Ayons d'abord en tête notre volonté commune (à la gauche et à tous les écologistes) d’une ville exemplaire en matière de « Vivre ensemble » au présent comme au futur. Régis Godec nous dit "choisissez l'original à la copie". Moi je dis "l'écologie est déjà dans notre bilan et dans notre projet avec Pierre Cohen 2014". Ces deux propositions sont respectables.
Et quand EELV distribue au cours de la manif Deux pieds deux roues Toulouse un tract disant "Mon vélo vote écolo", acceptez que je réponde qu'en matière de politique vélo, l'"original", il est peut-être déjà sur la liste de Pierre Cohen.
L’exercice de la démocratie peut être dur. Il s’est comme souvent exhacerbé ces derniers jours.
Après 6 ans de mandat, nous savons toutes et tous à quel point il est compliqué de changer les mentalités et les comportements, dans un environnement complexe humainement, techniquement, administrativement… Nous savons l’injustice des attaques dirigées vers des élus qui se sont bougés, qui n’ont pas compté les heures d’engagement.
Ne nous trompons pas d’adversaire. L'heure est à mobiliser le vote de gauche et écologiste.
Tout à l’heure, j’ai croisé par hasard Yohan, un garçon qui me livre un panier de légumes bios chaque mercredi. Ça a été très fugitif. Il m’a seulement dit « Lâche prise ». Tu as raison Yohan. Je vais faire un peu de musique ce week-end, me charger en ondes positives, et me rappeler les gens biens que je connais partout, en particulier certainEs militantEs que j’ai forcément moins vus ces derniers temps.
Réflexions généralement politiques de Philippe Goirand, sur notre société, l'écologie, en particulier la mobilité urbaine et le vélo.
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vendredi 21 mars 2014
mercredi 19 mars 2014
Croissance, décroissance ou entre les deux ?
Peut-être n'est-il plus nécessaire de se poser la question puisque de toutes façons, la croissance s'arrête (du moins dans les pays "développés") et c'est tant mieux pour notre planète et nos ressources. Ayant repris des études pour préparer les concours administratifs, j'ai d'ailleurs eu un échange "contradictoire" avec un prof d'économie, qui, comme la plupart de ses collègues, a intégré la croissance dans son dogme. Il cherche juste à l'améliorer en travaillant à évaluer tout ce qui peut l'être pour que la croissance intègre plus facilement des indicateurs de développement humain ou environnemental.
Mais difficile de discuter sur le fait que parler croissance, c'est forcément parler d'expansion dans un monde fini en ressources énergétiques, donc de prédation et d'exploitation d'une partie de la population par rapport à une autre, donc de vision intégrant l'injustice et la violence. J'ai adhéré à Nouvelle Donne parce que ce nouveau parti part du postulat de la fin de la croissance et cherche à développer des propositions réalistes pour plus d'emplois, de partage, d'écologie...
Ça ne me pose d'ailleurs pas de problème d'être sur la liste Pierre Cohen 2014 avec de nombreux socialistes, communistes... parce que nous sommes sur un enjeu local de vivre ensemble, de transport, de logement, d'éducation... qui dépasse ce débat de la croissance. Et l'échange avec des militants du PS et même du PC (des jeunes militants) m'a montré que la question d'une croissance "infinie" dans un monde fini les interpelait...
Reconnaissons aussi que jusqu'à présent, les écologistes ont autant "séché" que les autres pour développer l'emploi. On ne résoudra pas tout avec la rénovation thermique des bâtiments et l'économie sociale et solidaire... C'est donc une réflexion partagée par tous qui doit nous amener à diversifier toutes les possibilités de création d'emplois et sur le sujet, les propositions de la liste conduite par Pierre Cohen me semblent couvrir le champ le plus large : http://www.pierrecohen2014.fr/nos-engagements/lapuissance-publique-impulse-federe-protege/le-défi-de-l’emploi-et-du-développement .
Mais difficile de discuter sur le fait que parler croissance, c'est forcément parler d'expansion dans un monde fini en ressources énergétiques, donc de prédation et d'exploitation d'une partie de la population par rapport à une autre, donc de vision intégrant l'injustice et la violence. J'ai adhéré à Nouvelle Donne parce que ce nouveau parti part du postulat de la fin de la croissance et cherche à développer des propositions réalistes pour plus d'emplois, de partage, d'écologie...
Ça ne me pose d'ailleurs pas de problème d'être sur la liste Pierre Cohen 2014 avec de nombreux socialistes, communistes... parce que nous sommes sur un enjeu local de vivre ensemble, de transport, de logement, d'éducation... qui dépasse ce débat de la croissance. Et l'échange avec des militants du PS et même du PC (des jeunes militants) m'a montré que la question d'une croissance "infinie" dans un monde fini les interpelait...
Reconnaissons aussi que jusqu'à présent, les écologistes ont autant "séché" que les autres pour développer l'emploi. On ne résoudra pas tout avec la rénovation thermique des bâtiments et l'économie sociale et solidaire... C'est donc une réflexion partagée par tous qui doit nous amener à diversifier toutes les possibilités de création d'emplois et sur le sujet, les propositions de la liste conduite par Pierre Cohen me semblent couvrir le champ le plus large : http://www.pierrecohen2014.fr/nos-engagements/lapuissance-publique-impulse-federe-protege/le-défi-de-l’emploi-et-du-développement .
lundi 17 mars 2014
Projets Vélo d'EELV : inefficaces
La pollution aux particules fines de ces derniers jours nous conforte dans le choix de développer toutes les alternatives possibles à la voiture individuelle et prioritairement un maillage de transports collectifs et de voies cyclables dans toute l’agglomération.
Avec Pierre Cohen, nous voulons vraiment améliorer le quotidien des cyclistes avec :
- 200 km de nouvelles voies cyclables dont au moins 3 Réseaux Express Vélo,
- de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps et de la concertation pour les réaliser,
- un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
- encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
- une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action.
Mais dans leur joli tract distribué à la manifestation de Deux Pieds Deux Roues, EELV (Toulouse VertDemain) se trompe de propositions (la réforme du code de la rue et l’indemnité kilométrique sont des questions nationales) ou ne dit que des généralités. Ils veulent aussi geler le développement des VéloToulouse d'ici 2022 ou encore étudier la couverture d'une partie de la rocade (coût équivalent à 10 ans de politique Vélo).
![]() |
| La mobilité active (vélo, piéton...) avance à Toulouse depuis 6 ans (doublement du nombre de cyclistes). |
samedi 15 mars 2014
Mon vélo vote EELV, mais les cyclistes ont intérêt à voter Cohen.
Attristé par le tract que je viens de trouver accroché à des vélos ce soir "mon vélo vote écolo". J'avais déjà remarqué la créativité des Verts/EELV en matière de démocratie, avec des résultats souvent originaux. De là à vouloir faire voter les vélos...
Mais après tout, je suis écolo et sur la liste Cohen. Et les cyclistes trouveront d'abord des réponses concrètes dans notre projet.
- "réformer le code de la rue en faveur des cyclistes". Le code la rue, c'est une évolution du code la route qui favorise les mobilités actives (évolution des zones 30, double-sens cyclable, zones de rencontre, tourne-à-droite autorisé au feu rouge pour les cyclistes...). C'est donc là aussi une question nationale et pas municipale. Et quand on dit "Réformer...", "Partager l'espace public" et "Développer les zones 30"...etc, ce sont des généralités qui sous-entendent que ce n'est pas ce que nous proposons. Alors que nous avons déjà réalisé dans ce mandat 250 km de rues apaisées et 125 km de double-sens cyclables en plus de 123 km de voies cyclables... et que nous allons amplifier le mouvement, maintenant que le message du partage de l'espace public est bien compris par les Toulousains.
La palme revient à leurs projets de "REVES". Il s'agit en fait de REV (Réseaux Express Vélo), concept de voies cyclables améliorées pour rendre les trajets plus efficaces, sécurisés et agréables. Ces types de voies existent déjà dans le nord de l'Europe. Nous aussi prévoyons d'aménager au moins 3 axes en REV dont un circulaire.
Malheureusement, une faute de frappe dans le programme EELV en a fait des REVES. Joli. Du coup, ils ont ensuite voulu proposer une nouvelle définition (Réseau Vélo Express Sécurisé) alors que la sécurité est déjà un point essentiel de ce que doit être un REV. Un peu fumeux, tout ça...
Quand je regarde les réponses d'EELV aux questions posées par l'association Deux Pieds Deux Roues, je m'interroge sur leur volonté de ne pas développer les VélOToulouse dans les quartiers non équipés (alors qu'un déplacement en VélOToulouse est moins cher pour la collectivité qu'un déplacement en transport collectif), je m'interroge aussi sur leur accord pour étudier la couverture d'une partie de la rocade pour créer des cheminements doux. Très belle idée, que les associatifs ont raison de proposer pour médiatiser la cause ! Mais à 150 M € au minimum, soit autant que 10 ans de politique vélo à l'échelle de la grande agglomération, ce n'est pas responsable d'y répondre favorablement ! A EELV, la vie, c'est simple et beau comme un vase clôt…
Alors, pensons d'abord aux cyclistes, encore plus à celles et ceux qui pourraient ou voudraient faire leur trajets quotidiens à vélo et n'ont pas encore franchi le pas. C'est ce que je fais depuis 6 ans et que j'espère continuer à faire dans le prochain mandat avec Pierre Cohen.
Mais après tout, je suis écolo et sur la liste Cohen. Et les cyclistes trouveront d'abord des réponses concrètes dans notre projet.
EELV essaie surtout de se distinguer par des propositions hors sol. Je lis :
- "indemniser les trajets domicile-travail". Oui, bien sûr, mais c'est une question nationale, qui a d'ailleurs fait l'objet d'une avancée dans le Plan d'Action pour les Mobilités Actives récemment présenté par le ministre Frédéric Cuvillier (possibilité donnée aux entreprise d'expérimenter cette mesure). Ca n'a rien à faire dans un programme municipal...- "réformer le code de la rue en faveur des cyclistes". Le code la rue, c'est une évolution du code la route qui favorise les mobilités actives (évolution des zones 30, double-sens cyclable, zones de rencontre, tourne-à-droite autorisé au feu rouge pour les cyclistes...). C'est donc là aussi une question nationale et pas municipale. Et quand on dit "Réformer...", "Partager l'espace public" et "Développer les zones 30"...etc, ce sont des généralités qui sous-entendent que ce n'est pas ce que nous proposons. Alors que nous avons déjà réalisé dans ce mandat 250 km de rues apaisées et 125 km de double-sens cyclables en plus de 123 km de voies cyclables... et que nous allons amplifier le mouvement, maintenant que le message du partage de l'espace public est bien compris par les Toulousains.
![]() |
| Un REV à Copenhague, parfaitement sécurisé parce que séparé de la circulation automobile par des ponts ou tunnels. |
La palme revient à leurs projets de "REVES". Il s'agit en fait de REV (Réseaux Express Vélo), concept de voies cyclables améliorées pour rendre les trajets plus efficaces, sécurisés et agréables. Ces types de voies existent déjà dans le nord de l'Europe. Nous aussi prévoyons d'aménager au moins 3 axes en REV dont un circulaire.
Malheureusement, une faute de frappe dans le programme EELV en a fait des REVES. Joli. Du coup, ils ont ensuite voulu proposer une nouvelle définition (Réseau Vélo Express Sécurisé) alors que la sécurité est déjà un point essentiel de ce que doit être un REV. Un peu fumeux, tout ça...
Quand je regarde les réponses d'EELV aux questions posées par l'association Deux Pieds Deux Roues, je m'interroge sur leur volonté de ne pas développer les VélOToulouse dans les quartiers non équipés (alors qu'un déplacement en VélOToulouse est moins cher pour la collectivité qu'un déplacement en transport collectif), je m'interroge aussi sur leur accord pour étudier la couverture d'une partie de la rocade pour créer des cheminements doux. Très belle idée, que les associatifs ont raison de proposer pour médiatiser la cause ! Mais à 150 M € au minimum, soit autant que 10 ans de politique vélo à l'échelle de la grande agglomération, ce n'est pas responsable d'y répondre favorablement ! A EELV, la vie, c'est simple et beau comme un vase clôt…
Alors, pensons d'abord aux cyclistes, encore plus à celles et ceux qui pourraient ou voudraient faire leur trajets quotidiens à vélo et n'ont pas encore franchi le pas. C'est ce que je fais depuis 6 ans et que j'espère continuer à faire dans le prochain mandat avec Pierre Cohen.
jeudi 13 mars 2014
Vélo, foot ou rugby ?
Le week-end a été chargé en matière de vélo. Vendredi, les candidats aux municipales étaient invités à présenter leurs proposition à l'invitation de Vélorution dans le cadre des assises nationale du réseau l'Heureux Cyclage. Bon esprit dans les échanges. Peut-être le début d'une bonne relation entre Vélorution et les autres acteurs du vélo à Toulouse.
Samedi, rebelote devant l'association Deux Pieds Deux Roues. Pierre Cohen et moi ouvrions le bal avec un ensemble de propositions pour amplifier encore le plan Vélo 2011-2020 avec en particulier :
200 km de nouvelles voies cyclables dont au moins 3 Réseaux Express Vélo,
de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps et de la concertation pour les réaliser,
un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action.
Ensuite, j'ai essentiellement retenu d'Élisabeth Belaubre l'insistance à vouloir supprimer les toilettes publics au profit de garages à vélo…
Jean-Michel Lattes, représentant de Jean-Luc Moudenc souhaite continuer à donner le plus de place à la voiture au détriment des autres mobilités (politique menée depuis des décennies avec les résultats que l'on sait en matière d'engorgement de notre agglomération). Mrs Moudenc et Lattes n'ont toujours pas compris qu'une personne qui se déplace encombre moins l'espace public en transport collectif, à pied ou à vélo que seule dans sa voiture.
Ensuite, mes anciens camarades d'EELV représentés par Michèle Bleuse étaient d'accord sur toutes les propositions de l'association Deux Pieds Deux Roues. Même sur l'étude de couverture de la rocade au sud pour faire une coulée verte. Normal, il veulent passer le budget vélo du PDU de 150 à 300 M€. Rappelons que le budget Vélo a été porté à 11 M € / an au niveau de Toulouse Métropole (1er budget Vélo/ habitant de France) et est chiffré à l'échelle du PDU à 15 M €/ an soit 150 M € sur 10 ans. Et il se trouve que les 150 M € supplémentaires qu'ils proposent correspondent ou coût probable de la couverture de la rocade…
Je défends au contraire l’idée que le vélo a ceci d’exemplaire qu’il permet d’avoir des résultats extraordinaires en matière de changement dans la mobilité pour un coût sans comparaison avec le reste des investissements en voirie et transports. Il serait dommage de vouloir faire dans le pharaonique à l’heure où les budgets publics sont de plus en plus restreints. Au contraire, nous pouvons être plus efficaces en matière de coût des aménagements cyclables.
Le « toujours plus » me hérisse, dans un pays qui reste malgré tout privilégié sur cette terre et s’est bien gavé sur le dos des colonies. J’essaie de me conformer au constat que la croissance, c’est terminé.
J'ai questionné Michèle Bleuse (avec l'accord des organisateurs) sur la pertinence de construire une Voie Express Vélo sur la route de Narbonne fraîchement pourvue d'une voie cyclable plutôt que sur un axe pas encore aménagé. Michèle a confirmé cette proposition. Je voulais aussi connaître leur méthode pour accélérer le déploiement des zones 30. Pas de méthode, si ce n'est de décréter la chose (compliqué au regard du code de la route). Je regrette à ce sujet le tweet assassin d'Hélène Chessé, candidate de la liste EELV, disant que j'avais "violé la règle du débat". Belles idées, mauvais esprit...
Ensuite, le représentant de Christine de Veyrac est venu en touriste. Amusant au début, à la longue irrespectueux de la politique en général et des cyclistes urbains en particulier. Un peu désolé aussi de voir Dominique Liot courageusement confronté à un sujet qu'il ne connaissait pas, mais respect à l'homme pour ses engagements.
Intéressant de remarquer que sur 7 listes représentées, nous avions 4 personnes présentement ou anciennement chez les Verts/EELV. La première vocation d’EELV est sans doutes l’essaimage…
En résumé, nous (liste Cohen) voulons faire plus avec autant alors que EELV veut faire autant avec plus… Alors, qui remet en cause la croissance ? Et qui, par pragmatisme, prévoit déjà de faire avec (ou plutôt sans) ?
Enfin, aucun journaliste n’était présent à ces débats. Il est vrai qu’il y avait des matchs ce week-end là. Au niveau national, le Plan d’Action pour les Mobilités Actives n’a pas plus intéressé… Rappelons que dans notre Plan de Déplacements Urbains, pour un objectif de diminution de 12% de la part modale automobile, 5% va au vélo et 7% aux transports collectifs.
Samedi, rebelote devant l'association Deux Pieds Deux Roues. Pierre Cohen et moi ouvrions le bal avec un ensemble de propositions pour amplifier encore le plan Vélo 2011-2020 avec en particulier :
200 km de nouvelles voies cyclables dont au moins 3 Réseaux Express Vélo,
de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps et de la concertation pour les réaliser,
un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action.
Ensuite, j'ai essentiellement retenu d'Élisabeth Belaubre l'insistance à vouloir supprimer les toilettes publics au profit de garages à vélo…
Jean-Michel Lattes, représentant de Jean-Luc Moudenc souhaite continuer à donner le plus de place à la voiture au détriment des autres mobilités (politique menée depuis des décennies avec les résultats que l'on sait en matière d'engorgement de notre agglomération). Mrs Moudenc et Lattes n'ont toujours pas compris qu'une personne qui se déplace encombre moins l'espace public en transport collectif, à pied ou à vélo que seule dans sa voiture.
Ensuite, mes anciens camarades d'EELV représentés par Michèle Bleuse étaient d'accord sur toutes les propositions de l'association Deux Pieds Deux Roues. Même sur l'étude de couverture de la rocade au sud pour faire une coulée verte. Normal, il veulent passer le budget vélo du PDU de 150 à 300 M€. Rappelons que le budget Vélo a été porté à 11 M € / an au niveau de Toulouse Métropole (1er budget Vélo/ habitant de France) et est chiffré à l'échelle du PDU à 15 M €/ an soit 150 M € sur 10 ans. Et il se trouve que les 150 M € supplémentaires qu'ils proposent correspondent ou coût probable de la couverture de la rocade…
Je défends au contraire l’idée que le vélo a ceci d’exemplaire qu’il permet d’avoir des résultats extraordinaires en matière de changement dans la mobilité pour un coût sans comparaison avec le reste des investissements en voirie et transports. Il serait dommage de vouloir faire dans le pharaonique à l’heure où les budgets publics sont de plus en plus restreints. Au contraire, nous pouvons être plus efficaces en matière de coût des aménagements cyclables.
Le « toujours plus » me hérisse, dans un pays qui reste malgré tout privilégié sur cette terre et s’est bien gavé sur le dos des colonies. J’essaie de me conformer au constat que la croissance, c’est terminé.
J'ai questionné Michèle Bleuse (avec l'accord des organisateurs) sur la pertinence de construire une Voie Express Vélo sur la route de Narbonne fraîchement pourvue d'une voie cyclable plutôt que sur un axe pas encore aménagé. Michèle a confirmé cette proposition. Je voulais aussi connaître leur méthode pour accélérer le déploiement des zones 30. Pas de méthode, si ce n'est de décréter la chose (compliqué au regard du code de la route). Je regrette à ce sujet le tweet assassin d'Hélène Chessé, candidate de la liste EELV, disant que j'avais "violé la règle du débat". Belles idées, mauvais esprit...
Ensuite, le représentant de Christine de Veyrac est venu en touriste. Amusant au début, à la longue irrespectueux de la politique en général et des cyclistes urbains en particulier. Un peu désolé aussi de voir Dominique Liot courageusement confronté à un sujet qu'il ne connaissait pas, mais respect à l'homme pour ses engagements.
Intéressant de remarquer que sur 7 listes représentées, nous avions 4 personnes présentement ou anciennement chez les Verts/EELV. La première vocation d’EELV est sans doutes l’essaimage…
En résumé, nous (liste Cohen) voulons faire plus avec autant alors que EELV veut faire autant avec plus… Alors, qui remet en cause la croissance ? Et qui, par pragmatisme, prévoit déjà de faire avec (ou plutôt sans) ?
Enfin, aucun journaliste n’était présent à ces débats. Il est vrai qu’il y avait des matchs ce week-end là. Au niveau national, le Plan d’Action pour les Mobilités Actives n’a pas plus intéressé… Rappelons que dans notre Plan de Déplacements Urbains, pour un objectif de diminution de 12% de la part modale automobile, 5% va au vélo et 7% aux transports collectifs.
samedi 1 mars 2014
VélOToulouse en chiffres et en débat
Il faudrait que les candidats EELV à la mairie de Toulouse, Antoine Maurice et Michèle Bleuse expliquent pourquoi ils veulent arrêter de développer les VélOToulouse d'ici à 2022, alors qu'un déplacement en vélo en libre service coûte moins cher à la collectivité qu'un déplacement en transport collectif. Pas sympa pour les Toulousains qui attendent ce service dans leur quartier…
Un cycliste urbain, même en VLS, c'est aussi une place libérée dans un transport collectif, et pour un coût moindre ! Aujourd'hui 2600 vélos dans 283 stations coûtent 5,6 M € par an à la ville. Avec 3,5 M de locations/trajets par an, ça fait 1,57 € par trajet. Pour les transports collectifs, nous sommes à 1,80 € par trajet en moyenne hors investissement.
Comme beaucoup de gens de gauche, je préfèrerais aussi une gestion de nos vélos en libre service en régie publique. Mais le contrat de 15 ans signé par l'ancienne équipe Moudenc avec JC Decaux nous amène jusqu'en 2022. D'ici là, si nous sommes toujours en fonction, il sera de notre responsabilité de continuer à développer le système, à un coût qui reste maîtrisé.
Un cycliste urbain, même en VLS, c'est aussi une place libérée dans un transport collectif, et pour un coût moindre ! Aujourd'hui 2600 vélos dans 283 stations coûtent 5,6 M € par an à la ville. Avec 3,5 M de locations/trajets par an, ça fait 1,57 € par trajet. Pour les transports collectifs, nous sommes à 1,80 € par trajet en moyenne hors investissement.
Comme beaucoup de gens de gauche, je préfèrerais aussi une gestion de nos vélos en libre service en régie publique. Mais le contrat de 15 ans signé par l'ancienne équipe Moudenc avec JC Decaux nous amène jusqu'en 2022. D'ici là, si nous sommes toujours en fonction, il sera de notre responsabilité de continuer à développer le système, à un coût qui reste maîtrisé.
vendredi 20 décembre 2013
Plus vert que le verre (dernier conseil communautaire du mandat).
Pincement au coeur pour mon dernier conseil communautaire du mandat hier. Et un dernier vote amusant où j'ai amendé un voeu déposé par… EELV.
Voeu intéressant demandant une étude sur un retour à la consignation des bouteilles en verre. L'Allemagne pratiquant aussi la consigne des bouteilles en plastique, j'ai obtenu que l'étude soit étendue à ces dernières.
On essaie d'être utile jusqu'au bout...
Voeu intéressant demandant une étude sur un retour à la consignation des bouteilles en verre. L'Allemagne pratiquant aussi la consigne des bouteilles en plastique, j'ai obtenu que l'étude soit étendue à ces dernières.
On essaie d'être utile jusqu'au bout...
jeudi 26 septembre 2013
Conseil de Communauté Toulouse Métropole - intervention dans le débat sur les métropoles
Chers collègues, cher président,
Pour introduire mon intervention sur la démocratie dans notre projet de Métropole, je souhaite poser la question de l'enjeu fondamental de cette réforme.
C'est de redonner une envie de politique aux citoyens. De retisser le lien entre gouvernant et administré. Que chacun se sente pris en compte, en capacité de participer à la décision collective. Tout le monde ici mesure l'urgence du changement à opérer.
Hors, comme la pointé Antoine Maurice tout à l'heure, le citoyen n'apparaît pas dans le projet de Métropole qui nous est proposé.
D’où partons nous ? Je regarderai ce qui existe dans notre agglomération.
- Nous voyons une nouvelle organisation de la démocratie à Toulouse, qui est un progrès certain, mais reste à développer, avec en particulier 300000 € de budget participatif à l’échelle des secteurs de la ville.
Nous voyons des pôles territoriaux à l’échelle de la CU, avec des commissions de pôle, lieux d’échanges entre services et élus, mais qui ne sont pas des lieux de décision stratégique.
Nous voyons plusieurs intercommunalités avec leurs histoires propres dans notre agglomération, dont le Sicoval depuis 1975.
Voici maintenant quelques pistes pour avancer :
- La simplification de notre organisation collective serait déjà un facteur de progrès démocratique. Combien de nos concitoyens connaissent les champs d'intervention des collectivités ?
- Travailler à l'organisation démocratique de nos bassins de vie, en donnant une place inédite aux citoyens, aux associations de quartiers. Les conseils de territoires tels que proposés sont intéressants, mais n'ont qu'un rôle consultatif...
- Expérimenter à des niveaux bien plus importants qu'actuellement à Toulouse le Budget participatif, pour associer les citoyens à nos choix budgétaires, leur permettre de se déterminer sur les projets prioritaires à l’échelle des pôles et des quartiers.
- Donner les moyens de suivi et d’évaluation des politiques locales par des représentants des habitants et par des structures indépendantes.
- Dans l’esprit de l’Open Data, la mise en accès libre des projets d’infrastructures et d'équipements le plus en amont possible et tout au long de leur avancement.
- Le développement du numérique, l'explosion des réseaux sociaux, doit nous amener à proposer des outils numériques efficaces de démocratie locale, par exemple pour établir des "cahiers des charges participatifs".
- Donner de la place à l’inventivité, à l’expérimentation, même sur le fonctionnement démocratique. Tester en particulier le référendum local.
Je vous remercie.
Pour introduire mon intervention sur la démocratie dans notre projet de Métropole, je souhaite poser la question de l'enjeu fondamental de cette réforme.
C'est de redonner une envie de politique aux citoyens. De retisser le lien entre gouvernant et administré. Que chacun se sente pris en compte, en capacité de participer à la décision collective. Tout le monde ici mesure l'urgence du changement à opérer.
Hors, comme la pointé Antoine Maurice tout à l'heure, le citoyen n'apparaît pas dans le projet de Métropole qui nous est proposé.
D’où partons nous ? Je regarderai ce qui existe dans notre agglomération.
- Nous voyons une nouvelle organisation de la démocratie à Toulouse, qui est un progrès certain, mais reste à développer, avec en particulier 300000 € de budget participatif à l’échelle des secteurs de la ville.
Nous voyons des pôles territoriaux à l’échelle de la CU, avec des commissions de pôle, lieux d’échanges entre services et élus, mais qui ne sont pas des lieux de décision stratégique.
Nous voyons plusieurs intercommunalités avec leurs histoires propres dans notre agglomération, dont le Sicoval depuis 1975.
Voici maintenant quelques pistes pour avancer :
- La simplification de notre organisation collective serait déjà un facteur de progrès démocratique. Combien de nos concitoyens connaissent les champs d'intervention des collectivités ?
- Travailler à l'organisation démocratique de nos bassins de vie, en donnant une place inédite aux citoyens, aux associations de quartiers. Les conseils de territoires tels que proposés sont intéressants, mais n'ont qu'un rôle consultatif...
- Expérimenter à des niveaux bien plus importants qu'actuellement à Toulouse le Budget participatif, pour associer les citoyens à nos choix budgétaires, leur permettre de se déterminer sur les projets prioritaires à l’échelle des pôles et des quartiers.
- Donner les moyens de suivi et d’évaluation des politiques locales par des représentants des habitants et par des structures indépendantes.
- Dans l’esprit de l’Open Data, la mise en accès libre des projets d’infrastructures et d'équipements le plus en amont possible et tout au long de leur avancement.
- Le développement du numérique, l'explosion des réseaux sociaux, doit nous amener à proposer des outils numériques efficaces de démocratie locale, par exemple pour établir des "cahiers des charges participatifs".
- Donner de la place à l’inventivité, à l’expérimentation, même sur le fonctionnement démocratique. Tester en particulier le référendum local.
Je vous remercie.
Interventions au conseil de communauté du 26-09-13
Conseil Communautaire
Transports et déplacements :
J'interviens sur la délibération 10.1.
Aujourd’hui, développer les transports collectifs et le vélo passe par la récupération d’espace public, afin d’aménager des sites propres pour les bus et des voies cyclables. Avoir une capacité d’action sur le stationnement automobile, en particulier sur le stationnement résident est un levier majeur. Il doit nous permettre de transférer du stationnement résident de l’espace public vers des parkings en ouvrage.
Nous nous réjouissons que la SMAT devienne cet outil. Il reste à renégocier les concessions de parkings avec les opérateurs privés, concessions dont les échéances sont pour la plupart très lointaines.
Voirie :
Les élus écologistes voteront ces délibérations.
Concernant la délibération 13.1, étant donné les problèmes de dangerosité constatés, nous la voterons. Mais nous constatons qu'il s'agit une fois de plus de régler par une fuite en avant routière un problème d'abord issu de notre immense retard en matière de transports collectifs et autres alternatives à la voiture solo.
Et pour la 13.4, nous voterons pour le lancement de cette étude, mais en demandant que toutes les solutions soient examinées afin de trouver des alternatives à un projet dors et déjà évalué à plus de 30 Millions d'€.
Transports et déplacements :
J'interviens sur la délibération 10.1.
Aujourd’hui, développer les transports collectifs et le vélo passe par la récupération d’espace public, afin d’aménager des sites propres pour les bus et des voies cyclables. Avoir une capacité d’action sur le stationnement automobile, en particulier sur le stationnement résident est un levier majeur. Il doit nous permettre de transférer du stationnement résident de l’espace public vers des parkings en ouvrage.
Nous nous réjouissons que la SMAT devienne cet outil. Il reste à renégocier les concessions de parkings avec les opérateurs privés, concessions dont les échéances sont pour la plupart très lointaines.
Voirie :
Les élus écologistes voteront ces délibérations.
Concernant la délibération 13.1, étant donné les problèmes de dangerosité constatés, nous la voterons. Mais nous constatons qu'il s'agit une fois de plus de régler par une fuite en avant routière un problème d'abord issu de notre immense retard en matière de transports collectifs et autres alternatives à la voiture solo.
Et pour la 13.4, nous voterons pour le lancement de cette étude, mais en demandant que toutes les solutions soient examinées afin de trouver des alternatives à un projet dors et déjà évalué à plus de 30 Millions d'€.
vendredi 21 juin 2013
Réponse au vœux sur le coût du parking du Capitole.
Roger ATSARIAS - Conseiller Municipal
VOEU DU GROUPE TOULOUSE POUR TOUS EN FAVEUR DU RÉTABLISSEMENT DU TARIF DE NUIT DANS LES PARKINGS
(Affaires Juridiques et Assemblées - Administration du Conseil Municipal - 13-455)
Monsieur Atsarias, rappelons que ce tarif de nuit n'a rien d'avantageux pour les contribuables toulousains... On s'en doute, ce n'est pas Vinci qui renonçait au manque-à-gagner, mais la ville (et donc les toulousains) qui compensait la différence.
Et où avez-vous entendu dire que la voiture était un facteur de sécurité la nuit ? Le lobby des vendeurs d'étylotests vous aveugle, Mr Atsarias, puisque je n'ose imaginer que ce soit celui des limonadiers…
L'accidentilé à Toulouse Metropole entre 2007 et 2011 est de :
87 morts
Près de 1000 blessés hospitalisés
Plus de 4000 blessés non hospitalisés
Et un accident sur 3 se produit la nuit !
Et le lien avec l'abus d'alcool est clair.
Alors, des campagnes de prévention contre l'abus d'alcool, oui, bien sûr. C'est un sujet majeur qui concerne notre jeunesse, la santé et la sécurité publique. Mais vous présentez cela comme une mesure d'accompagnement pour baisser le tarif d'un parking, Monsieur Atsarias. C'est franchement léger...
Les agressions, les agressions sexuelles sont un autre sujet majeur trop long à développer aujourd'hui, tant cette terrible réalité est multiple. Mais le lien fait avec le cout du stationnement au parking du Capitole n'est pas sérieux, alors que le lien avec votre "mesure d'accompagnement", Mr Atsarias, la prévention contre l'abus d'alcool donc, est fait dans 90% des affaires de violence et de mœurs.
Nous préférons des solutions alternatives comme un réseau métro et tram circulant jusqu'à 1h du matin en fin de semaine (ce qui est un bon début), l'extension des horaires des VéloToulouse à 24h/24, et les Noctambus qui restent encore à déployer davantage...
Nous préférons favoriser le stationnement résident et celui des vélos au parking du Capitole.
Nous préférons agir sur l'espace public pour favoriser les mobilités douces en travaillant sur les cheminements, sur l'éclairage. On parle alors de prévention situationnelle.
Nous préférons agir pour une ville plus agréable, plus apaisée, plus sécurisée parce que moins envahie par l'automobile.
Nous préférons la mise en place de la charte de la vie nocturne conclue en 2011 avec les responsables de bars et restaurants.
Nous préférons (désolé de devoir vous le rappeler) agir en cohérence avec nos objectifs en matière de limitation des émissions en gaz à effets de serre et autres pollutions. Et là encore, il s'agit de sécurité, Mr. Atsarias, contre les effets du changement climatique ou de la pollution des villes.
(Affaires Juridiques et Assemblées - Administration du Conseil Municipal - 13-455)
Monsieur Atsarias, rappelons que ce tarif de nuit n'a rien d'avantageux pour les contribuables toulousains... On s'en doute, ce n'est pas Vinci qui renonçait au manque-à-gagner, mais la ville (et donc les toulousains) qui compensait la différence.
Et où avez-vous entendu dire que la voiture était un facteur de sécurité la nuit ? Le lobby des vendeurs d'étylotests vous aveugle, Mr Atsarias, puisque je n'ose imaginer que ce soit celui des limonadiers…
L'accidentilé à Toulouse Metropole entre 2007 et 2011 est de :
87 morts
Près de 1000 blessés hospitalisés
Plus de 4000 blessés non hospitalisés
Et un accident sur 3 se produit la nuit !
Et le lien avec l'abus d'alcool est clair.
Alors, des campagnes de prévention contre l'abus d'alcool, oui, bien sûr. C'est un sujet majeur qui concerne notre jeunesse, la santé et la sécurité publique. Mais vous présentez cela comme une mesure d'accompagnement pour baisser le tarif d'un parking, Monsieur Atsarias. C'est franchement léger...
Les agressions, les agressions sexuelles sont un autre sujet majeur trop long à développer aujourd'hui, tant cette terrible réalité est multiple. Mais le lien fait avec le cout du stationnement au parking du Capitole n'est pas sérieux, alors que le lien avec votre "mesure d'accompagnement", Mr Atsarias, la prévention contre l'abus d'alcool donc, est fait dans 90% des affaires de violence et de mœurs.
Nous préférons des solutions alternatives comme un réseau métro et tram circulant jusqu'à 1h du matin en fin de semaine (ce qui est un bon début), l'extension des horaires des VéloToulouse à 24h/24, et les Noctambus qui restent encore à déployer davantage...
Nous préférons favoriser le stationnement résident et celui des vélos au parking du Capitole.
Nous préférons agir sur l'espace public pour favoriser les mobilités douces en travaillant sur les cheminements, sur l'éclairage. On parle alors de prévention situationnelle.
Nous préférons agir pour une ville plus agréable, plus apaisée, plus sécurisée parce que moins envahie par l'automobile.
Nous préférons la mise en place de la charte de la vie nocturne conclue en 2011 avec les responsables de bars et restaurants.
Nous préférons (désolé de devoir vous le rappeler) agir en cohérence avec nos objectifs en matière de limitation des émissions en gaz à effets de serre et autres pollutions. Et là encore, il s'agit de sécurité, Mr. Atsarias, contre les effets du changement climatique ou de la pollution des villes.
jeudi 11 avril 2013
Délibération sur la mise en place d'une Autorité Organisatrice du Numérique
Mon intervention en Conseil de Communauté du 11 avril 2013 à St-Alban :
A travers ce contrat de délégation de service public avec la SPL RIN, la collectivité se donne les moyens de développer les infrastructures et des services numériques avec le soucis de l’intérêt général et sur l’ensemble de notre territoire. Le haut débit devient un service public comparable à celui de l’eau, et nous saluons la volonté affichée et les moyens mis en oeuvre.
Un développement pertinent des infrastructures et des services numériques, c’est nous poser en permanence la question de ce qui est utile, prioritaire. C’est aussi être attentif aux phénomènes de modes, aux inventions sans lendemain.
Le numérique offre assurément des potentialités extraordinaires pour nous adapter aux défis d’un développement soutenable de notre société, comme alternative aux transports par exemple avec le télétravail, ou encore pour améliorer l’efficacité énergétique. C’est un moyen sans égal de diffuser, démocratiser l’éducation et la culture. C’est bien évidemment un outil d'attractivité des territoires et un immense gisement d’emplois très divers.
Mais ne nous cachons pas aussi les effets pervers de notre hyper connexion... L’invasion des smartphones, tablettes, consoles et autres dérivés d’ordinateurs n’est pas toujours, c’est le moins qu’on puisse dire, un facteur de convivialité... La question de l’addiction aux écrans doit être regardée attentivement. De même que les risques sanitaires liés à l’utilisation du téléphone mobile, aux ondes électromagnétiques et aux seuils d’exposition acceptables...
Autant de sujets et bien d’autres qui nous font soutenir cette délibération pour prendre notre pleine part dans les débats passionnants qui se profilent au sein de l’Autorité Organisatrice du Numérique. Des débats qui seront d'ailleurs éclairés par la mission de prospective confiée par Cécile Duflot à Claudy Lebreton sur les services numériques et leurs conséquences pour l'égalité des territoires.
Pour terminer, je voudrais saluer la démarche entreprise par la communauté urbaine d' évoluer vers le logiciel libre pour les suites bureautiques.
A travers ce contrat de délégation de service public avec la SPL RIN, la collectivité se donne les moyens de développer les infrastructures et des services numériques avec le soucis de l’intérêt général et sur l’ensemble de notre territoire. Le haut débit devient un service public comparable à celui de l’eau, et nous saluons la volonté affichée et les moyens mis en oeuvre.
Un développement pertinent des infrastructures et des services numériques, c’est nous poser en permanence la question de ce qui est utile, prioritaire. C’est aussi être attentif aux phénomènes de modes, aux inventions sans lendemain.
Le numérique offre assurément des potentialités extraordinaires pour nous adapter aux défis d’un développement soutenable de notre société, comme alternative aux transports par exemple avec le télétravail, ou encore pour améliorer l’efficacité énergétique. C’est un moyen sans égal de diffuser, démocratiser l’éducation et la culture. C’est bien évidemment un outil d'attractivité des territoires et un immense gisement d’emplois très divers.
Mais ne nous cachons pas aussi les effets pervers de notre hyper connexion... L’invasion des smartphones, tablettes, consoles et autres dérivés d’ordinateurs n’est pas toujours, c’est le moins qu’on puisse dire, un facteur de convivialité... La question de l’addiction aux écrans doit être regardée attentivement. De même que les risques sanitaires liés à l’utilisation du téléphone mobile, aux ondes électromagnétiques et aux seuils d’exposition acceptables...
Autant de sujets et bien d’autres qui nous font soutenir cette délibération pour prendre notre pleine part dans les débats passionnants qui se profilent au sein de l’Autorité Organisatrice du Numérique. Des débats qui seront d'ailleurs éclairés par la mission de prospective confiée par Cécile Duflot à Claudy Lebreton sur les services numériques et leurs conséquences pour l'égalité des territoires.
Pour terminer, je voudrais saluer la démarche entreprise par la communauté urbaine d' évoluer vers le logiciel libre pour les suites bureautiques.
mercredi 17 octobre 2012
Conseil Syndical de Tisséo du 17/10/12 : abstention d'EELV sur le PDU
Régis Godec et moi-même nous sommes abstenus au nom d'EELV lors du vote de cet après-midi, dont l'objet principal était l'approbation du Plan de Déplacements Urbains de la grande agglomération toulousaine.
Mon intervention à cette occasion :
Nous sommes conscients de l'effort consenti pour ce PDU, en particulier en comparaison des autres agglomérations. Mais au regard d'autres investissements moins prioritaires prévus dans la même période, nous pensons que cet effort aurait pu être plus important, étant donné le retard de notre agglomération en matière de mobilité et aussi sa faible densité.
Ces derniers mois, nous, élus, militants écologistes, avons proposé des améliorations à ce PDU. Toutes n'en modifient pas l'équilibre général.
Les Chronobus sont une réponse à notre demande de plus de bus structurants, pour lesquels nous considérons cependant qu’un rythme de création de 2 ou 3 lignes par an serait nécessaire.
Le projet de boucle en tram passant par Matabiau se précise, même s'il reste à arbitrer avec une autre option associant tram et bhns.
Les prolongements des TCSP de l’Oncopole jusqu’à Croix de Pierre et du BHNS Ouest vers le centre de Toulouse sont aussi une bonne chose, même si nous nous interrogeons pour ce dernier projet sur la solution tram vu le nombre de passagers attendus.
Nous saluons aussi l'accord pour un Prolongement de la Ligne B en VAL mais regrettons que la mise à 52 m de la ligne A soit encore soumise à une "clause de revoyure".
Mais beaucoup de nos propositions ne figurent pas dans ce PDU :
1. Un principe strict de répartition de l'espace public au profit de sites propres pour les bus et de voies cyclables continues, afin de donner un vrai avantage aux solutions alternatives à l’automobile dans l'ensemble de notre agglomération; nous avons l’exemple de l’agglomération de Bordeaux qui s’est donnée comme objectif que plus aucune rue n’offre à la voiture plus de 50 % de sa largeur, stationnement compris.
2. Avec l’application de ce principe, les futurs Chronobus seraient en site propre et traverseraient l’agglomération de bout en bout en passant par les boulevards.
3. Nous proposons aussi de développer une filière bio-gaz pour avoir des bus bien moins polluants. Les bus dits "standards" ont des émissions par personne seulement 4 fois inférieures à la voiture, 2 fois inférieures au covoiturage et presque 5 fois supérieures au tram… Nous avons l’exemple d’Oslo où les déchets de 250 000 personnes font rouler 320 bus au bio-gaz, avec un taux neutre d'émissions en carbone, - 78% d'émissions d'oxyde d'azote et - 98% de particules fines. Nous aurions d'ailleurs souhaité que le projet de 3ème dépôt de bus soit prévu pour accueillir des bus au gaz, en anticipation d'une telle filière.
4. Nous proposons aussi la programmation d'un Réseau Express Vélo intégré dans le réseau structurant métropolitain, très qualitatif, sur 3 ou 4 axes dont au moins un circulaire à l'horizon 2015, et suivant aussi les projets de Trams et BHNS. Plus généralement, nous défendons un plan vélo global mieux précisé dans ce PDU avec un niveau d’engagement pour les axes majeurs comparable aux projets de TCSP.
5. Parmi nos priorités figure aussi un plan d'urgence pour généraliser les zones 30 et zones de rencontre, dans les quartiers d'habitation, zones de commerce ou proches des équipements publics soit 80% de notre voirie. Aujourd'hui, Toulouse Métropole réalise 25 km de zone 30 chaque année sur les 1600 nécessaires. A ce rythme, c'est 64 années qu'il faudrait pour atteindre l'objectif. L'enjeu se pose dans les mêmes termes pour l'ensemble de la grande agglomération. Les budgets correspondants devraient à notre avis être doublés tout en définissant des principes d’aménagement moins couteux.
6. Même priorité pour un plan d'urgence de mise en accessibilité des trottoirs pour les personnes handicapées, avec les financements qui vont avec. Il n'est pas acceptable de voir des personnes en fauteuil devoir se déplacer la plupart du temps sur la chaussée, pour ne parler que d'un seul type de handicap. Une ville comme Copenhague a depuis longtemps rendu ses trottoirs accessibles avec juste un peu de ciment pour lisser toutes les bordures basses.
7. La marche elle-même ne nous semble pas assez considérée dans ce PDU, avec un objectif de part modale qui n'évolue quasiment pas (de 23 à 24%). Pourtant, la piétonisation du centre de Toulouse apparaît plus ambitieuse aujourd’hui avec le projet Busquets. Les principes d’aménagement mis en œuvre pourraient être déclinés dans un « Plan Marche ».
8. Nous proposons aussi de réduire la vitesse sur le périphérique. Cette proposition peut encore s’articuler avec celle finalement retenue d’étudier une voie réservée en heure de pointe aux bus et aux covoitureurs.
La question du niveau de détail demandé à ce PDU a été posée. Pour nous, il est clair que des éléments de programmation, même s’ils ne sont pas obligatoires, sont nécessaires tant notre agglomération a du retard à rattraper. C’est le cas des fiches actions présentant les projets de TCSP. Il ne faut donc pas s’étonner que le public, les associations... demandent un même niveau de détail pour d’autres actions, dont le vélo.
Aujourd'hui, le vote sur le PDU est l’occasion de constater ensemble que notre agglomération a un grand problème de mobilité et du mal à respirer. Nous partageons le diagnostic et nous approuvons globalement la thérapie proposée. Mais les doses nous semblent trop faibles ou imprécises et tous les remèdes proposés ne se valent pas.
Bien plus que le rapport des commissaires enquêteurs dont les faiblesses ont été pointées, c'est l'évaluation environnementale de ce PDU qui nous préoccupe, ou encore le respect des objectifs de notre Plan Climat. Et nous ne partageons pas l'argumentation consistant à pointer les incertitudes des modélisations pour passer outre l’évaluation environnementale.
Réduire la part modale de la voiture à moins de 50% à l'horizon 2020 nous semble être le bon objectif pour ce PDU.
Notre abstention est une évolution positive par rapport à notre vote contre de 2011, marquant des améliorations nettes de ce PDU, mais pas suffisantes. Elle marque aussi notre volonté d'engagement pour améliorer encore et fortement la mobilité dans notre agglomération.
Mon intervention à cette occasion :
Nous sommes conscients de l'effort consenti pour ce PDU, en particulier en comparaison des autres agglomérations. Mais au regard d'autres investissements moins prioritaires prévus dans la même période, nous pensons que cet effort aurait pu être plus important, étant donné le retard de notre agglomération en matière de mobilité et aussi sa faible densité.
Ces derniers mois, nous, élus, militants écologistes, avons proposé des améliorations à ce PDU. Toutes n'en modifient pas l'équilibre général.
Les Chronobus sont une réponse à notre demande de plus de bus structurants, pour lesquels nous considérons cependant qu’un rythme de création de 2 ou 3 lignes par an serait nécessaire.
Le projet de boucle en tram passant par Matabiau se précise, même s'il reste à arbitrer avec une autre option associant tram et bhns.
Les prolongements des TCSP de l’Oncopole jusqu’à Croix de Pierre et du BHNS Ouest vers le centre de Toulouse sont aussi une bonne chose, même si nous nous interrogeons pour ce dernier projet sur la solution tram vu le nombre de passagers attendus.
Nous saluons aussi l'accord pour un Prolongement de la Ligne B en VAL mais regrettons que la mise à 52 m de la ligne A soit encore soumise à une "clause de revoyure".
Mais beaucoup de nos propositions ne figurent pas dans ce PDU :
1. Un principe strict de répartition de l'espace public au profit de sites propres pour les bus et de voies cyclables continues, afin de donner un vrai avantage aux solutions alternatives à l’automobile dans l'ensemble de notre agglomération; nous avons l’exemple de l’agglomération de Bordeaux qui s’est donnée comme objectif que plus aucune rue n’offre à la voiture plus de 50 % de sa largeur, stationnement compris.
2. Avec l’application de ce principe, les futurs Chronobus seraient en site propre et traverseraient l’agglomération de bout en bout en passant par les boulevards.
3. Nous proposons aussi de développer une filière bio-gaz pour avoir des bus bien moins polluants. Les bus dits "standards" ont des émissions par personne seulement 4 fois inférieures à la voiture, 2 fois inférieures au covoiturage et presque 5 fois supérieures au tram… Nous avons l’exemple d’Oslo où les déchets de 250 000 personnes font rouler 320 bus au bio-gaz, avec un taux neutre d'émissions en carbone, - 78% d'émissions d'oxyde d'azote et - 98% de particules fines. Nous aurions d'ailleurs souhaité que le projet de 3ème dépôt de bus soit prévu pour accueillir des bus au gaz, en anticipation d'une telle filière.
4. Nous proposons aussi la programmation d'un Réseau Express Vélo intégré dans le réseau structurant métropolitain, très qualitatif, sur 3 ou 4 axes dont au moins un circulaire à l'horizon 2015, et suivant aussi les projets de Trams et BHNS. Plus généralement, nous défendons un plan vélo global mieux précisé dans ce PDU avec un niveau d’engagement pour les axes majeurs comparable aux projets de TCSP.
5. Parmi nos priorités figure aussi un plan d'urgence pour généraliser les zones 30 et zones de rencontre, dans les quartiers d'habitation, zones de commerce ou proches des équipements publics soit 80% de notre voirie. Aujourd'hui, Toulouse Métropole réalise 25 km de zone 30 chaque année sur les 1600 nécessaires. A ce rythme, c'est 64 années qu'il faudrait pour atteindre l'objectif. L'enjeu se pose dans les mêmes termes pour l'ensemble de la grande agglomération. Les budgets correspondants devraient à notre avis être doublés tout en définissant des principes d’aménagement moins couteux.
6. Même priorité pour un plan d'urgence de mise en accessibilité des trottoirs pour les personnes handicapées, avec les financements qui vont avec. Il n'est pas acceptable de voir des personnes en fauteuil devoir se déplacer la plupart du temps sur la chaussée, pour ne parler que d'un seul type de handicap. Une ville comme Copenhague a depuis longtemps rendu ses trottoirs accessibles avec juste un peu de ciment pour lisser toutes les bordures basses.
7. La marche elle-même ne nous semble pas assez considérée dans ce PDU, avec un objectif de part modale qui n'évolue quasiment pas (de 23 à 24%). Pourtant, la piétonisation du centre de Toulouse apparaît plus ambitieuse aujourd’hui avec le projet Busquets. Les principes d’aménagement mis en œuvre pourraient être déclinés dans un « Plan Marche ».
8. Nous proposons aussi de réduire la vitesse sur le périphérique. Cette proposition peut encore s’articuler avec celle finalement retenue d’étudier une voie réservée en heure de pointe aux bus et aux covoitureurs.
La question du niveau de détail demandé à ce PDU a été posée. Pour nous, il est clair que des éléments de programmation, même s’ils ne sont pas obligatoires, sont nécessaires tant notre agglomération a du retard à rattraper. C’est le cas des fiches actions présentant les projets de TCSP. Il ne faut donc pas s’étonner que le public, les associations... demandent un même niveau de détail pour d’autres actions, dont le vélo.
Aujourd'hui, le vote sur le PDU est l’occasion de constater ensemble que notre agglomération a un grand problème de mobilité et du mal à respirer. Nous partageons le diagnostic et nous approuvons globalement la thérapie proposée. Mais les doses nous semblent trop faibles ou imprécises et tous les remèdes proposés ne se valent pas.
Bien plus que le rapport des commissaires enquêteurs dont les faiblesses ont été pointées, c'est l'évaluation environnementale de ce PDU qui nous préoccupe, ou encore le respect des objectifs de notre Plan Climat. Et nous ne partageons pas l'argumentation consistant à pointer les incertitudes des modélisations pour passer outre l’évaluation environnementale.
Réduire la part modale de la voiture à moins de 50% à l'horizon 2020 nous semble être le bon objectif pour ce PDU.
Notre abstention est une évolution positive par rapport à notre vote contre de 2011, marquant des améliorations nettes de ce PDU, mais pas suffisantes. Elle marque aussi notre volonté d'engagement pour améliorer encore et fortement la mobilité dans notre agglomération.
mardi 9 octobre 2012
EELV s'abstiendra au vote du PDU au prochain conseil syndical de Tisséo.
Retour sur notre conférence de presse sur le Plan de Déplacements Urbains dans la grande agglomération toulousaine.
La vidéo ici : http://www.dailymotion.com/video/xu8nro_transport-eelv-s-abstiendra-au-vote-du-pdu-toulouse_news
lundi 7 mai 2012
Fin d'élection présidentielle. Retour à la réalité ?
Les écologistes ont choisi de participer à l'élection présidentielle, parce que eux seuls pouvaient porter la nécessité de repenser la croissance, l'emploi, de partager nos ressources finies et notre temps de travail dans un contexte de crise à la fois écologique, sociale, financière, morale...
Une majorité de Français a d'abord voulu éjecter Nicolas Sarkozy et le vote "utile" a fonctionné à plein au 1er tour. Cette dynamique était sans doutes nécessaire pour une victoire finale de la gauche moins large que prévu, dans une France sociologiquement éclatée, plus que jamais tentée par le replis sur elle-même.
Les principaux médias ont ainsi décidé de jouer le 2nd tour dès le 1er et ont érigé l'iniquité des temps de parole en règle pour que les "petits" candidats ne puissent pas présenter l'ensemble de leur projet.
Dans ce contexte, la thématique écologique a été sous-traitée, maltraitée pendant cette campagne, malgré toute l'énergie et le courage déployée par Eva Joly et les militants d'EELV.
Aujourd'hui, saluons l'élection d'un nouveau président assurément plein de qualités (homme d'état, tenace, pragmatique, plein d'humour...). Mais François Hollande n'est assurément pas un écologiste…
La lutte contre le réchauffement climatique, contre l'empoisonnement de l'air, de l'eau et des sols, la réduction de notre addiction au pétrole et au nucléaire, la création de centaines de milliers d'emplois utiles, durables et non délocalisables… toutes ses priorités ne peuvent pas se résumer à quelques mesures "green washing".
Il est temps de redonner à l'écologie un poids politique comparable à celui obtenu aux dernières élections européennes et régionales. Les élections législatives vont être cruciales pour cela. Nous devons avoir un nombre de députés écologistes conséquent pour que soient enfin mises en pratique les idées que nous sommes les seuls à défendre depuis plus de 30 ans.
lundi 23 avril 2012
Bilan du premier tour des présidentielles 2012
Retour tardif du bureau de vote que j'ai présidé. Toujours schizophrénique de démarrer un dépouillement avec des résultats sur son mobile...
Jusqu'au bout, Sarkozy aura cherché à diviser les Français pour occulter ses échecs et son indécence, et fait le jeu de l'extrême droite. Sarkozy + Dupont-Aignan + Le Pen font quand même 47%. Pas rassurant... Mais une grande majorité de Français veut dégager Sarkozy et s'y est employée lors de ce premier tour. L'écologie a été la grande oubliée (pour ne pas dire censurée) de la campagne. Mais il reste le second tour et surtout les législatives avant de faire un bilan complet.
Jusqu'au bout, Sarkozy aura cherché à diviser les Français pour occulter ses échecs et son indécence, et fait le jeu de l'extrême droite. Sarkozy + Dupont-Aignan + Le Pen font quand même 47%. Pas rassurant... Mais une grande majorité de Français veut dégager Sarkozy et s'y est employée lors de ce premier tour. L'écologie a été la grande oubliée (pour ne pas dire censurée) de la campagne. Mais il reste le second tour et surtout les législatives avant de faire un bilan complet.
vendredi 9 mars 2012
Désinformation
A propos de la chronique de Stéphane Leneuf ce matin sur France Inter traitant de la difficulté pour les écolos de se faire entendre pendant les présidentielles. Marre de ces médias qui nous boycottent ou nous dénigrent et disent ensuite que nous sommes inaudibles ! Ces mêmes qui s'attendrissent de l'absence de démocratie en Russie... Indépendamment du fait que les médias ont décidé, pour un camp ou l'autre, de jouer le 2ème tour tout de suite en éliminant le 1er tour au profit de sondages instrumentalisés, le problème est que la plupart des journalistes n'arrivent pas à entendre des arguments qui sortent de leur cadre intellectuel au premier rang desquels la fin du dogme de la croissance (infinie dans un monde fini - cherchez l'erreur).
Le projet écologiste sort du cadre rassurant, du confort intellectuel dans lequel nos "classes" dirigeantes veulent encore nous faire baigner le temps de 2 élections. Il prend en compte la crise écologique globale dont l'urgence climatique, l'arrêt de la croissance, la fin de nos emplois industriels liés à un modèle dépassé...
Il reste moins de 2 mois pour que les vrais sujets soient enfin abordés. Il est encore temps pour les journalistes de faire leur travail et sortir de ce contexte de désinformation généralisée, malgré les fortes pressions qu'ils subissent. C'est leur responsabilité.
lundi 2 janvier 2012
Nothing to lose in 2012 !
Bonne et heureuse année à toutes et tous. L'année 2012 sera certainement pleine de rebondissements. L'occasion de porter plus haut l'écologie.
Souhaitons qu'en temps de crise globale, les remises en question soient enfin radicales et que les actions soient enfin au niveau des enjeux. Souhaitons que l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers et les jeux de pouvoir. Souhaitons que le fondamental prime sur le subalterne.
L'impasse politique, économique et idéologique des partis au pouvoir nous donne une responsabilité. Nous seuls, écologistes, avons saisi la nécessité de remettre en question le dogme de la croissance et de trouver d'autres leviers pour mieux vivre ensemble.
Partage, courage, sobriété, créativité… A nous de tracer, donner à voir les nouvelles pistes.
A nous aussi d'être exemplaires. La re-création d'un mouvement politique n'est pas une affaire simple. Les mauvaises habitudes prises dans l'ancien parti "Les Verts" sont encore présentes et de nombreux nouveaux militants ne s'y retrouvent pas.
Mais en positif, la désignation de notre candidate aux présidentielles a servi notre crédibilité par la qualité et la richesse des débats et un résultat clair.
Toute notre énergie doit être dirigée vers la campagne électorale et au service de la stratégie élaborée par l'équipe de campagne, selon le rythme qu'elle aura défini. Il va nous falloir parler toutes et tous d'une seule voix pour donner une forte résonance à notre projet, aux thématiques qui doivent se succéder sans se mélanger.
Dans cet immense jeux collaboratif, nous gagnerons ou perdrons ensemble. La vie, l'humanité, sont fragiles (l'homme moderne n'a que 100 000 ans…) mais ont aussi des ressources insoupçonnées. Notre contribution individuelle ou collective ne peut pas être évaluée... C'est surtout par l'exemplarité des comportements que nous pouvons espérer inverser nos tendances destructrices. Nous n'avons pas d'autre choix que d'être optimistes, patients et de relativiser.
Alors, nothing to lose in 2012 !
Souhaitons qu'en temps de crise globale, les remises en question soient enfin radicales et que les actions soient enfin au niveau des enjeux. Souhaitons que l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers et les jeux de pouvoir. Souhaitons que le fondamental prime sur le subalterne.
L'impasse politique, économique et idéologique des partis au pouvoir nous donne une responsabilité. Nous seuls, écologistes, avons saisi la nécessité de remettre en question le dogme de la croissance et de trouver d'autres leviers pour mieux vivre ensemble.
Partage, courage, sobriété, créativité… A nous de tracer, donner à voir les nouvelles pistes.
A nous aussi d'être exemplaires. La re-création d'un mouvement politique n'est pas une affaire simple. Les mauvaises habitudes prises dans l'ancien parti "Les Verts" sont encore présentes et de nombreux nouveaux militants ne s'y retrouvent pas.
Mais en positif, la désignation de notre candidate aux présidentielles a servi notre crédibilité par la qualité et la richesse des débats et un résultat clair.
Toute notre énergie doit être dirigée vers la campagne électorale et au service de la stratégie élaborée par l'équipe de campagne, selon le rythme qu'elle aura défini. Il va nous falloir parler toutes et tous d'une seule voix pour donner une forte résonance à notre projet, aux thématiques qui doivent se succéder sans se mélanger.
Dans cet immense jeux collaboratif, nous gagnerons ou perdrons ensemble. La vie, l'humanité, sont fragiles (l'homme moderne n'a que 100 000 ans…) mais ont aussi des ressources insoupçonnées. Notre contribution individuelle ou collective ne peut pas être évaluée... C'est surtout par l'exemplarité des comportements que nous pouvons espérer inverser nos tendances destructrices. Nous n'avons pas d'autre choix que d'être optimistes, patients et de relativiser.
Alors, nothing to lose in 2012 !
vendredi 16 décembre 2011
Du pain et des jeux, en économisant sur le pain…
Mon intervention en conseil municipal aujourd'hui, à propos d'une délibération traitant de l'adhésion de Toulouse à une association des villes d'accueil de l'Euro de foot 2016.
Nous trouvons intéressant que les villes qui accueilleront l’Euro se regroupent en association, ne serait-ce que pour défendre leurs intérêts face à l’UEFA.
Mais les élus écologistes vont cependant s’abstenir sur cette délibération, déjà parce que nous n’avons pas d’élément budgétaire sur cette adhésion.
Nous continuons de contester le cahier des charges de l’UEFA, qui impose de nouvelles normes pour les stades, et nous impose 60 millions de travaux pour un gain de 4000 places, dans un contexte d’endettement et de réduction des moyens des collectivités et aussi de crise sociale et environnementale. Remarquons que la Ville de NANCY vient de jeter l’éponge.
Et que dire de la proposition faite par nos collègues de Toulouse Métropole d’un grand Stade de 400 millions d’euros ?
J’ai l’impression que ce qui est proposé, c’est "du pain et des jeux, en économisant sur le pain…"
Au détriment de quels projets, de quelles politiques trouverions-nous ces 400 M € ? Le logement ? Les transports ? La réfection des écoles ? Les crèches ? La réduction de notre facture énergétiques et de nos émissions en Gaz à Effet de Serre ?
Il y a tant à faire, alors que de plus en plus de nos concitoyens sont confrontés à la précarité…
Un match de rugby ou de foot de temps en temps, très bien, beau spectacle, pour oublier le quotidien !
Mais la priorité, c’est le vivre ensemble, au quotidien justement, et aussi pour les générations qui viennent.
Nous trouvons intéressant que les villes qui accueilleront l’Euro se regroupent en association, ne serait-ce que pour défendre leurs intérêts face à l’UEFA.
Mais les élus écologistes vont cependant s’abstenir sur cette délibération, déjà parce que nous n’avons pas d’élément budgétaire sur cette adhésion.
Nous continuons de contester le cahier des charges de l’UEFA, qui impose de nouvelles normes pour les stades, et nous impose 60 millions de travaux pour un gain de 4000 places, dans un contexte d’endettement et de réduction des moyens des collectivités et aussi de crise sociale et environnementale. Remarquons que la Ville de NANCY vient de jeter l’éponge.
Et que dire de la proposition faite par nos collègues de Toulouse Métropole d’un grand Stade de 400 millions d’euros ?
J’ai l’impression que ce qui est proposé, c’est "du pain et des jeux, en économisant sur le pain…"
Au détriment de quels projets, de quelles politiques trouverions-nous ces 400 M € ? Le logement ? Les transports ? La réfection des écoles ? Les crèches ? La réduction de notre facture énergétiques et de nos émissions en Gaz à Effet de Serre ?
Il y a tant à faire, alors que de plus en plus de nos concitoyens sont confrontés à la précarité…
Un match de rugby ou de foot de temps en temps, très bien, beau spectacle, pour oublier le quotidien !
Mais la priorité, c’est le vivre ensemble, au quotidien justement, et aussi pour les générations qui viennent.
mardi 29 novembre 2011
Les tendances ne sont plus tendance.
La désignation de nos candidat(e)s aux élections législatives se fera :
- par 2 votes consultatifs (l'un sur des personnes, l'autre sur des listes reflétant nos tendances ou courants)
- suivis par un ajustement orchestrée par notre instance législative régionale, le CPR, pour établir la parité hommes/femmes,
- et enfin arrêtée au niveau national par notre Conseil Fédéral, sur la base de scénarios censés prendre en compte les 2 votes consultatifs.
Je suis personnellement choqué que les courants soient pris en compte dans ce scrutin, même de manière consultative.
Il aurait été plus simple et plus démocratique de supprimer ce scrutin de listes constituées à la va-vite. Nos CPR et notre Conseil Fédéral n'auraient eu qu'à valider le choix des militants. Les ajustements n'auraient été alors possibles que pour faire respecter la parité hommes/femmes.
Si comme moi, vous êtes contre le fonctionnement d'EELV en tendances, je vous invite à ne vous prononcer pour aucune des listes qui vous sont proposées à l'occasion de la consultation pour les législatives.
Les sensibilités nationales ont perduré tout au long de l’existence des Verts et sont l'une des causes de du faible développement du parti. Bien sûr, chacun est libre de passer du temps avec qui il veut... Et je trouve normal et souhaitable que chacun se détermine sur des motions d'orientation politique lors de nos AG nationales tous les 3 ans.
Mais c'est la prise en compte de ces tendances dans notre fonctionnement démocratique "quotidien" que je combats. Je trouve contreproductif de structurer notre fonctionnement pendant 3 ans sur la base des résultats du 1er tour de ces AG. D'autant que le 2ème tour à donné un score de plus de 90% à la motion de synthèse...
Les clivages passés (plus ou moins à gauche, plus ou moins environnementaliste, pour simplifier) ne sont plus clairs aujourd'hui. Il me semble qu'il y a consensus entre nous sur l'imbrication des thématiques environnementalistes et sociales. La composante Altermondialiste de la gauche n'est pas non plus distincte de ce que portent les écologistes, c'est à dire le retour d'une vraie régulation des états et aussi à une démocratie libérée des pouvoirs de l'argent.
Dans tout ça, je ne vois pas matière à créer du clivage entre nous, sinon pour des stratégies de pouvoir.
Les parcours sinueux de nos figures, ou encore les revirements d'alliances entre les courants eux-mêmes, démontrent l'inconsistance politique de ces tendances à 10 000 lieux de la "politique autrement".
Certains pensent que la moins mauvaise des solution est d'intégrer ces courants dans notre fonctionnement démocratique... La moins mauvaise des solutions serait donc de mener des pseudo-débats politiques et d'ordonnancer des listes de noms en petits comités, listes appuyées sur ces pseudo-débats… Tout ça pour masquer les oppositions de personnes ? Nous voyons le résultat et la réputation que les Verts se sont forgée en la matière : "2 Verts = 2 tendances…"
L'expression "scrutin uninominal" semble être un gros mot pour certains. Mais il ne s'agit ni plus ni moins que de désigner des personnes. C'est à mon sens autrement plus transparent. A propos du respect des minorités, pour qu'il y ait minorité, il faut un vrai clivage idéologique. Comme déjà dit, ce n'est plus le cas aujourd'hui.
La différence d'appréciation sur l'accord EELV-PS est un clivage stratégique, pour lequel bon nombres de militants se réservent la possibilité de changer d'avis en fonction des assurances que nous aurons de pouvoir agir au sein d'une coalition, du respect de ses engagements par le PS...
Selon Cécile Duflot elle-même « Ce n’est pas un accord gouvernemental mais un pacte de coalition majoritaire parlementaire ». Il n'est donc pas opportun de créer des clivage à l'occasion de ce scrutin de liste national, puisque les militants n'ont pas encore tous les éléments pour se prononcer.
Est-ce à dire que tous ces militants changeraient de tendance en changeant d'avis sur le niveau de confiance à accorder au PS, puis à nouveau sur un autre sujet ?
Le problème essentiel, c'est que nous voulons calquer notre fonctionnement interne sur ce que nous voulons pour notre pays. Introduire une dose de proportionnelle en France serait assurément un progrès pour la démocratie, avec aussi l'inconvénient de légitimer encore le FN (mais c'est un autre débat). Mais les opinions sont bien plus diverses en France qu'au sein d'EELV, et heureusement... Il est temps pour nous d'assumer de choisir des personnes autrement que dans le cadre d'un scrutin consultatif retravaillé ensuite au niveau national. Ce serait un signe de maturité collective, d'avancée démocratique et de confiance donnée aux militants.
L'urgence écologique et sociale est là et il n'est plus acceptable de continuer à perdre notre énergie en jeux d'écurie et de pouvoir.
Les courants existeront encore la semaine prochaine. Mais à chacun de choisir l'importance qu'on veut leur donner. Voter, c'est à l'évidence leur donner de l'importance.
Le plus simple serait donc de ne pas participer à ce vote, à mon avis très éloigné d'un bon fonctionnement démocratique.
- par 2 votes consultatifs (l'un sur des personnes, l'autre sur des listes reflétant nos tendances ou courants)
- suivis par un ajustement orchestrée par notre instance législative régionale, le CPR, pour établir la parité hommes/femmes,
- et enfin arrêtée au niveau national par notre Conseil Fédéral, sur la base de scénarios censés prendre en compte les 2 votes consultatifs.
Je suis personnellement choqué que les courants soient pris en compte dans ce scrutin, même de manière consultative.
Il aurait été plus simple et plus démocratique de supprimer ce scrutin de listes constituées à la va-vite. Nos CPR et notre Conseil Fédéral n'auraient eu qu'à valider le choix des militants. Les ajustements n'auraient été alors possibles que pour faire respecter la parité hommes/femmes.
Si comme moi, vous êtes contre le fonctionnement d'EELV en tendances, je vous invite à ne vous prononcer pour aucune des listes qui vous sont proposées à l'occasion de la consultation pour les législatives.
Les sensibilités nationales ont perduré tout au long de l’existence des Verts et sont l'une des causes de du faible développement du parti. Bien sûr, chacun est libre de passer du temps avec qui il veut... Et je trouve normal et souhaitable que chacun se détermine sur des motions d'orientation politique lors de nos AG nationales tous les 3 ans.
Mais c'est la prise en compte de ces tendances dans notre fonctionnement démocratique "quotidien" que je combats. Je trouve contreproductif de structurer notre fonctionnement pendant 3 ans sur la base des résultats du 1er tour de ces AG. D'autant que le 2ème tour à donné un score de plus de 90% à la motion de synthèse...
Les clivages passés (plus ou moins à gauche, plus ou moins environnementaliste, pour simplifier) ne sont plus clairs aujourd'hui. Il me semble qu'il y a consensus entre nous sur l'imbrication des thématiques environnementalistes et sociales. La composante Altermondialiste de la gauche n'est pas non plus distincte de ce que portent les écologistes, c'est à dire le retour d'une vraie régulation des états et aussi à une démocratie libérée des pouvoirs de l'argent.
Dans tout ça, je ne vois pas matière à créer du clivage entre nous, sinon pour des stratégies de pouvoir.
Les parcours sinueux de nos figures, ou encore les revirements d'alliances entre les courants eux-mêmes, démontrent l'inconsistance politique de ces tendances à 10 000 lieux de la "politique autrement".
Certains pensent que la moins mauvaise des solution est d'intégrer ces courants dans notre fonctionnement démocratique... La moins mauvaise des solutions serait donc de mener des pseudo-débats politiques et d'ordonnancer des listes de noms en petits comités, listes appuyées sur ces pseudo-débats… Tout ça pour masquer les oppositions de personnes ? Nous voyons le résultat et la réputation que les Verts se sont forgée en la matière : "2 Verts = 2 tendances…"
L'expression "scrutin uninominal" semble être un gros mot pour certains. Mais il ne s'agit ni plus ni moins que de désigner des personnes. C'est à mon sens autrement plus transparent. A propos du respect des minorités, pour qu'il y ait minorité, il faut un vrai clivage idéologique. Comme déjà dit, ce n'est plus le cas aujourd'hui.
La différence d'appréciation sur l'accord EELV-PS est un clivage stratégique, pour lequel bon nombres de militants se réservent la possibilité de changer d'avis en fonction des assurances que nous aurons de pouvoir agir au sein d'une coalition, du respect de ses engagements par le PS...
Selon Cécile Duflot elle-même « Ce n’est pas un accord gouvernemental mais un pacte de coalition majoritaire parlementaire ». Il n'est donc pas opportun de créer des clivage à l'occasion de ce scrutin de liste national, puisque les militants n'ont pas encore tous les éléments pour se prononcer.
Est-ce à dire que tous ces militants changeraient de tendance en changeant d'avis sur le niveau de confiance à accorder au PS, puis à nouveau sur un autre sujet ?
Le problème essentiel, c'est que nous voulons calquer notre fonctionnement interne sur ce que nous voulons pour notre pays. Introduire une dose de proportionnelle en France serait assurément un progrès pour la démocratie, avec aussi l'inconvénient de légitimer encore le FN (mais c'est un autre débat). Mais les opinions sont bien plus diverses en France qu'au sein d'EELV, et heureusement... Il est temps pour nous d'assumer de choisir des personnes autrement que dans le cadre d'un scrutin consultatif retravaillé ensuite au niveau national. Ce serait un signe de maturité collective, d'avancée démocratique et de confiance donnée aux militants.
L'urgence écologique et sociale est là et il n'est plus acceptable de continuer à perdre notre énergie en jeux d'écurie et de pouvoir.
Les courants existeront encore la semaine prochaine. Mais à chacun de choisir l'importance qu'on veut leur donner. Voter, c'est à l'évidence leur donner de l'importance.
Le plus simple serait donc de ne pas participer à ce vote, à mon avis très éloigné d'un bon fonctionnement démocratique.
lundi 28 novembre 2011
Il est temps...
La crise financière n'a jusqu'à présent accouché que d'une gigantesque farce médiatique. Partition bien écrite entre les méchantes agences de notation qui notent, dégradent et le gentil chef d'état contraint de démanteler les services publics pour garder notre triple A, sauver l'Euro, les banques, faisant la morale à ses amis financiers et continuant à discrètement les enrichir.
Cette vaste supercherie vise bien sûr la conservation du pouvoir, mais le fait que l'ensemble de la classe politique (à part quelques exceptions écologistes) se prête à ce jeux mérite une autre explication : l'impasse idéologique existant à droite comme à gauche.
Essayons de répondre à des questions simples :
Qu'est-ce qui affole les marchés boursiers ? La perte de confiance, ébranlée par la croissances qui ralentit et même s'inverse.
Quels ont été les moteurs de la croissance ?
- l'énergie bon marché, abondante. C'est fini. Malgré les guerres post coloniales qui perdurent en Afrique et en Asie, le pétrole se fait de plus en plus rare et la demande continue d'augmenter. Et la contrainte de nos émissions en Gaz à Effet de Serre se fait plus pressante... Le nucléaire aurait pu être un moteur de croissance intéressant (en tous cas pour la France), avec de nombreuses opportunités, par exemple en Libye... Patatra! Fukushima! Ce sont toutes les aberrations de la filière nucléaire qui sont désormais médiatisées : les déchets dont nous ne savons que faire, le fait que nous ne sachions pas démanteler les centrales et j'en passe...
- la mondialisation des échanges, modèle de production et consommation de biens en masse, tirant bénéfice du différentiel entre le niveau de vie du consommateur et l'exploitation de la main d'œuvre des pays émergents. Ce modèle ne régresse pas, mais créateur de croissance au début, il provoque aujourd'hui la récession dans nos pays en générant des délocalisations massives, du chômage et une baisse du pouvoir d'achat. Le trader a raison. Plus grand chose à gagner en Occident. Ça se passe en Asie du sud-est. Mais il n'est pas sûr que la Chine puisse se passer de ses clients occidentaux...
- le crédit. Il a servi, pour les états, les collectivités, à continuer à fonctionner et à remettre au mandat suivant les questions qui fâchent. La question n'est plus de savoir s'il est possible de revenir à un taux d'endettement ne dépassant pas annuellement 3% de notre PIB, mais de savoir si un endettement cumulé avoisinant les 100% du PIB est acceptable, compatible avec les principes du Développement Durable. Est-il concevable de continuer à nous endetter, de léguer aux générations suivantes notre dette (en plus d'autres problèmes...), dans un monde limité en ressources et malade de nos excès ?
En résumé, nous avons collectivement réussi à faire l'autruche pendant les dernières décennies, en vivant au-dessus de nos moyens grâce aux rapines post-coloniales, l'exploitation de la main d'oeuvre d'autres pays et à des produits financiers imaginés par de jeunes matheux pays à prix d'or par les banques et plus proches du jeu vidéo que de la réalité économique des entreprises ou des états.
Il se dit qu'un tel produit financier est lancé si un seul membre du conseil d'administration de la banque en comprend à peu près le fonctionnement...
Il est temps de changer radicalement de modèle. La croissance du PIB ne peut plus être l'objectif. Parce que cette vision, en oubliant que notre monde est limité en ressources, ne peut être que destructrice. Mais aussi parce que ce modèle va s'arrêter de lui-même faute de carburant !
Il est temps, il est urgent d'anticiper et d'inventer une société plus égale, partageuse des ressources et du temps, sobre, non prédatrice, mieux régulée, libérée de la loterie financière, en partie relocalisée... Et pour plus de détails, consultons et surtout, enrichissons le projet d'EELV !
Cette vaste supercherie vise bien sûr la conservation du pouvoir, mais le fait que l'ensemble de la classe politique (à part quelques exceptions écologistes) se prête à ce jeux mérite une autre explication : l'impasse idéologique existant à droite comme à gauche.
Essayons de répondre à des questions simples :
Qu'est-ce qui affole les marchés boursiers ? La perte de confiance, ébranlée par la croissances qui ralentit et même s'inverse.
Quels ont été les moteurs de la croissance ?
- l'énergie bon marché, abondante. C'est fini. Malgré les guerres post coloniales qui perdurent en Afrique et en Asie, le pétrole se fait de plus en plus rare et la demande continue d'augmenter. Et la contrainte de nos émissions en Gaz à Effet de Serre se fait plus pressante... Le nucléaire aurait pu être un moteur de croissance intéressant (en tous cas pour la France), avec de nombreuses opportunités, par exemple en Libye... Patatra! Fukushima! Ce sont toutes les aberrations de la filière nucléaire qui sont désormais médiatisées : les déchets dont nous ne savons que faire, le fait que nous ne sachions pas démanteler les centrales et j'en passe...
- la mondialisation des échanges, modèle de production et consommation de biens en masse, tirant bénéfice du différentiel entre le niveau de vie du consommateur et l'exploitation de la main d'œuvre des pays émergents. Ce modèle ne régresse pas, mais créateur de croissance au début, il provoque aujourd'hui la récession dans nos pays en générant des délocalisations massives, du chômage et une baisse du pouvoir d'achat. Le trader a raison. Plus grand chose à gagner en Occident. Ça se passe en Asie du sud-est. Mais il n'est pas sûr que la Chine puisse se passer de ses clients occidentaux...
- le crédit. Il a servi, pour les états, les collectivités, à continuer à fonctionner et à remettre au mandat suivant les questions qui fâchent. La question n'est plus de savoir s'il est possible de revenir à un taux d'endettement ne dépassant pas annuellement 3% de notre PIB, mais de savoir si un endettement cumulé avoisinant les 100% du PIB est acceptable, compatible avec les principes du Développement Durable. Est-il concevable de continuer à nous endetter, de léguer aux générations suivantes notre dette (en plus d'autres problèmes...), dans un monde limité en ressources et malade de nos excès ?
En résumé, nous avons collectivement réussi à faire l'autruche pendant les dernières décennies, en vivant au-dessus de nos moyens grâce aux rapines post-coloniales, l'exploitation de la main d'oeuvre d'autres pays et à des produits financiers imaginés par de jeunes matheux pays à prix d'or par les banques et plus proches du jeu vidéo que de la réalité économique des entreprises ou des états.
Il se dit qu'un tel produit financier est lancé si un seul membre du conseil d'administration de la banque en comprend à peu près le fonctionnement...
Il est temps de changer radicalement de modèle. La croissance du PIB ne peut plus être l'objectif. Parce que cette vision, en oubliant que notre monde est limité en ressources, ne peut être que destructrice. Mais aussi parce que ce modèle va s'arrêter de lui-même faute de carburant !
Il est temps, il est urgent d'anticiper et d'inventer une société plus égale, partageuse des ressources et du temps, sobre, non prédatrice, mieux régulée, libérée de la loterie financière, en partie relocalisée... Et pour plus de détails, consultons et surtout, enrichissons le projet d'EELV !
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