mercredi 19 juin 2013

Le vélo, un bon plan - Destination Métropole

Un tour d'horizon à la fois complet et concis de la politique vélo à Toulouse Métropole.
(émission diffusée sur TLT et visible sur Youtube ici : http://www.youtube.com/user/ToulouseMetropole?feature=watch)

Avec Mathias Bréthous de l'association Vélo, Nicolas Carrié de la Maison du Vélo en charge de la vélo-école et donc Philippe Goirand, conseiller communautaire en charge de la politique vélo.

Partie 1

Partie 2

lundi 17 juin 2013

Vélo et pratiques quotidiennes et durables de déplacements : rediffusion de l'émission du samedi 6 avril.


Rediffusion de l'émission du samedi 6 avril de 15h à 16h, en direct et en public : http://www.avantipopolo.org/index.php/son-radio/12-emission-radio-roue-libre

Réalisée par Avanti Popolo avec la Maison du Vélo, une émission émaillée de textes littéraires.
Emission diffusée en direct sur Campus FM 94 mHz.

Etaient présents : Alice Pavillet et Nicolas Carrier de la Maison du Vélo, Sébastien Gonzales de Cyclo Transports, et moi-même.

dimanche 2 juin 2013

Réponse à la réponse de Mr Lattes à ma réponse


(Monsieur Lattes répond à ma réponse précédente figurant sur le blog de Mt Moudenc ici : http://www.moudenc.fr/toulouseavenir/2013/05/29/reponse-a-la-reponse-de-philippe-goirand-sur-la-politique-velo/comment-page-1/#comment-414 )

Monsieur Lattes,

Vous me permettrez d'abord de mettre un lien vers le texte auquel vous venez de répondre. http://philippegoirand.blogspot.fr/2013/05/reponses-mr-lattes-sur-la-politique.html . La clarté du débat y gagnera...

Vu la longueur de votre réponse, j'espérais y trouver des propositions. Il faudra encore patienter.
L'autosatisfaction que vous m'attribuez est surtout un moyen de dérouler votre bilan et de critiquer ces 5 dernières années d'action pour le vélo. Ficelle un peu grosse...

Alors oui, votre bilan n'est pas nul. Oui, plein de problèmes demeurent. Mais il est tout aussi clair que nous avons mis bien plus de moyens dans la politique vélo (11 M € / an sur la communauté urbaine en plus des VélOToulouse) et que la forte augmentation du nombre de cyclistes est visible.
Mais c'est vraiment de l'avenir que j'aimerais parler avec vous. Après les décennies "tout voitures", le vélo est de nouveau considéré comme un moyen de déplacement urbain crédible, parce que non polluant, économe en espace public et plein d'avantages pour ses utilisateurs (efficacité, économie, santé, plaisir…). Les besoins en infrastructures de qualité restent effectivement très importants. Alors, les prochaines voies cyclables, on les met où ? Pour moi, c'est clair : c'est sur les grands axes, alors que les axes secondaires doivent être apaisés en zones 30 ou zones de rencontre. L'espace public n'étant pas extensible, ça va induire de supprimer des voies de stationnement ou d'aménager des sens uniques automobiles sur ces mêmes grands axes. L'extension  du Plan Local de Stationnement ou l'aménagement de parkings doit faire partie des réponses à étudier pour compenser les pertes en stationnement résident.

Je serais curieux de connaître votre vision en la matière, alors que vos amis sont vent debout contre les projets de transports collectifs dès lors qu'ils amènent à supprimer du stationnement… Alors pour des voies cyclables…

Vous voulez protéger les piétons… Nous aussi… La question est de savoir comment. Je n'ose imaginer que vous souhaitiez les équiper d'un pare-choc, d'une armure ou encore d'une caméra de vidéo "protection"… Relisez mon message précédent. Que pourriez-vous proposer de plus que d'organiser le partage de l'espace public en installant des zones 30 et des zones de rencontres sur l'ensemble de nos rues (hormis les grands axes) et d'associer communication, prévention et répression pour arriver à un meilleur respect mutuel des usagers de la rue ? Je suis toujours preneur de nouvelles idées...

Dans un raisonnement curieux, vous semblez vouloir mettre en cause ma relation avec l'association Vélo. Je vous rassure, elle est très cordiale, respectueuse et constructive. Au point que notre travail commun sur un outil de remonté d'information sur les aménagements leur a valu un "Talent du Vélo" au congrès des villes cyclables !

Au plaisir d'échanger, et d'avancer !

jeudi 30 mai 2013

"Talent du vélo" pour une plateforme de remontée d'infos sur les aménagements cyclables remis 2 Pieds 2 Roues

Au congrès des Villes cyclables (Nice) : remise du Prix "Talent du vélo" catégorie Innovation, pour une belle collaboration entre l'association 2 Pieds 2 Roues et Toulouse Métropole, avec le développement d'une plateforme de remontée d'informations sur les aménagements cyclables.

Bravo aux concepteurs de l'application pour la qualité du travail accompli et à l'ensemble des militants de l'asso  2 Pieds 2 Roue pour leur implication.


mardi 28 mai 2013

Première campagne pub Vélo à Toulouse


Cette campagne d'affichage est inspirée des "I Love/Bike ..." vus dans dans d'autres grandes villes comme Copenhague.

5 visuels, 5 types de vélo et 5 raisons d'en faire :

- 500 km de réseau cyclable dans l'agglomération,
- 4750 enfants initiés en vélo-école,
- 25% de subvention à l'achat d'un vélo à assistance électrique,
- 283 stations VélOToulouse ouvertes 24h/24,
- Toulouse, 3ème métropole française préférée des cyclistes.







Pour en savoir plus ou poser des questions, l'association Vélo m'a invité à une soirée "bilan et débat"
Jeudi 6 juin à 20h30, salle du Sénéchal.

Emission Destination Métropole sur le plan Vélo de Toulouse Métropole.


Les cyclistes sont toujours plus nombreux dans les rues toulousaines.

L'émission Destination Métropole visible sur TLT présente un point complet sur les différentes actions menées depuis 5 ans pour développer le vélo dans notre agglomération.

partie 1 : http://www.tlt-vod.com/RdVd.php?Vd=2852
partie 2 : http://www.tlt-vod.com/RdVd.php?Vd=2853

samedi 18 mai 2013

Réponses à Mr Lattes sur la politique vélo de Toulouse Métropole.


D'abord, quelques précisions au dossier publié dans "le Journal Toulousain" du 16 mai, sur un sujet il est vrais technique :
- nous travaillons sur de nombreux axes structurants, même si 4 sont qualifiés de prioritaires.
- 97 km de voies cyclables ont été créées depuis 2008 pour atteindre un total de 508 km à Toulouse Métropole, plus 130 km de rues apaisées et 120 km de double-sens cyclables.

Quant aux propos de Mr Lattes dans ce même dossier (mon prédecesseur dans cette fonction), j'aimerais qu'il m'explique concrètement ce que signifie "développer une politique à la kalachnikov", surtout s'agissant de vélo…
Et quand il dit que "les piétons sont clairement sacrifiés, comme par exemple rue Alsace", je souris en me rappelant ce qu'a été cette rue sous la majorité précédente. Je ne sous-estime pas la question de la cohabitation entre piétons et cyclistes. Et c'est bien pourquoi j'ai soutenu que la rue Alsace ait un statut d'aire piétonne, donc prioritaire pour les piétons. L'aménagement précédent électoral et "bio"-dégradable était un fiasco en matière de cohabitation cyclistes/piétons. Mr Lattes est vraiment mal placé pour critiquer sur ce point… 
Les comportements irrespectueux existent de la part des cyclistes, deux-roues motorisés, automobilistes, piétons… Stigmatiser les uns pour flatter les autres n'est que démagogie. L'heure doit être à la valorisation des bons comportements par la communication, la pédagogie (par exemple dans le cadre des vélo-écoles que nous avons créées) et aussi à la sanction de ceux qui se croient tout permis, quel que soit son mode de déplacement.

Mr Lattes voudrait que nous ralentissions le rythme des changements, alors que l'équipe à laquelle il a participé est responsable du retard pris en matière de transports collectifs et de vélo, alors que la population de l'agglomération augmente de 15 à 20000 habitants par an, alors que nos axes structurants sont toujours plus engorgés. Mr Lattes ne semble pas avoir entendu parler de la pollution des villes et de ses méfaits sur la santé de milliers de personnes, ou encore du changement climatique. Caresser dans le sens de l'immobilisme, de la peur du changement, de la peur de l'autre, de l'exploitation de drames, voilà le discours de Mr Lattes. 

Mr Lattes nous reproche de "ne pas soigner les détails". Beaucoup reste à faire en effet pour améliorer la qualité des aménagements, en particulier de ceux réalisés sous son mandat. Nous avons créé un Cahier Technique des Aménagements Cyclables pour diffuser les bonnes pratiques à tous les personnels intervenant dans la communauté urbaine. Les progrès sont visibles sur les dernières réalisations, même s'il reste encore beaucoup à faire. Nous allons effectivement devoir travailler à réduire, voire éliminer les mobiliers urbains qui encombrent trop les pistes cyclables. D'autant que tous ces feux, panneaux et potelets sont généralement installés pour les voitures…

Mr Lattes dit que l'aide à l'achat de Vélos à Assistance Electrique "ne participe pas à la démocratisation du vélo". Ce qui m'intéresse surtout ici, c'est de rendre du pouvoir d'achat aux gens en leur permettant par tous les moyens possibles de se libérer de la contrainte de la voiture. Le VAE a été reconnu comme une alternative très efficace pour celles et ceux qui ont des trajets quotidiens plus longs (autour de 2 fois 10 km), qui peuvent donc habiter loin des centre-ville et ne sont pas forcément des nantis. Le VAE représente un coût à l'usage sans comparaison avec ce que coûte une voiture au quotidien (5000 € par ménage et par an en moyenne). Monsieur Lattes parle de "gaspillage". Le dispositif coûte 250000 € sur 2 ans et demi (sans doutes plus vu le succès de cette aide) et le coût par "report modal" sur le vélo généré est le plus faible parmi toutes les actions entreprises. A titre de comparaison, les VélOToulouse coûtent plus de 5 millions € par an à la ville.

Mais au fait, que propose Mr Lattes ?


lundi 13 mai 2013

Cohabitation piétons / cyclistes


Un article dans la Dépêche sur le sujet, après un courrier adressé par une dame se plaignant de la vitesse excessive de certains cyclistes sur la voie piétons/cycles de la digue Garonne ici .

La cohabitation entre piétons et cyclistes n'est pas une question simple et passe autant par les aménagements que par la pédagogie. Stigmatiser les uns ou les autres ne sert qu'à mettre de l'huile sur le feu et ne résout rien. D'autant que chacun peut être tour à tour piéton, cycliste, usager des transports collectifs ou automobiliste. L'objectif est que chacun soit plus attentif à l'autre. Voilà entre autre pourquoi Toulouse Métropole finance la vélo-école de la Maison du Vélo (4750 enfants formés à ce jour).

Et trop souvent, piétons et cyclistes sont obligés de partager le peu d'espace que leur laisse l'automobile. Gagner de l'espace public pour l'ensemble des mobilités douces, voilà le véritable enjeu.


lundi 6 mai 2013

Des agents propreté en triporteur à assistance électrique

Quartier Purpan à Toulouse, un brin de causette avec ce monsieur, visiblement très satisfait de son nouvel outil de travail... Parmi les intérêt de se déplacer en triporteur à assistance électrique, celui d'intervenir pour maintenir propres les pistes cyclables, en l'occurrence ici celle qui longe la voie ferrée.

vendredi 26 avril 2013

Isabelle et le vélo à Toulouse.

Merci à Isabelle Le Sens de relayer les dernières infos toulousaines...
http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/archive/2013/04/23/toulouse-commence-son-rev.html

... sur son excellent blog cycliste Isabelle et le Vélo : http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr

Piste du quai Lombard : une esquisse de Réseau Express Vélo


Un lien vers l'article de la Dépêche sur la nouvelle piste de 3m de large du Quai Lombard, qui préfigure un Réseau Express Vélo du nord au sud de l'agglomération toulousaine, le long de la Garonne : http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/25/1613691-les-derniers-obstacles-de-l-autoroute-a-velos.html

Comme repris par le journaliste, j'apprécie la stratégie de Joan Busquets, l'architecte qui travaille à requalifier notre centre-ville : de belles réalisations ponctuelles qui amènent les habitants à demander la suite...

L'axe Garonne fait partie des axes prioritaires du plan vélo communautaire. Est déjà programmé l'élargissement de la piste de la Digue rive gauche (parallèle à l'avenue de Muret) dans le cadre du projet Tram Garonne. La prolongation rive droite vers Empalot en passant sous le pont St-Michel est à l'étude. La piste sur la digue en direction de Blagnac va être éclairée très prochainement.

Il est possible d'avancer vite vers un itinéraire continu le long de la Garonne en aménageant la Garonnette, le cours Dillon, en améliorant le cheminement pour accéder à la piste de la digue vers Blagnac. C'est ce à quoi je vais m'employer en cette fin de mandat.

Mais la logique sera d'assurer la continuité rive droite de la Garonne, pour retrouver la même qualité de cheminement pour les cyclistes et pour les piétons jusqu'au Pont St-Michel et l'île du Ramier, en passant par le quais de Tounis.
La logique sera de développer un Réseau Express Vélo au moins sur les axes Nord-Sud et Est-Ouest plus un circulaire, en plus de terminer les voies cyclables structurantes suivant les grands axes et d'apaiser le le reste des rues. Il reste beaucoup à faire...



Plus de détails sur les REV ici.

mardi 16 avril 2013

Enervement, puis apaisement à l'ombre du Busca (bosquet)


Enervement quand un conducteur de 4x4 tente de me faire la morale parce que je lui ai fait perdre 20 secondes en ne le laissant pas me doubler dans une zone 30. "Je travaille, moi, Monsieur". Parce que les cyclistes ne travaillent pas, peut-être...

Apaisement après la réunion publique de ce soir sur le projet de la place du Busca. D'un horrible giratoire/parking nous voulons faire un petit bois en ville, grâce au beau projet des architectes Miguel et Michelle. Une place où l'on peut s'assoir sur un banc à l'ombre des arbres, où les enfants peuvent jouer. Les habitants du quartier ont été réceptifs, autant intéressés par la sécurité des piétons ou cyclistes que par le stationnement automobile. Les inquiétudes légitimes ont été exprimées avec modération.

Le message du nécessaire partage de l'espace public est en train de passer.

jeudi 11 avril 2013

Délibération sur la mise en place d'une Autorité Organisatrice du Numérique

Mon intervention en Conseil de Communauté du 11 avril 2013 à St-Alban :

A travers ce contrat de délégation de service public avec la SPL RIN, la collectivité se donne les moyens de développer les infrastructures et des services numériques avec le soucis de l’intérêt général et sur l’ensemble de notre territoire. Le haut débit devient un service public comparable à celui de l’eau, et nous saluons la volonté affichée et les moyens mis en oeuvre.

Un développement pertinent des infrastructures et des services numériques, c’est nous poser en permanence la question de ce qui est utile, prioritaire. C’est aussi être attentif aux phénomènes de modes, aux inventions sans lendemain.

Le numérique offre assurément des potentialités extraordinaires pour nous adapter aux défis d’un développement soutenable de notre société, comme alternative aux transports par exemple avec le télétravail, ou encore pour améliorer l’efficacité énergétique. C’est un moyen sans égal de diffuser, démocratiser l’éducation et la culture. C’est bien évidemment un outil d'attractivité des territoires et un immense gisement d’emplois très divers.

Mais ne nous cachons pas aussi les effets pervers de notre hyper connexion... L’invasion des smartphones, tablettes, consoles et autres dérivés d’ordinateurs n’est pas toujours, c’est le moins qu’on puisse dire, un facteur de convivialité... La question de l’addiction aux écrans doit être regardée attentivement. De même que les risques sanitaires liés à l’utilisation du téléphone mobile, aux ondes électromagnétiques et aux seuils d’exposition acceptables...

Autant de sujets et bien d’autres qui nous font soutenir cette délibération pour prendre notre pleine part dans les débats passionnants qui se profilent au sein de l’Autorité Organisatrice du Numérique. Des débats qui seront d'ailleurs éclairés par la mission de prospective confiée par Cécile Duflot à Claudy Lebreton sur les services numériques et leurs conséquences pour l'égalité des territoires.

Pour terminer, je voudrais saluer la démarche entreprise par la communauté urbaine d' évoluer vers le logiciel libre pour les suites bureautiques.


vendredi 5 avril 2013

Toulouse 3ème ville française pour le vélo selon TerraEco

Toulouse 3ème agglomération cyclable de France. Un classement encourageant de Terra Eco relayé par la Dépêche, qui récompense une politique globale en matière de vélo. Mais beaucoup reste encore à faire...


L'article de TerraEco.net

L'article de la Dépêche du Midi du 4 avril

Avec des objectifs et des moyens en forte hausse, le vélo est devenu un mode de déplacement crédible. J'ai pu initier un plan vélo global avec de nouvelles priorités pour la période 2011-2020. Les voies cyclables structurantes sont privilégiées, les autres rues devant être apaisées en Zones 30 et Zones de Rencontre. De nouveaux services sont proposés pour que chacun trouve sa «solution vélo».

Mais il reste beaucoup à faire pour porter à 15% la part des déplacements urbains à vélo - engagement pris par la Ville et la Communauté Urbaine en 2009 -.
L'un des chantier à venir est la création d’un Réseau Express Vélo. Ces «autoroutes cyclables» sécurisent les trajets et étendent le rayon d’action des cyclistes à l’échelle de l’agglomération. Au-delà des moyens humains et budgétaires, ces projets impliquent l’engagement politique fort d’un rééquilibrage de l’espace public en faveur des mobilités alternatives à la voiture individuelle.


samedi 30 mars 2013

L' "écologie profonde", ça fait déjà réfléchir...


A propos de l'article de Libération sur Arne Næss et l'écologie profonde qu'à fait suivre Jean-Charles Valadier sur les listes EELV.
http://www.liberation.fr/livres/2013/03/27/nature-et-droits-de-naess_891743 

L' "écologie profonde", ça fait déjà réfléchir... en particulier les 8 principes qu'elle énonce et qui sont à associer à mon avis à l'écologie "tout court", hormis le point 4. Si Arne Næss avait parlé de régulation de la croissance de la population, j'aurais été d'accord. Mais dire que le développement des formes de vies non-humaines requiert une décroissance substantielle de la population humaine est dangereux. Ça ouvre la porte à des courants extrémistes de l'écologie, à l'idée que l'humain est l'élément qui grippe la machine Terre, mène à sa perte et mérite d'être éliminé avant. Hors, l'humain est la seule forme de vie que nous connaissions (...) capable d'être observateur et penseur de son monde, de son univers. Nous donnons du sens à la vie, à toutes vies. Ce seul fait nous donne une valeur supérieure à celle de la paramécie (mais je suis prêt à entendre le point de vue de la paramécie...).
Sauver l'humain est à mon avis le seul objectif général à porter, parce qu'il implique de toutes façons de sauver notre écosystème.


les 8 principes fondamentaux de l'cologie profonde d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie_profonde
Les partisans de l'écologie profonde estiment que le monde n'est pas une ressource exploitable à volonté par l'Homme. L'éthique de l'écologie profonde explique qu'un système global (la nature) est supérieur à chacune de ces parties (l'Homme étant une partie de la nature). Cette éthique s'appuie sur les huit postulats suivants1 :

1. Le bien-être et l'épanouissement des formes de vie humaines et non-humaines de la Terre ont une valeur en elle-même (synonyme : valeur intrinsèque, valeur inhérente). Ces valeurs sont indépendantes de l'utilité du monde non-humain pour les besoins humains.
2. La richesse et la diversité des formes de vie contribuent à la réalisation de ces valeurs et sont également des valeurs elles-mêmes.
3. L'Homme n'a pas le droit de réduire la richesse et la diversité biologique, sauf pour satisfaire des besoins humains vitaux.
4. L'épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une décroissance substantielle de la population humaine. Le développement des formes de vie non-humaines requiert une telle diminution.
5. L'interférence humaine actuelle avec le monde non-humain est excessive et nuisible, et la situation empire rapidement.
6. Des politiques doivent donc être changées. Ces politiques affectent les structures économiques, technologiques, et idéologiques fondamentales. Il en résultera une société profondément différente de la nôtre.
7. Les changements idéologiques passent par l'appréciation d'une bonne qualité de vie plutôt que l'adhésion à des standards de vie toujours plus élevés. Il faut prendre conscience de la différence entre "bonne qualité" et "course à un niveau de vie extrêmement élevé" (qui serait néfaste à la nature).
8. Ceux qui souscrivent aux points précédents s'engagent à essayer de mettre en application directement ou indirectement les changements nécessaires.

mercredi 27 mars 2013

Quelle sécurité pour les cyclistes ?


Le début d'année 2013 à été marqué par deux accidents mortels à Toulouse. Comme souvent, ces drames auraient pu être évités par plus de vigilance de la part des pauvres victimes et en l'occurrence par le respect des feux rouges.

Ces dernières années, le nombre d'accidents à vélo a baissé alors que les cyclistes sont bien plus nombreux. Leur comportement est donc déterminant pour leur sécurité. Il n'est pas dangereux de se déplacer à vélo si vous suivez certaines règles :

  • respectez le code de la route... ;
  • soyez très attentif aux intersections : c’est là que se produisent la plupart des accidents ;
  • placez-vous pour être toujours visible et éviter l'angle mort des gros véhicules. Si vous voyez le conducteur d'un camion dans son rétroviseur extérieur, ça veut dire qu’il peut aussi vous voir. Ne doublez jamais par la droite à l’approche d’un carrefour ;
  • prévoyez une distance d’ 1 mètre par rapport aux voitures garées, pour éviter les imprévus, en particulier les ouvertures de portière (9% des accidents) ;
  • lorsque vous prenez un double-sens cyclable dans une rue à sens unique automobile, surveillez les voitures qui arrivent d’une rue perpendiculaire ou d’une sortie. Avez-vous été vu ? Dans le doute, signalez votre présence ou arrêtez-vous ;
  • klaxonnez ou criez en situation de danger ;
  • il vous faut un vélo en bon état de marche, avec des freins efficaces, des pneus bien gonflés, une sonnette, un antivol en U  (les plus sûrs) et surtout un éclairage !
  • anticipez votre trajet, en empruntant si possible les voies cyclables au moyen d'une carte des itinéraires cyclables et privilégiez les rues tranquilles.


Faire du vélo en ville s’apprend. La Maison Du Vélo propose une vélo-école pour les enfants et a déjà formé en 3 ans 4500 écoliers et plus de 2000 en 2012. Elle propose aussi des cours pour les adultes débutants le mercredi de 17h30 à 19h et une ballade pédagogique pour les cyclistes confirmés un samedi par mois. Renseignez-vous au www.maisonduvelotoulouse.com.

La sécurité dépend des comportements de toutes et tous. Lorsqu’on est automobiliste, la moindre des choses, c’est de respecter le plus «faible» qui fait l’effort de se déplacer à pied ou à vélo, c’est d’adapter sa vitesse pour anticiper tout imprévu : un enfant traverse brusquement la chaussée, aurez-vous le temps de freiner ?

La sécurité des cyclistes dépend donc d'eux-mêmes mais est aussi l'affaire de tous. Cela revient d’ailleurs au même puisqu'un Français de moins de 15 ans sur deux a fait du vélo ces douze derniers mois...


Accidentologie cycliste à Toulouse de 2007 à 2011


  • 7 tués (32 en voiture, 26 en deux-roues motorisés, 18 piétons)
  • 410 blessés dont 74 hospitalisés (1786 en voiture,1949 en deux-roues motorisés, 700 piétons) 
  • Nous sommes passés de 106 blessés par an en 2007 à  41 par an en 2011.

samedi 16 mars 2013

Manif Vélo pour le respect des voies cyclables.

Ce matin, j'ai manifesté avec les militants de l'association Vélo pour que les aménagements cyclables soient respectés. Cette revendication dépasse d'ailleurs la seule cause du vélo et concerne aussi les trottoirs, donc les piétons et les personnes en situation de handicap. 

Le parcours nous a conduit en différents points de Toulouse où les aménagements ne sont pas respectés. Dans une ambiance bon enfant, nous avons distribué quelques faux PV...

Des idées circulent au niveau de l'état actuellement, portées par les associations représentant les autorités de transports (GART), les villes cyclables (CVTC) et les cyclistes (FUB), pour un relèvement des amendes et pour que l'intégralité du produit des amendes sur le stationnement illicite reviennent aux intercommunalités ou aux communes, ne serait-ce que pour financer nos polices municipales... Circule aussi l'idée d'une "dépénalisation" des amendes dont le montant pourrait du coup être fixé par les communes (je crains les effets pervers).

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement, pour que l'état prenne enfin ses responsabilités en matière de développement des aménagements cyclables et de respect des piétons, personnes handicapées et cyclistes.









vendredi 15 mars 2013

REV + VAE : cap sur les banlieues avec le VHNS


Article publié dans Ville Rail & Transports sur les synergies à attendre du développement du vélo à assistance électrique et des réseaux express vélo, consultable ici.

Vœu pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.

Conseil Municipale du 15/03/13
Intervention de Philippe GOIRAND

Monsieur le maire, chers collègues,



Les élus EELV s'associent à ce voeu. Le droit de vote des résidents étrangers est dans notre ADN écologiste et intégrera, nous l'espérons, celui de notre constitution.

Nous sommes conscients que ce projet ne convaincra pas d'emblée les 3/5 ème du congrès. Mais nous pensons qu'il est possible de trouver des arguments touchant les personnes réticentes, les élus réticents, pour que ce droit de vote pour tous s'applique dès les prochaines élections municipales.

Un argument en particulier mérite notre attention. Cette idée que le droit de vote, même aux élections locales, ne pourrait être associé qu'à la nationalité française.
Comme il est rappelé dans ce vœu, les résidents de l'UE votent déjà aux élections municipales. Et nous sommes heureux que ce fait ne suscite pas d'opposition.

Mr Lahani (UMP) défend l'idée de réciprocité pour justifier le droit de vote accordé aux seuls résidents issus de l'Union Européenne. Ça revient à dire que les droits peuvent être différents en France selon le pays d'origine de la personne. Ça revient à dire qu'il faudrait attendre qu'un droit existe dans un pays pour que la France l'accorde sur notre sol aux ressortissants de ce pays... Choquant.

La situation actuelle est donc une situation de discrimination vis à vis des personnes étrangères non originaires de l'UE.
J'espère que chacune et chacun admettra que dans un pays qui porte haut la démocratie et les droits de l'homme, il n'y a pas de justification à cette discrimination.

Élus écologistes, nous pensons qu'une large majorité peut se prononcer pour plus de Vivre Ensemble pour peu qu'un débat serein, argumenté, s'engage sans tarder. Nous pensons convaincre, au delà de la gauche, que la démocratie doit aujourd'hui se nourrir de plus de justice et de diversité.