Durable (AOMD) devrait permettre une gouvernance plus simple et lisible de l'ensemble de la mobilité dans nos agglomérations.
Les AOMD pourraient avoir compétence en matière de Plan de Déplacement d'Entreprise et de covoiturage (Tisséo a d'ailleurs pris les devant en ces domaines dès 2009), d'organisation des livraisons en véhicules propres, d'incitation à la pratique du vélo urbain ou encore d'intermodalité entre les mobilités douces, le stationnement et les transports collectifs.
J'apprécie l'objectif affiché de renforcer les amendes pour stationnement sur piste cyclable - comportement qui sape les efforts des collectivités pour sécuriser les itinéraires des cyclistes - ou encore d'étudier une indemnité kilométrique pour les déplacements domicile - travail effectués à vélo. C'étaient des demandes portées par les associations soutenant le vélo urbain, dont le Club des Villes et Territoires Cyclables où je représente Toulouse Métropole.
L'objectif de renouveler les véhicules les plus polluants en ciblant des aides vers les ménages les plus modestes mérite débat. Il me semble qu'il faut mesurer l'impact d'une telle mesure, au-moins par une expérimentation, compte tenu des très fortes pollutions en particules provoquées par les vieilles voitures. Et voilà une mesure qui serait moins "anti-sociale" que les Zapa finalement abandonnées par le ministère de l'écologie.
De même, il me semble intéressant d'étudier, modéliser ou encore expérimenter la réduction des vitesses automobiles sur des axes tels que notre périphérique, de manière constante ou dynamique en fonction de l'encombrement du réseau.
De manière générale, qu'il s'agisse d'incitations au changement de mobilité ou d'évolution du cadre juridique, l'ensemble des mesures présentées dans ce plan vont dans le bon sens.
Mais je trouve qu'il y a un décalage entre l'affirmation de l'urgence de ce plan et le flou actuel des mesures préconisées, qui sont en l'état dépendantes du bon vouloir des collectivités locales. Attendons donc que ces mesures soient traduites en actions concrètes avec les financements associés. Mais s'agissant d'un plan d'urgence, l'attente doit être courte...
samedi 16 février 2013
Belle journée pour une manif. Le sol gorgé d'eau nous à facilité la tâche de planter un sapin apporté par José Bové du Larzac dans un sol ma fois bien caillouteux.
Rappelons qu'il s'agissait de dénoncer les grands projets inutiles et plus précisément celui de Val Tolosa (anciennement nommé Portes de Gascogne), un projet d'immense zone commerciale alors que les alentours de Toulouse en sont déjà infestés. A l'heure où la mal bouffe, le mal travailler, le mal vivre occupent l'actualité, il est temps de changer de modèle et de revenir à des formes d'organisation plus proches des gens, plus conviviales.
Le développement durable n'est pas qu'un slogan que certains cherchent à récupérer. Le développement durable est une manière de réfléchir les projets en regardant l'intérêt collectif pour aujourd'hui et demain, à l'opposé de ces projets déshumanisés, inutiles, coûteux et destructeurs d'emplois.
Rappelons qu'il s'agissait de dénoncer les grands projets inutiles et plus précisément celui de Val Tolosa (anciennement nommé Portes de Gascogne), un projet d'immense zone commerciale alors que les alentours de Toulouse en sont déjà infestés. A l'heure où la mal bouffe, le mal travailler, le mal vivre occupent l'actualité, il est temps de changer de modèle et de revenir à des formes d'organisation plus proches des gens, plus conviviales.
Le développement durable n'est pas qu'un slogan que certains cherchent à récupérer. Le développement durable est une manière de réfléchir les projets en regardant l'intérêt collectif pour aujourd'hui et demain, à l'opposé de ces projets déshumanisés, inutiles, coûteux et destructeurs d'emplois.
jeudi 14 février 2013
Conseil Communautaire de Toulouse Métropole : réponse au vœu porté par Jean-Luc Moudenc sur le projet de BHNS Ouest
Ce vœu illustre (Mr Moudenc) votre conception en matière de mobilité, qui a prévalu jusqu'en 2008, et qui consistait à ne créer des voies en site propre pour les bus ou les vélos qu'à condition que l'espace donné à la voiture ne soit pas diminué.
Pendant plusieurs décennies, la seule réponse à la multiplication des automobiles à été l'augmentation du nombre de km de voiries routières, pour toujours plus de congestion. Et une 2ème rocade ne changerait rien à l'affaire, Mr Moudenc, hormis son coût faramineux.
Je vous trouve donc peu inspiré de laisser croire qu'un bus structurant provoquerait une asphyxie dans le secteur de Lardenne alors que ce sont plusieurs décennies d'inaction en matière de transports collectifs qui sont à mettre en cause.
Il serait temps que vous admettiez que l'espace public n'est pas extensible et que les transports collectifs et les mobilités douces sont les moyens les plus efficaces de mieux partager cet espace et désengorger le réseau routier.
Pour apporter une alternative la plus efficace possible à tous ces deplacements quotidiens en voiture solo, en particulier pour les trajets domicile-travail, nous, élus ecologistes, soutenons donc ce projet de BHNS ouest avec le tracé le plus direct et le plus rapide passant par l'avenue de Lardenne.
Aux yeux des habitants de Plaisance, de Tournefeuille, mais aussi de Toulouse, il ne suffit pas de qualifier de louable cette volonté d'un BHNS. Il faut avoir le courage de concrétiser cette volonté de la manière la plus efficace possible pour un maximum d'habitants de notre agglomération, et bien évidemment dans la concertation avec les habitants et les futurs usagers.
La question du commerce de proximité a souvent été évoquée par les opposants au projet. Automobilistes, mais aussi usagers des transports collectifs, cyclistes ou piétons, tout le monde veut des commerces de proximité, des commerçants qui garantissent la qualité des produits, en particulier ceux qui vont dans notre assiette.
A Lardenne comme ailleurs, ces commerces doivent être maintenus et développés. Des solutions doivent être trouvées pour le stationnement, mais aussi pour la circulation sécurisée des piétons et des cyclistes. L'implantation des stations de bus et les cheminements qui y mènent doivent aussi prendre en compte cette nécessité d'avoir un commerce de proximité.
Et prendre en compte tous les modes de déplacements, c'est aussi permettre à de plus en plus de gens d'en associer plusieurs dans leurs deplaçements quotidiens, autrement dit de pratiquer l'intermodalité.
Nous sommes donc persuadés que le BHNS ouest, à condition de rester un projet efficace pour développer les deplacements alternatifs à la voiture individuelle, valorisera, dynamisera autant les quartiers de Toulouse dont Lardenne que les communes de Plaisance et Tournefeuille et qu'il améliorera la qualité de vie dans l’ouest toulousain.
Et par conséquent, les élus écologistes voteront contre ce vœu.
Pendant plusieurs décennies, la seule réponse à la multiplication des automobiles à été l'augmentation du nombre de km de voiries routières, pour toujours plus de congestion. Et une 2ème rocade ne changerait rien à l'affaire, Mr Moudenc, hormis son coût faramineux.
Je vous trouve donc peu inspiré de laisser croire qu'un bus structurant provoquerait une asphyxie dans le secteur de Lardenne alors que ce sont plusieurs décennies d'inaction en matière de transports collectifs qui sont à mettre en cause.
Il serait temps que vous admettiez que l'espace public n'est pas extensible et que les transports collectifs et les mobilités douces sont les moyens les plus efficaces de mieux partager cet espace et désengorger le réseau routier.
Pour apporter une alternative la plus efficace possible à tous ces deplacements quotidiens en voiture solo, en particulier pour les trajets domicile-travail, nous, élus ecologistes, soutenons donc ce projet de BHNS ouest avec le tracé le plus direct et le plus rapide passant par l'avenue de Lardenne.
Aux yeux des habitants de Plaisance, de Tournefeuille, mais aussi de Toulouse, il ne suffit pas de qualifier de louable cette volonté d'un BHNS. Il faut avoir le courage de concrétiser cette volonté de la manière la plus efficace possible pour un maximum d'habitants de notre agglomération, et bien évidemment dans la concertation avec les habitants et les futurs usagers.
La question du commerce de proximité a souvent été évoquée par les opposants au projet. Automobilistes, mais aussi usagers des transports collectifs, cyclistes ou piétons, tout le monde veut des commerces de proximité, des commerçants qui garantissent la qualité des produits, en particulier ceux qui vont dans notre assiette.
A Lardenne comme ailleurs, ces commerces doivent être maintenus et développés. Des solutions doivent être trouvées pour le stationnement, mais aussi pour la circulation sécurisée des piétons et des cyclistes. L'implantation des stations de bus et les cheminements qui y mènent doivent aussi prendre en compte cette nécessité d'avoir un commerce de proximité.
Et prendre en compte tous les modes de déplacements, c'est aussi permettre à de plus en plus de gens d'en associer plusieurs dans leurs deplaçements quotidiens, autrement dit de pratiquer l'intermodalité.
Nous sommes donc persuadés que le BHNS ouest, à condition de rester un projet efficace pour développer les deplacements alternatifs à la voiture individuelle, valorisera, dynamisera autant les quartiers de Toulouse dont Lardenne que les communes de Plaisance et Tournefeuille et qu'il améliorera la qualité de vie dans l’ouest toulousain.
Et par conséquent, les élus écologistes voteront contre ce vœu.
lundi 11 février 2013
Toute la ville à 30 km/h ?
Article clair de notre journal local, où je défends le passage à 30 km/h de l'ensemble des rues de Toulouse Métropole, hormis les axes structurants.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/09/1557012-vitesse-faut-il-passer-toute-la-ville-a-30-km-h.html
http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/09/1557012-vitesse-faut-il-passer-toute-la-ville-a-30-km-h.html
Du REV à la réalité
Voici quelques mois, je proposais à l'association Vélo d'engager une réflexion sur les Réseaux Express Vélo, afin de partager une vision de ce que pourraient être des "autoroutes à vélos" dans notre agglomération.
Samedi dernier, nous devions échanger sur le sujet lors de leur AG, mais la question de l'accidentologie a occupé tout notre temps. Je suis heureux de voir à la lecture de l'article de la Dépêche que notre vision est proche ( http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/09/1556738-autoroute-a-velos-portet-blagnac-en-30-minutes.html ).
L'asso Vélo met en exergue un projet d'axe Nord-Sud déjà bien avancé. Mais il convient de préciser un ou deux axe(s) Est-Ouest, comme mentionné dans notre Plan de Déplacements Urbains.
Pour rappel, à Copenhague, ce sont 13 voies express vélo qui sont en projet, sur des distances de 7 à 15 km. La première a été inaugurée au printemps 2012 ( plus d'infos ici ). Elles auront un revêtement spécifique, des intersections sécurisées avec priorité aux cyclistes et un marquage clair. Elles seront assez larges pour que les cyclistes puissent se doubler. Les feux seront synchronisés pour qu'un cycliste ne rencontre que des feux verts («vague verte»). Des stations-service, équipées de pompes à vélo et de rustines seront installées au long des REV.
Samedi dernier, nous devions échanger sur le sujet lors de leur AG, mais la question de l'accidentologie a occupé tout notre temps. Je suis heureux de voir à la lecture de l'article de la Dépêche que notre vision est proche ( http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/09/1556738-autoroute-a-velos-portet-blagnac-en-30-minutes.html ).
L'asso Vélo met en exergue un projet d'axe Nord-Sud déjà bien avancé. Mais il convient de préciser un ou deux axe(s) Est-Ouest, comme mentionné dans notre Plan de Déplacements Urbains.
Pour rappel, à Copenhague, ce sont 13 voies express vélo qui sont en projet, sur des distances de 7 à 15 km. La première a été inaugurée au printemps 2012 ( plus d'infos ici ). Elles auront un revêtement spécifique, des intersections sécurisées avec priorité aux cyclistes et un marquage clair. Elles seront assez larges pour que les cyclistes puissent se doubler. Les feux seront synchronisés pour qu'un cycliste ne rencontre que des feux verts («vague verte»). Des stations-service, équipées de pompes à vélo et de rustines seront installées au long des REV.
dimanche 10 février 2013
Findus, l'arbre qui cache la forêt.
Au-delà du scandale qu'on voudra associer à une marque, ou encore à un intermédiaire (Spanguéro qui fournit de la viande depuis la Roumanie...), c'est d'abord un système qu'il faut remettre en question. Un système qui veut qu'un plat préparé voyage dans toute l'Europe au fil des étapes de sa fabrication, avec les risques sanitaires et le coût énergétique qui vont avec.
jeudi 31 janvier 2013
Bientôt 467 places de stationnement vélo au parking du Capitole.
Article de la Dépêche du Midi ici : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/24/1543832-boom-des-velos-en-centre-ville-la-solution-du-parking.html
La date de l'ouverture est prévue pour septembre. Le parking vélo sera gratuit après achat d'un badge (autour de 4 €).
La date de l'ouverture est prévue pour septembre. Le parking vélo sera gratuit après achat d'un badge (autour de 4 €).
Les vélos se croient-ils tout permis ?
Titre excessif, et auquel on peut déjà répondre : "les vélos ne se croient pas tout permis, mais la question peut être posée au sujet des cyclistes". Mais il s'agit d'une question et l'article est plus équilibré.
Concernant mon positionnement sur ce sujet, ce n'est pas parce que je porte une politique vélo globale dont l'objectif est de voir le plus grand nombre possible de cyclistes, que je vais défendre le comportement tous les cyclistes...
Extrait choisi : "La rue Alsace est une aire piétonne. Le cycliste, «autorisé» doit être vigilant, il doit réduire sa vitesse, (6kms/h) et mettre pied à terre en cas de besoin".
L'article complet de la Dépêche est ici : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/30/1547883-les-velos-se-croient-ils-tout-permis.html .
Concernant mon positionnement sur ce sujet, ce n'est pas parce que je porte une politique vélo globale dont l'objectif est de voir le plus grand nombre possible de cyclistes, que je vais défendre le comportement tous les cyclistes...
Extrait choisi : "La rue Alsace est une aire piétonne. Le cycliste, «autorisé» doit être vigilant, il doit réduire sa vitesse, (6kms/h) et mettre pied à terre en cas de besoin".
L'article complet de la Dépêche est ici : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/30/1547883-les-velos-se-croient-ils-tout-permis.html .
jeudi 24 janvier 2013
467 emplacements pour les vélos au parking du Capitole, à la place de 50 emplacements pour les voitures
Suite à l'article paru dans la Dépêche du Midi "Boom des vélos en centre-ville : la solution du parking"
Alors que la bicyclette était encore considérée comme un engin de loisir, nous avons affirmé la place du vélo urbain utilitaire à travers de nombreuses actions : environ 100 km de voies cyclables réalisés, double-sens cyclable dans les zones 30, vélo-école, aide à l'achat de VAE, location moyenne et longue durée, extension horaire et géographique des VéloToulouse, autorisation de tourner à droite aux feux, communication…
Il faut donc permettre à ces nombreux cyclistes de stationner leurs vélos sans encombrer l'espace public. D'où les 467 emplacements prévus au parking du Capitole, auxquels s'ajouteront les 678 à la gare Matabiau plus ceux dans les pôles d'échange comme à Basso Combo (100 places). De même, un nouveau modèle d'arceau vélo va être déployé, moins cher et plus "design".
A ceux qui pourraient trouver qu'il y a trop de vélos en ville, faisons remarquer qu'au parking du Capitole comme ailleurs, un vélo occupe environ 10 moins d'espace public qu'un auto-soliste. Imaginez notre espace public si tous ces cyclistes reprenaient la voiture ! Imaginez le maintenant avec 2 fois moins de voitures remplacées par des vélos…
Résumé de la politique vélo engagée depuis 2008 :
Nous atteindrons les 500 km de voies cyclables urbaines en 2013 à Toulouse Métropole.
Bilan vélo 2012
Près de 22 km créés ou rénovés (90 % de taux de réalisation)
8,15 M€ investis + aménagements prévus dans grands projets (LMSE, Ligne G, urbanisations…) évalués à 4 M€.Le réseau cyclable et vert de Toulouse Métropole en fin 2012 :
- 490 km de voies cyclables (267 à Toulouse) - 355 km en projet, dont :
230 km de pistes cyclables,
71 km de bandes cyclables,
90 km de cheminements mixtes piétons/cycles,
14 km de voies bus ouvertes aux cyclistes,
2 km de contre allées
- 270 km de réseau vert (randonnée pédestre, VTC, VTT) - 61 en projet.
25 km de voies urbaines jalonnées depuis 2008 (ex. : vers l'UTM).
Zones 30
114 km de zones 30 à sens unique (sur 360)95% des doubles sens cyclables ont été étudiés
Env. 2/3 réalisés
8% de refus pour raison de sécurité
Aide à l’achat de Vélo à Assistance Électrique
• Montant de l'aide : 25% du prix du V.A.E. dans la limite de 250€• Budget de 50 000 € pour 2012 consommé entre le 20 septembre et début novembre 2012.
◦ 218 aides attribuées en 2012 avec une moyenne de 229€ par dossier
◦ 62% des VAE ont étés vendus sur Toulouse
◦ 20% sur le “complexe aéronautique“ (Blagnac, Beauzelle, Cornebarrieu, Colomiers)
◦ 6% sur les secteurs Balma, ST Orens
• Budget 2013 : 100000 €
◦ 120 nouveaux dossiers reçus pour l'année 2013
• Budget 2014 : 100000 €.
Vélo école (Maison du Vélo financée par la CU Toulouse Métropole)
18% des élèves de CM1 et CM2 formésSoit 4 500 enfants / 3 ans
+ 14 centres de loisirs – 246 enfants
Projets vélo 2013
Travaux
Toulouse4 axes :
- Axe Garonne : Quai Lombard - éclairage de la digue entre les ponts des Catalans et de Blagnac
- Axe Rte d’Albi : Pont Matabiau vers Faubourg + rte d’Albi entre rue Rostand et av. d’Atlanta
- Axe Muret/Seysse : av. de Muret, section nord + rte de Seysses entre rd-pt du 21/9 et av. Eisenhower
- Axe St-Michel vers l'UPS : rte de Narbonne (échangeur) + av. d’URSS
- Pistes cyclables le long de la ligne G
- Liaison Crampel / Delacourtie / Récollets (Garonne – canal du Midi)
- Connexion piste du Canal aux quartiers Colombette, Péri et Jaurès
- Avenue de Grande Bretagne section ZAC Cartoucherie – Patte d’Oie
- Jalonnement : liaison centre-ville de Toulouse – Université de Rangueil
Services vélo, valorisation de la pratique :
Services vélo dans les pôles d’échanges : stationnement sécurisé (parking Capitole, gare Matabiau, Basso Combo…)Calculateur d’itinéraires vélos : un outil internet pour calculer son itinéraire entre un point A et un point B selon des critères de qualité de parcours (rapide / privilégiant les pistes / mixte).
Nouveau modèle d'arceau vélo moins cher et plus "design".
30 nouvelles VélOStations.
Campagne de communication.
mercredi 23 janvier 2013
mardi 22 janvier 2013
Le vélo et les Français en 2012
Premiers résultats de l’enquête TNS Sofres/MTI Conseil « Le vélo et les Français en 2012 »
Jean-Marie DARMIAN, président du Club des villes et territoires cyclables, et Dominique LEBRUN, coordonnateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo, ont présenté ce jour les premiers résultats de l'enquête sur «Le vélo et les Français en 2012 » réalisée, à leur demande, par TNS Sofres et MTI Conseil.
Les premiers résultats sont très encourageants pour le développement de l'utilisation du vélo au quotidien.
- La pratique du vélo augmente autant pour les loisirs que pour la mobilité « utilitaire » des Français.
• 45,5% des personnes interrogées de 15 ans et plus ont fait au moins une fois du vélo au cours des 12 derniers mois, soit près de 1 Français sur 2. Ils étaient, d'après l'étude « L'économie du vélo » (Atout France 2009), 40% en 2007 sur ce même périmètre.
• 97,9% déclarent avoir appris à faire du vélo et 78,2% déclarent en faire très bien.
Ces chiffres confirment que le vélo n'est plus un mode en déclin, ou résiduel. Il se « passe quelque chose » du côté du vélo dans les pratiques et les représentations des Français.
- L'usage utilitaire du vélo s'accroît. L'usage récréatif, déjà bien installé, se développe.
• Ils sont 14% à utiliser le vélo pour des motifs « utilitaires » comme aller au travail, à l'école/l'université ou faire des achats (parmi les 98% de la population ayant appris à faire du vélo).
L'enquête montre qu'il y a un fort potentiel de développement de la pratique du vélo : les pratiques occasionnelles et de loisirs - balades, activités physique et sportive, constituant des gisements de pratiques quotidiennes et utilitaires – travail, études, achats, démarches administratives…
- Le vélo s'installe - au-delà des pratiques – dans les modes de vie.
• Les professions intermédiaires (infirmières, instituteurs, assistantes sociales) utilisent plus le vélo (63,5% de répondant) par rapport à l'ensemble de la population, talonnées par les CSP+ (cadres supérieurs et professions libérales) avec 61,2%.
• Un tiers des 15 ans et plus affirme qu'ils feront du vélo pour leurs déplacements habituels dans les 2 prochaines années.
• Pour mémoire, on vend plus de vélos que de voitures chaque année en France : 3,2 millions de vélos / 2,25 millions de voitures neuves.
Focus sur les premiers résultats
- La possession d'un vélo ou l'accès à un vélo en libre-service (VLS) renforce l'utilisation et une utilisation plus fréquente.
• 70% des personnes interrogées possédant un vélo l'ont utilisé ces 12 derniers mois, et ils sont 17% à l'avoir utilisé au moins quelques jours par semaine. En revanche, ceux qui utilisent un vélo du foyer ne sont que 56% à l'utiliser et 7,5% à en faire un usage régulier.
Jean-Marie DARMIAN a rappelé que « l'Etat doit examiner sérieusement les propositions faites par le Club des villes et territoires cyclables pour encourager l'achat de vélos par les particuliers et l'acquisition par les entreprises de flottes de vélos qu'elles pourront mettre à la disposition de leurs salariés ».
Ces propositions ont été défendues en vain par le Club des parlementaires pour le vélo, en novembre dernier, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2013.
- Le vélo pour les déplacements domicile-travail émerge aux côtés des transports publics et dispose d'un fort potentiel.
• Parmi les 28,5 millions d'actifs en France, ils sont déjà 5,3% à l'utiliser pour aller au travail au moins quelques jours par semaine.
- Le vélo est « la solution 2 roues » - et non le deux-roues motorisé.
• Sur les 98% de la population française ayant appris à faire du vélo, ils sont 5,3% à l'utiliser pour leur déplacement domicile-travail quelques jours par semaine, contre 3,4% à utiliser un deux-roues motorisé. Pour aller faire des courses, des démarches ou des activités de loisirs, 15,9% se déplacent à vélo contre 8,4% en deux-roues motorisés.
• En Ile-de-France, les vélos dépassent les deux-roues motorisés avec 650 000 déplacements à vélo contre 600 000 en deux-roues motorisés (enquête EGT/STIF 2010), et plus encore chez les Parisiens (0,13 déplacements /par jour contre 0,09), dans un contexte de croissance des deux modes.
Pour Jean-Marie DARMIAN, ces premiers résultats confirment la nécessité d'une politique nationale vélo - autrement dit d'un cadre pour agir sur les bons leviers afin d'encourager le développement du « vélo mode de déplacement » – un remède anti-crise au service de la mobilité durable -, du « vélo loisir » - une pratique déjà bien installée -, du « vélo cyclotouristique et sportif », en bénéficiant de ses vertus notamment en termes de santé publique.
« Il faut encourager les dynamiques de transfert modal de la voiture solo vers le vélo et la combinaison vélo et transport public, et accroître l'usage du vélo chez ceux qui l'utilisent occasionnellement, et/ou pour les seuls loisirs, vers une pratique utilitaire et quotidienne. Les leviers pour ce faire résident dans la facilitation de l'usage : stationnement au domicile et sur les lieux de travail et d'études, conditions de circulation, de confort et de sécurité...
Les résultats complets, qui seront présentés lors du 20e congrès du Club des villes et territoires cyclables en mai prochain à Nice, devront aussi apporter des éclairages sur les attentes et les freins afin de prioriser les bons leviers ».
'Enquête réalisée en octobre et novembre 2012 par TNS Sofres auprès d'un échantillon représentatif de 5000 panélistes de 15 ans et plus, du Metascope, sur la base d'un questionnaire de 4 pages abordant les pratiques, freins, motivations et attentes des Français.'
Synthèse des résultats
La lettre du Club des Villes et Territoires Cyclables - 33 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris
tél 01 56 03 92 14 - fax 01 56 03 92 16 - info@villes-cyclables.org
samedi 19 janvier 2013
Succès de l'aide à l'achat de vélos à assistance électrique à Toulouse Métropole.
Quelques précisions à la suite de l'article paru dans la Dépêche intitulé "Les ventes de vélos électriques explosent".
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| Présentation de V.A.E. sur les allées Jean-Jaurès lors de la semaine de la mobilité en septembre 2012. |
- Budget total du dispositif d'aide à l'achat de Toulouse Métropole : 250 000 €, soit plus de 1000 VAE subventionnés en 2 ans et demie (de mi-2012 à fin 2014) ;
- Montant de l'aide pour les particuliers : 25% du prix du V.A.E. dans la limite de 250€ ;
- Budget de 50 000 € pour 2012 consommé entre le 20 septembre et début novembre 2012 ;
- 218 aides attribuées en 2012 avec une moyenne de 229€ par dossier ;
- 120 nouveaux dossiers déjà reçus pour l'année 2013 ;
- 62% des V.A.E. ont étés vendus sur Toulouse ;
- 20% ont étés vendus sur le “complexe aéronautique“ (Blagnac, Beauzelle, Cornebarrieu, Colomiers) ;
- 6% ont étés vendus sur les secteurs Balma, ST Orens ;
- Budget 2013 : 100000 € ;
- Budget 2014 : 100000 €.
Voici les principaux éléments de l'étude que nous avons commandée au bureau d'étude Inddigo/Alter Modal et qui ont conduit à mettre en oeuvre l'aide à l'achat de vélo à assistance électrique. Les retours d’expérience des cyclistes utilisant des VAE montrent des intérêts multiples :
- Le passage au VAE entraîne un changement modal à 60% en provenance de la voiture, contrairement au vélo en libre service qui a surtout provoqué de report depuis les transports collectifs ;
- 70% des bénéficiaires n’auraient pas acheté leur VAE sans l’aide. Dans les différentes expériences d'aide à l'achat, le nombre moyen de ventes de VAE par an et par habitant tourne entre 2 et 2.5 pour 1.000 habitants soit 10 fois plus que la moyenne nationale ;
- Les usagers ont une fréquence d’utilisation élevée (65% d’utilisation quotidienne) et régulière avec une distance domicile-travail de 7 km, beaucoup plus élevée que la moyenne (plutôt 3 km en vélo traditionnel) et une distance moyenne annuelle de 3 000 km à vélo ;
- L’aide à l’achat conduit à des achats de bonne qualité (prix moyen de vente de 1.300 €) qui bénéficient aux vélocistes proposant un service de qualité et tend de façon plus globale à tirer l’ensemble du marché du vélo urbain vers le haut ;
- Les ratios d’aide publique par déplacement sont extrêmement favorables. Sur la base de vélos parcourant 3000 km/an, d’une durée de vie de 10 ans et d’une aide de 300 €, le coût public par déplacement est de 0.01 €/km soit seulement quelques centimes par déplacement. Sachant que le report modal est important et que la très grande majorité des cyclistes n’aurait pas franchit le pas sans l’aide à l’achat, il s’agit d’un emploi très efficace de l'argent public.
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