samedi 25 février 2012

Faire du vélo un remède à la crise

Le point de vue sur le "plan vélo" du gouvernement par Denis Baupin et Jean-Marie Darmian, précédent et actuel présidents du Club des Villes et Territoires Cyclables, point de vue que je partage totalement.


Faire du vélo un remède à la crise
Le 26 janvier, le ministre des Transports, Thierry Mariani, et Philippe Goujon, député de Paris et maire du XVe arrondissement, ont annoncé en grande pompe un plan national vélo... sans moyens et sans réels engagements.
Certes, on aurait tort de sous-estimer la conversion qu'a nécessitée pour certains élus la seule reconnaissance du caractère positif du vélo comme moyen de déplacement. Il y a quelques années encore, M. Goujon n’hésitait pas à bloquer lui-même physiquement la réalisation de pistes cyclables dans son arrondissement !
L'évolution du discours est donc à saluer... Mais des annonces aux réalisations, il reste encore du chemin !
Certes, le ministre a confirmé des décisions acquises depuis plusieurs mois (fourniture du panneau tant attendu suite au décret de novembre 2010 autorisant le "tourne à droite" des vélos au feu rouge, surfaces minimales dans l’arrêté à paraître sur le stationnement des vélos dans les constructions à compter du 1er janvier 2012) mais, pour le reste, on nous propose de nous contenter de projets hypothétiques, de vœux et d’engagements d'études. Ainsi de l'indemnité kilométrique vélo, pourtant annoncée comme la "mesure phare" de son rapport remis par M. Goujon au Ministre des Transports, renvoyée pour la nième fois à une étude préalable. Et pour enfoncer le clou, le Premier ministre lui-même, n'a pas hésité à accompagner sa candidature aux Législatives à Paris d'un veto gouvernemental à l'un des principaux projets cyclables parisiens : la reconquête des berges de la Seine. A peine le "plan" était-il annoncé, que le chef du gouvernement montrait à quel point le vélo restait pour lui la dernière roue du carrosse.
En ce sens, c'est donc bien la continuité qui est à l'ordre du jour. Depuis 10 ans, les gouvernements successifs ont en effet repoussé toutes les propositions portées par les associations d'usagers du vélo, les collectivités impliquées dans des politiques cyclables ainsi que par les industriels du vélo, afin de développer une véritable politique nationale dotée notamment d'outils économiques (l'indemnité kilométrique vélo, une TVA réduite, la prise en compte du vélo dans le bonus/malus ou dans le chèque transport) indispensables pour reconnaître aux deux-roues non motorisés un statut au moins aussi favorable qu’aux autres moyens de déplacement. De même, a été stoppée net la démarche d’évolution du Code de la route vers un véritable Code de la rue (à l'image de celui qui existe en Belgique depuis 2004) pour une meilleure prise en compte des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, personnes handicapées et âgées). Ou encore la demande d'une réglementation renforçant la capacité des conducteurs de poids lourds à bien appréhender l'ensemble des alentours de leurs véhicules afin de supprimer l'effet "angle mort" particulièrement mortel dans les centres villes, de même la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation de tous les usagers de la rue (cyclistes compris) aux comportements les moins risqués en ville. Sans parler des refus systématiques d'accroître les budgets consacrés aux aménagements cyclables (le Club des villes et territoires cyclables propose d'y consacrer 10% des investissements routiers), la mise en place d'itinéraires cyclables nationaux et internationaux, ou encore d'un marquage systématique des vélos (permettant notamment aux services de police de restituer les vélos volés récupérés).
Dans de nombreux pays européens, ces mesures simples sont en vigueur depuis longtemps et ont permis de faire du vélo un mode de déplacement à part entière, notamment en ville. Les avantages pour la collectivité sont nombreux : écologiques évidemment en réduisant les pollutions (gaz toxiques, effet de serre), sanitaires car l'usage régulier du vélo réduit les risques d'accidents cardiaques, de cancers..., sociaux en donnant un meilleur accès à la mobilité à ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture, mais aussi économiques, à la fois en réduisant notre dépendance au pétrole et par le potentiel de dizaines de milliers d'emplois dans la fabrication, la vente, la location, la réparation et le recyclage de vélos.
Le succès de Vélib’ et de Vélo’v l'a montré : pour peu qu'on rende le vélo agréable et facile d'accès, nos concitoyens peuvent devenir des usagers réguliers ou occasionnels du vélo. En mettant en œuvre une véritable politique nationale vélo - là où aujourd'hui seules les collectivités agissent - on peut dorénavant joindre l'utile à l'agréable : au moment où le prix du pétrole ne cesse de croître, le vélo a sa place dans les réponses à la crise (au côté des transports collectifs, de la voiture partagée...) pour concilier industrie, emploi, mobilité et écologie.
Il est temps que l'Etat vole au secours du succès !

Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris chargé du développement durable, de l'environnement et du Plan climat, ancien Président du Club des villes et territoires cyclables (2004 à 2008)

et

Jean-Marie Darmian,
Président du Club des villes et territoires cyclables, Maire de Créon (33), vice-Président du Conseil général de Gironde

jeudi 16 février 2012

Nouvelle charte technique des aménagements cyclables pour le Grand Toulouse et bordures basses à zéro cm.

En réaction au communiqué de l'association Vélo et à l'article de la Dépêche du Midi intitulé "Vélo : en finir avec les pistes qui cassent les roues", voici quelques précisions.

J'ai initié ce changement de pratique en matière d'aménagement public visant à ce que les bordures de trottoir ou de piste cyclable soient à 0 cm aux intersections ou lors des transitions entre piste et bande cyclable. Cette prescription figure maintenant dans le "Cahier des recommandations techniques pour les aménagements cyclables" (page 31) qui vient d'être réalisé pour unifier et améliorer les aménagements cyclables du Grand Toulouse.

Nous pouvons être fiers de ce progrès qui concerne les cyclistes mais aussi tous les usagers des trottoirs et en particulier les personnes en situation de handicap. Nous en voyons déjà la concrétisation sur le Pont Coubertin, ou encore av. de Rangueil, mais il est clair que cette nouvelle bonne pratique ne se généralisera que progressivement avec les nouveaux aménagements.

Concernant les cheminements existants, le chantier consistant à les mettre aux normes est immense. Voilà pourquoi nous avons demandé à l'association Vélo de mobiliser leurs adhérents pour nous lister les points noirs et pointer ceux à traiter en priorité. Il faut les remercier pour cet important travail.

La balle est maintenant dans notre camp.

jeudi 2 février 2012

Nouvelle marseillaise écolo

(suite à un appel à contributions poétiques pour le site d'Eva Joly ici)

Allons enfants de la patrie
Le jour d’espoir est arrivé
Jouons-nous de la tyrannie
L’étendard écolo est levé (bis)
Entendez-vous dans nos campagnes
Mourir les abeilles, les terroirs
Les villes sont irrespirables
Engorgés, les pays de cocagne !
Aux arbres citoyens
Trouvons des solutions
Votons, votons,
Qu’une eau plus pure
Abreuve nos sillons.
Pour les enfants qu’on expatrie
Le jour d’espoir est arrivé
Jouons-nous de la tyrannie
L’étendard écolo est levé (bis)
Entendez-vous hors nos montagnes
Souffrir tous ces peuples aux abois
Ne cherchons pas d’autres coupables
Prisonniers dans notre propre bagne
Aux arbres citoyens
Trouvons des solutions
Votons, votons,
Qu’une eau plus pure
Abreuve nos sillons.

vendredi 20 janvier 2012

François Hollande propose un blocage du prix de l'essence

Hollande fait dans le simplisme (mais bon, il n'est pas le seul...).

Le "tout voitures / poids lourds" coute plus cher qu'il ne rapporte à la collectivité (pollution, émissions de gaz à effet de serre, santé, accidents, travaux publics, régulation du trafic...).

La seule politique réaliste en matière énergétique, c'est la vérité des prix par rapport au coût pour la collectivité, associée à un vaste plan visant la sobriété énergétique (transports collectifs, vélo, isolation des bâtiments...). Le porte monnaie des plus précaires doit s'y retrouver.

dimanche 15 janvier 2012

Voeux cyclistes, toulousains et plus...

2012 - l'année d'un vrai changement de société ?

Je souhaite aux Toulousaines et Toulousains tout le bien-être possible en cette année 2012 :
- une bonne santé (faites du vélo ! l'exercice physique augmente considérablement l'espérance de vie en bonne santé) ;
- une bonne situation économique (faites du vélo ! ça ne coûte presque rien et c'est autant de pouvoir d'achat récupéré) ;
- un cadre de vie convivial, apaisé et sécurisé (faites du vélo ! pour moins de stress, de bruit et de pollution, pour plus de plaisir et d'efficacité dans vos déplacements quotidiens).

L'année 2011 a vu 18,5 km de nouveaux aménagements cyclables dans la Communauté Urbaine, le déploiement de nombreux double-sens cyclables en zone 30, l'amélioration du service Vél0Toulouse et aussi le succès de la Vélo Ecole (près de 900 enfants formés
- http://www.maisonduvelotoulouse.com/ecole_69.php).

2012 doit voir ces actions continuées ou amplifiées, avec la mise en pratique d'une nouvelle charte des aménagements cyclables et aussi la mise en place de nouveaux services vélo autour du stationnement, de la location dans les pôles d'échange et de l'aide à l'achat de Vélos à Assistance Electrique.

Malgré les efforts de plus en plus de collectivités, au premier rang desquelles se trouve le Grand Toulouse (avec plus de 15 € par an et par habitant prévus pour le vélo), le gouvernement n'a eu de cesse de mettre les bâtons dans les roues des cyclistes : pas de plan vélo national jusqu'à présent, attitude démagogique et stigmatisante envers les cyclistes, stratégie de la chaise vide vis à vis des représentants du Club des Villes et Territoires Cyclables, pas d'évolution du Code de la Rue… Les annonces électoralistes de dernière minute prévoyant enfin un plan vélo national (qui reste à connaître) ne sauraient compenser tout le temps perdu.
Je souhaite donc par avance une bonne année au gouvernement issu des prochaines élections, en espérant qu'il lancera enfin une vraie politique nationale en faveur de vélo, en y mettant les moyens et de la sincérité.
Les économies en matière de santé, d'environnement et les retombées économiques directes se chiffreraient en dizaines de milliards d'€ par an.
(lire le communiqué du Club des Villes et Territoires Cyclables du 10-01-2012 et l'article de Ville & Vélo sur l'économie du vélo).

Je souhaite aux habitantes et habitants de Saint-Michel, Busca, Empalot, St-Agne une belle année 2012. Les projets ne manquent pas qui vont refaçonner notre quartier. Un seul piétine par la volonté du gouvernement : la réhabilitation de la prison St-Michel.
Meilleurs voeux encore au prochain gouvernement. Qu'il retrouve le sens de l'intérêt général.

La crise globale ressentie par chacune et chacun doit être aussi le temps de nouvelles opportunités. L'opportunité de changer de vision, changer de projets et de priorités en fonction du futur tel qu'il se dessine réellement. L'opportunité de concrétiser enfin et partout le développement durable dans ses 3 dimensions : économique, sociale et écologique. L'opportunité de changer profondément notre vie. Nous en avons les moyens. C'est une question de volonté collective. 2012 est l'occasion qu'elle s'exprime pour un vrai changement de notre société.

Philippe GOIRAND
Conseiller municipal délégué aux pistes cyclables - Mairie de Toulouse
Secrétaire de la commission Transports et Déplacements - Grand Toulouse
Administrateur du Club des Villes et Territoires Cyclables

lundi 2 janvier 2012

Nothing to lose in 2012 !

Bonne et heureuse année à toutes et tous. L'année 2012 sera certainement pleine de rebondissements. L'occasion de porter plus haut l'écologie.

Souhaitons qu'en temps de crise globale, les remises en question soient enfin radicales et que les actions soient enfin au niveau des enjeux. Souhaitons que l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers et les jeux de pouvoir. Souhaitons que le fondamental prime sur le subalterne.

L'impasse politique, économique et idéologique des partis au pouvoir nous donne une responsabilité. Nous seuls, écologistes, avons saisi la nécessité de remettre en question le dogme de la croissance et de trouver d'autres leviers pour mieux vivre ensemble.
Partage, courage, sobriété, créativité… A nous de tracer, donner à voir les nouvelles pistes.

A nous aussi d'être exemplaires. La re-création d'un mouvement politique n'est pas une affaire simple. Les mauvaises habitudes prises dans l'ancien parti "Les Verts" sont encore présentes et de nombreux nouveaux militants ne s'y retrouvent pas.
Mais en positif, la désignation de notre candidate aux présidentielles a servi notre crédibilité par la qualité et la richesse des débats et un résultat clair.
Toute notre énergie doit être dirigée vers la campagne électorale et au service de la stratégie élaborée par l'équipe de campagne, selon le rythme qu'elle aura défini. Il va nous falloir parler toutes et tous d'une seule voix pour donner une forte résonance à notre projet, aux thématiques qui doivent se succéder sans se mélanger.

Dans cet immense jeux collaboratif, nous gagnerons ou perdrons ensemble. La vie, l'humanité, sont fragiles (l'homme moderne n'a que 100 000 ans…) mais ont aussi des ressources insoupçonnées. Notre contribution individuelle ou collective ne peut pas être évaluée... C'est surtout par l'exemplarité des comportements que nous pouvons espérer inverser nos tendances destructrices. Nous n'avons pas d'autre choix que d'être optimistes, patients et de relativiser.

Alors, nothing to lose in 2012 !

vendredi 16 décembre 2011

Du pain et des jeux, en économisant sur le pain…

Mon intervention en conseil municipal aujourd'hui, à propos d'une délibération traitant de l'adhésion de Toulouse à une association des villes d'accueil de l'Euro de foot 2016.


Nous trouvons intéressant que les villes qui accueilleront l’Euro se regroupent en association, ne serait-ce que pour défendre leurs intérêts face à l’UEFA.
Mais les élus écologistes vont cependant s’abstenir sur cette délibération, déjà parce que nous n’avons pas d’élément budgétaire sur cette adhésion.

Nous continuons de contester le cahier des charges de l’UEFA, qui impose de nouvelles normes pour les stades, et nous impose 60 millions de travaux pour un gain de 4000 places, dans un contexte d’endettement et de réduction des moyens des collectivités et aussi de crise sociale et environnementale. Remarquons que la Ville de NANCY vient de jeter l’éponge.

Et que dire de la proposition faite par nos collègues de Toulouse Métropole d’un grand Stade de 400 millions d’euros ?
J’ai l’impression que ce qui est proposé, c’est "du pain et des jeux, en économisant sur le pain…"

Au détriment de quels projets, de quelles politiques trouverions-nous ces 400 M € ? Le logement ? Les transports ? La réfection des écoles ? Les crèches ? La réduction de notre facture énergétiques et de nos émissions en Gaz à Effet de Serre ?

Il y a tant à faire, alors que de plus en plus de nos concitoyens sont confrontés à la précarité…
Un match de rugby ou de foot de temps en temps, très bien, beau spectacle, pour oublier le quotidien !
Mais la priorité, c’est le vivre ensemble, au quotidien justement, et aussi pour les générations qui viennent.

vendredi 2 décembre 2011

Le métro ira bien jusqu'à Labège

Suite à l'annonce parue dans la Dépêche aujourd'hui : http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/02/1230162-exclusif-le-metro-ira-bien-jusqu-a-labege.html

Réjouissons-nous ! Même si chez EELV, nous avons toujours pointé le coût énorme du métro (80 M € / km), qui a retardé le déploiement d'un maillage de transports collectifs dans toute l'agglomération, il faut être satisfait de cette annonce. Les modélisations faites par Tisséo indiquent que cet investissement sera très utile en matière d'utilisation des transports collectifs, parce qu'il élimine une rupture de charge et permettra donc un trajet direct entre Toulouse et Labège pour de nombreux habitants de l'agglomération.

jeudi 1 décembre 2011

Bilan de la politique vélo 2011 - projets 2012

Voici en téléchargement les documents présentés à la soirée "bilan" à la Maison Du Vélo : le bilan de la politique vélo menée en 2011 à l'échelle du Grand Toulouse, ainsi que les projets 2012.
Ce dont je suis le plus satisfait ne concerne d'ailleurs pas que les cyclistes. Il s'agit de la mise à zéro cm des bordures basses pour les traversées de chaussée, qui satisfera en premier lieu les personnes en situation de handicap.


Bilan vélo 2011 - projets 2012.pdf : https://docs.google.com/open?id=0B2XpQf2vN5guMDI3NDg3ZGMtYjM3OS00MmE3LWI1MDctNWFmZTFiODIzNmRh

Carte des travaux et des études prévus en 2012 (meilleure résolution que le document précédent, fichier de 7 MO) : https://docs.google.com/open?id=0B2XpQf2vN5guMDNiMzcwNjItMmIwZi00ODY0LThiMGEtYjUzYTZiMWE4ZGMz


mardi 29 novembre 2011

Les tendances ne sont plus tendance.

La désignation de nos candidat(e)s aux élections législatives se fera :
- par 2 votes consultatifs (l'un sur des personnes, l'autre sur des listes reflétant nos tendances ou courants)
- suivis par un ajustement orchestrée par notre instance législative régionale, le CPR, pour établir la parité hommes/femmes,
- et enfin arrêtée au niveau national par notre Conseil Fédéral, sur la base de scénarios censés prendre en compte les 2 votes consultatifs.

Je suis personnellement choqué que les courants soient pris en compte dans ce scrutin, même de manière consultative.
Il aurait été plus simple et plus démocratique de supprimer ce scrutin de listes constituées à la va-vite. Nos CPR et notre Conseil Fédéral n'auraient eu qu'à valider le choix des militants. Les ajustements n'auraient été alors possibles que pour faire respecter la parité hommes/femmes.

Si comme moi, vous êtes contre le fonctionnement d'EELV en tendances, je vous invite à ne vous prononcer pour aucune des listes qui vous sont proposées à l'occasion de la consultation pour les législatives.

Les sensibilités nationales ont perduré tout au long de l’existence des Verts et sont l'une des causes de du faible développement du parti. Bien sûr, chacun est libre de passer du temps avec qui il veut... Et je trouve normal et souhaitable que chacun se détermine sur des motions d'orientation politique lors de nos AG nationales tous les 3 ans.
Mais c'est la prise en compte de ces tendances dans notre fonctionnement démocratique "quotidien" que je combats. Je trouve contreproductif de structurer notre fonctionnement pendant 3 ans sur la base des résultats du 1er tour de ces AG. D'autant que le 2ème tour à donné un score de plus de 90% à la motion de synthèse...

Les clivages passés (plus ou moins à gauche, plus ou moins environnementaliste, pour simplifier) ne sont plus clairs aujourd'hui. Il me semble qu'il y a consensus entre nous sur l'imbrication des thématiques environnementalistes et sociales. La composante Altermondialiste de la gauche n'est pas non plus distincte de ce que portent les écologistes, c'est à dire le retour d'une vraie régulation des états et aussi à une démocratie libérée des pouvoirs de l'argent.
Dans tout ça, je ne vois pas matière à créer du clivage entre nous, sinon pour des stratégies de pouvoir.
Les parcours sinueux de nos figures, ou encore les revirements d'alliances entre les courants eux-mêmes, démontrent l'inconsistance politique de ces tendances à 10 000 lieux de la "politique autrement".

Certains pensent que la moins mauvaise des solution est d'intégrer ces courants dans notre fonctionnement démocratique... La moins mauvaise des solutions serait donc de mener des pseudo-débats politiques et d'ordonnancer des listes de noms en petits comités, listes appuyées sur ces pseudo-débats… Tout ça pour masquer les oppositions de personnes ? Nous voyons le résultat et la réputation que les Verts se sont forgée en la matière : "2 Verts = 2 tendances…"

L'expression "scrutin uninominal" semble être un gros mot pour certains. Mais il ne s'agit ni plus ni moins que de désigner des personnes. C'est à mon sens autrement plus transparent. A propos du respect des minorités, pour qu'il y ait minorité, il faut un vrai clivage idéologique. Comme déjà dit, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

La différence d'appréciation sur l'accord EELV-PS est un clivage stratégique, pour lequel bon nombres de militants se réservent la possibilité de changer d'avis en fonction des assurances que nous aurons de pouvoir agir au sein d'une coalition, du respect de ses engagements par le PS...
Selon Cécile Duflot elle-même « Ce n’est pas un accord gouvernemental mais un pacte de coalition majoritaire parlementaire ». Il n'est donc pas opportun de créer des clivage à l'occasion de ce scrutin de liste national, puisque les militants n'ont pas encore tous les éléments pour se prononcer.
Est-ce à dire que tous ces militants changeraient de tendance en changeant d'avis sur le niveau de confiance à accorder au PS, puis à nouveau sur un autre sujet ?

Le problème essentiel, c'est que nous voulons calquer notre fonctionnement interne sur ce que nous voulons pour notre pays. Introduire une dose de proportionnelle en France serait assurément un progrès pour la démocratie, avec aussi l'inconvénient de légitimer encore le FN (mais c'est un autre débat). Mais les opinions sont bien plus diverses en France qu'au sein d'EELV, et heureusement... Il est temps pour nous d'assumer de choisir des personnes autrement que dans le cadre d'un scrutin consultatif retravaillé ensuite au niveau national. Ce serait un signe de maturité collective, d'avancée démocratique et de confiance donnée aux militants.

L'urgence écologique et sociale est là et il n'est plus acceptable de continuer à perdre notre énergie en jeux d'écurie et de pouvoir.
Les courants existeront encore la semaine prochaine. Mais à chacun de choisir l'importance qu'on veut leur donner. Voter, c'est à l'évidence leur donner de l'importance.
Le plus simple serait donc de ne pas participer à ce vote, à mon avis très éloigné d'un bon fonctionnement démocratique.

lundi 28 novembre 2011

Il est temps...

La crise financière n'a jusqu'à présent accouché que d'une gigantesque farce médiatique. Partition bien écrite entre les méchantes agences de notation qui notent, dégradent et le gentil chef d'état contraint de démanteler les services publics pour garder notre triple A, sauver l'Euro, les banques, faisant la morale à ses amis financiers et continuant à discrètement les enrichir.
Cette vaste supercherie vise bien sûr la conservation du pouvoir, mais le fait que l'ensemble de la classe politique (à part quelques exceptions écologistes) se prête à ce jeux mérite une autre explication : l'impasse idéologique existant à droite comme à gauche.

Essayons de répondre à des questions simples :
Qu'est-ce qui affole les marchés boursiers ? La perte de confiance, ébranlée par la croissances qui ralentit et même s'inverse.
Quels ont été les moteurs de la croissance ?

- l'énergie bon marché, abondante. C'est fini. Malgré les guerres post coloniales qui perdurent en Afrique et en Asie, le pétrole se fait de plus en plus rare et la demande continue d'augmenter. Et la contrainte de nos émissions en Gaz à Effet de Serre se fait plus pressante... Le nucléaire aurait pu être un moteur de croissance intéressant (en tous cas pour la France), avec de nombreuses opportunités, par exemple en Libye... Patatra! Fukushima! Ce sont toutes les aberrations de la filière nucléaire qui sont désormais médiatisées : les déchets dont nous ne savons que faire, le fait que nous ne sachions pas démanteler les centrales et j'en passe...

- la mondialisation des échanges, modèle de production et consommation de biens en masse, tirant bénéfice du différentiel entre le niveau de vie du consommateur et l'exploitation de la main d'œuvre des pays émergents. Ce modèle ne régresse pas, mais créateur de croissance au début, il provoque aujourd'hui la récession dans nos pays en générant des délocalisations massives, du chômage et une baisse du pouvoir d'achat. Le trader a raison. Plus grand chose à gagner en Occident. Ça se passe en Asie du sud-est. Mais il n'est pas sûr que la Chine puisse se passer de ses clients occidentaux...

- le crédit. Il a servi, pour les états, les collectivités, à continuer à fonctionner et à remettre au mandat suivant les questions qui fâchent. La question n'est plus de savoir s'il est possible de revenir à un taux d'endettement ne dépassant pas annuellement 3% de notre PIB, mais de savoir si un endettement cumulé avoisinant les 100% du PIB est acceptable, compatible avec les principes du Développement Durable. Est-il concevable de continuer à nous endetter, de léguer aux générations suivantes notre dette (en plus d'autres problèmes...), dans un monde limité en ressources et malade de nos excès ?

En résumé, nous avons collectivement réussi à faire l'autruche pendant les dernières décennies, en vivant au-dessus de nos moyens grâce aux rapines post-coloniales, l'exploitation de la main d'oeuvre d'autres pays et à des produits financiers imaginés par de jeunes matheux pays à prix d'or par les banques et plus proches du jeu vidéo que de la réalité économique des entreprises ou des états.
Il se dit qu'un tel produit financier est lancé si un seul membre du conseil d'administration de la banque en comprend à peu près le fonctionnement...

Il est temps de changer radicalement de modèle. La croissance du PIB ne peut plus être l'objectif. Parce que cette vision, en oubliant que notre monde est limité en ressources, ne peut être que destructrice. Mais aussi parce que ce modèle va s'arrêter de lui-même faute de carburant !
Il est temps, il est urgent d'anticiper et d'inventer une société plus égale, partageuse des ressources et du temps, sobre, non prédatrice, mieux régulée, libérée de la loterie financière, en partie relocalisée... Et pour plus de détails, consultons et surtout, enrichissons le projet d'EELV !

vendredi 25 novembre 2011

Ca gronde dans les rangs d'EELV. L'accord EELV-PS, mais probablement encore plus les événements qui ont suivi cet accord, ont provoqué des remous chez les militantes et militants. Je répond ici au message d'un militant toulousain.


Ton message me semble significatif de la frustration, voire la colère, qui gronde aujourd'hui chez EELV. Effectivement, la "politique autrement" n'a pas été visible ces jours-ci, sauf chez notre candidate Eva Joly, qui a bien fait de s'insurger contre l'ingérence d'AREVA dans l'accord EELV-PS. Je comprends que dans ce contexte, elle ait eu du mal à se placer dans la perspective d'appeler à voter Hollande. Et quand on écoute son interview sur RTL, il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un écologiste. Ce que j'ai le plus mal vécu dans cet épisode, ce sont les commentaires assassins de certaines figures du mouvement (Dany Cohn Bendit a encore une fois perdu une occasion de se taire), ou encore le message passé d'un "recadrage" d'Eva Joly.

La médiatisation de l'accord EELV-PS a été catastrophique, mais ne nous laissons pas influencer par les commentaires des commentaires. Cet accord a un caractère historique pour l'écologie politique en France puisque se dessine la perspective d'un groupe de députés EELV à l'assemblée nationale, c'est à dire de peser véritablement sur les choix politiques dans notre pays. La réduction de 25% de l'électricité nucléaire d'ici 2025 était inimaginable il y a 1 an. Fukushima est passé par là… Mais ne boudons pas ce retournement très rapide du dogme nucléaire en France. La lutte continue, mais nous avons pris une sérieuse option sur l'abandon du nucléaire.

Après, constatons qu'en France, notre économie et notre niveau de vie reposent sur un ensemble d'industries peu recommandables ou encore dépendantes d'une énergie abondante et pas chère : armes, nucléaire, automobile, aéronautique… La transition écologique de notre économie a été le thème gagnant pour nous des élections européennes. Nous devons continuer à décliner cet objectif partout. Mais soyons conscients que cette transition peut être longue et dépendra du rapport de force politique issu des élections de 2012. Pour ça, il faut nous mobiliser dans ces élections, il nous faut une candidate aux présidentielle soutenue par TOUS les militants, il nous faut des candidats aux législatives soutenus par les militants de leur circonscription (et pas désignés en fonction de jeux de tendance opaques), et il nous faut des élus.

Il n'y a pas de honte à vouloir être élu. C'est vrai que la séquence d'une élection met en évidence les individus, la concurrence et les jeux de pouvoir. Mais à l'échelle d'un parti politique, le scrutin de liste est anti-démocratique. Avez-vous été consultés sur la composition des listes nationales qui nous sont soumises ? Je viens d'apprendre que ce vote était, comme le vote au niveau de nos circonscriptions, consultatif. C'est donc le Conseil Fédéral qui tranchera. Le CF est sensé tenir compte des 2 scrutins consultatifs. Voilà pourquoi je vous invite à vous abstenir au scrutin de liste pour dire non aux jeux de tendance et à choisir la ou le candidat(e) qui vous semble devoir porter aux mieux nos idées à la prochaine élection législative.

N'opposons pas les idées et les personnes. Il faut des personnes pour développer, partager et porter les idées...

jeudi 24 novembre 2011

Profession de foi - candidature aux élections législatives.

Chers camarades militants,

Prétendre à la fonction de député n’est pas une mince affaire. C’est le fruit à la fois d’une introspection (en suis-je capable ? que pourrais-je incarner ?) et de l’appréciation de situations politiques locale et globale.

Je suis militant Vert puis EELV depuis bientôt 10 ans. J’ai occupé diverses fonctions régionales et locales (membre du CPR, du Bureau Régional chargé des campagnes et actions, porte-parole du groupe Toulouse...) et suis actuellement élu à Toulouse et au Grand-Toulouse, en charge de la politique vélo. Mes domaines d’intérêt sont multiples : aujourd’hui, c’est surtout la mobilité urbaine et l’espace public.

Mais l’économie et l’emploi – et leur lien avec l’écologie – sont à mes yeux des questions incontournables parce qu’elles déterminent la situation sociale de notre pays et aussi notre crédibilité politique.
L’écologie ne peut pas être une réponse isolée, réservée aux privilégiés de cette planète. Le pic énergétique est le facteur déclencheur de la crise de civilisation qui s’amorce, parce qu’il marque la fin du mirage de la croissance. Les errements financiers de nos « élites » ne visent qu’à prolonger artificiellement cette croissance, le temps pour certains de boucler leurs valises après les avoir bien remplies.
Dans un monde qui redécouvre ses limites, nous, écologistes, avons la responsabilité de relancer la machine à idées. Nous devons porter du sens, des perspectives positives. Nous devons promouvoir un nouveau « vivre ensemble », fait de frugalité, d’efficacité et surtout de partage.

Et le rôle d’un député dans tout cela ? Proposer, amender, voter nos lois... Quoi de plus passionnant ? Il faudra s’investir à fond dans les sujets les plus divers, être curieux, fouineur, créatif et donc partageur… d’idées.
Le travail local du député doit essentiellement être dirigé vers la réflexion collective pour des solutions globales. C’est cette vision que je vous propose de mettre en œuvre dès la campagne électorale. Dépoussiérons les réunions politiques, mettons les participants en situation de produire du contenu, par exemple sur la question des emplois compatibles ou non avec le développement durable, sur les leviers de la création de nouvelles activités...

Il convient aussi d’analyser le contexte politique local. Jean-Luc Moudenc s’est fait « tailler » une circonscription sur mesure. Notre candidate ou candidat y portera les couleurs d’EELV et du PS, et devra donc rassembler largement pour gagner. Tirons les leçons des déconvenues électorales locales de 2001 et 2004, aussi de notre victoire étriquée aux municipales de Toulouse en 2008. Il n’est pas possible de raviver les querelles et les malentendus avec le PS ou au sein des écologistes.

Le « vivre ensemble » concerne donc aussi notre mouvement politique. J’ai choisi de ne pas participer aux jeux de « tendances » et de pouvoir qui semblent accaparer à nouveau le temps et l’énergie de nos cadres. Ce fonctionnement clanique et opaque est l’une des raisons de la faiblesse passée des Verts. J’ai essayé à mon niveau de mobiliser contre ce risque lors de notre réflexion sur les statuts d’EELV. Suivant cette logique, ma candidature ne s’appuie sur aucune des listes sur lesquelles vous allez devoir vous prononcer. Je voterai blanc lors de cette consultation et vous invite à faire de même pour marquer votre refus d’un fonctionnement néfaste à notre mouvement.

Sur la question du cumul des mandats, je suis bien évidemment prêt à me consacrer exclusivement à la fonction de député. Même s’il n’est pas satisfaisant de devoir laisser un mandat en cours, ma politique vélo est maintenant définie au niveau du Grand Toulouse. Sa mise en œuvre dépend surtout d’une volonté partagée et de l’apaisement des tensions entre le PS et EELV. Et dans la balance, il y aurait un député fervent défenseur du cyclisme urbain, autrement dit un levier pour avoir enfin un plan vélo national…

Je mesure la difficulté de la tâche en tant que candidat sur un territoire vaste et divers, puis en tant qu’élu, rouage écologiste du local au national. Je mesure la responsabilité que cela représente. Il m’a semblé que ma visibilité en tant qu’ « élu vélo » ou encore comme élu des quartiers St-Michel et Busca, mais aussi certains de mes travers – grand bavard portant avis ou contradiction sur tout, naïveté assumée voire cultivée… – pourraient être exploités positivement et participer au renouvellement politique auquel nous aspirons toutes et tous.

Merci de votre attention et - j’espère - de votre confiance.
Amitiés écologistes.

lundi 31 octobre 2011

Le projet d’aménagement du centre ville marque une véritable rupture

Présent avec Jean-Charles Valadier à la présentation du projet d'aménagement du centre ville, j'ai comme lui apprécié la présentation de Mrs Busquets et Desvigne, suivant l'introduction de Pierre Cohen. Je suis plutôt fier de ce projet, qui a été débattu lors de nombreuses réunions entre les élus concernés de la majorité, et impatient d'en voir la concrétisation. Comme déjà dit, une bonne place doit y être faite aux mobilités actives dont le vélo.

mardi 18 octobre 2011

Retour vers le passé.

Les anti-Tram de l'APAT bloquent le souterrain du carrefour St-Michel... Pour eux, l'avenir de notre ville n'est pas différent des dernières décennies : un espace public fait de parkings, de 2x2 voies, de giratoires..., une ville engorgée et des problèmes respiratoires pour nos enfants...

N'en déplaise à la droite qui soutient cette association, le rattrapage de notre retard en matière de transports collectifs et de mobilités actives est indispensable. Notre ville et nos finances n'étant pas extensibles, cela passe par moins d'espace et moins d'argent public consacrés à la voiture individuelle.

Ne mésestimons pas cependant la difficulté qu'ont de nombreux Toulousains pour se garer à proximité de leur logement. Le Plan Local de Stationnement est une solution qui a déjà montré son efficacité en la matière, et qu'il faut maintenant généralier.

Ce matin, les anti-tram contre-attaquent - La Dépêche.

lundi 17 octobre 2011

Intermède animalier


Le cochon est proche de l'homme. Il mange comme nous (enfin, nos restes), il a un regard plein de sensibilité et d'intelligence et (je l'ai découvert hier) il ronfle comme certains d'entre nous. Orwell avait raison en en faisant un de nos successeurs possibles et je comprends celles et ceux qui n'en veulent pas dans leur assiette.
Petit bout de vidéo tournée à Animaparc, parc animalier et de loisirs à dimension humaine et plein de bonnes idées, lieu très agréable dont les enfants ne se lassent pas.

dimanche 16 octobre 2011

Fin de primaire...

... passons à l'ère secondaire, l'ère de la biodiversité !

Nous allons enfin pouvoir reparler d'écologie et de notre candidate Eva Joly!

Personnellement, entre 50% de nucléaire en moins en 2025 et l'arrêt en 2050, je n'ai pas eu envie de choisir...

Au moins, avec François Hollande, quelque part, c'est plus clair. C'est le rapport de force électoral qui déterminera la position du curseur entre une politique vraiment écologique et une politique apparemment écologique.

samedi 8 octobre 2011

Plein feu sur l'intermodalité et le Vélo à Assistance Electrique

De retour du Congrès des Villes et Territoires Cyclables à Dijon, je tiens d'abord à remercier la mairie de Dijon et la CA du Grand Dijon pour l'accueil qui nous a été réservé. Dans une ville transformée en immense chantier avec la construction de 20 km de tram et des aménagements cyclables associés, nous avons passé 3 jours conviviaux et très riches en échanges autour du vélo et des mobilités actives.
Un merci particulier à Catherine Hervieu, élue en charge des mobilités actives, pour sa disponibilité et son implication et à Clément Rossignol, élu à la CUB, pour son travail sur les VAE.


J'en retiens qu'il est prioritaire de trouver des solutions pour le périurbain dans nos villes et agglomérations trop étalées. Nous aurons beau mailler nos territoires de transports collectifs, il ne sera jamais possible de fournir à tous les habitants une alternative efficace à l'automobile. C'est là que l'intermodalité (l'association de plusieurs modes de déplacements) prend tout son sens et en particulier l'intermodalité Transports Collectifs / Vélo.

En déployant des stationnements sécurisés pour les vélos aux abords des arrêts de train, métro, tram et de bus, en proposant des solutions location de vélo pour effectuer les derniers km dans les 2 sens et en facilitant l'achat ou la location de vélos pliants, nous rendrons plus efficaces et attractifs nos transports en commun.

L'autre solution vraiment intéressante pour le périurbain est le Vélo à Assistance Electrique. Un VAE ne consomme pas plus d'électricité qu'un ordinateur portable et double le rayon d'action d'un vélo classique. Des trajets domicile / travail de 2 x 10 km deviennent possibles pour des personnes pas sportives. Les expériences menées par plusieurs villes françaises indiquent qu'avec une aide de la collectivité, de nombreuses personnes ont franchi le pas. 72 % d'entre elles sont passées directement de la voiture individuelle au VAE pour leurs trajets quotidiens. Une aide de l'ordre de 300 € par vélo représente l'un des investissements les plus intéressants pour la collectivité.

Bien sûr, tout cela suppose que les aménagements soient au diapason. Le déploiement de voies cyclables continues sur les grands axes et la généralisation des zones 30 ne peuvent être dissociés de dispositifs favorisant l'intermodalité et le VAE.


Un VAE pliant de 17 kg fabriqué en France a été récompensé par un Talent du Vélo.

jeudi 29 septembre 2011

De la table ronde sur les transports au conseil de communauté

Le 28 septembre, se tenait la table ronde sur les transports et le Plan de Déplacements Urbain. Nous étions une quinzaine d'élus du Grand Toulouse, représentant toutes les sensibilités politiques, ainsi que le conseil syndical de Tisséo.
J'en retiendrai un débat de qualité, avec un consensus entre la gauche, le centre et les écologistes sur la nécessité de rendre aux transports collectifs et aux mobilités douces une partie de l'espace public monopolisé par la voiture. Sur ce point, les élus de droite ont marqué leur différence en continuant à défendre le statu quo.

Rappelons que l'agglomération toulousaine compte autour de 60% de déplacements automobiles (80% des déplacements mécanisés). La politique qui a prévalu pendant des années, consistant à investir dans tous les moyens possibles de fluidifier le trafic automobile (voiries routières et autoroutières, parkings en centre-ville, pc de régulation du trafic avec réseau de caméras et contrôle des feux...) n'a abouti qu'à une agglomération engorgée et en retard en matière de transports collectifs, de vélo ou encore d'accessibilité.

Le Conseil de Communauté de ce 29 septembre a été l'occasion de confronter futur et présent (mes interventions concernant les domaines des transports et de la voirie).

Delibération 10.2 à propos du tracé de la LGV Bordeaux Toulouse.
"Nous voterons cette délibération, qui ne concernait que la partie du tracé située sur le Grand Toulouse, pour l'essentiel le raccordement à la ligne existante et l'amélioration des dessertes locales. Mais si nous sommes pour le développement des trains à grande vitesse, et en particulier pour un projet permettant de raccorder à grande vitesse les grandes villes du sud, nous considérons que le projet actuel de LGV Bordeaux Toulouse risque d'être trop cher pour nos collectivités et de réduire par là-même nos capacités d'investissement dans les transports de proximité. Nous demandons qu'un débat se tienne pour apprécier ensemble l'intérêt général de cet investissement."

Délibération 14.4 à propos du projet d'Échangeur à Borderouge :
"Nous nous abstiendrons sur cette délibération.
Nous prenons en considération que cet échangeur permettra d'accéder à un Bus à Haut Niveau de Service. Mais nous ne pouvons pas être sûrs qu'il ne deviendra pas un aspirateur à voitures de plus vers le centre de Toulouse. A cet égard, l'infrastructure de stationnement en lien avec le BHNS sera primordiale."


Délibération 14.5 sur l'extension de l'échangeur de Soupetard :
"Hier, au cours de la table ronde, un consensus net est apparu sur la nécessité de rééquilibrer l'espace public au profit des mobilités alternatives à la voiture. Remarquons que sur le sujet de la place de la voiture en ville, le clivage était net entre d'un côté, la gauche, le centre et les écologistes, et de l'autre, la droite, défendant le statut quo.
Ce projet visant à désengorger l'échangeur de Soupetard est en contradiction avec ce que nous avons affirmé hier. Voilà encore 2,5 M € qui vont être consacrés à tenter de fluidifier le trafic automobile, en pure perte...
Nous voterons par conséquent contre cette délibération."


14.7 à propos d'une convention avec la société Lyberta :
"Rappelons le projet porté par la société Lyberta : il s'agit d'installer des capteurs engravés dans la chaussée pour permettre de connaitre les places de stationnement disponibles en utilisant son téléphone mobile.
Ce projet nous laisse perplexe.
Si un tel dispositif devait s'étendre, alors que 65 capteurs coutent déjà 50 000 € à la collectivité, combien le système couterait-il au total ?
Pensez-vous réellement que lorsque une place de stationnement sera affichée disponible sur le mobile, elle le sera encore au moment de se garer ?
Plus généralement, avant une telle expérimentation, posons-nous la question de savoir ce que nous voulons. Sommes-nous encore dans l'objectif de fluidifier le trafic automobile, alors que nous savons que cet objectif est illusoire, ou ne vaudrait-il pas mieux consacrer nos ressources aux transports collectifs et aux mobilités douces ?
Nous voterons contre cette délibération, parce que nous considérons que la collectivité n'a pas à participer financièrement à cette expérimentation."

De même, nous nous sommes opposés à un voeu demandant que l'état respecte son engagement de financer le triplement du périphérique dans le sud-est.

Donc beaucoup d'oppositions de notre part... sans doutes difficiles à interpréter au lendemain d'une table ronde sur les transports plus consensuelle. Mais il s'agit simplement pour nous d'être cohérent avec ce que nous défendons depuis toujours. A l'heure des restrictions budgétaires tous azimuts (et donc sur les projets de transports collectifs), nous souhaitons que les projets routiers purement automobiles ne soient plus prioritaires.

dimanche 18 septembre 2011

Vélo électrique, pliant et d'appartement...


Je me disais que le vélo d'appartement était l'un des trucs les plus bêtes de la terre et je viens de découvrir un vélo électrique pliant qui, en position "appartement", permet de recharger la batterie.

J'attends avec impatience le vélo d'appartement qui me permettra de faire marcher mon ordinateur.