Réflexions généralement politiques de Philippe Goirand, sur notre société, l'écologie, en particulier la mobilité urbaine et le vélo.
vendredi 29 août 2008
Grandir
A l'heure où notre message d'urgence écologique est largement partagé, nous devons enfin nous montrer capables de conduire - et pas seulement accompagner - les politiques à tous les niveaux de responsabilité. Nous devons GRANDIR. En qualité - du projet, du discours, du fonctionnement interne... - et en quantité - de militants et d'élus.
Nous mettre d'accord sur le plan idéologique
Où des mots tentent de cacher (sans y arriver) une "incertitude" idéologique.
Sur notre gauche, on veut créer du neuf sur le qualificatif d'anti-capitaliste. De notre côté, notre rapport non tranché à l'économie de marché nous conduit à seulement nous retrouver sur les concepts de "décroissance" ou d'"anti-productivisme". Quoi de nouveau, de concret, de positif, de parlant dans tout ça ? Le fait que nous nous définissions essentiellement par la négation des concepts dominants pourrait laisser penser nous n'avons rien à proposer... Alors que c'est tout le contraire !
Il s'agit d'intégrer nos propositions dans un projet cohérent et lisible.
Mais l'écologie politique porte-t-elle un nouveau projet de société global, incluant le social et l'économique ? Malheureusement non. Même si elle impose la primauté de nouveaux objectifs (la survie des éco-systèmes et de l'humanité), un nouveau cadre d'intervention (un espace et des ressources limitées), elle doit composer avec des systèmes de pensée antérieurs qu'elle ne remplace pas. Difficile d'imaginer autre chose que le couple infernal, antagoniste ou complémentaire "économie de marché/économie administrée". L'économie sociale et solidaire - que les Verts ont raison de promouvoir - ne pourrait exister sans l'une au moins des deux autres. Donc, rien de neuf sous le soleil écologique.
Dans quel paquet global doit être portée l'écologie politique ?
L'écologie cherche l'équilibre et ça doit être aussi le cas dans les sphères économique et sociale. Pour multiplier les leviers d'intervention, elle a besoin de diversité et appréciera que plusieurs types d'organisations du travail, de systèmes d'échange cohabitent.
Il s'agira donc de développer (d'inventer ?) les régulations nécessaires à l'équilibre dans la diversité.
Nous nous situons donc à l'opposé de la victoire d'un système - qu'il soit libéral ou collectiviste - , à l'opposé de tous monopoles.
La concurrence ne peut pas y être un gros mot si l'état est un bon arbitre. Le capital y est nécessaire si les salariés ne sont pas à la merci de la finance mondialisée.
Le service public y est d'abord au service des usagers. Dans une société qui bouge, ses domaines d'intervention ne peuvent rester figés, mais doivent être orientés vers l'urgence écologique et la qualité de vie.
Selon les sensibilités, les histoires, ce paquet pourrait se rapprocher de la "social-démocratie", ou de l'"économie sociale de marché", se référer aux modèles suédois ou encore français. Ce paquet est clairement anti-libéral dans le sens anti-dérégulation. Il n'a non plus rien à voir avec le communisme... Sans ambiguïté, il se situe à gauche.
Maîtriser notre discours
Emerger de la pensée unique.
Pas la peine de s'étendre sur la main mise sur les médias par l'état sarkoziste et les intérêts industriels et financiers qui sont derrière. La question, c'est "comment nous faire entendre et comprendre dans un tel contexte".
De la sémantique à une communication maîtrisée.
Le concept de décroissance solidaire, s'il est parlant pour un écologiste, est catastrophiste et donc catastrophique pour le plus grand nombre. Oui, notre monde est limité. Oui, il va nous falloir réapprendre le partage et la sobriété. Mais le terme "décroissance", si nous ne précisons pas ce qui doit (ou va immanquablement) décroître, est aussi inadéquat que le terme "croissance" employé sans plus de précisions. De ce point de vue, la formule "décroissance de l'empreinte écologique" telle qu'employée officiellement par les Verts a le mérite de la clarté, mais n'est pas une "promesse" suffisante.
Et si nous parlions du bonheur ?
La question de la survie de l'humanité à court terme est une question fondamentale, mais elle n'est pas la seule... La France est un pays privilégié, le pouvoir d'achat moyen y a largement augmenté et la majorité d'entre nous peut s'offrir toutes sortes de choses (...), mais beaucoup ont aussi une vie de con... Nous pourrions résumer la question par "rester en vie, d'accord, mais pour quoi faire ?" Redonner du sens, améliorer la qualité de vie... Les écologistes sont les plus à même d'associer aux questions existentielles des réponses concrètes, crédibles et réalistes.
Ecologie, emploi et lutte contre la précarité.
La victoire idéologique du "gagner plus" aurait-elle été aussi éclatante si des besoins fondamentaux comme se loger, se déplacer, se chauffer n'avaient pas pris une place prépondérante dans le budget des ménages ? Portons une écologie créatrice d'emploi et d'économies pour les familles. Portons un service public en phase avec les besoins fondamentaux des gens.
Dépassons nos limites.
L'urgence écologique, si elle n'invite pas à l'optimisme, a l'avantage de faire bouger très rapidement les limites politiques et de créer un contexte propice à un large rassemblement centré sur l'écologie. L'idéal communiste semble au bout du rouleau. Les écolos "ni ni" prennent conscience des incompatibilités congénitales entre préservation de la planète et libre échangisme sans limites. Enfin, l'élection européenne nous oblige, si nous voulons conserver ou augmenter le nombre de nos députés, à faire un score au-delà de 10 %.
En résumé...
...l'urgence écologique ne trouvera de réponses que dans de nouvelles régulations d'une économie de marché assumée et dans un service public orienté vers la qualité de vie et les enjeux du siècle. Notre combat est d'associer des perspectives heureuses au partage et à la sobriété. Notre combat est de trouver les mots justes, positifs pour déplacer le débat politique de la rhétorique sarkozienne vers nos propositions et pour rassembler bien au-delà des Verts.
Renaître...
Un parti du développement durable - le P3D - pourrait porter ce projet global. Le développement durable est une formule galvaudée ? Et la démocratie, la république, le socialisme ?... A nous de donner du contenu à la formule, avant que d'autres ne le fassent pour nous et même s'ils ont déjà largement commencé.
mardi 29 juillet 2008
Maillon faible
Le maillon faible du réseau cyclable était sans doutes Mr Lattes. Dans l’article paru le 28 juillet, Mr Lattes s’insurge contre les travaux sur le Pont Neuf actuellement réalisés par le Conseil Général. Il critique le choix de conserver les pistes cyclables au niveau du trottoir. Pourtant, fin 2006, en sa qualité de conseiller délégué à la circulation et aux transports, il a lui-même signé la lettre adressée au Président du Conseil Général, lui signifiant la préférence de la ville de Toulouse pour cet aménagement…
On peut regretter que la réfection du Pont Neuf n’arrive trop tôt. Il conviendra de réexaminer cet aménagement dans le cadre d’un projet global pour tout le centre-ville.
Quant au plan triennal de résorption des discontinuités cyclables voté par l’ancienne mairie, j’ai pu constater à mon arrivée qu’il était sérieusement en retard. Nos prédécesseurs ont fait beaucoup d’affichage sans mettre les services techniques en situation de réaliser les objectifs. Pour prendre l’exemple de la rue de la République, nous en sommes au stade d’un tracé temporaire avec double sens cyclable, alors que les associations de cyclistes demandent depuis longtemps son réaménagement.
Je fais donc une priorité qu’un schéma de pistes cyclables cohérent et visible soit réalisé dans les 3 ans, parce que je ne peux pas admettre que Toulouse reste à la traîne des autres grandes villes en matière de place faite au vélo.
Monsieur Lattes me place dans la situation de répondre à ses critiques pour des décisions prises alors qu’il était encore en fonction… Visiblement, il n’était pas très au courant des propositions faites par ses propres services.
Les aménagements du pont neuf ont été définis par les services du Conseil Général en concertation avec ceux de Toulouse il y a environ un an. L’objectif prioritaire était de protéger les cyclistes des voitures, suite à l’accident mortel intervenu sur le Pont Saint-Pierre. Les choix esthétiques ont été dictés par l’architecte des Bâtiments de France et les services des Monuments Historiques.
On peut regretter que la réfection du Pont Neuf n’arrive trop tôt. Il conviendra de réexaminer cet aménagement dans le cadre d’un projet global d’aménagement du centre-ville.
Quant au plan de résorption des discontinuités cyclables, j’ai pu constater à mon arrivée qu’il était sérieusement en retard. Je fais donc une priorité qu’il soit réalisé à temps, parce que je ne peux pas admettre que Toulouse soit à la traîne des autres grandes villes en matière de place faite au vélo.
mardi 8 juillet 2008
Objectif : Toulouse ville cyclable
Rendez-vous ici.
vendredi 20 juin 2008
A propos de la piétonisation du centre-ville
Sur le forum des assises de la mobilité, à propos de la piétonisation du centre-ville.
Bonjour,
Nouveau conseiller municipal chargé des pistes cyclables, je suis attentif à tous ces échanges et il m'est difficile de ne pas m'y glisser...
Avant d'entrer dans le détail, quels objectifs doit-on poursuivre ? J'en vois deux :
- améliorer la qualité de vie : facilité de déplacements, générer du lien, lutter contre la pollution urbaine, le bruit, les accidents...
- contribuer, même marginalement à l'échelle de la planète, mais avec un soucis d'exemplarité, à la limitation du changement climatique.
Je ne crois pas que le progrès technique résoudra tout. Le progrès dans le "vivre ensemble" est autant nécessaire si ce n'est plus, dans l'urgence climatique dans laquelle nous sommes. Au cours de ces assises, de nombreuses solutions seront certainement proposées. Il faudra en évaluer l'impact (positif et négatif), le coût, le temps et la complexité de mise en oeuvre, les hiérarchiser, faire enfin des choix qui ne satisferont forcément pas tout le monde...
Parmi les échanges, je constate la crainte d'un impact négatif du développement d'un centre-ville piéton sur le commerce. Je ne crois pas que la profusion de boutiques de téléphonie, de vêtements jeunes ou de sandwicheries soient due à la piétonisation. Il s'agit pour moi d'une évolution du commerce en général. Simplement, ce type de commerce affectionne particulièrement les zones piétonnes. Si les zones piétonnes se développent, il arrivera bien un moment où le nombre de ces commerces ne pourra pas suivre. A contrario, la rue de la République n'est pas folichonne sur le plan commercial, sans doutes parce que c'est un axe très passant pour les automobiles et peu propice aux piétons. Cela dit, il va nous falloir être attentifs à la mixité des commerces pour que subsistent proximité et convivialité. Effectivement, la rue St-Rome n'est pas ma tasse de thé. Mais la rue des Filatiers n'est pas mal...
L'une des réflexion qui me semble importante, c'est la part à donner entre des rues exclusivement piétonne ou d'autres à priorité piétonne.
Au plaisir de vous lire encore.
jeudi 29 mai 2008
Edito de la carte des itinéraires cyclables 2008
Economique, écologique, autonome et polyvalent, le vélo confère à ses utilisateurs une très grande liberté. En outre, il démontré que sa pratique régulière favorise une meilleure santé. Mais des freins à son utilisation existent et nous sommes au devant d'un grand chantier pour réconcilier les Toulousains avec la petite reine. Là ou certaines villes du nord de l'Europe ont 30% de déplacements cyclables, Toulouse n'en compte pas plus de 4%...
Continuité du réseau, sécurité, praticité des aménagements et des services, voici quelques-uns des thèmes abordés à l'occasion des Assises de la Mobilité. Comptez sur moi pour les décliner en une politique cohérente, efficace et courageuse. Ne nous leurrons pas. Nous ne pourrons pas donner plus d'espace au vélo sans en retirer à l'automobile.
Le vélo peut être la réponse pour les trajets domicile/travail de nombreux toulousains, utilisé seul ou associé aux transports en commun. C'est d'ailleurs dans la complémentarité entre modes de transports qu'il faut trouver l'intérêt de VélOToulouse.
Ce guide vous donne donc l’occasion de découvrir de nouveaux itinéraires pour vos déplacements quotidiens…
...ainsi que des idées de balades pour les beaux jours.
mardi 18 mars 2008
Remerciements
Beaucoup de collègues Verts ont pris du recul ces derniers temps (pour employer un doux euphémisme), avec forcément de bonnes raisons. Le nombre de militants actifs au groupe Toulouse est resté faible pendant la campagne. Mais j'espère vraiment que cette victoire générera un nouvel élan.
J'espère le retour d'"anciens" militants (pas forcément bien vieux). Nous avons tous connu de grands moments de lassitude. Le collectif n'est pas toujours très reconnaissant du boulot de chacun, en particulier sur la durée. Mais c'est ce travail collectif fait depuis des années, en particulier sur le plan des idées, qui a été récompensé hier.
J'espère aussi l'arrivée de nouveaux militants. Susciter des adhésions devra être l'objectif premier du bureau.
Je souhaite qu'en lien avec le travail municipal, nous donnions plus de sens à l'engagement de chacun, par exemple avec des commissions thématiques en rapport avec les responsabilités portées par les élus municipaux. Nous avons là une bonne occasion de faire de la politique autrement... J'espère que nos 4 négociateurs vont obtenir une répartition équilibrée des responsabilités entre les 8 élus. Parce que plus il y aura de thématiques à traiter, plus il y aura de travail intéressant pour tous les militants.
Une nouvelle période commence avec beaucoup de travail et de péripéties. Je nous souhaite à tous enthousiasme et sérénité.
dimanche 16 mars 2008
Drôle de victoire
lundi 11 février 2008
Réponse au questionnaire de l'Association Vélo
Quelle politique cyclable ?
Le développement des transports dans le sens du développement durable sera notre grande priorité du mandat. Le vélo y aura toute sa place, en cohérence avec le développement des transports en commun et des voies piétonnes.
La concertationsera notre règle. Dès le début du mandat, avec le Département et la Région, nous convoquerons les Etats Généraux de la Mobilité, associant tous les acteurs concernés. Nous sommes demandeurs d'un rendez-vous régulier avec les associations d'acteurs et usagers du vélo.
Enfin, nous faisons notre l'objectif d'une diminution de l'espace réservé à l'automobile.
Quel objectif ?
Quand 25%des déplacements se font à vélo à Amsterdam contre 3% à Toulouse, est-il si irréaliste de se donner ce même objectif à l'échéance du mandat municipal, pour une ville et une agglomération exemplaires en matière de développement durable ? Nous incluons dans ce pourcentage les déplacements associant vélo et transport en commun.
Quels grands axes ?
La limitation de vitesse à 30 km/h en centre ville et dans les zones d'habitationdoit être la première mesure.
Hors zones 30, nous créerons de nouvelles pistes cyclables, nous améliorerons et relierons entre elles les pistes existantes. Séparéesle plus possible des autres déplacements, entretenuesrégulièrement, avec une signalétiqueet des feuxspécifiques, ces parcours devront garantir la sécurité des cyclistes.
Les pistes doivent être continues, condition d'une bonne sécurité et de déplacements agréables et rapides.
Les aménagements doivent se faire avec le souci de développer l'inter modalité. L'objectif sera que les transports en commun et/ou le vélo puissent permettre des déplacements d'une durée équivalente à ceux faits en voiture.
Le réseau cycliste doit prendre en compte les déplacements scolaireset l'utilisation du vélo doit être encouragée dès l'école.
Des événements, des actions de promotion, éducation, préventiondoivent encrer le vélo comme un mode de déplacement naturel pour les habitants de Toulouse et son agglomération.
Les employeurs doivent devenir des acteurs majeurs du développement des transports en commun et du vélo. La Mairie et la Communauté d'Agglomération doivent proposer des incitations, susciter des partenariats avec les entreprises sur des objectifs de réduction de l'utilisation de la voiture. Un salarié qui n'utilise pas sa voiture, c'est du foncier récupéré par l'employeur...
Enfin, nous gagnerons à nous inspirer d'autres villes françaises ou européennes, pour la plupart plus avancées que Toulouse en matière de réseau cyclable.
La Maison du vélo :
Information, sensibilisation, services de prêt, entretien... Dans ses objectifs, la Maison du vélo apparaît comme un bon outil au service des cyclistes. Cette structure doit être soutenueet permettre aux associations impliquées d'amplifier leur action de promotion du vélo. Enfin, cet espace pourrait être le lieu d'une concertation régulièreentre représentants des collectivités territoriales et des associations.
Création de nouvelles pistes cyclables :
Afin de ne pas prendre de retards, nous ne remettrons pas en cause les objectifs déjà fixés, s'ils l'ont été dans la concertation. L'Association Vélo a assurément fourni un grand travail d'identification des nouvelles pistes cyclables à développer en priorité. Elle sera un interlocuteur à privilégier pour mettre en oeuvre le déploiement cyclable et tracer des perspectives à plus long terme.
Résorption des discontinuités :
Comment ne pas s'insurger contre ces lignes blanches qui disparaissent à chaque intersection. Actuellement, le "flux cycliste" n'est pas traité en tant que tel, associé au flux automobile, bus ou piéton. Traiter la discontinuité, c'est réfléchir aux aménagements permettant d'isoler la piste cyclable du reste du trafic, penser à une signalétique et des feux spécifiques. Sans remettre en cause les objectifs généraux, nous souhaitons travailler avec les associations de cyclistes afin :
- de sélectionner les discontinuités à traiter en priorité, avec un échéancier précis des travaux pour les 3 prochaines années
- fixer les effectifsen personnels techniques en rapport avec ces objectifs
- détailler ce que seront de VRAIES pistes cyclables.
Développement de l'inter modalité et évolution de Vélô-Toulouse :
Le développement des déplacements à vélo ne peut se concevoir que dans un plan d'ensemble, où chacun pourra facilement associer vélo et transport en commun pour ses trajets quotidiens. Vélô-Toulouse est indéniablement une solution intéressante, pour peu que l'offre en vélos soit suffisamment étendue, bien située par rapport aux transports en commun et réponde à toutes les demandes au moment souhaité. Vélô-Toulouse doit pouvoir encore se développer et étendre sans doutes ses services. On devrait par exemple pouvoir ajouter un siège enfant ou encore une remorque à ces vélos.
Mais l'exclusivité accordée à un opérateur en matière de location de vélos n'est pas satisfaisante. L'interconnexion entre plusieurs opérateurs devrait pouvoir être étudiée sans verrou contractuel.
Des acteurs locaux, à l'image de Movimento, doivent pouvoir développer une offre de service et acquérir la taille suffisante à la pérennisation de leur activité. L'économie solidairenous semble particulièrement adaptée au développement d'offres de location, réparation, parking... sur l'ensemble de l'agglomération, avec des objectifs d'insertion ou de réinsertion. Nous souhaitons susciter ou soutenir les initiatives locales. Un service public pourrait être étudié si nécessaire.
L'initiative privée doit aussi être encouragée. Par exemple, une aide technique ou fiscale pourrait être proposée pour une (ou plusieurs) entreprise qui souhaiterait développer un système de prêt de vélos pour ses employés à proximité d'un arrêt de transport en commun.
Nous proposons aussi d'étudier la possibilité que les futurs tramways puissent transporter les vélos.
Mise en place de parking vélo sécurisés aux "noeuds" d'inter modalité ?
Plus généralement, garer son vélo à Toulouse est un problème. Le vol est fréquent et représente un frein à l'utilisation. Résoudre cette question s'intègre dans notre problématique de sécurité.
Nous prévoyons la construction de parkings surveillés, protégés et gratuits dans toute l'agglomération, particulièrement aux abords des accès aux transports en commun. La définition des priorités en la matière sera concertée avec tous les acteurs, avec le souci là aussi de développer l'inter modalité.
Promotion du cyclisme urbain :
Le préalable, c'est de créer toutes les conditions pour une pratique agréable et sécurisée du vélo. Une campagne de communication peut être envisagée pour par exemple valoriser les comportements civiques et écolos des cyclistes.
La promotion du vélo doit s'inscrire dans une promotion du sport en général et la lutte contre la sédentarité, avec toutes ses conséquences en matière de santé publique. Nous proposons l'organisation chaque dimanche d'une balade dans Toulouse et ses environs sur un parcours à chaque fois différent et libéré des voitures.La Maison du vélo pourrait en être le maître d'oeuvre.
Nous souhaitons aussi inciter les entreprises et les collectivités territoriales à favoriser le vélo pour le déplacement de leurs salariés. La Mairie devra donner l'exemple.
Prévention et répression du stationnement intempestif sur les aménagements cyclables ?
Le fait d'entraver la circulation des déplacements doux ou collectifs doit être sanctionné avec la plus grande rigueur. Mais nous comptons d'abord aménager un maximum de pistes cyclables pour qu'elles soient visibles et ne puissent pas être entravées.
Prévention et répression des infractions des cyclistes ?
La campagne pub de l'actuelle mairie, mettant au même niveau les infractions des piétons, cyclistes ou automobilistes, n'était pas juste. Les personnes qui choisissent de se déplacer sans polluer doivent être valorisées. 'autant que la chaussée est souvent un milieu hostile au cycliste, obligé de composer avec le code de la route pour assurer sa propre sécurité. Nous souhaitons qu'une discrète tolérance soit appliquée dans ces situations. Par contre, il s'agit d'appliquer les règles sans laxisme lorsqu'un cycliste met autrui ou lui-même en danger.
La prévention des infractions doit s'inscrire dans notre objectif global de sécurité. Afin de sensibiliser les jeunes à la sécurité routière, nous souhaitons réfléchir à un diplôme de "bonne conduite à vélo", en partenariat avec les acteurs de la sécurité routière.
Evolution des règles d'urbanisme pour l'intégration d'aménagements vélo dans l'habitat collectif ?
Cette "contrainte" doit être intégrée dans les projets immobiliers, à travers le Plan Local d'Urbanisme. De même qu'un nombre de places de parking est associé à la construction de chaque logement, il faut étudier un dispositif similaire pour l'attribution de places de vélo dans un local fermé pour chaque habitant d'un nouveau logement.
A propos de la LMSE et du grand contournement :
Au regard de notre objectif d'un vrai développement durable pour Toulouse, la LMSE ne doit concerner, pour l'essentiel de son parcours, que des bus en site propre, des cyclistes et des piétons. Un nouveau pont sur le canal n'est pas justifié et sacrifierait le seul espace encore préservé du secteur.
Même si l'on oubliait la contrainte écologique (comme c'est le cas pour Monsieur Moudenc), le seul grand contournement possible (et donc très éloigné du centre-ville) n'aurait, en agissant essentiellement sur le trafic de transit, qu'un impact marginal sur l'engorgement du périphérique. Un tel ouvrage précéderait forcément une aggravation de l'étalement urbain.
Pourquoi voterions-nous pour vous en tant que cyclistes ?
Parce que même en tant que cyclistes, vous seriez sensibles à notre projet global pour les habitants de Toulouse et de son agglomération. Parce que vous ressentiriez qu'après 36 années de droite au pouvoir, la gauche doit être unie pour changer Toulouse.
Merci aux membres de l'Association Vélo pour votre engagement, votre questionnaire et enfin vos propositions, à partir desquelles nous souhaitons très prochainement engager un échange utile pour l'avenir de Toulouse et de son agglomération.
Le vélo en question dans la Dépêche
Le candidat Moudenc semble hors jeu. Pour ses représentants, traiter les discontinuités consiste à relier entre elles les voies cyclables, sans s'occuper du fait qu'elles disparaissent à chaque croisement... Quand au grand contournement, ils semblent avoir oublié que l'objectif de départ était de désengorger le périphérique. Les adeptes du tout routier ne tiennent pas la route...
Les représentant de Simon semblent mettre en priorité la gratuité totale des transports, sans en mesurer tous les effets, alors que la priorité est au développement de l'offre quel que soit le lieu d'habitation ou de travail.
Derrière les mots, souhaitons que chaque Toulousain mesure bien la sincérité des engagements portés par les candidats.
lundi 19 novembre 2007
Quotas de gaz à effet de serre dans le transport aérien.
Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.
Les Verts saluent le choix de la Commission Européenne et du Parlement Européen d'intégrer le transport aérien dans le système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre. C'est une avancée importante dans la lutte contre le réchauffement planétaire.
Cette décision aura tôt ou tard des conséquences sur l'industrie aéronautique, mais elle peut aussi représenter une opportunité créatrice d'emplois.
Nous proposons d'ouvrir sans tarder un débat avec tous les acteurs concernés - dirigeants, salariés, sous-traitants, syndicats et responsables politiques -. Des perspectives claires doivent être tracées en matière de transport aérien économe et moins polluant. Il faut aussi examiner les possibilités de diversification des savoir-faire de l'aéronautique, en particulier vers les industries de l'environnement.
samedi 3 novembre 2007
Toulouse en eaux troubles
En agissant en amont sur les pollutions, il serait possible de diminuer le coût de l'eau. Malheureusement, dans ce domaine, l'intérêt public se confond difficilement avec les objectifs d'entreprises privées en situation de quasi monopole.
Contournement de Toulouse : quelles priorités ?
Nous avons souvent le choix
lundi 29 octobre 2007
Contrevenir au code de la route pour sa propre sécurité
J'espère que piétons et cyclistes se retrouveront sur l'idée que la cohabitation entre eux se passera mieux en diminuant fortement l'espace consacré à la voiture.
jeudi 12 juillet 2007
Horizons multiples
Il nous faut concilier plusieurs logiques :
- logique de refondation des Verts : je répète au passage qu'à mon avis, le défaut de la démarche d'Horizon Ecologie est d'affirmer un objectif d'alliance avant un objectif de modèle de société. Je rêve d'un parti Vert (ou un nouveau parti écologique) qui affirme dans sa "bible" qu'il accepte l'économie de marché et a comme objectif de la réguler dans le sens du développement soutenable. Les alliances seraient alors une conséquence logique de cette affirmation. J'espère que les militants Verts qui sont sur cette position pousseront pour que cette question soit débattue rapidement au plus haut niveau. Les journées d'été seraient indiquées. Une AG Extraordinaire serait nécessaire...
Je rappelle qu'une motion a été votée à la dernière AG régionale disant entre autre : "il convient que le nouveau BER coordonne l'organisation au niveau des groupes locaux de débats sereins et ouverts sur la question "Quel modèle économique pour un développement soutenable"". Pourquoi ne pas organiser ce débat à l'Automne avec Dany Cohn-Bendit et Gérard Onesta ?
Nous devons nous poser la question de nouveaux statuts, plus simples, lisibles et efficaces pour notre fonctionnement.
- logique de rassemblement des écologistes : effectivement, lundi soir, les personnes non vertes ont pu être gênées par des commentaires relatifs au fonctionnement des Verts et je comprends bien cette gêne. Mais ils doivent comprendre que la crédibilité d'un mouvement repose aussi sur sa capacité à bien fonctionner. La réflexion sur de nouveaux statuts doit pouvoir aussi concerner des non Verts, que ce soit dans la perspective d'une refondation des Verts ou de la création d'un nouveau parti.
- logique de rassemblement des militants Verts dans la perspective des municipales : il nous faut éviter les sujets qui fâchent au niveau du Groupe Toulouse et gagner du temps pour négocier avec le PS dans les meilleures conditions. Souhaitons que d'ici là, la position des Verts vis à vis de l'extrême gauche et de la social-démocratie se sera un peu éclaircie... Notre meilleure carte pour négocier avec le PS, c'est l'éventualité d'une candidature de Gérard Onesta. S'il se décide, ce sera en fin d'année.
mercredi 20 juin 2007
Mon choix
Il y 5 ans, je me suis engagé chez les Verts parce que je considérais que la priorité des priorités était l'urgence écologique et que refaire le monde dans son coin n'était pas une solution...
Je pense pouvoir dire qu'au moins dans les premières années, je me suis pas mal investi comme militant. Avec une activité de travailleur indépendant, une passion pour la musique et ma fille arrivée il y a 3 ans, ce n'était pas simple de trouver le temps et l'énergie. Mais c'était possible grâce à la motivation qui m'animait et le plaisir de partager cet engagement avec des gens qui (pris individuellement et hors de tout phénomène de groupe) sont pour la plupart des gens formidables.
Seulement voilà, la motivation n'est plus là. Je ne suis plus sûr que les Verts soient le meilleur instrument pour faire progresser l'écologie dans ce pays. Peut-être est-il temps de passer à un deuxième temps de l'écologie politique qui serait la diffusion de nos idées dans les partis généralistes. Parce que parmi nos échecs, nous devons admettre que nous n'avons pas réussi à devenir un parti généraliste (ou du moins perçu comme tel). Le développement durable ou soutenable tel que nous l'avons défendu n'a pas été reçu comme une réponse crédible au chômage et à la précarité.
Je suis fortement déçu par nos dirigeants nationaux. Je considère qu'ils ont systématiquement fait le contraire de ce qui était nécessaire à nos intérêts. Pourtant, porter haut et fort le projet de primaires à gauche était une riche idée. Par la suite, les opportunités de négocier un retrait de notre candidate aux présidentielles (même à la fin) contre un groupe à l'assemblée se sont présentées (jusqu'à la menace Bayrou en fin de campagne). Mais non, nos responsables ont préféré foncer dans le mûr tête baissée. Et par la suite, le score des présidentielles a évidemment plombé celui des législatives.
Après ça, quand j'entends qu'avec 3% aux législatives, nous avons magnifiquement doublé le pourcentage de Dominique Voynet (alors que l'abstention est passée de 15 à 40%) et qu'ensuite, nous progressons vaillamment avec 4 députés (profitant simplement de la stratégie de victimisation du PS et de la "TVA sociale"), que nous devons être félicités... Je préfère essayer d'en rire, sans grand succès.
Et que dire de ce qui s'est passé à l'AG de Bordeaux, dont on aurait pu espérer qu'elle nous mette tous en ordre de marche :
- 150 militants réclamant une large majorité issue des 4 motions de tête, sans être entendus
- la motion Urgence Ecolo marginalisée, de nombreux militants dégoûtés (bonjour le message vers les écologistes)
- les intérêts de chapelles et de postes qui passent avant l'intérêt collectif
- "spéciale dédicace" a ceux qui ont pratiqué la politique de la chaise vide lors des négociations
- heureusement, les journalistes n'ont pas compris grand chose, trop occupés à nous poser des questions sur Nicolas Hulot.
J'ai essayé timidement de faire campagne pour Dominique Voynet au début, mais j'ai assez vite compris qu'un retrait n'était pas envisagé. Quant aux législatives, je n'ai pas eu le courage de me démener pour récupérer des miettes, tout en saluant celles et ceux qui ont eu ce courage.
Et pour la suite ? Les municipales et particulièrement les municipales à Toulouse de mon point de vue de toulousain. C'est assez simple. Il nous faut trouver très rapidement une tête de liste qui
- fasse l'unanimité chez les verts pour mener énergiquement campagne et relancer le travail programmatique
- soit capable de faire le score à 2 chiffres qui doit normalement être le notre
- ou en cas de stratégie d'alliance au 1er tour avec le PS, suscite suffisamment de crainte de leur part pour que nous ayons une bonne négociation avec eux.
Pour tous vous dire, je ne vois qu'une personne qui puisse créer cette dynamique. Je sais qu'elle est très occupée et j'imagine qu'elle n'en a pas envie, surtout en ce moment. Mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie...
Donc, dans ce cas de figure, je suis prêt à faire l'effort de me remotiver pour les municipales, parce que je pense que les Verts pourraient alors être utiles pour faire avancer concrètement l'écologie sur le plan local.
Pour garder un militant (parmi d'autres) encore plus longtemps, il va falloir que les Verts changent.
Une AG extra-ordinaire de refondation des Verts s'impose. Je pense que nos statuts sont une usine à gaz démesurée par rapport au nombre de militants et que les "tendances" doivent être réduites à leur simple expression au moment des AG. La recherche d'une parité entre tendances à tous les moments de la vie interne du parti est une véritable plaie, l'instrument des ambitions personnelles contre l'intérêt collectif.
Je pense qu'il n'est plus possible de travailler ensemble entre gauche protestataire et gauche modérée. Notre relation à l'économie de marché doit être clarifiée. Et si cela doit se faire au prix d'un scission, ça vaudra toujours mieux que de continuer comme aujourd'hui.
Voici quelques pistes...
Mes attentes (en particulier locales) sont probablement trop grandes mais je prends le risque. Si elles sont déçues, je ne reprendrai pas mon adhésion. Je suis désolé d'exercer une sorte de chantage un peu désespéré vers une personne que j'estime. Mais la vie est trop courte et il faut savoir faire des choix. Je ne continuerai mon engagement que si j'y vois des chances de succès. Sinon, j'estime avoir mieux à faire de ma petite vie.
Réponse le 30 juin...
vendredi 25 mai 2007
Les Verts sons morts ?
Je te rejoins sur nos statuts qui ne sont qu'une machine à servir des intérêts individuels au détriment d'une efficacité collective, en particulier à travers les courants.
Mais dans ton constat et tes propositions, tu fais l'impasse sur le positionnement à adopter au regard des 3 clivages qui devraient amener des recompositions politiques : gauche "protestataire", centre-gauche social démocrate, droite libérale et nationale.
Autre question : quelle est désormais la manière la plus pertinente de porter l'écologie pour la mettre en oeuvre très vite à tous les niveaux possibles ? Créer/refonder un parti écologiste ou partir insuffler une réponse écologique transversale dans les projets des partis généralistes ?
Assurément, les avis sont partagés. J'ai choisi de continuer chez les Verts, craignant l'écologie de façade des autres partis.
samedi 21 avril 2007
Fin de partie
Mais en tant qu'électeur espérant avoir un peu de recul sur notre histoire politique commune, j'essaie d'analyser une situation et de voter en conséquences, sans me cacher derrière d'autres responsabilités, parce qu'il s'agit d'abord de MA RESPONSABILITE D'ELECTEUR.
Cette fois ci, il est encore moins question de faire confiance aux sondages. D'autres éléments peuvent intervenir pour de nouvelles surprises : beaucoup de nouveaux électeurs plus jeunes, un bon tiers d'indécis, les idées de Le Pen encore plus encrées et banalisées, la place prise par Bayrou... Je ne sais pas lesquels des 4 "grands" candidats arriveront aux deux premières places le soir du premier tour. Et comme je ne veux pas 5 nouvelles années avec la droite, et encore moins avec Sarkozy, je vais voter pour Ségolène Royal. Les idées écologistes ne pourront avancer que dans le cadre d'une dynamique de gauche. Le programme du PS s'est amélioré sur la question écologique même s'il manque encore une perspective claire sur le nucléaire. Ségolène Royal me semble sincère en matière d'écologie. Je perçois de la cohérence dans ses propositions et une réceptivité pour intégrer le développement soutenable de manière transversale dans les politiques publiques. Ségolène Royal peut battre Sarkozy. Elle a gardé la cartouche du bilan de l'UMP pour le second tour. Et n'imaginez pas que je vais pour autant acheter un drapeau bleu blanc rouge pour l'agiter le 14 juillet.
J'ai d'abord défendu une primaire à gauche et me suis senti assez seul... J'ai ensuite espéré que les Verts auraient la sagesse de négocier une non candidature aux présidentielles, contre un groupe parlementaire à l'assemblée nationale, une représentation proportionnelle des élus verts dans les autres collectivités et bien sûr des aspects programmatiques. Le PS nous a fait des appels du pied en ce sens. Mais les Verts ont choisi de négocier en annonçant que notre candidature aux présidentielles n'était pas négociable... Que peut-on espérer obtenir si on n'a soi-même rien à lâcher ?
J'ai ensuite accepté l'idée d'une campagne des Verts aux présidentielles en espérant que nous porterions haut et fort le thème de l'urgence écologique, profitant de l'espace médiatique ouvert par Nicolas Hulot pour élargir notre base d'électeurs. Malheureusement, lors de notre AG nationale de Bordeaux, les porteurs de la motion "Urgence Ecolo" ont été mis en minorité par les responsable des 3 autres motions. Une large majorité était possible et cette AG a accouché d'une majorité étriquée. Les Verts se sont privés de l'énergie de nombreux militants et des relais qui auraient sans doutes permis de faire le lien avec la démarche de Nicolas Hulot. Ce coup était préparé à l'avance (la salle réservée à la motion UE était au 7ème étage alors que le restent des délégués travaillaient au rez de chaussée). Malgré une tentative de rébellion menée par quelques-uns d'entre nous (essentiellement des Midi-Pyrénéens) ou nous avons réussi à réunir 100 à 150 délégués sur l'idée d'une majorité à 4 motions, rien n'y a fait. Je me rappelle encore Alain Lipietz venant nous expliquer que sa motion (Audace) était pour une alliance à 4, mais que si les porteurs de la motion Espoir en Actes (qui ont fait le mort à chaque tentative de négociation) n'en voulait pas, Audace choisirait l'alliance à 3 sans UE...
Pourquoi je raconte tout ça... Pour vous expliquer que la campagne mi chèvre mi choux de Dominique Voynet est l'abord la conséquence d'un choix collectif des militants, bien orienté il est vrai, par les manoeuvres de tous ceux qui ont préféré se répartir les postes clés entre 3 motions plutôt qu'entre 4, qui ont fait primer leurs intérêts personnels sur l'intérêt collectif. Résultat : alors que la gauche du PS est encombrée de candidats, on s'y retrouve dans le même sac que 3 autres (je mets quand même Laguillet et Chivardi à part). Et ce n'était pas en faisant du "Buffet" bio qu'on risquait d'émerger dans le débat.
Dominique Voynet a sa part de responsabilité dans l'échec annoncé. Elle s'est trop souvent positionnée en ex/future ministre de la gauche plurielle. Confrontée à des médias hostiles, d'autres candidats reprenant nos idées, elle a voulu parler de tout. Qu'ont bien pu retenir les électeurs ? Elle n'a vraiment abordé l'urgence écologique qu'en fin de campagne, bien trop tard. Aujourd'hui, Dominique Voynet semble découvrir qu'un mauvais score aux présidentielles nous nuira pour les autres élections...
L'exemple d'Airbus est assez parlant. Nous avions un sujet en or pour affirmer notre spécificité, inviter à réfléchir sur les reconversions nécessaires pour créer les emplois de demain. Nous avons été quelques militants à travailler sur le sujet pour lui amener des "billes". A-t-elle seulement reçu la synthèse que j'ai rédigée... Quand on voit que même notre porte parole toulousain préfère faire traduire un communiqué européen sur Airbus plutôt que diffuser cette synthèse sur le site du groupe Toulouse, on se demande pourquoi on bosse... Résultat, sur ce sujet comme sur d'autres, nous avons été inaudibles.
J'aurais espéré qu'en fin de campagne, le Collège Exécutif des Verts ainsi que notre candidate prennent la responsabilité de négocier un retrait avant le premier tour. Je ne pense pas que les dirigeants du PS étaient si sereins. Un accord de fin de campagne tel que décrit précédemment était sans doutes encore possible et aurait pu avoir un bon impact...
Mais les Verts sont-ils capables de porter collectivement une stratégie efficace pour mettre en oeuvre nos propositions et par là même de négocier avec le PS ? J'en doute. Je pense qu'il n'y a plus beaucoup d'esprit collectif chez les Verts. Je pense que malgré nos bonnes idées, c'est l'arrivisme et l'aveuglement qui dominent chez nous, à travers les écuries issues des motions (ou plutôt l'inverse). Voici la conclusion que je tire de 5 années de militantisme. C'est d'autant plus dur que les Verts comptent une foule de personnes généreuses, riches et attachantes. Mais c'est quand même fabuleux de voir comment une telle somme d'intelligences individuelles génère autant d'inconséquence collective. La dernière en date, la diffusion de cette liste de noms sortis d'un chapeau par notre coordination 31 en vue des municipales à Toulouse, sans consultation des militants, là, c'est la goutte d'eau... Je pensais que nous étions dans un parti démocratique...
Je diffuse ce message après la fin de la campagne, pour ne pas contribuer à casser encore plus le moral de ceux qui se sont bougés. Mais je n'ai pas eu envie d'attendre dimanche pour hurler avec les loups.
J'ai essayé de faire campagne, mais je me suis vite trouvé à cours d'arguments. Et vous conviendrez que distribuer des tracts pour se convaincre soi-même, ça frise la schizophrénie.
Voilà. Ce sont des questions existentielle qui vont sans doutes se poser pour nous dans les semaines qui viennent. Quelle utilité pouvons-nous encore avoir ? L'écologie a-t-elle encore besoin d'un parti dédié ou ne serait-il pas plus efficaces de défendre nos idées au sein d'autres formations politiques. Est-il possible de faire travailler ensemble un faible nombre de militants (au regard des autres principaux partis) seulement d'accord sur les questions écologiques et se répartissant entre la LCR et l'UDF sur le reste ?
Evidemment, je prends le risque me tromper. Peut-être ce texte sera ridicule dimanche soir. Eh bien croyez-le ou non, j'en serai très heureux. On peut toujours rêver...
vendredi 23 mars 2007
lundi 12 mars 2007
Airbus. Regardons l'avenir en face.
Le temps n'est pas si vieux où nos politiques locaux ou nationaux s'associaient régulièrement à la réussite affichée d'Airbus. Pourtant, les pouvoirs publics se sont désengagés de la gestion d'Airbus, tout en dépensant sans compter pour les infrastructures pharaoniques nécessaires au projet A380. Désormais, ce sont uniquement les compagnies aériennes clientes et les actionnaires d'EADS qui orientent les choix stratégiques d'Airbus.
Les propositions du "trio gagnant" des candidats à la présidentielle, dont l'efficacité reste à démontrer, ne visent que le court terme en abordant essentiellement la question de la recapitalisation d'Airbus/EADS. Sans autres perspectives, des milliers d'emplois risquent de disparaître ou d'être délocalisés dans les prochaines années, s'ajoutant aux suppressions programmées aujourd'hui.
Pour autant, il n'est pas question pour nous de changer de point de vue sur le transport aérien, l'un des principaux responsables de l’augmentation d’émissions de gaz à effet de serre.
Mais voilà, nous pensons aussi que l’énergie chère et la prise en compte effective du transport aérien dans le réchauffement climatique représentent une opportunité pour les emplois de demain.
Nous proposons d'ouvrir sans tarder un débat public entre tous les acteurs concernés : dirigeants, salariés, sous-traitants, syndicats et bien sûr responsables politiques, afin que des perspectives claires soient tracées
- en matière de transport aérien économe et moins polluant
- et en matière de reconversion des savoir-faire d'Airbus.
Quel avenir pour de nouveaux modes de propulsion, d'autres énergies ? Que penser par exemple du renouveau de l'hélice ou du dirigeable ? Quelles reconversions possibles vers le train, le bateau, l'éolien... ?
Des pôles de compétitivité comme Mov'eo (www.pole-moveo.org) ou Aerospace Valley (www.aerospace-valley.com) sont-ils suffisants ? Ne serait-il pas intéressant de développer en Midi-Pyrénées un pôle "transport soutenable" ?
Les responsables politiques doivent en urgence reprendre leurs responsabilités sur ces questions et la collectivité doit impulser l'effort de recherche s'il le faut.
Nous pensons bien sûr aux salariés d'Airbus et des entreprises sous-traitantes. Nous espérons que les réponses techniques, industrielles et organisationnelles d'Airbus ne se limiterons pas aux délocalisations et aux golden parachutes de ses dirigeants.
Nous voulons regarder l'avenir en face, sans nous raconter d'histoires et en partageant au maximum les idées. La lutte contre le changement climatique est le grand défi de ce siècle. A nous d'anticiper et d'inventer les emplois de demain.
