jeudi 7 novembre 2013

Calculateur d'itinéraire Géovélo à Toulouse Métropole.

Reconduction aujourd'hui pour 12 mois du partenariat entre Toulouse Métropole, la Compagnie des Mobilités et Tisséo de l'expérimentation du service de calcul d'itinéraire vélo Géovélo www.geovelo.fr.

Objectif : développer la base de données et la version pour smartphone de l'application Géovélo.

Ce calculateur est :

  • Complémentaire du calculateur d'itinéraire multimodal déjà utilisable à partir du site de Tisséo;
  • Fondé sur la qualification du degré de cyclabilité de l'ensemble des rues d'un territoire ;
  • Déjà opérationnel à Paris, Lyon, Nantes, Caen, Tours et donc aujourd'hui à Toulouse Métropole à partir du site www.geovelo.fr et bientôt à partir du site www.toulouse-metropole.fr.


lundi 4 novembre 2013

600 cyclistes/heure au Pont Neuf à Toulouse, 2 fois plus en 5 ans



900 cyclistes en 1 heure et demi, soit 600 vélos par heure, c'est le comptage effectué par l'association Vélo un matin de septembre 2013. C'est le double du comptage effectué par Toulouse Métropole il y a 5 ans.

J'ai voulu vérifié et on constate effectivement que plus de 10 cyclistes passent en 1 minute.

Les Toulousains ne demandent qu'à prendre leur bicyclette pour leurs déplacements quotidiens, à condition de trouver des itinéraires et des stationnements sécurisés.

vendredi 11 octobre 2013

Parlons du fond, par exemple de la mobilité à Toulouse...

En réponse à l'article de Gilles Souillés dans la Dépêche...


Les Toulousains se fichent de mon avenir personnel et ils ont bien raison. Je ne veux pas attaquer les personnes ni laisser échapper des relents de cuisine interne. Traiter la politique sous cet angle ne peut que nourrir les extrémismes. Regardons plutôt les bilans des élus, les projets, l’investissement des militants...

Parmi les questions de fond, il y a les transports et l’appréciation du Plan de Déplacements Urbains. Comment vouloir augmenter encore les budgets Transports alors que notre PDU nous conduit déjà à un déficit de 1,8 Md € en 2020 ? Alors que la récession (ou décroissance subie) s’installe ? Mettre le paquet sur l’écomobilité (dont le vélo) et sur un partage équilibré de l’espace public nous permettrait de dépasser les objectifs du PDU sans bouleverser son économie. Antoine Maurice ne semble pas partager cette vision.

Et sur la «surprise» de Régis Godec, j’ai soutenu une autonomie d’EELV laissant la porte «entre-ouverte» à un examen de la situation politique locale en fin d’année. Cette «nuance» n’est pas apparue...

mardi 8 octobre 2013

Il faut tourner la page.



«Il faut tourner la page
Changer de paysage

Le pied sur une berge

Vierge...» (Claude Nougaro)



En 2008, le vélo m’est apparu comme un sujet évident, prioritaire, symbolique de la cause écologique: lutte contre le changement climatique et la pollution, sobriété, efficacité énergétique, efficacité des investissements, convivialité, proximité, exemplarité... L’occasion de pratiquer la politique concrètement, «autrement», en «élu technicien», en lien étroit avec les associatifs. Avec des résultats clairs, visibles. Le nombre de cyclistes a au moins doublé en 5 ans. Toulouse est maintenant dans le peloton de tête des  grandes agglomérations françaises. Mais il reste tant à faire pour une ville véritablement cyclable...

Aujourd’hui, ma façon d’être utile, d’être écologiste, c’est de défendre le vélo urbain et les mobilités actives.
Et aujourd’hui, ma façon de défendre le vélo et les mobilités actives, c’est de quitter EELV. 
Mes amis d’EELV Toulouse n’ont pas su à ce jour mettre en cohérence une stratégie d’autonomie avec la défense de notre action dans la majorité municipale. Une page se tourne après 11 années de militantisme dans un parti où j’ai beaucoup appris. La nouvelle page est blanche.

Où que je sois pour la suite, je compte continuer à promouvoir le vélo urbain et plus généralement l’écomobilité. Les difficultés économiques et budgétaires sont là pour des années. Ecologiste, je préfère le «Mieux» au «Toujours plus» et je trouve peu réaliste de vouloir augmenter encore les moyens consacrés aux transports collectifs au-delà de ce que prévoit notre Plan de Déplacements Urbains.
D’autres alternatives à la voiture solo existent, peu coûteuses en argent public : le covoiturage, l’autopartage... et donc le vélo. Il permet de réduire autant voire plus nos émissions de gaz à effet de serre que les transports collectifs, pour un coût 20 à 30 fois inférieur pour la collectivité...
L'association 2 Pieds 2 Roues a présenté jeudi ses propositions pour les élections municipales. Une grande partie sont déjà mises en oeuvre par Toulouse Métropole mais le rythme doit être fortement accéléré. La première urgence est de mettre notre gouvernance et nos moyens humains au niveau de l’enjeu.

2 grands chantiers sont à mon avis prioritaires :

  • Toulouse, ville 30 : 80% de nos rues peuvent être apaisées pour plus de sécurité et de priorité données aux plus faibles (enfants, personnes âgées, handicapées, piétons, rollers, trottinettes, cyclistes...). Une zone 30 ou une zone de rencontre, c’est 40% d’accidents en moins. Si nous continuons à aménager nos rues au rythme actuel, il faudra 25 ans... Nous devons nous y prendre autrement par une action à la fois massive et légère en matière d’aménagements. Ce nouveau Code de la Rue doit faire l’objet d’une large campagne de communication sur le partage de l’espace et le respect mutuel.
  • Un réseau cyclable d’agglomération continu : au cours du mandat, 20 km de voies cyclables ont été créés chaque année. C’est un net progrès. Mais dans de nombreuses rues, les aménagements routiers sont restés prioritaires sur les voies cyclables. Pour libérer de l’espace public afin de boucler rapidement notre réseau cyclable d’agglomération, nous allons devoir être volontaristes, faire des choix : nouveaux plans de circulation, plans locaux de stationnement, création de parkings pour le stationnement riverain... les solutions ne manquent pas.

Depuis 2008, nous avons passé le 2è plateau. Il faut maintenant enclencher le 3è pour une ville et une agglomération véritablement cyclables dans les prochaines années.






jeudi 26 septembre 2013

Conseil de Communauté Toulouse Métropole - intervention dans le débat sur les métropoles

Chers collègues, cher président,

Pour introduire mon intervention sur la démocratie dans notre projet de Métropole, je souhaite poser la question de l'enjeu fondamental de cette réforme.

C'est de redonner une envie de politique aux citoyens. De retisser le lien entre gouvernant et administré. Que chacun se sente pris en compte, en capacité de participer à la décision collective. Tout le monde ici mesure l'urgence du changement à opérer.

Hors, comme la pointé Antoine Maurice tout à l'heure, le citoyen n'apparaît pas dans le projet de Métropole qui nous est proposé.

D’où partons nous ? Je regarderai ce qui existe dans notre agglomération.
- Nous voyons une nouvelle organisation de la démocratie à Toulouse, qui est un progrès certain, mais reste à développer, avec en particulier 300000 € de budget participatif à l’échelle des secteurs de la ville.
Nous voyons des pôles territoriaux à l’échelle de la CU, avec des commissions de pôle, lieux d’échanges entre services et élus, mais qui ne sont pas des lieux de décision stratégique.
Nous voyons plusieurs intercommunalités avec leurs histoires propres dans notre agglomération, dont le Sicoval depuis 1975.

Voici maintenant quelques pistes pour avancer :
- La simplification de notre organisation collective serait déjà un facteur de progrès démocratique. Combien de nos concitoyens connaissent les champs d'intervention des collectivités ?
- Travailler à l'organisation démocratique de nos bassins de vie, en donnant une place inédite aux citoyens, aux associations de quartiers. Les conseils de territoires tels que proposés sont intéressants, mais n'ont qu'un rôle consultatif...
- Expérimenter à des niveaux bien plus importants qu'actuellement à Toulouse le Budget participatif, pour associer les citoyens à nos choix budgétaires, leur permettre de se déterminer sur les projets prioritaires à l’échelle des pôles et des quartiers.
- Donner les moyens de suivi et d’évaluation des politiques locales par des représentants des habitants et par des structures indépendantes.
- Dans l’esprit de l’Open Data, la mise en accès libre des projets d’infrastructures et d'équipements le plus en amont possible et tout au long de leur avancement.
- Le développement du numérique, l'explosion des réseaux sociaux, doit nous amener à proposer des outils numériques efficaces de démocratie locale, par exemple pour établir des "cahiers des charges participatifs".
- Donner de la place à l’inventivité, à l’expérimentation, même sur le fonctionnement démocratique. Tester en particulier le référendum local.

Je vous remercie.

Interventions au conseil de communauté du 26-09-13

Conseil Communautaire


Transports et déplacements :

J'interviens sur la délibération 10.1.
Aujourd’hui, développer les transports collectifs et le vélo passe par la récupération d’espace public, afin d’aménager des sites propres pour les bus et des voies cyclables. Avoir une capacité d’action sur le stationnement automobile, en particulier sur le stationnement résident est un levier majeur. Il doit nous permettre de transférer du stationnement résident de l’espace public vers des parkings en ouvrage.

Nous nous réjouissons que la SMAT devienne cet outil. Il reste à renégocier les concessions de parkings avec les opérateurs privés, concessions dont les échéances sont pour la plupart très lointaines.


Voirie :

Les élus écologistes voteront ces délibérations.

Concernant la délibération 13.1, étant donné les problèmes de dangerosité constatés, nous la voterons. Mais nous constatons qu'il s'agit une fois de plus de régler par une fuite en avant routière un problème d'abord issu de notre immense retard en matière de transports collectifs et autres alternatives à la voiture solo.

Et pour la 13.4, nous voterons pour le lancement de cette étude, mais en demandant que toutes les solutions soient examinées afin de trouver des alternatives à un projet dors et déjà évalué à plus de 30 Millions d'€.

vendredi 20 septembre 2013

Intervention en conseil municpal sur le transfert de gestion d'une partie de la prison St-Michel


Chers collègues, Monsieur le maire,

Nous pouvons comprendre ce nouveau dispositif - le transfert de gestion - s'il permet d'accélérer ce premier projet d'un lieu à la fois de mémoire et de vie de quartier dans cette partie du site.

C'est sur l'ensemble du site que nous devons avancer. Le changement de majorité au gouvernement nous avait fait espérer que l'état cède rapidement et à un coût raisonnable la Maison d'Arrêt à la ville. Il y a maintenant urgence à régler cette question, afin que dans le prochain mandat soit entrepris le projet d'envergure que mérite ce site exceptionnel. Le groupe de élus écologistes vient d'écrire en ce sens au gouvernement.

Nous souhaitons que s'engage une vraie concertation avec tous les acteurs dont bien sûr les habitants du quartier. Nous souhaitons que l'ensemble des aspects du projet soient partagés :
- le lieu de mémoire
- la création d'une nouvelle centralité pour la ville et pour le quartier
- les différentes fonctions que pourraient intégrer le site : équipements de quartier, jardin public, marché, commerces...
- enfin un projet à vocation nationale, européenne, tel qu'un centre international de la civilisation occitane, latine et méditerranéenne, qui valorise autant la ville que la région.

Pour toutes ces raisons, les élus écologistes voteront cette délibération, mais souhaitent que la réflexion pour l'ensemble du site de la prison soit relancée sans tarder et dans la plus grande concertation.

Je vous remercie.

mercredi 18 septembre 2013

Autopartage : Mobililib devient CITIZ

Aujourd'hui l'autopartage à Toulouse (Mobililib) change de nom pour devenir CITIZ. L'occasion pour les 700 abonnés dans l'agglomération toulousaine de bénéficier encore plus simplement d'un réseau national.


44 véhicules dont 4 électriques et 2 hybrides sont disponibles dans 21 stations.

Un changement se profile dans notre rapport à l'automobile. Plutôt que d'en posséder une, réservons la seulement quand on en a besoin, avec un bénéfice économique en vue pour le particulier comme pour la collectivité : 1 véhicule d'autopartage remplace en moyenne 8 véhicules personnels et autant occupant l'espace public.

Lire l'article dans Toulouse Info :
http://www.toulouseinfos.fr/index.php/dossiers/breves/9416-lautopartage-a-toulouse-mobilib-devient-citiz.html

lundi 16 septembre 2013

Semaine de la Mobilité : écomobilité à tous les étages.


A l'occasion de la Semaine de la Mobilité, Toulouse Métropole lance la version toulousaine du site GéoVélo, le calculateur d'itinéraires dédié aux cyclistes. Il propose des itinéraires en fonction du niveau de "cyclabilité" de chaque voie.

Il y a un an, nous lancions l'aide à l'achat de VAE de Toulouse Métropole. Aujourd'hui, 870 VAE ont été subventionnés. La subvention de 25% du prix d'achat dans la limite de 250€ est toujours d'actualité.

L'accent est aussi mis sur la mobilité électrique avec la présentation de bornes de recharge pour les voitures électriques. L'occasion de saluer des entreprises novatrices du secteur de l'économie solidaire : 
  • Mobilib qui propose une solution d'autopartage dont 4 voitures électriques ; Mobilib change de nom le 18 septembre pour devenir Citiz ;
  • AlternMobil, qui présente une intéressante petite voiture de ville, la Mia, fabriquée en France, et une offre de transport de personnes et de marchandises en tricycles ou quadricycles. 





Autobiographie



Je suis né le 9 juin 1966 en Écosse. J'ai pris l'avion 2 mois plus tard avec ma mère pour gagner la France. Mon père est lui rentré par la route en 4cv. Sans doutes suis-je depuis inconsciemment poursuivi par le péché originel d'une très forte production de Gaz à Effet de Serre dès ma naissance…
La petite famille s'est installée à Saint-Gaudens, où mon père a trouvé un emploi de directeur commercial et ma mère à exercé comme professeur d'anglais. Mon enfance s'est donc passée sans histoires particulières (si ce n’est avec mon frère arrivé 2 ans après moi), au rythme de l'ascension sociale de mes parents : T3 en HLM, puis T4 dans la même résidence, maison individuelle, Renault 4, tous les modèles de Renault 16 puis Renault 30… Pré-adolescent, l'un de mes magazines préférés était l'Auto-Journal et le premier métier qui me tentait était de dessiner des automobiles. Celles que j'imaginaient alors avaient un petit air de familiale sportive, genre Porsche Panamera pour laquelle Dominique Strauss Kahn a fait un coup de pub peu avant sa reconversion dans le roman de gare.
Après un licenciement, mon père a créé sa boîte en 79, la société Arcométal qui a employé jusqu'à 50 personnes à Saint-Gaudens. Son aventure, parce que c'en était une, il a su me la faire partager et me donner une vision sans doutes moins stéréotypée de ce que peut être un patron. D’autant que chez moi, on a toujours voté socialiste. Donc, je considère avoir partagé le quotidien d'un patron humain et généreux, passionné par son métier. Et par ma mère, c'est surtout le milieu enseignant que j'ai côtoyé. Mes parents se sont aussi beaucoup impliqués dans une association culturelle qui programmait une saison de spectacles à Saint-Gaudens.
La politique, j’y ai aussi goûté au collège. Je me souviens très précisément du lundi matin lendemain de l'élection de Mitterrand. Deux camarades giscardiens m’ont ostensiblement ignoré…
Une jeunesse protégée et privilégiée, donc. Je ne pense pas qu'au cours de mon adolescence, le mot Écologie ait seulement fait partie de mon vocabulaire.
La période des études supérieures a été plus perturbée, parce qu'est arrivé dans le même temps ma passion pour la musique et plus précisément pour la composition. Suivant par ailleurs les traces de mon père, j'ai donc atterri en classe préparatoire HEC, avec surtout en tête de faire la musique. Le contenu des cours a achevé de me convaincre que la musique, c'était mieux…
Plus sérieusement, j'ai réalisé que ce qu’on voulait mettre dans la tête de la jeunesse était orienté, voire proche du lavage de cerveau par la quantités d'informations. Parmi les traumatismes, un cours de micro-économie expliquant comment modéliser mathématiquement des comportement de consommation… Perturbant, surtout quand on couve inconsciemment le péché originel déjà évoqué. Voyant que les banques s'arrachent aujourd'hui les majors de nos grandes écoles pour en faire les "chevilles ouvrières" de la grande escroquerie financière mondiale, constatons que le contenu pédagogique destiné à nos jeunes élites ne s'est pas amélioré.
Au final, après un parcours sinueux, je suis sorti de la vie étudiante formé à la communication et à la publicité. Séguéla était déjà un maître à penser, avant d'être un faiseur de couples présidentiels. J'étais donc un fils de pub et courrais les Nuits des Publivores, où une foule de jeunes excités consommaient jusqu'à plus soif quantités de scénettes sur grand écran. Il faut dire que ces films étaient globalement plus créatifs qu'aujourd'hui, le directeur de création d'une agence étant à l'époque plus valorisé que le directeur marketing. Je suis sorti de cette période avec quelques notions de propagande, une sensibilité aux jeux d'influence qui inondent tous les moments de nos vies et surtout l’envie de ne pas mettre en œuvre ces acquis. Encore aujourd'hui, les jeux de pouvoir et d'influence me perturbent. Il est bien sûr nécessaire de communiquer pour exister et transmettre. Il est même urgent de le faire bien, s'agissant de la cause écologique. Ne pas mélanger différents messages, être à la fois clair, convainquant et séduisant, donc allier stratégie et créativité. Mais toujours respecter les gens, les considérer comme des adultes intelligents, ne pas jouer sur la corde sensible. C'est tellement facile de créer du clivage à partir de pas grand chose, pour éviter les sujets essentiels. Vieille stratégie de la désinformation. Ca concerne aussi le parti que j'ai fréquenté pendant 11 ans - EELV - où les tendances, les motions, servent d'abord des intérêts individuels. Je digresse, mais un parcours n'a pas d'intérêt s'il ne sert pas quelques points de vue…
Mes années 20 ont ensuite été des années musicales. Intermittent du spectacle, j'ai vécu en me produisant comme clavier et chanteur dans un répertoire jazz, en composant des musiques à l'image, dont entre autre l'habillage d'antenne de notre télévision locale TLT, en étant technicien du son ou en écrivant des textes publicitaires. Le but était d'avoir du temps pour composer et courir les maisons de disques et j'y arrivais. Je n'ai pas connu la galère dans cette vie là. Le succès auprès des labels de disques n'est pas venu. La réponse la plus fréquente était "vous ne correspondez pas à ce que nous cherchons". Les maisons de disque d'alors pratiquaient un marketing basique visant à segmenter le marché en fonctions de styles stéréotypés. Chacune devait par exemple avoir sa chanteuse jazzy... Il me fallait donc entrer dans une case. Mais petit à petit, j'ai appris et convaincu le patron de notre studio local (Le Polygone) de me produire. Après, ça s'est joué entre le n°1 et le n°2 du label RCA. Le N°2 aimait, mais pas le n°1… J’ai tenté le coup une dernière fois en me mettant en danger. A 29 ans, j’ai arrêté toutes mes activités lucratives pour passer 100% de mon temps à composer, enregistrer, mixer…
Et à 30 ans, je suis passé à autre chose. Le multimédia et l’internet arrivaient. Je me suis formé à ces nouveaux outils proches de l’informatique musicale. Je me suis formé aussi pour créer ma petite entreprise, en passant par la boutique de gestion CRÉER (aujourd'hui BGE). L’occasion aussi de partager pendant 4 ans le devenir de cette belle association d'aide aux nouveaux entrepreneurs en participant à son conseil d’administration.
Après une expérience dans un projet de journal local comme rédacteur en chef, j’ai lancé Click Art en 1998, agence de création de sites web. Peu après, j’ai assuré la formation d’autres personnes à la création de sites web. Ce métier de formateur a vite pris la place principale dans mon activité, finalement pas si éloigné de ce qu’est la scène pour le musicien. Et se sentir utile aux personnes formées, être dans l’échange, c’est quand même mieux que de converser avec un ordinateur.
J’ai connu Charlotte en 1998. Tout ce qui suit, je l’ai fait avec elle et d’abord deux enfants nés en 2004 et 2008.
Râler dans sa barbe ou refaire le monde à quelques-uns finissant par devenir frustrant, j'ai choisi en 2002 de m'impliquer dans la vie de notre cité et de notre petite planète en faisant de la politique. Les traumatismes de 2001 et 2002 ont aussi « contribué » à cette décision. Charlotte a adhéré en même temps et fait un bout de chemin militant avant de prendre du recul.
L'Homme moderne est bien neuf (100 000 ans environ). Il a l’arrogance d’un adolescent, se croit invincible alors que sa vie ne tient qu’à un fil. « Sauver la Terre », oui ! Mais pour sauver l’humain, à priori le seul observateur de la globalité de ce monde.
J'ai "naturellement" choisi les Verts pour m'engager en 2002. Je pense avoir beaucoup donné (et encore plus appris) en participant aux différentes instances locales et régionales des Verts, en étant candidat aux cantonales en 2004, en travaillant sur les programmes régionaux et municipaux. J'ai essayé d'être éclectique : agriculture bio, économie, santé... et bien sûr vélo.
Puis est arrivée notre élection en 2008, ma vie d'élu toulousain en charge de la politique Vélo et de l'écomobilité, des chapîtres dont je parlerai une autre fois...

mardi 10 septembre 2013

Fini les Ferrari en pleine ville !


Très heureux d'avoir enfin été entendu ! Je remercie le Rotary d'avoir modifié l'organisation de ses baptêmes en Ferrari. Les bolides ne circuleront plus en pleine ville au milieu de la circulation (à des vitesses constatées très au-dessus des 50 km/h autorisés), seulement sur l'île du Ramier. La sécurité des riverains y gagnera.

Je souhaite aux organisateurs d'avoir le même succès pour aider les enfants malades.



samedi 6 juillet 2013

Stationnement vélo : pour quelques arceaux de plus



4 arceaux viennent d'être installés devant l'école Calas. C'était nécessaire… Nous avons passé au crible tout le territoire de Toulouse Métropole pour identifier les besoins, avant de planifier l'installation de stationnements vélos. Les effets sont visibles...

jeudi 4 juillet 2013

Le batho et le scorpion


Sur la rive d'une île en flamme, un batho et un scorpion se retrouvent. Leur seule issue : gagner une autre île à quelques brassées de là. Le scorpion ne sait pas nager et demande au batho de le porter vers l'autre rive. Le batho lui répond qu'il craint que le scorpion ne le pique. Mais le scorpion lui assure que si le batho lui sauve la vie, il n'aura pas idée de le piquer. Le batho embarque le scorpion et commence la traversée vers l'autre île. A peu près à mi-parcours, le scorpion pique le batho. Avant qu'ils ne se noient, le batho lui demande pourquoi il a commis cet acte insensé. Le scorpion lui répond : "c'est dans ma nature".

Autre fin possible : le batho survit et après un long coma, décide de changer de vie et devient coopérateur EELV. Mais l'addiction à la croissance ne passant pas, le batho adhère finalement au Parti de Gauche.

jeudi 27 juin 2013

Intervention en conseil de communauté : le développement de notre économie ne doit pas se mesurer en files de poids-lourds.


 Délibération 14.2 – Création d'un pôle logistique Airbus

Monsieur le président, chers collègues,

Je rappellerai simplement les réserves que nous avions formulées ici, en septembre 2011. Il s'agissait alors de lancer la révision du PLU de Cornebarrieu. Et le groupe EELV avait déjà pointé les coûts que ce projet ne manquerait pas de générer : des coûts de voirie, d’assainissement, d'acquisition foncière. Aujourd'hui, nous nous rendons mieux compte de l'ampleur de ces coûts pour la collectivité. En outre, le déclassement de 8 000 m² d’espaces boisés classés n'a échappé à personne...

Mais nous savons aussi le rôle que ces infrastructures jouent dans l'attractivité économique du territoire. De même, autant les collectivités que les entreprises ne peuvent s’exonérer d'une vision pragmatique et de plus long terme intégrant la hausse du prix de l’énergie et nos engagements en matière d’émissions de Gaz à Effet de Serre.

Notre Plan Climat énergie territorial a d'ailleurs affirmé notre volonté d'engager une réflexion partagée avec les grandes entreprises du territoire. Mais si l'objectif est clairement affiché, il reste désormais à le faire vivre pour dessiner les infrastructures dont le territoire à besoin.
Ainsi, par exemple, un pont ferroviaire dans le nord de l'agglomération permettrait de développer le fret ferroviaire et réduire les flux de poids lourds et nos besoins en infrastructures routières. Un investissement sans doutes rentable autant pour les entreprises du secteur que pour la collectivité.

À l'heure où l'énergie coûte de plus en plus cher, les pouvoirs publics et les acteurs économiques font face aux mêmes réalités. Nous faisons le pari que l'engagement d'une réflexion partagée permettrait d'envisager des investissements plus audacieux, pour des infrastructures plus durables et génératrices d'économies pour tous.

vendredi 21 juin 2013

Réponse au vœux sur le coût du parking du Capitole.

Roger ATSARIAS - Conseiller Municipal 
VOEU DU GROUPE TOULOUSE POUR TOUS EN FAVEUR DU RÉTABLISSEMENT DU TARIF DE NUIT DANS LES PARKINGS
(Affaires Juridiques et Assemblées - Administration du Conseil Municipal - 13-455)

 Monsieur Atsarias, rappelons que ce tarif de nuit n'a rien d'avantageux pour les contribuables toulousains... On s'en doute, ce n'est pas Vinci qui renonçait au manque-à-gagner, mais la ville (et donc les toulousains) qui compensait la différence.

 Et où avez-vous entendu dire que la voiture était un facteur de sécurité la nuit ? Le lobby des vendeurs d'étylotests vous aveugle, Mr Atsarias, puisque je n'ose imaginer que ce soit celui des limonadiers…

 L'accidentilé à Toulouse Metropole entre 2007 et 2011 est de :
87 morts
 Près de 1000 blessés hospitalisés
Plus de 4000 blessés non hospitalisés
 Et un accident sur 3 se produit la nuit !
Et le lien avec l'abus d'alcool est clair.

 Alors, des campagnes de prévention contre l'abus d'alcool, oui, bien sûr. C'est un sujet majeur qui concerne notre jeunesse, la santé et la sécurité publique. Mais vous présentez cela comme une mesure d'accompagnement pour baisser le tarif d'un parking, Monsieur Atsarias. C'est franchement léger... 

Les agressions, les agressions sexuelles sont un autre sujet majeur trop long à développer aujourd'hui, tant cette terrible réalité est multiple. Mais le lien fait avec le cout du stationnement au parking du Capitole n'est pas sérieux, alors que le lien avec votre "mesure d'accompagnement", Mr Atsarias, la prévention contre l'abus d'alcool donc, est fait dans 90% des affaires de violence et de mœurs.

 Nous préférons des solutions alternatives comme un réseau métro et tram circulant jusqu'à 1h du matin en fin de semaine (ce qui est un bon début), l'extension des horaires des VéloToulouse à 24h/24, et les Noctambus qui restent encore à déployer davantage...

 Nous préférons favoriser le stationnement résident et celui des vélos au parking du Capitole.

 Nous préférons agir sur l'espace public pour favoriser les mobilités douces en travaillant sur les cheminements, sur l'éclairage. On parle alors de prévention situationnelle.

 Nous préférons agir pour une ville plus agréable, plus apaisée, plus sécurisée parce que moins envahie par l'automobile.

 Nous préférons la mise en place de la charte de la vie nocturne conclue en 2011 avec les responsables de bars et restaurants.

 Nous préférons (désolé de devoir vous le rappeler) agir en cohérence avec nos objectifs en matière de limitation des émissions en gaz à effets de serre et autres pollutions. Et là encore, il s'agit de sécurité, Mr. Atsarias, contre les effets du changement climatique ou de la pollution des villes.

mercredi 19 juin 2013

Le boom du VAE (Vélo à Assistance Electrique)

L'aide à l'achat de VAE à Toulouse Métropole : 638 personnes en ont déjà bénéficié. Considérant que 72% des utilisateurs sont des ex-automobilistes, ça fait plus de 450 personnes qui ont lâché la voiture pour des déplacements réguliers.

http://www.20minutes.fr/toulouse/1175641-deux-roues-effort

http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/19/1653477-boom-du-velo-electrique-les-revendeurs-ont-le-sourire.html

http://www.francebleu.fr/infos/vu-d-ici-le-boum-du-velo-electrique-toulouse-659762

Pour rappel, l'aide à l'achat a été lancée en septembre dernier. Elle s'inscrit dans un ensemble de mesures du plan Vélo visant à développer la pratique et est d'ailleurs l'investissement le moins couteux par déplacement généré (pour la collectivité).
Plus de détails dans mon article sur les REV et les VAE repris par le magazine Ville Rail & Transports ici : https://docs.google.com/file/d/0B2XpQf2vN5guajU1Q0pQNC0wOU0/edit?usp=sharing .