L'article est publié dans le Journal Toulousain : http://www.lejournaltoulousain.fr/opinions/si-la-cop-21-devait-accoucher-dune-souris-verte-43346
Réflexions généralement politiques de Philippe Goirand, sur notre société, l'écologie, en particulier la mobilité urbaine et le vélo.
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vendredi 6 novembre 2015
lundi 29 juin 2015
Précurseur à l'insue de mon plein gré.
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- ma compagne et moi nous sommes séparés il y a plus d'un an ;
- nous possédons une voiture (notre principal mode de déplacement étant le vélo).
Les questions matérielles étant suffisamment nombreuses (nos 2 enfants, la maison à vendre, le chien que nous aurions pu avoir ...), j'ai proposé que nous gardions ensemble la voiture et que le fidèle compagnon à 4 roues suive habituellement les enfants. Proposition acceptée et mise en oeuvre d'autant plus facilement que nous goûtons peu les bébettes polluantes.
Eh bien, lorsque j'ai raconté cette histoire à des camarades militants cyclistes à Vélo-city, voilà qu'on me qualifie de précurseur, d'inventeur de nouveaux concepts... Rassurez-moi. D'autres y ont pensé ? Après tout, le partage de biens se développe. A moins que ce soient les séparations en bons termes qui restent rares dans ce monde de brutes ? Voici donc une annonce qui devrait cartonner : "Homme relativement expérimenté (bien que manquant d'éléments de comparaison), en bonne santé (cycliste régulier), ouvert à l'innovation (sociale ou autre...), sympa pendant et très cool après (voire bien plus tard), t'attends pour des escapades dans un monospace alerte et bien entretenu à mi-temps, ou encore à vélo tout le temps. Si tu es intéressée, écrire au... Etc. Etc."
vendredi 5 décembre 2014
Ségolène et le vélo dans "On n'est pas couché" : insomnie pour les cyclistes
Plus de 150 personnes aiment "Offrons des petites roues à Ségolène" mais nous devons être bien plus pour espérer que notre ministre de l'égologie nous entende... Merci de liker et de partager...
De nombreux sujets abordés lors de l'émission "On n'est pas couché" (qui a déclenché la "mobilisation" pour "aider" Ségolène) avec des journalistes plutôt pointus et des points de vue... étonnants de notre ministre de l'envie de ronronnement.
Pas de problème pour énoncer des généralités, par exemple nos objectifs de réduction des émission de gaz à effet de serre (justifiant au passage son immobilisme en matière de nucléaire). Ségolène Royal est plus "légère" sur Sivens quand on apprend que Delphine Batho avait suspendu avant elle les projets de barrage (début de la vidéo). Ils ont donc été relancés à son arrivée...
Elle est plus convaincante pour arrêter l'usine à gaz Ecomoov (8') et enquêter sur les conditions d'attribution de ce marché par l'ancien gouvernement.
Mais alors que Philippe Geluck tente de lui expliquer très sérieusement les bienfaits du vélo urbain (18'), c'est la chute, le café du commerce, la rigolade grasse : "le vélo est dangereux à cause des voiture, elle a peur de tomber, faisons des journées sans voiture" (ça existe déjà...). Notre insoutenable ministre de la croissance mûre n'a pas compris que les mobilités actives sont un moyen majeur de lutter contre le réchauffement climatique et la pollution urbaine.
Ségolène Royal n'est guère meilleure sur les autoroutes gratuites le week-end. Elle veut négocier une file pour les covoitureurs avec les sociétés d'autoroutes. Celle de droite ou de gauche ;-) ?
Madame Royal, la voiture électrique ne suffira pas à atteindre nos engagements en matière d'écologie. Après avoir pris des cours en vélo-école et compris ce qu'est la mobilité durable, peut-être vous demanderez-vous ensuite s'il est possible de démanteler une centrale nucléaire et comment faire avec tous ces déchets radioactifs. Mais rien ne presse semble-t-il...
De nombreux sujets abordés lors de l'émission "On n'est pas couché" (qui a déclenché la "mobilisation" pour "aider" Ségolène) avec des journalistes plutôt pointus et des points de vue... étonnants de notre ministre de l'envie de ronronnement.
Pas de problème pour énoncer des généralités, par exemple nos objectifs de réduction des émission de gaz à effet de serre (justifiant au passage son immobilisme en matière de nucléaire). Ségolène Royal est plus "légère" sur Sivens quand on apprend que Delphine Batho avait suspendu avant elle les projets de barrage (début de la vidéo). Ils ont donc été relancés à son arrivée...
Elle est plus convaincante pour arrêter l'usine à gaz Ecomoov (8') et enquêter sur les conditions d'attribution de ce marché par l'ancien gouvernement.
Mais alors que Philippe Geluck tente de lui expliquer très sérieusement les bienfaits du vélo urbain (18'), c'est la chute, le café du commerce, la rigolade grasse : "le vélo est dangereux à cause des voiture, elle a peur de tomber, faisons des journées sans voiture" (ça existe déjà...). Notre insoutenable ministre de la croissance mûre n'a pas compris que les mobilités actives sont un moyen majeur de lutter contre le réchauffement climatique et la pollution urbaine.
Ségolène Royal n'est guère meilleure sur les autoroutes gratuites le week-end. Elle veut négocier une file pour les covoitureurs avec les sociétés d'autoroutes. Celle de droite ou de gauche ;-) ?
Madame Royal, la voiture électrique ne suffira pas à atteindre nos engagements en matière d'écologie. Après avoir pris des cours en vélo-école et compris ce qu'est la mobilité durable, peut-être vous demanderez-vous ensuite s'il est possible de démanteler une centrale nucléaire et comment faire avec tous ces déchets radioactifs. Mais rien ne presse semble-t-il...
mercredi 3 décembre 2014
Offrons des petites roues à Ségolène
Ségolène Royal nous dit "quand il y a beaucoup de voitures, le vélo est dangereux". Offrons-lui des petites roues en participant à la page Facebook "Offrons des petites roues à Ségolène".
Non Madame Royal, le vélo n'est pas dangereux quand on sait s'en servir. Et pour les gens comme vous qui ne savent pas rouler à vélo, il y a des vélo-écoles.
Et le danger vient d'abord des voitures, responsables dans 70% des accidents confrontant vélo et voiture. Il vient aussi des 2 roues motorisés que nos pouvoirs publics s'obstinent à confondre avec les vélos. Il vient de nos villes dont l'essentiel de l'espace public est réservé à l'automobile.
En 2013, nous comptons en France, pour 3268 tués sur la route 49% en voiture, 24% en 2 roues motorisé, 14% à pied et 4% à vélo. Rapporté à l'utilisation, le vélo n'est guère plus dangereux que la voiture et très largement moins que le 2 roues motorisé.
Le danger vient de nos émissions de gaz à effet de serre qui compromettent l'avenir de l'humanité. Il vient de la pollution urbaine, des particules fines des moteurs diesel qui font 42 000 morts par an en France.
Alors Madame Royal, si vous voulez enfin faire quelque chose pour notre environnement, notre planète, merci de comprendre que les mobilités actives (marche, vélo, rollier, trottinette...) sont des moyens sérieux d'atteindre nos objectifs environnementaux, efficaces et peu chers pour la collectivité.
Merci de comprendre qu'il ne tient qu'à vous de mettre en oeuvre une politique ambitieuse et réaliste pour les mobilités actives en France. Il ne tient qu'à vous que les aménagements cyclables soient financés afin que même des gens comme vous puissent faire du vélo en ville sans se sentir en danger, confortablement et avec plaisir.
mardi 7 octobre 2014
Liberté, égalité, fraternité, vélo
Mon dernier billet dans le Le journal Toulousain. Je m'y lâche un peu sur les automobilistes... c'est pour la bonne cause, face à une municipalité qui "oublie" de tracer une bande cyclable sur un axe structurant comme la rue du Fbg Bonnefoy. Tous à la manif pour les modes actifs samedi 11 octobre à 10h30 place du Capitole !
http://www.lejournaltoulousain.fr/opinions/liberte-egalite-fraternite-velo-35367
http://www.lejournaltoulousain.fr/opinions/liberte-egalite-fraternite-velo-35367
mercredi 21 mai 2014
Le vélo, mode de déplacement rafraîchissant
Le réchauffement, on en parle, mais pour faire quoi ? Les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Si rien n'est fait, c'est un réchauffement climatique de +4° que nous devons attendre, avec des conséquences imprévisibles pour notre planète et pour l'humanité.
Le développement des alternatives à la voiture individuelles ne doit pas attendre. C'est maintenant qu'il faut agir et même amplifier nos actions. La moitié des trajets effectués en ville font moins de 5 km. Le vélo est la réponse pour ces trajets, une réponse pour un parcours plus rapide, pour une meilleure santé, pour plus d'économies (pour chacun et pour la collectivité), pour plus de plaisir dans nos déplacements aussi…
Favoriser la marche et le vélo, c’est agir à court terme dans nos villes, alors que les projets de transports qui ont alimenté le débat des municipales sont des projets de long terme.
Le congrès national "Génération vélo" organisé par la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette - http://www.fubicy.org/ ) s'ouvre vendredi à Toulouse. L'occasion de parler de l’ensemble des mobilités actives. L’occasion de parler de nos enfants qui subiront le changement climatique et qui ne demandent pas mieux que de se déplacer à pied ou à vélo, pour peu que nous leurs rendions la ville sécurisée et accessible.
Le développement des alternatives à la voiture individuelles ne doit pas attendre. C'est maintenant qu'il faut agir et même amplifier nos actions. La moitié des trajets effectués en ville font moins de 5 km. Le vélo est la réponse pour ces trajets, une réponse pour un parcours plus rapide, pour une meilleure santé, pour plus d'économies (pour chacun et pour la collectivité), pour plus de plaisir dans nos déplacements aussi…
Favoriser la marche et le vélo, c’est agir à court terme dans nos villes, alors que les projets de transports qui ont alimenté le débat des municipales sont des projets de long terme.
Le congrès national "Génération vélo" organisé par la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette - http://www.fubicy.org/ ) s'ouvre vendredi à Toulouse. L'occasion de parler de l’ensemble des mobilités actives. L’occasion de parler de nos enfants qui subiront le changement climatique et qui ne demandent pas mieux que de se déplacer à pied ou à vélo, pour peu que nous leurs rendions la ville sécurisée et accessible.
Plus d'infos ici : http://www.terraeco.net/banque-mondiale-rapport-changement,47056.html
mardi 22 avril 2014
Carlos Ghosn, petit roi de la petite reine ?
«Réduire la vitesse de 10 km/h créerait 100 000 chômeurs de plus», voilà ce qu'on lit dans cet article de Libé... : http://www.liberation.fr/societe/2014/04/22/bataille-de-chiffres-autour-des-limitations-de-vitesse_1002200
J’aimerais bien connaître le détail de ce calcul. D'autant qu'on nous explique plus loin - et là, c’est autrement plus plausible - que le passage d'une limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur route épargnerait chaque année 450 vies. Toutes ces vies sauvées et ces milliers de blessés évités équivaudraient donc à 100 000 emplois ? Et de quels emplois parle-t-on ? D’emplois seulement justifiés pour panser les plaies de la route ? Des emplois publics, donc. Il m'avait semblé entendre que nous avions trop de fonctionnaires…
A moins que ces gens insinuent que la baisse de la vitesse automobile serait la cause de la diminution des emplois dans la filière automobile… Bizarre, quand on sait que la production française a chuté de 30% entre 2002 et 2008, sans baisse des limitations de vitesse !
Et quand on lit plus loin que «La route rapporte 37 milliards d’euros par an à l’Etat, notamment par les taxes sur les carburants, mais il ne dépense que 17 milliards pour la route.»… Et pour soigner les blessés, les malades de la pollutions, l’état dépense combien ?
Un autre chiffre me semble autrement plus sérieux. Un cycliste fait économiser à la collectivité 1000 € par an, parce qu'il ne pollue pas, coûte autrement moins cher en infrastructures, nous garde en meilleure santé et entretient notre pouvoir d'achat... Alors, quand Carlos Ghosn va-t-il enfin se décider à fabriquer des vélos ? ;-)
J’aimerais bien connaître le détail de ce calcul. D'autant qu'on nous explique plus loin - et là, c’est autrement plus plausible - que le passage d'une limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur route épargnerait chaque année 450 vies. Toutes ces vies sauvées et ces milliers de blessés évités équivaudraient donc à 100 000 emplois ? Et de quels emplois parle-t-on ? D’emplois seulement justifiés pour panser les plaies de la route ? Des emplois publics, donc. Il m'avait semblé entendre que nous avions trop de fonctionnaires…
A moins que ces gens insinuent que la baisse de la vitesse automobile serait la cause de la diminution des emplois dans la filière automobile… Bizarre, quand on sait que la production française a chuté de 30% entre 2002 et 2008, sans baisse des limitations de vitesse !
Et quand on lit plus loin que «La route rapporte 37 milliards d’euros par an à l’Etat, notamment par les taxes sur les carburants, mais il ne dépense que 17 milliards pour la route.»… Et pour soigner les blessés, les malades de la pollutions, l’état dépense combien ?
Un autre chiffre me semble autrement plus sérieux. Un cycliste fait économiser à la collectivité 1000 € par an, parce qu'il ne pollue pas, coûte autrement moins cher en infrastructures, nous garde en meilleure santé et entretient notre pouvoir d'achat... Alors, quand Carlos Ghosn va-t-il enfin se décider à fabriquer des vélos ? ;-)
mardi 8 avril 2014
Bilan Plan Vélo 2008-2014 Toulouse Métropole
Le bilan est consultable ici :
http://http://philippegoirand.blogspot.fr/p/plan-velo-toulouse-metropole.html
http://http://philippegoirand.blogspot.fr/p/plan-velo-toulouse-metropole.html
Interview sur les transports dans l'agglomération toulousaine
Merci à Aurore Ruffier et sa camarade de Sciences Po Toulouse pour ce film.
vendredi 21 mars 2014
L’écologie, ce n’est pas la surenchère, c’est la sobriété et l’efficacité (intervention au meeting de Pierre Cohen le 20-03-14.
(Question : Philippe Goirand, vous étiez en 2008 candidat au nom des écologistes, au-jourd’hui vous êtes toujours au coté de Pierre Cohen et j’imagine toujours écologiste ?)
Pas de changements, donc…
Je pourrais vous parler de mon rapport à la croissance (compliqué), de mon alimentation (bio), de mes déplacements (à vélo)…
Mais l’important si on est écologiste, c’est surtout de concrétiser ces idées. Et de ce point de vue, je ne me suis jamais autant senti écolo que dans la majorité municipale. Et en termes de concrétisation, multiplier le nombre de cycliste par 2 en 6 ans, ce n’est pas rien !
Si je suis avec vous, c’est que ce bilan, nous le partageons ensemble avec Pierre Cohen.
Et nous partageons un projet :
- 120 km de sites protégés pour les transports collectifs, 200 km de voies cyclables ;
- Continuer la piétonisation, faire émerger des éco-quartiers ;
- Encore plus de bio dans les cantines et dans les repas que nous allons distribuer ;
- Développement des jardins partagés ;
- Réhabilitation thermique de 2000 logements par an…
L’écologie, ce n’est pas un cours de morale, c’est un travail de conviction, d’écoute, de compromis.
L’écologie, ce n’est pas la surenchère, c’est la sobriété et l’efficacité.
L’écologie, c’est le vivre ensemble au présent et au futur.
A vous de me dire si je suis écologiste.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que notre projet est écologiste.
Pas de changements, donc…
Je pourrais vous parler de mon rapport à la croissance (compliqué), de mon alimentation (bio), de mes déplacements (à vélo)…
Mais l’important si on est écologiste, c’est surtout de concrétiser ces idées. Et de ce point de vue, je ne me suis jamais autant senti écolo que dans la majorité municipale. Et en termes de concrétisation, multiplier le nombre de cycliste par 2 en 6 ans, ce n’est pas rien !
Si je suis avec vous, c’est que ce bilan, nous le partageons ensemble avec Pierre Cohen.
Et nous partageons un projet :
- 120 km de sites protégés pour les transports collectifs, 200 km de voies cyclables ;
- Continuer la piétonisation, faire émerger des éco-quartiers ;
- Encore plus de bio dans les cantines et dans les repas que nous allons distribuer ;
- Développement des jardins partagés ;
- Réhabilitation thermique de 2000 logements par an…
L’écologie, ce n’est pas un cours de morale, c’est un travail de conviction, d’écoute, de compromis.
L’écologie, ce n’est pas la surenchère, c’est la sobriété et l’efficacité.
L’écologie, c’est le vivre ensemble au présent et au futur.
A vous de me dire si je suis écologiste.
Mais ce dont je suis sûr, c’est que notre projet est écologiste.
lundi 17 mars 2014
Projets Vélo d'EELV : inefficaces
La pollution aux particules fines de ces derniers jours nous conforte dans le choix de développer toutes les alternatives possibles à la voiture individuelle et prioritairement un maillage de transports collectifs et de voies cyclables dans toute l’agglomération.
Avec Pierre Cohen, nous voulons vraiment améliorer le quotidien des cyclistes avec :
- 200 km de nouvelles voies cyclables dont au moins 3 Réseaux Express Vélo,
- de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps et de la concertation pour les réaliser,
- un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
- encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
- une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action.
Mais dans leur joli tract distribué à la manifestation de Deux Pieds Deux Roues, EELV (Toulouse VertDemain) se trompe de propositions (la réforme du code de la rue et l’indemnité kilométrique sont des questions nationales) ou ne dit que des généralités. Ils veulent aussi geler le développement des VéloToulouse d'ici 2022 ou encore étudier la couverture d'une partie de la rocade (coût équivalent à 10 ans de politique Vélo).
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| La mobilité active (vélo, piéton...) avance à Toulouse depuis 6 ans (doublement du nombre de cyclistes). |
samedi 15 mars 2014
Mon vélo vote EELV, mais les cyclistes ont intérêt à voter Cohen.
Attristé par le tract que je viens de trouver accroché à des vélos ce soir "mon vélo vote écolo". J'avais déjà remarqué la créativité des Verts/EELV en matière de démocratie, avec des résultats souvent originaux. De là à vouloir faire voter les vélos...
Mais après tout, je suis écolo et sur la liste Cohen. Et les cyclistes trouveront d'abord des réponses concrètes dans notre projet.
- "réformer le code de la rue en faveur des cyclistes". Le code la rue, c'est une évolution du code la route qui favorise les mobilités actives (évolution des zones 30, double-sens cyclable, zones de rencontre, tourne-à-droite autorisé au feu rouge pour les cyclistes...). C'est donc là aussi une question nationale et pas municipale. Et quand on dit "Réformer...", "Partager l'espace public" et "Développer les zones 30"...etc, ce sont des généralités qui sous-entendent que ce n'est pas ce que nous proposons. Alors que nous avons déjà réalisé dans ce mandat 250 km de rues apaisées et 125 km de double-sens cyclables en plus de 123 km de voies cyclables... et que nous allons amplifier le mouvement, maintenant que le message du partage de l'espace public est bien compris par les Toulousains.
La palme revient à leurs projets de "REVES". Il s'agit en fait de REV (Réseaux Express Vélo), concept de voies cyclables améliorées pour rendre les trajets plus efficaces, sécurisés et agréables. Ces types de voies existent déjà dans le nord de l'Europe. Nous aussi prévoyons d'aménager au moins 3 axes en REV dont un circulaire.
Malheureusement, une faute de frappe dans le programme EELV en a fait des REVES. Joli. Du coup, ils ont ensuite voulu proposer une nouvelle définition (Réseau Vélo Express Sécurisé) alors que la sécurité est déjà un point essentiel de ce que doit être un REV. Un peu fumeux, tout ça...
Quand je regarde les réponses d'EELV aux questions posées par l'association Deux Pieds Deux Roues, je m'interroge sur leur volonté de ne pas développer les VélOToulouse dans les quartiers non équipés (alors qu'un déplacement en VélOToulouse est moins cher pour la collectivité qu'un déplacement en transport collectif), je m'interroge aussi sur leur accord pour étudier la couverture d'une partie de la rocade pour créer des cheminements doux. Très belle idée, que les associatifs ont raison de proposer pour médiatiser la cause ! Mais à 150 M € au minimum, soit autant que 10 ans de politique vélo à l'échelle de la grande agglomération, ce n'est pas responsable d'y répondre favorablement ! A EELV, la vie, c'est simple et beau comme un vase clôt…
Alors, pensons d'abord aux cyclistes, encore plus à celles et ceux qui pourraient ou voudraient faire leur trajets quotidiens à vélo et n'ont pas encore franchi le pas. C'est ce que je fais depuis 6 ans et que j'espère continuer à faire dans le prochain mandat avec Pierre Cohen.
Mais après tout, je suis écolo et sur la liste Cohen. Et les cyclistes trouveront d'abord des réponses concrètes dans notre projet.
EELV essaie surtout de se distinguer par des propositions hors sol. Je lis :
- "indemniser les trajets domicile-travail". Oui, bien sûr, mais c'est une question nationale, qui a d'ailleurs fait l'objet d'une avancée dans le Plan d'Action pour les Mobilités Actives récemment présenté par le ministre Frédéric Cuvillier (possibilité donnée aux entreprise d'expérimenter cette mesure). Ca n'a rien à faire dans un programme municipal...- "réformer le code de la rue en faveur des cyclistes". Le code la rue, c'est une évolution du code la route qui favorise les mobilités actives (évolution des zones 30, double-sens cyclable, zones de rencontre, tourne-à-droite autorisé au feu rouge pour les cyclistes...). C'est donc là aussi une question nationale et pas municipale. Et quand on dit "Réformer...", "Partager l'espace public" et "Développer les zones 30"...etc, ce sont des généralités qui sous-entendent que ce n'est pas ce que nous proposons. Alors que nous avons déjà réalisé dans ce mandat 250 km de rues apaisées et 125 km de double-sens cyclables en plus de 123 km de voies cyclables... et que nous allons amplifier le mouvement, maintenant que le message du partage de l'espace public est bien compris par les Toulousains.
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| Un REV à Copenhague, parfaitement sécurisé parce que séparé de la circulation automobile par des ponts ou tunnels. |
La palme revient à leurs projets de "REVES". Il s'agit en fait de REV (Réseaux Express Vélo), concept de voies cyclables améliorées pour rendre les trajets plus efficaces, sécurisés et agréables. Ces types de voies existent déjà dans le nord de l'Europe. Nous aussi prévoyons d'aménager au moins 3 axes en REV dont un circulaire.
Malheureusement, une faute de frappe dans le programme EELV en a fait des REVES. Joli. Du coup, ils ont ensuite voulu proposer une nouvelle définition (Réseau Vélo Express Sécurisé) alors que la sécurité est déjà un point essentiel de ce que doit être un REV. Un peu fumeux, tout ça...
Quand je regarde les réponses d'EELV aux questions posées par l'association Deux Pieds Deux Roues, je m'interroge sur leur volonté de ne pas développer les VélOToulouse dans les quartiers non équipés (alors qu'un déplacement en VélOToulouse est moins cher pour la collectivité qu'un déplacement en transport collectif), je m'interroge aussi sur leur accord pour étudier la couverture d'une partie de la rocade pour créer des cheminements doux. Très belle idée, que les associatifs ont raison de proposer pour médiatiser la cause ! Mais à 150 M € au minimum, soit autant que 10 ans de politique vélo à l'échelle de la grande agglomération, ce n'est pas responsable d'y répondre favorablement ! A EELV, la vie, c'est simple et beau comme un vase clôt…
Alors, pensons d'abord aux cyclistes, encore plus à celles et ceux qui pourraient ou voudraient faire leur trajets quotidiens à vélo et n'ont pas encore franchi le pas. C'est ce que je fais depuis 6 ans et que j'espère continuer à faire dans le prochain mandat avec Pierre Cohen.
jeudi 13 mars 2014
Vélo, foot ou rugby ?
Le week-end a été chargé en matière de vélo. Vendredi, les candidats aux municipales étaient invités à présenter leurs proposition à l'invitation de Vélorution dans le cadre des assises nationale du réseau l'Heureux Cyclage. Bon esprit dans les échanges. Peut-être le début d'une bonne relation entre Vélorution et les autres acteurs du vélo à Toulouse.
Samedi, rebelote devant l'association Deux Pieds Deux Roues. Pierre Cohen et moi ouvrions le bal avec un ensemble de propositions pour amplifier encore le plan Vélo 2011-2020 avec en particulier :
200 km de nouvelles voies cyclables dont au moins 3 Réseaux Express Vélo,
de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps et de la concertation pour les réaliser,
un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action.
Ensuite, j'ai essentiellement retenu d'Élisabeth Belaubre l'insistance à vouloir supprimer les toilettes publics au profit de garages à vélo…
Jean-Michel Lattes, représentant de Jean-Luc Moudenc souhaite continuer à donner le plus de place à la voiture au détriment des autres mobilités (politique menée depuis des décennies avec les résultats que l'on sait en matière d'engorgement de notre agglomération). Mrs Moudenc et Lattes n'ont toujours pas compris qu'une personne qui se déplace encombre moins l'espace public en transport collectif, à pied ou à vélo que seule dans sa voiture.
Ensuite, mes anciens camarades d'EELV représentés par Michèle Bleuse étaient d'accord sur toutes les propositions de l'association Deux Pieds Deux Roues. Même sur l'étude de couverture de la rocade au sud pour faire une coulée verte. Normal, il veulent passer le budget vélo du PDU de 150 à 300 M€. Rappelons que le budget Vélo a été porté à 11 M € / an au niveau de Toulouse Métropole (1er budget Vélo/ habitant de France) et est chiffré à l'échelle du PDU à 15 M €/ an soit 150 M € sur 10 ans. Et il se trouve que les 150 M € supplémentaires qu'ils proposent correspondent ou coût probable de la couverture de la rocade…
Je défends au contraire l’idée que le vélo a ceci d’exemplaire qu’il permet d’avoir des résultats extraordinaires en matière de changement dans la mobilité pour un coût sans comparaison avec le reste des investissements en voirie et transports. Il serait dommage de vouloir faire dans le pharaonique à l’heure où les budgets publics sont de plus en plus restreints. Au contraire, nous pouvons être plus efficaces en matière de coût des aménagements cyclables.
Le « toujours plus » me hérisse, dans un pays qui reste malgré tout privilégié sur cette terre et s’est bien gavé sur le dos des colonies. J’essaie de me conformer au constat que la croissance, c’est terminé.
J'ai questionné Michèle Bleuse (avec l'accord des organisateurs) sur la pertinence de construire une Voie Express Vélo sur la route de Narbonne fraîchement pourvue d'une voie cyclable plutôt que sur un axe pas encore aménagé. Michèle a confirmé cette proposition. Je voulais aussi connaître leur méthode pour accélérer le déploiement des zones 30. Pas de méthode, si ce n'est de décréter la chose (compliqué au regard du code de la route). Je regrette à ce sujet le tweet assassin d'Hélène Chessé, candidate de la liste EELV, disant que j'avais "violé la règle du débat". Belles idées, mauvais esprit...
Ensuite, le représentant de Christine de Veyrac est venu en touriste. Amusant au début, à la longue irrespectueux de la politique en général et des cyclistes urbains en particulier. Un peu désolé aussi de voir Dominique Liot courageusement confronté à un sujet qu'il ne connaissait pas, mais respect à l'homme pour ses engagements.
Intéressant de remarquer que sur 7 listes représentées, nous avions 4 personnes présentement ou anciennement chez les Verts/EELV. La première vocation d’EELV est sans doutes l’essaimage…
En résumé, nous (liste Cohen) voulons faire plus avec autant alors que EELV veut faire autant avec plus… Alors, qui remet en cause la croissance ? Et qui, par pragmatisme, prévoit déjà de faire avec (ou plutôt sans) ?
Enfin, aucun journaliste n’était présent à ces débats. Il est vrai qu’il y avait des matchs ce week-end là. Au niveau national, le Plan d’Action pour les Mobilités Actives n’a pas plus intéressé… Rappelons que dans notre Plan de Déplacements Urbains, pour un objectif de diminution de 12% de la part modale automobile, 5% va au vélo et 7% aux transports collectifs.
Samedi, rebelote devant l'association Deux Pieds Deux Roues. Pierre Cohen et moi ouvrions le bal avec un ensemble de propositions pour amplifier encore le plan Vélo 2011-2020 avec en particulier :
200 km de nouvelles voies cyclables dont au moins 3 Réseaux Express Vélo,
de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps et de la concertation pour les réaliser,
un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action.
Ensuite, j'ai essentiellement retenu d'Élisabeth Belaubre l'insistance à vouloir supprimer les toilettes publics au profit de garages à vélo…
Jean-Michel Lattes, représentant de Jean-Luc Moudenc souhaite continuer à donner le plus de place à la voiture au détriment des autres mobilités (politique menée depuis des décennies avec les résultats que l'on sait en matière d'engorgement de notre agglomération). Mrs Moudenc et Lattes n'ont toujours pas compris qu'une personne qui se déplace encombre moins l'espace public en transport collectif, à pied ou à vélo que seule dans sa voiture.
Ensuite, mes anciens camarades d'EELV représentés par Michèle Bleuse étaient d'accord sur toutes les propositions de l'association Deux Pieds Deux Roues. Même sur l'étude de couverture de la rocade au sud pour faire une coulée verte. Normal, il veulent passer le budget vélo du PDU de 150 à 300 M€. Rappelons que le budget Vélo a été porté à 11 M € / an au niveau de Toulouse Métropole (1er budget Vélo/ habitant de France) et est chiffré à l'échelle du PDU à 15 M €/ an soit 150 M € sur 10 ans. Et il se trouve que les 150 M € supplémentaires qu'ils proposent correspondent ou coût probable de la couverture de la rocade…
Je défends au contraire l’idée que le vélo a ceci d’exemplaire qu’il permet d’avoir des résultats extraordinaires en matière de changement dans la mobilité pour un coût sans comparaison avec le reste des investissements en voirie et transports. Il serait dommage de vouloir faire dans le pharaonique à l’heure où les budgets publics sont de plus en plus restreints. Au contraire, nous pouvons être plus efficaces en matière de coût des aménagements cyclables.
Le « toujours plus » me hérisse, dans un pays qui reste malgré tout privilégié sur cette terre et s’est bien gavé sur le dos des colonies. J’essaie de me conformer au constat que la croissance, c’est terminé.
J'ai questionné Michèle Bleuse (avec l'accord des organisateurs) sur la pertinence de construire une Voie Express Vélo sur la route de Narbonne fraîchement pourvue d'une voie cyclable plutôt que sur un axe pas encore aménagé. Michèle a confirmé cette proposition. Je voulais aussi connaître leur méthode pour accélérer le déploiement des zones 30. Pas de méthode, si ce n'est de décréter la chose (compliqué au regard du code de la route). Je regrette à ce sujet le tweet assassin d'Hélène Chessé, candidate de la liste EELV, disant que j'avais "violé la règle du débat". Belles idées, mauvais esprit...
Ensuite, le représentant de Christine de Veyrac est venu en touriste. Amusant au début, à la longue irrespectueux de la politique en général et des cyclistes urbains en particulier. Un peu désolé aussi de voir Dominique Liot courageusement confronté à un sujet qu'il ne connaissait pas, mais respect à l'homme pour ses engagements.
Intéressant de remarquer que sur 7 listes représentées, nous avions 4 personnes présentement ou anciennement chez les Verts/EELV. La première vocation d’EELV est sans doutes l’essaimage…
En résumé, nous (liste Cohen) voulons faire plus avec autant alors que EELV veut faire autant avec plus… Alors, qui remet en cause la croissance ? Et qui, par pragmatisme, prévoit déjà de faire avec (ou plutôt sans) ?
Enfin, aucun journaliste n’était présent à ces débats. Il est vrai qu’il y avait des matchs ce week-end là. Au niveau national, le Plan d’Action pour les Mobilités Actives n’a pas plus intéressé… Rappelons que dans notre Plan de Déplacements Urbains, pour un objectif de diminution de 12% de la part modale automobile, 5% va au vélo et 7% aux transports collectifs.
Du local à une Nouvelle Donne globale.
Ecologiste, je veux défendre notre bilan et amplifier ce que nous avons engagé avec Pierre Cohen. Ecologiste, je veux porter un projet collectif ambitieux, courageux parce que réaliste sur nos marges de manoeuvre financières, pour les transports, le logement, les écoles, le vivre ensemble, un développement durable à tous les niveaux de ma collectivité… Cycliste, je constate que nous sommes les seuls à proposer les 200 km de voies cyclables nécessaires à un maillage complet de notre agglomération, conformes aux objectifs de notre Plan de Déplacements Urbains. Ecologiste, je fuis les propositions démagogiques ou hors de prix et je considère que la réponse de gauche la plus crédible pour contrer une droite passéiste et revancharde, c'est le vote Pierre Cohen dès le 23 mars.
Mais en élargissant le champ de vision, pas question de chasser le naturel ! Ecologiste, je viens d'adhérer à Nouvelle Donne, qui porte un projet de société à l’échelle de l’Europe là aussi courageux parce que réaliste. Enfin une remise en question claire et nette de la croissance, doux rêve mortel. Enfin une vraie volonté de partager nos ressources et notre temps d’activité. Enfin une vraie articulation entre urgence écologique, création d’emplois et justice sociale. Enfin des propositions concrètes pour remettre les banques au service des gens (et pas l’inverse).
Lors de la réunion de constitution de Nouvelle Donne au niveau local, le 19 février à Toulouse, nous étions plus d'une centaine. Nous sommes déjà 6000 en France. 6000 mobilisés pour un renouveau politique, loin des vieilles recettes et des vieilles querelles.
J’essaie d’être réaliste et cohérent en agissant concrètement au niveau local, en cherchant une exemplarité reproductible ailleurs et en travaillant avec d’autres à des solutions globales qui nous redonnent une espérance.
dimanche 9 mars 2014
Halte au stationnement sauvage (où qu'il se trouve)
Réaction au communiqué de presse de Deux pieds Deux roues et de l'APF "Halte au stationnement sauvage"
L'incivisme des automobilistes qui stationnent "sauvagement" touche autant les personnes handicapées, les piétons et les cyclistes. J'aimerais que celles et ceux qui ont ces comportements aient en tête qu'ils peuvent envoyer un enfant sur la chaussée...
Comme chaque fois, je participerai à cette action samedi 15 mars à 14h. La Police Municipale sera également mobilisée. Sensibilisation et sanction... Il reste encore beaucoup à faire pour changer certains comportements. Nous touchons à la prise en compte et au respect de l'autre.
Le Plan d’actions (national) pour les mobilités actives (PAMA) présenté le 5 mars donnera des moyens de répressions supplémentaires avec parmi les 25 mesures prévues celle de "Requalifier en stationnement « très gênant » les infractions figurant à l’article R417-11 du code de la route comme le stationnement sur les places réservées aux PMR (contravention de 4eme classe : 135€) et y inclure l’arrêt et stationnement de véhicules sur trottoir, passage piéton, bande ou piste cyclable, bandes d'éveil et de vigilance."
Manifestation commune samedi 15 mars 14h place du Capitole
Que l’on soit à mobilité réduite, piéton ou cycliste, nous avons tous été un jour gênés par un automobiliste indélicat qui a confondu un trottoir ou une bande cyclable avec une place de stationnement. Gênés ou empêché de se déplacer aussi par une poubelle mal placée, un vélo, une moto, ou une terrasse qui empiètent sur le passage… Pour les personnes en situation de handicap (en fauteuil, aveugle ou malvoyant…), et plus largement les PMR - personnes à mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes, parents avec poussette et jeunes enfants, etc.), se déplacer relève parfois du parcours du combattant. A l’heure où l’on parle de partage de l’espace public et de la rue, l’individualisme et l’irrespect de certains mettent en péril cette idée de la ville.
Parce que nous partageons de nombreuses problématiques communes, l’Association des Paralysés de France (APF), qui défend les droits de Personnes en situation de handicap, etl’Association Deux pieds Deux Roues (ex-Association Vélo), qui défend les droits des piétons et des cyclistes, s’associent aujourd’hui pour demander le respect des trottoirs et pistes cyclables.
Nous effectuerons un parcours à pieds et en fauteuils roulants depuis la place du Capitole jusqu’à la place St Cyprien pour sensibiliser les automobilistes mal garés au danger qu’ils peuvent représenter. Ainsi que les commerçants, et particuliers qui entravent le passage. Les cyclistes continueront ensuite à vélo pour effectuer un deuxième circuit passant par plusieurs sites souffrant du stationnement sauvage.
Pour plus d'informations, contacter :
Sébastien Bosvieux, Président de Deux pieds Deux roues, tél. : 06 02 36 23 81
Odile Maurin, Représentante Départementale de l'APF, tél. : 06 68 96 93 56
L'incivisme des automobilistes qui stationnent "sauvagement" touche autant les personnes handicapées, les piétons et les cyclistes. J'aimerais que celles et ceux qui ont ces comportements aient en tête qu'ils peuvent envoyer un enfant sur la chaussée...
Comme chaque fois, je participerai à cette action samedi 15 mars à 14h. La Police Municipale sera également mobilisée. Sensibilisation et sanction... Il reste encore beaucoup à faire pour changer certains comportements. Nous touchons à la prise en compte et au respect de l'autre.Le Plan d’actions (national) pour les mobilités actives (PAMA) présenté le 5 mars donnera des moyens de répressions supplémentaires avec parmi les 25 mesures prévues celle de "Requalifier en stationnement « très gênant » les infractions figurant à l’article R417-11 du code de la route comme le stationnement sur les places réservées aux PMR (contravention de 4eme classe : 135€) et y inclure l’arrêt et stationnement de véhicules sur trottoir, passage piéton, bande ou piste cyclable, bandes d'éveil et de vigilance."
Le communiqué de presse de Deux pieds Deux roues et de l'APF
"Halte au stationnement sauvage sur les trottoirs et les aménagements cyclables et à l’occupation abusive de l’espace public au détriment des PMRManifestation commune samedi 15 mars 14h place du Capitole
Que l’on soit à mobilité réduite, piéton ou cycliste, nous avons tous été un jour gênés par un automobiliste indélicat qui a confondu un trottoir ou une bande cyclable avec une place de stationnement. Gênés ou empêché de se déplacer aussi par une poubelle mal placée, un vélo, une moto, ou une terrasse qui empiètent sur le passage… Pour les personnes en situation de handicap (en fauteuil, aveugle ou malvoyant…), et plus largement les PMR - personnes à mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes, parents avec poussette et jeunes enfants, etc.), se déplacer relève parfois du parcours du combattant. A l’heure où l’on parle de partage de l’espace public et de la rue, l’individualisme et l’irrespect de certains mettent en péril cette idée de la ville.
Parce que nous partageons de nombreuses problématiques communes, l’Association des Paralysés de France (APF), qui défend les droits de Personnes en situation de handicap, etl’Association Deux pieds Deux Roues (ex-Association Vélo), qui défend les droits des piétons et des cyclistes, s’associent aujourd’hui pour demander le respect des trottoirs et pistes cyclables.
Nous effectuerons un parcours à pieds et en fauteuils roulants depuis la place du Capitole jusqu’à la place St Cyprien pour sensibiliser les automobilistes mal garés au danger qu’ils peuvent représenter. Ainsi que les commerçants, et particuliers qui entravent le passage. Les cyclistes continueront ensuite à vélo pour effectuer un deuxième circuit passant par plusieurs sites souffrant du stationnement sauvage.
Pour plus d'informations, contacter :
Sébastien Bosvieux, Président de Deux pieds Deux roues, tél. : 06 02 36 23 81
Odile Maurin, Représentante Départementale de l'APF, tél. : 06 68 96 93 56
samedi 1 mars 2014
VélOToulouse en chiffres et en débat
Il faudrait que les candidats EELV à la mairie de Toulouse, Antoine Maurice et Michèle Bleuse expliquent pourquoi ils veulent arrêter de développer les VélOToulouse d'ici à 2022, alors qu'un déplacement en vélo en libre service coûte moins cher à la collectivité qu'un déplacement en transport collectif. Pas sympa pour les Toulousains qui attendent ce service dans leur quartier…
Un cycliste urbain, même en VLS, c'est aussi une place libérée dans un transport collectif, et pour un coût moindre ! Aujourd'hui 2600 vélos dans 283 stations coûtent 5,6 M € par an à la ville. Avec 3,5 M de locations/trajets par an, ça fait 1,57 € par trajet. Pour les transports collectifs, nous sommes à 1,80 € par trajet en moyenne hors investissement.
Comme beaucoup de gens de gauche, je préfèrerais aussi une gestion de nos vélos en libre service en régie publique. Mais le contrat de 15 ans signé par l'ancienne équipe Moudenc avec JC Decaux nous amène jusqu'en 2022. D'ici là, si nous sommes toujours en fonction, il sera de notre responsabilité de continuer à développer le système, à un coût qui reste maîtrisé.
Un cycliste urbain, même en VLS, c'est aussi une place libérée dans un transport collectif, et pour un coût moindre ! Aujourd'hui 2600 vélos dans 283 stations coûtent 5,6 M € par an à la ville. Avec 3,5 M de locations/trajets par an, ça fait 1,57 € par trajet. Pour les transports collectifs, nous sommes à 1,80 € par trajet en moyenne hors investissement.
Comme beaucoup de gens de gauche, je préfèrerais aussi une gestion de nos vélos en libre service en régie publique. Mais le contrat de 15 ans signé par l'ancienne équipe Moudenc avec JC Decaux nous amène jusqu'en 2022. D'ici là, si nous sommes toujours en fonction, il sera de notre responsabilité de continuer à développer le système, à un coût qui reste maîtrisé.
lundi 24 février 2014
Toulouse avance aussi à vélo.
Le projet pour le vélo et les mobilités actives de la liste Pierre Cohen 2014 est téléchargeable sur le site de Deux pieds deux roues Toulouse ici :
http://toulousevelo.free.fr/IMG/pdf/Pierre_Cohen.pdf
http://toulousevelo.free.fr/IMG/pdf/Pierre_Cohen.pdf
- 200 km de nouvelles voies cyclables dont un Réseau Express Vélo,
- de vastes zones 30 avec une méthode en 3 temps pour les réaliser,
- un programme "Marche et vélo vers les écoles et les facs",
- encore plus de stationnements et de services vélo, avec des parcours Santé et une stratégie de valorisation de la ville pour les cyclotouristes,
- une gouvernance améliorée grâce à un observatoire des mobilités actives partagé avec les associations, pour suivre l'avancement du plan Vélo, établir des indicateurs et des priorités d'action,
- et plein d'autre projets pour une politique globale et pour convaincre les toulousains de lâcher la bagnole...
vendredi 7 février 2014
L'avenir a besoin du vélo !
Voici la tribune que portent les élus du Club des Villes et Territoires Cyclables, pour les élections municipales 2014.
(télécharger le document ici )
Pour 35 millions d'Européens, le vélo est le premier mode de déplacement. 5% des Français l'utilisent de manière quotidienne pour se déplacer et 40% occasionnellement. La pratique du vélo comme mode de déplacement et comme loisir connaît un nouvel essor en France depuis les années 2000.
Son potentiel de croissance est considérable ! En ville où plus de 50% des déplacements en voiture font moins de 2 km et en zone périurbaine ou rurale.
Le développement du vélo n'est plus un défi mais partout une solution réaliste et gagnante !
2014-2020 : 6 années pour réinventer la vie,
Les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à encourager la pratique du vélo avec des aménagements et des services qui facilitent la vie des cyclistes et suscitent le changement d'habitudes. Le mandat municipal 2014-2020 permettra d'amplifier l'action engagée et de la déployer à toutes les échelles territoriales.
Les élus réunis au Club des villes et territoires cyclables - qui représente aujourd'hui 1 400 collectivités adhérentes (villes, agglomérations, départements et régions) - apportent leur contribution à la campagne des élections municipales en 14 pistes, pour changer la vie !
Ils invitent les candidats et les futurs élus à prendre en compte ces propositions dans leur projet et leurs actions prioritaires dès 2014.
• Le vélo, c'est + de qualité de vie
• Le vélo, c'est la proximité
• Le vélo, c'est + de lien
• Le vélo, ça rassemble
• Le vélo, c'est la sécurité
• Le vélo, c'est + de pouvoir d'achat
• Le vélo, c'est un remède anti-crise
• Le vélo, c'est la santé
• Le vélo, c'est toute la vie
• Le vélo, ça s'apprend
• Le vélo, ça stationne aussi
• Le vélo, ça se combine
• Le vélo, c'est contagieux
• Le vélo doit passer partout !
82% des Français qui se déplacent à vélo apprécient ce mode (Enquête nationale transports et déplacements, Insee, 2008) !
Encourager le vélo, c'est faire le choix d'une ville harmonieuse, dans laquelle la fonction circulation ne domine pas toutes les autres fonctions urbaines. Une ville pour tous et non axée sur la vitesse, dans laquelle on se déplace, on se rencontre, on travaille et on séjourne.
La circulation apaisée et la réduction de la vitesse relative des motorisés, sont les conditions premières de la cohabitation et du partage de la rue : il faut aménager la voirie et l'espace public, pas dans l'objectif unique d'écouler des flux automobiles, mais pour garantir la sécurité de tous les usagers de la rue.
On mise sur…
L'encouragement du vélo et de la marche, de la « mobilité active », favorise la fréquentation des espaces publics, le maintien des commerces et des services ainsi que leur retour quand ils ont migré vers les périphéries.
On mise sur…
Le vélo permet de retisser du lien intergénérationnel : il facilite le déplacement des enfants vers les grands-parents, rompt l'isolement des personnes qui n'ont pas accès à la voiture et résident dans des zones mal desservies par les transports publics. Les enfants qui peuvent se déplacer et jouer dans la rue sans être gênés par la circulation ont deux fois plus de contacts sociaux avec leurs camarades de jeu dans leur quartier que ceux qui ne peuvent quitter le foyer sans être accompagnés par un adulte en raison de la circulation automobile.
On mise sur…
Le vélo est un mode individuel, collectif et connecté, en lien avec les autres et avec le territoire. C'est le vélo qui le premier a fait la démonstration de la partageabilité des objets à grande échelle avec les systèmes de vélos en libre-service.
Les cyclistes disposent d'une expertise d'usage qui enrichit l'ingénierie et les politiques locales si les dispositifs de concertation sont encouragés sur le territoire. Le partage des données des cyclistes et piétons est un gisement pour des applications collaboratives et de nouveaux services de mobilité.
On mise sur…
Le vélo, c'est la sécurité
La pratique du vélo n'est pas dangereuse. Les cyclistes représentent 4% des blessés, et 4% des tués (environ 150 tués par an, toutes pratiques vélos confondues, sur routes et en agglomération). Les accidents mortels de cyclistes ont diminué de 30% en 10 ans alors que l'usage du vélo s'est fortement développé dans la même période. A contrario, les motards représentent un quart des tués sur la route. Le développement de la pratique du vélo en ville ne modifie pas ces données, bien au contraire ! Davantage de cyclistes sécurise la pratique du vélo.
On mise sur…
Le vélo, c'est + de pouvoir d'achat
Comme le logement, l'accès aux services publics ou privés, au travail, à l'école, aux loisirs et à la culture est un droit majeur. La part mobilité + logement du budget des ménages dépasse souvent la moitié des ressources disponibles. Les transports sont le second poste de dépenses des familles après le logement. Utiliser davantage le vélo au sein d'une famille représente une économie mensuelle de 50 à 100 euros si on utilise le vélo pour des trajets fréquents et courts, et 300 à 500 euros si le vélo se substitue à une des voitures de la famille selon une étude de l'UNAF en 2011.
On mise sur…
Services vélo – location courte, moyenne et longue durée, vélos en libre-service, prêts gratuits, gardiennage… –, ateliers d'autoréparation, conseil en mobilité auprès des entreprises… le vélo est créateur d'emplois de proximité, non délocalisables, et dynamise l'économie locale.
Les retombées économiques directes représentent déjà 4,5 milliards d'euros pour un effectif de 35 000 emplois. Elles peuvent être facilement multipliées par 10 si l'investissement s'intensifie (étude Altermodal – Atout France 2009).
Le bénéfice collectif santé des 4.6 Md de km parcourus annuellement à vélo est estimé à 5.6 Md € par an ; rejoindre le peloton européen par une politique nationale d'investissement conduirait à un bénéfice santé évalué à 15 Md €.
On mise sur…
Le vélo, c'est la santé
C'est ne pas en faire qui est dangereux ! La pratique régulière du vélo, c'est la garantie d'une bonne santé. L'activité physique, à raison d'une demi-heure par jour, constitue un traitement pour à peu près toutes les pathologies contemporaines : maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancers. Elle sollicite le système nerveux, autrement dit, elle entretient les facultés cognitives et ralentit leur déclin. Elle améliore le moral, tient la dépression à distance et la créativité en éveil.
On mise sur…
Le vélo - mode de déplacement doux et sport - peut être pratiqué tous les jours. Sa pratique réduit le stress. Elle est recommandée par les médecins pour prévenir l'ostéoporose et les chutes chez les personnes âgées. Avec une pratique fréquente du vélo, la réduction du potentiel physique est inférieure à 5% par décennie après 30 ans, alors que pour un sédentaire elle est supérieure à 10%.
On mise sur…
Tous les Français ou presque ont appris à faire du vélo. Mais certains ne pratiquent plus et ne se sentent pas à l'aise sur un vélo. Les vélo-écoles, structures qui enseignent la pratique du vélo ou remettent en selle des personnes qui n'ont pas fait de vélo depuis longtemps, se développent. L'apprentissage du vélo à l'école doit aussi être amplifié.
On mise sur…
Tous les cyclistes – cyclistes quotidiens et occasionnels, cyclosportifs, enfants et adultes – ont besoin de stationner leur vélo à leur domicile. Le stationnement sur les lieux de travail et d'études a également une grande importance. C'est même une condition du transfert de la voiture vers le vélo ou la combinaison vélo et transport public pour un très grand nombre de cyclistes potentiels.
On mise sur…
L'usage combiné du vélo et des transports publics – tramway, RER, bus et car à haut niveau de service, train et métro – est une combinaison gagnante ! Elle augmente la performance et l'attractivité des transports collectifs, et leur couverture spatiale. Les transports collectifs deviennent les « bottes de 7 lieues » du cycliste. La clé de cette solution gagnante est le stationnement du vélo, dans les gares de départ et d'arrivée. L'embarquement du vélo sera davantage réservé aux vélos pliants pour les trajets quotidiens ou aux pratiques cyclotouristiques.
On mise sur…
En ville dense, le vélo est un mode de déplacement efficace et rapide. Plus rapide que la voiture dont il faut prendre en compte le temps de stationnement et les transports publics avec les temps d'accès et de trajet terminal.
Sur des distances plus importantes et notamment en périphérie, les réseaux express vélo – les REVE – permettent, aux vélos standards et à assistance électrique, un trajet rapide et confortable, sans heurt puisque le cycliste est prioritaire aux intersections et des tunnels sont parfois aménagés.
On mise sur…
Le vélo doit passer partout !
En 2014, il faut acquérir le réflexe vélo : en se demandant pour chaque projet si le cycliste, mais aussi le piéton, sont pris en compte dans les outils et les démarches pour passer de la ville routière à la ville fluide, à la ville pour tous. Pour s'assurer que la mobilité active est bien au cœur des choix de planification urbaine, dans les politiques foncières, dans l'aménagement de l'espace public et le partage de la voirie, dans la conception des lieux de vie.
Faisons de la place au vélo, dans les têtes, les décisions et les espaces du quotidien !
Club des Villes et Territoires Cyclables - 33 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris
tél 01 56 03 92 14 - fax 01 56 03 92 16 - info@villes-cyclables.org
(télécharger le document ici )
L'avenir a besoin du vélo !
Pour 35 millions d'Européens, le vélo est le premier mode de déplacement. 5% des Français l'utilisent de manière quotidienne pour se déplacer et 40% occasionnellement. La pratique du vélo comme mode de déplacement et comme loisir connaît un nouvel essor en France depuis les années 2000.
Son potentiel de croissance est considérable ! En ville où plus de 50% des déplacements en voiture font moins de 2 km et en zone périurbaine ou rurale.
Le développement du vélo n'est plus un défi mais partout une solution réaliste et gagnante !
2014-2020 : 6 années pour réinventer la vie,
14 pistes pour réussir cette transition !
Les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à encourager la pratique du vélo avec des aménagements et des services qui facilitent la vie des cyclistes et suscitent le changement d'habitudes. Le mandat municipal 2014-2020 permettra d'amplifier l'action engagée et de la déployer à toutes les échelles territoriales.
Les élus réunis au Club des villes et territoires cyclables - qui représente aujourd'hui 1 400 collectivités adhérentes (villes, agglomérations, départements et régions) - apportent leur contribution à la campagne des élections municipales en 14 pistes, pour changer la vie !
Ils invitent les candidats et les futurs élus à prendre en compte ces propositions dans leur projet et leurs actions prioritaires dès 2014.
14 pistes pour changer la vie :
• Le vélo, c'est + de qualité de vie
• Le vélo, c'est la proximité
• Le vélo, c'est + de lien
• Le vélo, ça rassemble
• Le vélo, c'est la sécurité
• Le vélo, c'est + de pouvoir d'achat
• Le vélo, c'est un remède anti-crise
• Le vélo, c'est la santé
• Le vélo, c'est toute la vie
• Le vélo, ça s'apprend
• Le vélo, ça stationne aussi
• Le vélo, ça se combine
• Le vélo, c'est contagieux
• Le vélo doit passer partout !
Le vélo, c'est + de qualité de vie
82% des Français qui se déplacent à vélo apprécient ce mode (Enquête nationale transports et déplacements, Insee, 2008) !
Encourager le vélo, c'est faire le choix d'une ville harmonieuse, dans laquelle la fonction circulation ne domine pas toutes les autres fonctions urbaines. Une ville pour tous et non axée sur la vitesse, dans laquelle on se déplace, on se rencontre, on travaille et on séjourne.
La circulation apaisée et la réduction de la vitesse relative des motorisés, sont les conditions premières de la cohabitation et du partage de la rue : il faut aménager la voirie et l'espace public, pas dans l'objectif unique d'écouler des flux automobiles, mais pour garantir la sécurité de tous les usagers de la rue.
On mise sur…
- le développement des zones apaisées – zones de rencontre et zones 30 – qui facilitent le déplacement à pied et à vélo et la cohabitation entre les usagers de la rue,
- l'extension du concept de zone 30 à toutes les voiries de desserte et à des tronçons situés sur des axes de circulation, suivant les différentes priorités données à chaque voirie : plus de vie locale ou plus de circulation de tous les modes de déplacements,
- la hiérarchisation de la voirie à l'échelle des agglomérations, avec l'objectif de généraliser le 30 km/h à plus de 50% de la voirie et même 70%, démarche à l'œuvre dans un nombre croissant de territoires.
Le vélo, c'est la proximité
L'encouragement du vélo et de la marche, de la « mobilité active », favorise la fréquentation des espaces publics, le maintien des commerces et des services ainsi que leur retour quand ils ont migré vers les périphéries.
On mise sur…
- la familiarité du vélo : tous les Français ou presque (97,9%) ont appris à faire du vélo. 78% déclarent en faire très bien (Enquête « Les Français et le vélo », 2012) - 9 Français sur 10 ont fait du vélo loisir au cours de leur vie.
- le développement des services : ateliers vélo participatifs pour le réemploi des vélos et l'apprentissage de l'entretien et de la réparation, systèmes de location, de prêt gratuit aux étudiants ou de vélos en libre-service.
Le vélo, c'est + de lien
Le vélo permet de retisser du lien intergénérationnel : il facilite le déplacement des enfants vers les grands-parents, rompt l'isolement des personnes qui n'ont pas accès à la voiture et résident dans des zones mal desservies par les transports publics. Les enfants qui peuvent se déplacer et jouer dans la rue sans être gênés par la circulation ont deux fois plus de contacts sociaux avec leurs camarades de jeu dans leur quartier que ceux qui ne peuvent quitter le foyer sans être accompagnés par un adulte en raison de la circulation automobile.
On mise sur…
- le vélo, la marche et les transports publics afin que l'arrêt de la conduite automobile ne soit plus synonyme de mort sociale pour les personnes vieillissantes.
- l'apprentissage du vélo avec des séances de remise en selle et le développement des vélo-écoles.
- les Vélobus et Pédibus pour les trajets vers l'école.
- les bus cyclistes pour se familiariser aux déplacements domicile-travail à vélo et bénéficier de l'expérience de cyclistes avertis.
Le vélo, ça rassemble
Le vélo est un mode individuel, collectif et connecté, en lien avec les autres et avec le territoire. C'est le vélo qui le premier a fait la démonstration de la partageabilité des objets à grande échelle avec les systèmes de vélos en libre-service.
Les cyclistes disposent d'une expertise d'usage qui enrichit l'ingénierie et les politiques locales si les dispositifs de concertation sont encouragés sur le territoire. Le partage des données des cyclistes et piétons est un gisement pour des applications collaboratives et de nouveaux services de mobilité.
On mise sur…
- la concertation avec les associations de cyclistes, partenaires indispensables et lieux de connaissances et de compétences.
- la mise en place de comités de suivi de la politique cyclable avec les représentants des associations locales.
- les comités d'usagers qui se forment autour de systèmes innovants comme les vélos partagés ou pour le développement de nouveaux services
- l'ouverture des données.
Le vélo, c'est la sécurité
La pratique du vélo n'est pas dangereuse. Les cyclistes représentent 4% des blessés, et 4% des tués (environ 150 tués par an, toutes pratiques vélos confondues, sur routes et en agglomération). Les accidents mortels de cyclistes ont diminué de 30% en 10 ans alors que l'usage du vélo s'est fortement développé dans la même période. A contrario, les motards représentent un quart des tués sur la route. Le développement de la pratique du vélo en ville ne modifie pas ces données, bien au contraire ! Davantage de cyclistes sécurise la pratique du vélo.
On mise sur…
- les actions en faveur de l'abaissement des vitesses des motorisés, en développant les zones de circulation apaisée et les aménagements en faveur des cyclistes, notamment les double-sens cyclables qui facilitent le déplacement à vélo et tendent à contribuer à la baisse des vitesses dans certaines rues, et les cédez-le-passage cyclistes dans les carrefours à feux.
- l'abaissement des vitesses, la réalisation des aménagements cyclables et le renforcement de la visibilité des cyclistes hors agglomération, où se produisent la majorité des accidents graves et mortels impliquant un cycliste.
- la sensibilisation aux dangers de la cohabitation entre cyclistes et véhicules à grand gabarit, et le risque de « l'angle mort » des poids lourds.
Le vélo, c'est + de pouvoir d'achat
Comme le logement, l'accès aux services publics ou privés, au travail, à l'école, aux loisirs et à la culture est un droit majeur. La part mobilité + logement du budget des ménages dépasse souvent la moitié des ressources disponibles. Les transports sont le second poste de dépenses des familles après le logement. Utiliser davantage le vélo au sein d'une famille représente une économie mensuelle de 50 à 100 euros si on utilise le vélo pour des trajets fréquents et courts, et 300 à 500 euros si le vélo se substitue à une des voitures de la famille selon une étude de l'UNAF en 2011.
On mise sur…
- le développement des plans de déplacements entreprise (PDE) ou administration (PDA).
- l'aide à l'achat de vélos par les particuliers : vélos classiques ou pliants, vélos à assistance électrique, vélos cargos et accessoires comme les carrioles…
- le marquage des vélos pour lutter contre le vol en organisant des campagnes de marquage Bicycode dans les collectivités, les écoles et les entreprises.
- des campagnes de sensibilisation aux coûts des différents modes de transport et aux vertus de la mobilité active et de l'intermodalité.
Le vélo, c'est un remède anti-crise
Services vélo – location courte, moyenne et longue durée, vélos en libre-service, prêts gratuits, gardiennage… –, ateliers d'autoréparation, conseil en mobilité auprès des entreprises… le vélo est créateur d'emplois de proximité, non délocalisables, et dynamise l'économie locale.
Les retombées économiques directes représentent déjà 4,5 milliards d'euros pour un effectif de 35 000 emplois. Elles peuvent être facilement multipliées par 10 si l'investissement s'intensifie (étude Altermodal – Atout France 2009).
Le bénéfice collectif santé des 4.6 Md de km parcourus annuellement à vélo est estimé à 5.6 Md € par an ; rejoindre le peloton européen par une politique nationale d'investissement conduirait à un bénéfice santé évalué à 15 Md €.
On mise sur…
- la présence des cyclistes et piétons qui dopent le commerce de proximité : ils font moins d'achats par visite mais reviennent plus souvent et en moyenne dépensent plus dans un commerce de proximité qu'un automobiliste.
- la priorité à la vie locale dans l'aménagement des rues et des places commerçantes, l'apaisement de la circulation, le stationnement des vélos.
- les économies dégagées par le transfert de la voiture vers le vélo qui procurent plus de pouvoir d'achat pour les dépenses d'éducation, santé, loisirs, culture.
- l'impact positif de la diminution de l'usage de la voiture sur le budget de la collectivité : entretien de la voirie, pollution, accidentalité, nuisances.
Le vélo, c'est la santé
C'est ne pas en faire qui est dangereux ! La pratique régulière du vélo, c'est la garantie d'une bonne santé. L'activité physique, à raison d'une demi-heure par jour, constitue un traitement pour à peu près toutes les pathologies contemporaines : maladies cardiovasculaires, obésité, diabète, cancers. Elle sollicite le système nerveux, autrement dit, elle entretient les facultés cognitives et ralentit leur déclin. Elle améliore le moral, tient la dépression à distance et la créativité en éveil.
On mise sur…
- Une pratique régulière du vélo. Un cycliste régulier gagne, selon plusieurs études médicales, trois années de vie. C'est aussi, dans l'hypothèse d'une augmentation de la pratique du vélo de 50% (soit 400 millions de km supplémentaires par an), 150 décès d'automobilistes évités sur les routes pour 5 décès supplémentaires de cyclistes.
- Les personnes physiquement actives voient leurs risques de maladies d'Alzheimer et de Parkinson diminuer de 40%. Chez les personnes physiquement très actives, cette exposition au risque de ces deux pathologies diminue de 60%. Le risque de dégénérescence maculaire diminue de 80% !
Le vélo, c'est toute la vie
Le vélo - mode de déplacement doux et sport - peut être pratiqué tous les jours. Sa pratique réduit le stress. Elle est recommandée par les médecins pour prévenir l'ostéoporose et les chutes chez les personnes âgées. Avec une pratique fréquente du vélo, la réduction du potentiel physique est inférieure à 5% par décennie après 30 ans, alors que pour un sédentaire elle est supérieure à 10%.
On mise sur…
- la promotion du vélo – vélo classique, vélo à assistance électrique, tricycle - pour les personnes de plus de 65, qui représenteront 40% de la population en 2050
- l'encouragement de l'activité physique régulière, à vélo et à pied, pour diminuer de 34% la dégradation des fonctions intellectuelles et de 40% le risque de maladies d'Alzheimer, Parkinson et de dégénérescence maculaire.
Le vélo, ça s'apprend
Tous les Français ou presque ont appris à faire du vélo. Mais certains ne pratiquent plus et ne se sentent pas à l'aise sur un vélo. Les vélo-écoles, structures qui enseignent la pratique du vélo ou remettent en selle des personnes qui n'ont pas fait de vélo depuis longtemps, se développent. L'apprentissage du vélo à l'école doit aussi être amplifié.
On mise sur…
- la création de vélo-écoles et la facilitation de leur action (mise à disposition de locaux, parcours…)
- la sensibilisation des jeunes aux avantages de la mobilité active.
- les plans de déplacements d'établissement scolaire (PDES).
- les services de prêt et de location qui permettent d'essayer des vélos et de mieux connaître les produits disponibles avant d'investir dans un vélo adapté à ses besoins.
- la mise à disposition longue durée aux agents de la collectivité de vélos pour les trajets domicile-travail et de flotte de vélos pour les déplacements professionnels.
Le vélo, ça stationne
Tous les cyclistes – cyclistes quotidiens et occasionnels, cyclosportifs, enfants et adultes – ont besoin de stationner leur vélo à leur domicile. Le stationnement sur les lieux de travail et d'études a également une grande importance. C'est même une condition du transfert de la voiture vers le vélo ou la combinaison vélo et transport public pour un très grand nombre de cyclistes potentiels.
On mise sur…
- l'application des règles d'urbanisme qui prévoit l'obligation de réaliser des espaces de stationnement vélo dans les constructions neuves de logements et bureaux.
- des dispositions volontaristes dans le Plan local d'urbanisme (art.12) afin de généraliser des locaux vélo sécurisés et accessibles.
- la mise en place d'arceaux vélo en grand nombre, notamment auprès des pôles générateurs de trafic (commerces, équipements culturels et de loisirs, pôles administratifs…).
- la réalisation de parkings vélo de grandes capacités près des gares (parkings ouverts et parkings sécurisés).
Le vélo, ça se combine
L'usage combiné du vélo et des transports publics – tramway, RER, bus et car à haut niveau de service, train et métro – est une combinaison gagnante ! Elle augmente la performance et l'attractivité des transports collectifs, et leur couverture spatiale. Les transports collectifs deviennent les « bottes de 7 lieues » du cycliste. La clé de cette solution gagnante est le stationnement du vélo, dans les gares de départ et d'arrivée. L'embarquement du vélo sera davantage réservé aux vélos pliants pour les trajets quotidiens ou aux pratiques cyclotouristiques.
On mise sur…
- l'intermodalité vélo et transport public qui dispose d'un fort potentiel. Elle est encore embryonnaire en France : 5,5% des Français seulement sont aujourd'hui concernés par des solutions intermodales (Enquête « Les Français et le vélo », 2013).
- l'intégration tarifaire pour combiner dans un même titre de transport vélo, bus, métro, autopartage…
Le vélo, c'est rapide
En ville dense, le vélo est un mode de déplacement efficace et rapide. Plus rapide que la voiture dont il faut prendre en compte le temps de stationnement et les transports publics avec les temps d'accès et de trajet terminal.
Sur des distances plus importantes et notamment en périphérie, les réseaux express vélo – les REVE – permettent, aux vélos standards et à assistance électrique, un trajet rapide et confortable, sans heurt puisque le cycliste est prioritaire aux intersections et des tunnels sont parfois aménagés.
On mise sur…
- les réseaux de voies express vélo pour les liaisons inter-agglomérations et le rabattement à vélo vers des modes de transport collectifs.
- la généralisation des double-sens cyclables pour des itinéraires plus directs et dissuader les cyclistes d'emprunter les trottoirs et des « cédez le passage cycliste » qui permettent aux cyclistes, en ralentissant et en respectant les piétons, de ne pas mettre pied à terre au feu rouge quand il n'y a pas de danger.
Le vélo doit passer partout !
En 2014, il faut acquérir le réflexe vélo : en se demandant pour chaque projet si le cycliste, mais aussi le piéton, sont pris en compte dans les outils et les démarches pour passer de la ville routière à la ville fluide, à la ville pour tous. Pour s'assurer que la mobilité active est bien au cœur des choix de planification urbaine, dans les politiques foncières, dans l'aménagement de l'espace public et le partage de la voirie, dans la conception des lieux de vie.
Faisons de la place au vélo, dans les têtes, les décisions et les espaces du quotidien !
Club des Villes et Territoires Cyclables - 33 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris
tél 01 56 03 92 14 - fax 01 56 03 92 16 - info@villes-cyclables.org
samedi 1 février 2014
1111 Vélos à Assistance Électrique financés par Toulouse Métropole
Exactement 1111 VAE financés aujourd'hui par Toulouse Métropole depuis septembre 2012.
Article de la Dépêche : http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/31/1807588-velo-electrique-ca-accelere.html
Article de la Dépêche : http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/31/1807588-velo-electrique-ca-accelere.html
| VAE Thirty One fabriqué à Saint-Gaudens. |
lundi 13 janvier 2014
Point sur la piste cyclable le long du tram Garonne
Suite à l'article de la Dépêche concernant la piste cyclable suivant le tram Garonne : http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/13/1793300-velo-les-points-noirs-le-long-du-tramway.html
La Piste cyclable aménagée le long du Tramway est une nouvelle voie cyclable structurante pour les cyclistes, avec un niveau de qualité inédit comme l'indique l'association 2 Pieds 2 Roues. Cette piste mérite encore des ajustements, comme c'est toujours le cas lors de l'ouverture de voies structurantes. Pour l'essentiel, il s'agit d'améliorer la signalisation et la visibilité de la piste. C'est d'ailleurs pourquoi, avec l'association 2 Pieds 2 Roues et les services de Toulouse Métropole et de Tisséo Smat, nous prévoyons de reconnaître ensemble ce nouvel aménagement.
La Piste cyclable aménagée le long du Tramway est une nouvelle voie cyclable structurante pour les cyclistes, avec un niveau de qualité inédit comme l'indique l'association 2 Pieds 2 Roues. Cette piste mérite encore des ajustements, comme c'est toujours le cas lors de l'ouverture de voies structurantes. Pour l'essentiel, il s'agit d'améliorer la signalisation et la visibilité de la piste. C'est d'ailleurs pourquoi, avec l'association 2 Pieds 2 Roues et les services de Toulouse Métropole et de Tisséo Smat, nous prévoyons de reconnaître ensemble ce nouvel aménagement.
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