Affichage des articles dont le libellé est Economie - Social. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Economie - Social. Afficher tous les articles

jeudi 4 septembre 2014

Croissance : la grande illusion

Croissance ou décroissance ? Pourquoi nous poser la question puisque de toute façon, la croissance s’arrête (du moins dans les pays “développés”). J’ai récemment eu un échange “contradictoire” avec un prof d’économie sur le sujet. A l’écouter, l’économie peut presque se résumer à la recherche de la croissance…

La suite ici : http://www.lejournaltoulousain.fr/opinions/croissance-la-grande-illusion-34064


jeudi 19 juin 2014

Apéro politique de Radio Axe Sud

Podcast de "L'Apéro politique" de Radio Axe Sud : https://soundcloud.com/radio-axe-sud/lapero-politique-du-19-juin-2014-sur-radio-axe-sud?in=philippe-goirand/sets/velo

Menu : 2 débats - "La fin du bipartisme" avec Philippe Goirand (Nouvelle Donne) et Francis Manaud (Debout la République). Quelques thèmes lors de ce débat : renouveau de la politique, 6ème république, FN, cumul des mandats... et bien sûr Nouvelle Donne .

mardi 29 avril 2014

Nouvelle Donne à Toulouse.

Salle du Sénéchal comble hier soir pour la réunion Nouvelle Donne Midi-Pyrénées en vue des élections européennes du 25 mai. L'occasion d'un échange à battons rompus entre nos candidats, Joseph Boussion, Sylvie Justome, Dominique Saitta, Sophie Touzeris...

Fier de nos idées et de nos candidats : www.nouvelledonne.fr


mardi 22 avril 2014

Carlos Ghosn, petit roi de la petite reine ?

«Réduire la vitesse de 10 km/h créerait 100 000 chômeurs de plus», voilà ce qu'on lit dans cet article de Libé... : http://www.liberation.fr/societe/2014/04/22/bataille-de-chiffres-autour-des-limitations-de-vitesse_1002200

J’aimerais bien connaître le détail de ce calcul. D'autant qu'on nous explique plus loin - et là, c’est autrement plus plausible - que le passage d'une limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur route épargnerait chaque année 450 vies. Toutes ces vies sauvées et ces milliers de blessés évités équivaudraient donc à 100 000 emplois ? Et de quels emplois parle-t-on ? D’emplois seulement justifiés pour panser les plaies de la route ? Des emplois publics, donc. Il m'avait semblé entendre que nous avions trop de fonctionnaires…

A moins que ces gens insinuent que la baisse de la vitesse automobile serait la cause de la diminution des emplois dans la filière automobile… Bizarre, quand on sait que la production française a chuté de 30% entre 2002 et 2008, sans baisse des limitations de vitesse !

Et quand on lit plus loin que «La route rapporte 37 milliards d’euros par an à l’Etat, notamment par les taxes sur les carburants, mais il ne dépense que 17 milliards pour la route.»… Et pour soigner les blessés, les malades de la pollutions, l’état dépense combien ?

Un autre chiffre me semble autrement plus sérieux. Un cycliste fait économiser à la collectivité 1000 € par an, parce qu'il ne pollue pas, coûte autrement moins cher en infrastructures, nous garde en meilleure santé et entretient notre pouvoir d'achat... Alors, quand Carlos Ghosn va-t-il enfin se décider à fabriquer des vélos ? ;-)

vendredi 21 mars 2014

L’écologie, ce n’est pas la surenchère, c’est la sobriété et l’efficacité (intervention au meeting de Pierre Cohen le 20-03-14.

(Question : Philippe Goirand, vous étiez en 2008 candidat au nom des écologistes, au-jourd’hui vous êtes toujours au coté de Pierre Cohen et j’imagine toujours écologiste ?)


Pas de changements, donc…
Je pourrais vous parler de mon rapport à la croissance (compliqué), de mon alimentation (bio), de mes déplacements (à vélo)…

Mais l’important si on est écologiste, c’est surtout de concrétiser ces idées. Et de ce point de vue, je ne me suis jamais autant senti écolo que dans la majorité municipale. Et en termes de concrétisation, multiplier le nombre de cycliste par 2 en 6 ans, ce n’est pas rien !

Si je suis avec vous, c’est que ce bilan, nous le partageons ensemble avec Pierre Cohen.


Et nous partageons un projet :
- 120 km de sites protégés pour les transports collectifs, 200 km de voies cyclables ;
- Continuer la piétonisation, faire émerger des éco-quartiers ;
- Encore plus de bio dans les cantines et dans les repas que nous allons distribuer ;
- Développement des jardins partagés ;
- Réhabilitation thermique de 2000 logements par an…

L’écologie, ce n’est pas un cours de morale, c’est un travail de conviction, d’écoute, de compromis.
L’écologie, ce n’est pas la surenchère, c’est la sobriété et l’efficacité.
L’écologie, c’est le vivre ensemble au présent et au futur.

A vous de me dire si je suis écologiste.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que notre projet est écologiste.


mercredi 19 mars 2014

Croissance, décroissance ou entre les deux ?

Peut-être n'est-il plus nécessaire de se poser la question puisque de toutes façons, la croissance s'arrête (du moins dans les pays "développés") et c'est tant mieux pour notre planète et nos ressources. Ayant repris des études pour préparer les concours administratifs, j'ai d'ailleurs eu un échange "contradictoire" avec un prof d'économie, qui, comme la plupart de ses collègues, a intégré la croissance dans son dogme. Il cherche juste à l'améliorer en travaillant à évaluer tout ce qui peut l'être pour que la croissance intègre plus facilement des indicateurs de développement humain ou environnemental.

Mais difficile de discuter sur le fait que parler croissance, c'est forcément parler d'expansion dans un monde fini en ressources énergétiques, donc de prédation et d'exploitation d'une partie de la population par rapport à une autre, donc de vision intégrant l'injustice et la violence. J'ai adhéré à Nouvelle Donne parce que ce nouveau parti part du postulat de la fin de la croissance et cherche à développer des propositions réalistes pour plus d'emplois, de partage, d'écologie...

Ça ne me pose d'ailleurs pas de problème d'être sur la liste Pierre Cohen 2014 avec de nombreux socialistes, communistes... parce que nous sommes sur un enjeu local de vivre ensemble, de transport, de logement, d'éducation... qui dépasse ce débat de la croissance. Et l'échange avec des militants du PS et même du PC (des jeunes militants) m'a montré que la question d'une croissance "infinie" dans un monde fini les interpelait...

Reconnaissons aussi que jusqu'à présent, les écologistes ont autant "séché" que les autres pour développer l'emploi. On ne résoudra pas tout avec la rénovation thermique des bâtiments et l'économie sociale et solidaire... C'est donc une réflexion partagée par tous qui doit nous amener à diversifier toutes  les possibilités de création d'emplois et sur le sujet, les propositions de la liste conduite par Pierre Cohen me semblent couvrir le champ le plus large : http://www.pierrecohen2014.fr/nos-engagements/lapuissance-publique-impulse-federe-protege/le-défi-de-l’emploi-et-du-développement .

vendredi 10 janvier 2014

Bus hybride Inova et centre de tri et de production de biogaz Trifyl

Hier, visite dans le Tarn des société Safra et du syndicat Trifyl avec une délégation de Tisséo : mes collègues élus de la commission Energie de Tisséo Denis Bacou et Bernard Marquié, ainsi que les cadres dirigeants. Au programme, le bus Inova très innovant en matière de consommation et de réduction des pollutions et le centre de tri et de production de biogaz Trifyl.


La société Safra est installée en banlieue d'Albi. Elle a conçu le bus Inova qui combine 3 motorisations : hydraulique, électrique et diesel. Le design et l'espace intérieur très réussi complètent le tableau.

Objectif : une consommation et des émissions de CO2 presque divisées par 3. J'espère que nous pourrons expérimenter prochainement ce bus à Toulouse.

bus Inova Safra Albi


intérieur bus Inova Safra Albi

bus Inova Safra Albi

biogaz issu de déchets produit par Trifyl
Départ ensuite à proximité de Graulhet pour visiter le centre de tri Trifyl, qui valorise les déchets du Tarn et de l'Aveyron en produisant du biogaz (ou bio méthane) avec la technique du bioréacteur.

1 tonne de déchets permet de produire 50 m3 de biogaz et Trifyl traite 180 000 tonnes par an...
La majeure partie du biogaz est ensuite convertie en électricité, le reste en biométhane-carburant pour faire rouler les véhicules de service.
bioréacteur : production de biogaz par Trifyl à partir de déchetscamion alimenté en biométhane carburant issu du biogaz
Le biogaz est du méthane produit par nos déchets. Quoi que nous fassions, il part dans l'atmosphère. Donc, le récupérer pour l'utiliser comme énergie ne produit pas d'émissions de gaz à effet de serre supplémentaires.



vélo avec pile à combustible

Une 3ème voie à l'étude consiste à fabriquer de l'hydrogène à partir du biogaz pour alimenter des piles à combustibles, aux applications multiples, par exemple un vélo à assistance électrique expérimental alimenté par pile à combustible, que je n'ai pas pu m'empêcher d'enfourcher. 
Remarquez le réservoir d'hydrogène sur le cadre qui permet une autonomie de 200 km.
vélo avec pile à combustible - Philippe Goirand


Nous avons aussi beaucoup apprécié l'espace pédagogique, avec des quizz très bien fait sur les emballages et un étonnant jeu de tri des déchets sur surface tactile. J'attends la version pour tablette.


Trifyl, centre de tri et production de biogaz
Trifyl, centre de tri et production de biogaz

La qualité architecturale et environnementale du site, avec le choix que tous les personnels et le conseil d'administration travaillent en un même lieu à proximité des sites d'enfouissement. 

Merci au sénateur Jean-Marc Pastor, président de Trifyl et à toute l'équipe pour leur accueil. Voilà un élu passionné, particulièrement pointu sur son sujet.

mardi 7 janvier 2014

Système vélo sur Scoop.it

J'ai mis en ligne une page "Système Vélo" sur Scoop.it, le réseau social qui permet de diffuser des articles sur sa propre revue de presse en ligne, créé en 2010 par le Toulousain Marc Rougier.

Plus d'infos sur ce service ici : http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/02/1786568-toulouse-san-francisco-success-story-scoop-it.html

vendredi 3 janvier 2014

En 2014, mettons en oeuvre une écologie concrète, exemplaire et optimiste.

L'année 2013 a vu la confirmation du réchauffement climatique et le plus fort cyclone jamais observé. En France comme en Europe, l'emploi stagne ou recule.

Il est temps d'investir massivement pour limiter le changement climatique. Ce combat va de pair avec la création de milliers d'emplois locaux, avec des gains de pouvoir d'achat en réduisant notre dépendance énergétique.
Aéronautique, spatial, agroalimentaire, santé, informatique, bâtiment... Toulouse et son agglomération ont de nombreux atouts, de nombreux savoir-faire qui peuvent être orientés vers des actions concrètes, reproductibles ailleurs, vers une ville en transition, une ville écologique.
Le chantier pour une mobilité et un espace public plus durables est lancé. De nombreuses expériences ont été développées ces dernières années : monnaie locale, jardins partagés, autopartage, habitat participatif, paniers bio, bio dans les cantines... C'est une généralisation des bonnes pratiques que nous devons viser, par l'investissement public, par l'exemple donné ou pris ailleurs.


Bonheur, santé, partage. A toutes et tous, bonne année 2014.

lundi 18 février 2013

Plan d'urgence pour la qualité de l’air : des mesures qui vont dans le bons sens, mais qui restent à préciser et à concrétiser


Aujourd'hui, 42 000 décès prématurés, soit 5 % des décès annuels sont liés aux pollutions par les particules et 60 % de la population française est exposée à un air dégradé. Le coût sanitaire de la pollution de l'air représente 460 € par habitant et par an.
Qui ne connaît pas dans nos villes un enfant atteint pas des troubles respiratoires ? Les personnes âgées sont elles aussi très exposées.

Les dispositifs mis en place jusqu'à présent pour améliorer la qualité de l'air dans nos agglomérations ont été insuffisants (Plans de Protection de l'Atmosphère - PPA) en termes d'actions concrètes pour diminuer la pollution, ou pas appliqués (ZAPA).

Le Comité Interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA) associe depuis septembre 2012 les services de l'état et 11 collectivités française et autorités organisatrices de transports pour trouver des solutions concrètes afin d'améliorer la qualité de l'air, en particulier dans le domaine des transports. Il est dommage que l'agglomération toulousaine n'ait pas été associée au dispositif, alors que des dépassements des seuils d'émissions de particules y ont aussi été constatés.

Le gouvernement propose une approche globale passant en revue tous les postes d'émissions de pollutions atmosphériques et toutes les mesures possibles, et souhaite que les Plans de Protection de l'Atmosphère (PPA) soient validés d'ici l'automne 2013. Effectivement, il y a urgence...

S'il est concrétisé, le projet de mise en place d'Autorités Organisatrices de la Mobilité Durable (AOMD) devrait permettre une gouvernance plus simple et lisible de l'ensemble de la mobilité dans nos agglomérations.
Les AOMD pourraient avoir compétence en matière de Plan de Déplacement d'Entreprise et de covoiturage (Tisséo a d'ailleurs pris les devant en ces domaines dès 2009), d'organisation des livraisons en véhicules propres, d'incitation à la pratique du vélo urbain ou encore d'intermodalité entre les mobilités douces, le stationnement et les transports collectifs.

J'apprécie l'objectif affiché de renforcer les amendes pour stationnement sur piste cyclable - comportement qui sape les efforts des collectivités pour sécuriser les itinéraires des cyclistes - ou encore d'étudier une indemnité kilométrique pour les déplacements domicile - travail effectués à vélo. C'étaient des demandes portées par les associations soutenant le vélo urbain, dont le Club des Villes et Territoires Cyclables où je représente Toulouse Métropole.

L'objectif de renouveler les véhicules les plus polluants en ciblant des aides vers les ménages les plus modestes mérite débat. Il me semble qu'il faut mesurer l'impact d'une telle mesure, au-moins par une expérimentation, compte tenu des très fortes pollutions en particules provoquées par les vieilles voitures. Et voilà une mesure qui serait moins "anti-sociale" que les Zapa finalement abandonnées par le ministère de l'écologie.

De même, il me semble intéressant d'étudier, modéliser ou encore expérimenter la réduction des vitesses automobiles sur des axes tels que notre périphérique, de manière constante ou dynamique en fonction de l'encombrement du réseau.

De manière générale, qu'il s'agisse d'incitations au changement de mobilité ou d'évolution du cadre juridique, l'ensemble des mesures présentées dans ce plan vont dans le bon sens. 

Mais je trouve qu'il y a un décalage entre l'affirmation de l'urgence de ce plan et le flou actuel des mesures préconisées, qui sont en l'état dépendantes du bon vouloir des collectivités locales. Attendons donc que ces mesures soient traduites en actions concrètes avec les financements associés. Mais s'agissant d'un plan d'urgence, l'attente doit être courte...

samedi 16 février 2013

Belle journée pour une manif. Le sol gorgé d'eau nous à facilité la tâche de planter un sapin apporté par José Bové du Larzac dans un sol ma fois bien caillouteux.

Rappelons qu'il s'agissait de dénoncer les grands projets inutiles et plus précisément celui de Val Tolosa (anciennement nommé Portes de Gascogne), un projet d'immense zone commerciale alors que les alentours de Toulouse en sont déjà infestés. A l'heure où la mal bouffe, le mal travailler, le mal vivre occupent l'actualité, il est temps de changer de modèle et de revenir à des formes d'organisation plus proches des gens, plus conviviales.

Le développement durable n'est pas qu'un slogan que certains cherchent à récupérer. Le développement durable est une manière de réfléchir les projets en regardant l'intérêt collectif pour aujourd'hui et demain, à l'opposé de ces projets déshumanisés, inutiles, coûteux et destructeurs d'emplois.






samedi 19 janvier 2013

Succès de l'aide à l'achat de vélos à assistance électrique à Toulouse Métropole.


Quelques précisions à la suite de l'article paru dans la Dépêche intitulé "Les ventes de vélos électriques explosent".
Présentation de V.A.E. sur les allées Jean-Jaurès lors de la semaine de la mobilité en septembre 2012.
  • Budget total du dispositif d'aide à l'achat de Toulouse Métropole : 250 000 €,  soit plus de 1000 VAE subventionnés en 2 ans et demie (de mi-2012 à fin 2014) ;
  • Montant de l'aide pour les particuliers : 25% du prix du V.A.E. dans la limite de 250€ ;
  • Budget de 50 000 €  pour 2012 consommé entre le 20 septembre et début novembre 2012 ;
  • 218 aides attribuées en 2012 avec une moyenne de 229€ par dossier ;
  • 120 nouveaux dossiers déjà reçus pour l'année 2013 ;
  • 62% des V.A.E. ont étés vendus sur Toulouse ;
  • 20% ont étés vendus sur le “complexe aéronautique“ (Blagnac, Beauzelle, Cornebarrieu, Colomiers) ;
  • 6% ont étés vendus sur les secteurs Balma, ST Orens ;
  • Budget 2013 : 100000 € ;
  • Budget 2014 : 100000 €.

Voici les principaux éléments de l'étude que nous avons commandée au bureau d'étude Inddigo/Alter Modal et qui ont conduit à mettre en oeuvre l'aide à l'achat de vélo à assistance électrique. Les retours d’expérience des cyclistes utilisant des VAE montrent des intérêts multiples :

  • Le passage au VAE entraîne un changement modal à 60% en provenance de la voiture, contrairement au vélo en libre service qui a surtout provoqué de report depuis les transports collectifs ;
  • 70% des bénéficiaires n’auraient pas acheté leur VAE sans l’aide. Dans les différentes expériences d'aide à l'achat, le nombre moyen de ventes de VAE par an et par habitant tourne entre 2 et 2.5 pour 1.000 habitants soit 10 fois plus que la moyenne nationale ;
  • Les usagers ont une fréquence d’utilisation élevée (65% d’utilisation quotidienne) et régulière avec une distance domicile-travail de 7 km, beaucoup plus élevée que la moyenne (plutôt 3 km en vélo traditionnel) et une distance moyenne annuelle de 3 000 km à vélo ;
  • L’aide à l’achat conduit à des achats de bonne qualité (prix moyen de vente de 1.300 €) qui bénéficient aux vélocistes proposant un service de qualité et tend de façon plus globale à tirer l’ensemble du marché du vélo urbain vers le haut ;
  • Les ratios d’aide publique par déplacement sont extrêmement favorables. Sur la base de vélos parcourant 3000 km/an, d’une durée de vie de 10 ans et d’une aide de 300 €, le coût public par déplacement est de 0.01 €/km soit seulement quelques centimes par déplacement. Sachant que le report modal est important et que la très grande majorité des cyclistes n’aurait pas franchit le pas sans l’aide à l’achat, il s’agit d’un emploi très efficace de l'argent public.

mercredi 19 septembre 2012

Conférence "La place du vélo dans la ville" : économie


Conférence la place du vélo dans la ville -... par philippegoirand


Conversation entre un automobiliste et un cycliste :
- J’ai calculé qu’avec la baisse de 6 centime par litre d’essence, le gouvernement m’a permis d’économiser, rien que sur les trajets domicile/travail :
215 jours ouvrés x 10 km x 8 litres d’essence pour 100 km x 6 centimes… ça fait… 1032 !
- Moi, je n’ai rien gagné… Au fait, combien te coûte ta voiture chaque année ?
- 215 jours ouvrés x 10 km x à peu près 50 centimes… ça fait… 1075 !
- Tu peux vraiment dire merci au gouvernement !
- J’ai comme un doute…
- Je crois que tu as confondu Euros et Centimes… Allez, tu as quand même gagné l’équivalent d’un mois de location à la Maison du Vélo…

Le budget transport est avec 5 140 € par an le deuxième poste dans le budget des ménages (15 %) après le logement (8 440 €), et devant l’alimentation (4 980 €)
Pour 10 km par jour, une voiture coûte tout compris autour de 1000 € / an.
Un bon vélo coûte autour de 100 € / an.
Le vélo (pliant, loué, stationné en sécurité) peut faciliter l’accès aux transports collectifs, en particulier dans les zones périurbaines.
En meilleure santé, pas polluant, moins consommateur d’infrastructures et d’espace public (coût de l’engorgement routier), un cycliste rapporterait à la collectivité plus de 1000 € par an.
En matière de santé publique,
1,21 € gagné en dépenses de santé par km parcouru ! (étude « L’économie du vélo » de 2009 pilotée par Atout France)
Près de 5 milliards € économisés par an avec une pratique actuelle du vélo autour de 3%.
12 à 15% à horizon 2020 permettrait une économie de 15,4 milliards € par an.
Les retombées économiques du vélo :
4,5 milliards €
9 fois supérieures aux investissements.
En France, on vend plus de vélos que de voitures.

En France, on vend plus de vélos que de voitures

...Retour sur la conférence d'hier, où j'ai entre autre traité de l'économie du vélo.



mardi 11 septembre 2012

Contradiction mortelle

Sur France Inter, Laurence Parisot demande une approche scientifique (pour démontrer l'intérêt et l'absence de danger des gaz de schiste). Singulier point de vue sur la crédibilité des arguments développés jusqu'ici par les multinationales pétrolières.

lundi 3 septembre 2012

Intervention devant des étudiants de l'Université Toulouse Mirail

Cet après-midi, je suis intervenu devant une trentaine d'étudiants de l'Université Toulouse Mirail qui doivent parrainer les 1ère année.

La vidéo :


Intervention Philippe Goirand devant les... par philippegoirand


Objectif :
- sensibiliser une trentaine d'étudiants "parrains" sur le vélo urbain. Ils seront eux-mêmes chargés d'accueillir les étudiants en 1ère année ;
- leur remettre la carte des itinéraires cyclables à Toulouse et Toulouse Métropole ;
- parler des avantages du déplacement à vélo, en particulier sur le plan économique ;
- répondre à leurs interrogations, aux freins à l'utilisation,
- faire ensemble 2 parcours qui ont été spécialement fléchés entre le centre-ville et l'UTM.





Merci aux responsables de l'UTM et aux étudiants pour leur accueil.

jeudi 30 août 2012

Rentrée 2012 – Prix de l’essence


(Communiqué du Club des Villes et Territoires Cyclables du 30 août 2012)
Le Club des villes et territoires cyclables rappelle au Gouvernement que le vélo est un outil efficace au service du pouvoir d’achat des Français !

Alors que le Gouvernement vient de prendre une mesure de baisse des taxes sur les carburants pour atténuer l’effet de la hausse des prix du gazole et de l’essence sur le budget des ménages, le Club des villes et territoires cyclables rappelle ses propositions pour faire du vélo un outil concret et efficace au service du pouvoir d’achat et des politiques publiques de transport, d’aménagement du territoire, de santé et de citoyenneté.
« Le comble de cette mesure est qu’elle est très coûteuse pour le budget de l’Etat tout en étant déjà qualifiée de cosmétique par les commentateurs et les bénéficiaires », a souligné Jean-Marie DARMIAN, Président du Club. « Dans trois mois, quand prendra fin cette réduction fiscale, il faudra bien assumer des décisions courageuses et efficaces. Pourquoi ne pas les adopter dès aujourd’hui ? Il faut sans délai engager des mesures pour économiser la facture énergétique, diminuer les impacts environnements de la voiture et encourager les solutions alternatives. Le vélo est une de ces solutions, utilisé seul ou combiné aux transports publics ! ».

Le Gouvernement ne flèche aujourd’hui aucune solution alternative à la voiture ni aucun objectif de diminution de la consommation de carburant. Comme son prédécesseur, il cherche à atténuer provisoirement les effets d’une hausse inévitable des prix à la pompe.
 
La France doit, à l’instar de ses voisins européens, se doter d’une politique nationale en faveur du vélo et engager des mesures efficaces, en commençant par des incitations économiques. Ces mesures doivent en priorité cibler les employeurs et les salariés. Elles constituent un levier puissant pour le report de déplacement de la voiture solo vers le vélo pour le déplacement domicile/travail et au-delà, pour tout motif de déplacement.
Le Club des villes et territoires cyclables rappelle également qu’une telle politique entraînant une augmentation très significative de la vente de vélos soutiendra les fabricants français, les équipementiers et toute la filière d’emplois de services – non délocalisables – qui, de la réparation à l’apprentissage du vélo, a montré son potentiel notamment depuis l’essor de la pratique du vélo dès 2005. En outre, les retombées économiques du vélo qui représentent aujourd’hui 4,5 milliards d’euros sont déjà 9 fois supérieures aux investissements.
Enfin, en matière de santé publique, ce sont quelque 5 milliards d’euros qui sont économisés chaque année avec une pratique actuelle du vélo autour de 3%. Une pratique de 12 à 15% à horizon 2020 (niveau actuel de nombreuses villes européennes) permettrait d’engranger une économie de 15,4 milliards d’euros par an.
 
Pour le Club des villes et territoires cyclables, deux familles de mesures sont urgentes et plus que jamais d’actualité, comme il le soulignait déjà en août 2011 : un programme national Au travail à vélo, sur le modèle de Cycle to work en Grande-Bretagne, et l’indemnité vélo : la participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile/travail des salariés.
—> Un programme national « Au travail à vélo », sur le modèle de « Cycle to work » en Grande-Bretagne
La mise à disposition gratuite de vélos et la facilitation de l’acquisition d’un vélo par les salariés constituent un enjeu majeur car les déplacements domicile/travail restent très structurants dans les choix de mobilité, et permettent de diminuer le poste transport du budget des ménages. Les employeurs qui faciliteront l’accès des salariés au vélo (prêt de vélo ou aide à l’achat) doivent bénéficier d’incitations (exonérations fiscales et sociales) sans que ces aides soient assimilées à des avantages en nature pour le salarié.
 
—> La participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile/travail des salariés : l’indemnité vélo
Une « indemnité vélo » facultative pourrait être versée par l’employeur aux salariés qui choisissent le vélo comme mode principal de déplacement, comme c’est déjà le cas pour les frais de carburant dans le cadre de la prime transport. Elle serait combinable au remboursement de l’abonnement transport (pour le trajet de rabattement vers une gare ou station) notamment lorsque le salarié réside hors du périmètre de transport urbain. Cette indemnité kilométrique qui pourrait être de 0,21 € du kilomètre (comme en Belgique) serait exonérée de cotisations sociales et patronales et d’impôts sur le revenu pour le salarié. Le montant de l’indemnité pourra être déterminé lors de la mise en place d’un Plan de Déplacements d’entreprise (PDE) au sein de l’entreprise.
 
L’ensemble des propositions du Club des villes et territoires cyclables pour faire du vélo un puissant « remède anti-crise » ont été largement présentées depuis un an. Elles sont aujourd’hui adressées au Premier ministre et seront présentées aux ministres du Développement durable, de l’Economie et de l’Egalité des territoires à l’occasion des rendez-vous qu’il a sollicités auprès d’eux.
Le Club des villes et territoires cyclables, créé en 1989 par 10 villes pionnières, rassemble aujourd’hui plus de 1 300 collectivités territoriales : communes, agglomérations, départements, régions, représentant 42 millions d’habitants. www.villes-cyclables.org

mercredi 29 août 2012

Nous sommes favorables à l’expérimentation des salles de consommation à Toulouse

(Communiqué des élus municipaux toulousains EELV)

Dans le quotidien Aujourd’hui en France de ce 29 août, l’adjoint au maire de Paris et député (PS) Jean-Marie Le Guen demande au gouvernement de donner le feu vert à l’expérimentation des salles de consommation à destination des toxicomanes. Cette déclaration fait écho à la position prise par le Conseil municipal de Toulouse, qui avait adopté un vœu dans ce sens en novembre 2010, à l’initiative des élu(e)s écologistes. 

Expérimentées avec efficacité depuis une quinzaine d’années dans plusieurs pays étrangers, les « salles de consommation de drogue à moindre risques » (SCMR) sont des centres d’accueil de toxicomanes, dans lesquels ces derniers peuvent consommer leur drogue. Le but est de faire de la prévention et d’éviter la consommation sauvage en pleine rue. Ces salles ne sont en aucun cas des « zones de non droit », pas plus qu’elles n’ont pour vocation d’encourager la consommation de drogues ou de constituer une première étape vers la dépénalisation.

Face aux problèmes d’ordre sanitaire, social et de tranquillité publique posés par les toxicomanies, les SCMR constituent donc une réponse pragmatique qui pourrait compléter les dispositifs de réduction de risque et s’intégrer dans les réseaux de soins et d’accompagnement existants.

Autant d’éléments qui avaient conduits le Conseil municipal de Toulouse à demander au gouvernement précédent de prendre une position claire en faveur des SCMR, et de permettre, en concourant à leur financement, l’expérimentation de ces centres, en collaboration avec l’ensemble des services compétents.

Durant l’élection présidentielle, François Hollande s’était dit favorable à l’expérimentation de ces salles, « pour améliorer la santé des usagers de drogue et réduire les nuisances dans nos quartiers. »

C’est pourquoi nous réaffirmons aujourd’hui notre souhait de voir cette expérimentation mise en place, à Toulouse comme dans les autres villes qui ont manifesté leur intérêt pour le dispositif.