lundi 6 mai 2013

Des agents propreté en triporteur à assistance électrique

Quartier Purpan à Toulouse, un brin de causette avec ce monsieur, visiblement très satisfait de son nouvel outil de travail... Parmi les intérêt de se déplacer en triporteur à assistance électrique, celui d'intervenir pour maintenir propres les pistes cyclables, en l'occurrence ici celle qui longe la voie ferrée.

vendredi 26 avril 2013

Isabelle et le vélo à Toulouse.

Merci à Isabelle Le Sens de relayer les dernières infos toulousaines...
http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/archive/2013/04/23/toulouse-commence-son-rev.html

... sur son excellent blog cycliste Isabelle et le Vélo : http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr

Piste du quai Lombard : une esquisse de Réseau Express Vélo


Un lien vers l'article de la Dépêche sur la nouvelle piste de 3m de large du Quai Lombard, qui préfigure un Réseau Express Vélo du nord au sud de l'agglomération toulousaine, le long de la Garonne : http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/25/1613691-les-derniers-obstacles-de-l-autoroute-a-velos.html

Comme repris par le journaliste, j'apprécie la stratégie de Joan Busquets, l'architecte qui travaille à requalifier notre centre-ville : de belles réalisations ponctuelles qui amènent les habitants à demander la suite...

L'axe Garonne fait partie des axes prioritaires du plan vélo communautaire. Est déjà programmé l'élargissement de la piste de la Digue rive gauche (parallèle à l'avenue de Muret) dans le cadre du projet Tram Garonne. La prolongation rive droite vers Empalot en passant sous le pont St-Michel est à l'étude. La piste sur la digue en direction de Blagnac va être éclairée très prochainement.

Il est possible d'avancer vite vers un itinéraire continu le long de la Garonne en aménageant la Garonnette, le cours Dillon, en améliorant le cheminement pour accéder à la piste de la digue vers Blagnac. C'est ce à quoi je vais m'employer en cette fin de mandat.

Mais la logique sera d'assurer la continuité rive droite de la Garonne, pour retrouver la même qualité de cheminement pour les cyclistes et pour les piétons jusqu'au Pont St-Michel et l'île du Ramier, en passant par le quais de Tounis.
La logique sera de développer un Réseau Express Vélo au moins sur les axes Nord-Sud et Est-Ouest plus un circulaire, en plus de terminer les voies cyclables structurantes suivant les grands axes et d'apaiser le le reste des rues. Il reste beaucoup à faire...



Plus de détails sur les REV ici.

mardi 16 avril 2013

Enervement, puis apaisement à l'ombre du Busca (bosquet)


Enervement quand un conducteur de 4x4 tente de me faire la morale parce que je lui ai fait perdre 20 secondes en ne le laissant pas me doubler dans une zone 30. "Je travaille, moi, Monsieur". Parce que les cyclistes ne travaillent pas, peut-être...

Apaisement après la réunion publique de ce soir sur le projet de la place du Busca. D'un horrible giratoire/parking nous voulons faire un petit bois en ville, grâce au beau projet des architectes Miguel et Michelle. Une place où l'on peut s'assoir sur un banc à l'ombre des arbres, où les enfants peuvent jouer. Les habitants du quartier ont été réceptifs, autant intéressés par la sécurité des piétons ou cyclistes que par le stationnement automobile. Les inquiétudes légitimes ont été exprimées avec modération.

Le message du nécessaire partage de l'espace public est en train de passer.

jeudi 11 avril 2013

Délibération sur la mise en place d'une Autorité Organisatrice du Numérique

Mon intervention en Conseil de Communauté du 11 avril 2013 à St-Alban :

A travers ce contrat de délégation de service public avec la SPL RIN, la collectivité se donne les moyens de développer les infrastructures et des services numériques avec le soucis de l’intérêt général et sur l’ensemble de notre territoire. Le haut débit devient un service public comparable à celui de l’eau, et nous saluons la volonté affichée et les moyens mis en oeuvre.

Un développement pertinent des infrastructures et des services numériques, c’est nous poser en permanence la question de ce qui est utile, prioritaire. C’est aussi être attentif aux phénomènes de modes, aux inventions sans lendemain.

Le numérique offre assurément des potentialités extraordinaires pour nous adapter aux défis d’un développement soutenable de notre société, comme alternative aux transports par exemple avec le télétravail, ou encore pour améliorer l’efficacité énergétique. C’est un moyen sans égal de diffuser, démocratiser l’éducation et la culture. C’est bien évidemment un outil d'attractivité des territoires et un immense gisement d’emplois très divers.

Mais ne nous cachons pas aussi les effets pervers de notre hyper connexion... L’invasion des smartphones, tablettes, consoles et autres dérivés d’ordinateurs n’est pas toujours, c’est le moins qu’on puisse dire, un facteur de convivialité... La question de l’addiction aux écrans doit être regardée attentivement. De même que les risques sanitaires liés à l’utilisation du téléphone mobile, aux ondes électromagnétiques et aux seuils d’exposition acceptables...

Autant de sujets et bien d’autres qui nous font soutenir cette délibération pour prendre notre pleine part dans les débats passionnants qui se profilent au sein de l’Autorité Organisatrice du Numérique. Des débats qui seront d'ailleurs éclairés par la mission de prospective confiée par Cécile Duflot à Claudy Lebreton sur les services numériques et leurs conséquences pour l'égalité des territoires.

Pour terminer, je voudrais saluer la démarche entreprise par la communauté urbaine d' évoluer vers le logiciel libre pour les suites bureautiques.


vendredi 5 avril 2013

Toulouse 3ème ville française pour le vélo selon TerraEco

Toulouse 3ème agglomération cyclable de France. Un classement encourageant de Terra Eco relayé par la Dépêche, qui récompense une politique globale en matière de vélo. Mais beaucoup reste encore à faire...


L'article de TerraEco.net

L'article de la Dépêche du Midi du 4 avril

Avec des objectifs et des moyens en forte hausse, le vélo est devenu un mode de déplacement crédible. J'ai pu initier un plan vélo global avec de nouvelles priorités pour la période 2011-2020. Les voies cyclables structurantes sont privilégiées, les autres rues devant être apaisées en Zones 30 et Zones de Rencontre. De nouveaux services sont proposés pour que chacun trouve sa «solution vélo».

Mais il reste beaucoup à faire pour porter à 15% la part des déplacements urbains à vélo - engagement pris par la Ville et la Communauté Urbaine en 2009 -.
L'un des chantier à venir est la création d’un Réseau Express Vélo. Ces «autoroutes cyclables» sécurisent les trajets et étendent le rayon d’action des cyclistes à l’échelle de l’agglomération. Au-delà des moyens humains et budgétaires, ces projets impliquent l’engagement politique fort d’un rééquilibrage de l’espace public en faveur des mobilités alternatives à la voiture individuelle.


samedi 30 mars 2013

L' "écologie profonde", ça fait déjà réfléchir...


A propos de l'article de Libération sur Arne Næss et l'écologie profonde qu'à fait suivre Jean-Charles Valadier sur les listes EELV.
http://www.liberation.fr/livres/2013/03/27/nature-et-droits-de-naess_891743 

L' "écologie profonde", ça fait déjà réfléchir... en particulier les 8 principes qu'elle énonce et qui sont à associer à mon avis à l'écologie "tout court", hormis le point 4. Si Arne Næss avait parlé de régulation de la croissance de la population, j'aurais été d'accord. Mais dire que le développement des formes de vies non-humaines requiert une décroissance substantielle de la population humaine est dangereux. Ça ouvre la porte à des courants extrémistes de l'écologie, à l'idée que l'humain est l'élément qui grippe la machine Terre, mène à sa perte et mérite d'être éliminé avant. Hors, l'humain est la seule forme de vie que nous connaissions (...) capable d'être observateur et penseur de son monde, de son univers. Nous donnons du sens à la vie, à toutes vies. Ce seul fait nous donne une valeur supérieure à celle de la paramécie (mais je suis prêt à entendre le point de vue de la paramécie...).
Sauver l'humain est à mon avis le seul objectif général à porter, parce qu'il implique de toutes façons de sauver notre écosystème.


les 8 principes fondamentaux de l'cologie profonde d'après : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie_profonde
Les partisans de l'écologie profonde estiment que le monde n'est pas une ressource exploitable à volonté par l'Homme. L'éthique de l'écologie profonde explique qu'un système global (la nature) est supérieur à chacune de ces parties (l'Homme étant une partie de la nature). Cette éthique s'appuie sur les huit postulats suivants1 :

1. Le bien-être et l'épanouissement des formes de vie humaines et non-humaines de la Terre ont une valeur en elle-même (synonyme : valeur intrinsèque, valeur inhérente). Ces valeurs sont indépendantes de l'utilité du monde non-humain pour les besoins humains.
2. La richesse et la diversité des formes de vie contribuent à la réalisation de ces valeurs et sont également des valeurs elles-mêmes.
3. L'Homme n'a pas le droit de réduire la richesse et la diversité biologique, sauf pour satisfaire des besoins humains vitaux.
4. L'épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une décroissance substantielle de la population humaine. Le développement des formes de vie non-humaines requiert une telle diminution.
5. L'interférence humaine actuelle avec le monde non-humain est excessive et nuisible, et la situation empire rapidement.
6. Des politiques doivent donc être changées. Ces politiques affectent les structures économiques, technologiques, et idéologiques fondamentales. Il en résultera une société profondément différente de la nôtre.
7. Les changements idéologiques passent par l'appréciation d'une bonne qualité de vie plutôt que l'adhésion à des standards de vie toujours plus élevés. Il faut prendre conscience de la différence entre "bonne qualité" et "course à un niveau de vie extrêmement élevé" (qui serait néfaste à la nature).
8. Ceux qui souscrivent aux points précédents s'engagent à essayer de mettre en application directement ou indirectement les changements nécessaires.

mercredi 27 mars 2013

Quelle sécurité pour les cyclistes ?


Le début d'année 2013 à été marqué par deux accidents mortels à Toulouse. Comme souvent, ces drames auraient pu être évités par plus de vigilance de la part des pauvres victimes et en l'occurrence par le respect des feux rouges.

Ces dernières années, le nombre d'accidents à vélo a baissé alors que les cyclistes sont bien plus nombreux. Leur comportement est donc déterminant pour leur sécurité. Il n'est pas dangereux de se déplacer à vélo si vous suivez certaines règles :

  • respectez le code de la route... ;
  • soyez très attentif aux intersections : c’est là que se produisent la plupart des accidents ;
  • placez-vous pour être toujours visible et éviter l'angle mort des gros véhicules. Si vous voyez le conducteur d'un camion dans son rétroviseur extérieur, ça veut dire qu’il peut aussi vous voir. Ne doublez jamais par la droite à l’approche d’un carrefour ;
  • prévoyez une distance d’ 1 mètre par rapport aux voitures garées, pour éviter les imprévus, en particulier les ouvertures de portière (9% des accidents) ;
  • lorsque vous prenez un double-sens cyclable dans une rue à sens unique automobile, surveillez les voitures qui arrivent d’une rue perpendiculaire ou d’une sortie. Avez-vous été vu ? Dans le doute, signalez votre présence ou arrêtez-vous ;
  • klaxonnez ou criez en situation de danger ;
  • il vous faut un vélo en bon état de marche, avec des freins efficaces, des pneus bien gonflés, une sonnette, un antivol en U  (les plus sûrs) et surtout un éclairage !
  • anticipez votre trajet, en empruntant si possible les voies cyclables au moyen d'une carte des itinéraires cyclables et privilégiez les rues tranquilles.


Faire du vélo en ville s’apprend. La Maison Du Vélo propose une vélo-école pour les enfants et a déjà formé en 3 ans 4500 écoliers et plus de 2000 en 2012. Elle propose aussi des cours pour les adultes débutants le mercredi de 17h30 à 19h et une ballade pédagogique pour les cyclistes confirmés un samedi par mois. Renseignez-vous au www.maisonduvelotoulouse.com.

La sécurité dépend des comportements de toutes et tous. Lorsqu’on est automobiliste, la moindre des choses, c’est de respecter le plus «faible» qui fait l’effort de se déplacer à pied ou à vélo, c’est d’adapter sa vitesse pour anticiper tout imprévu : un enfant traverse brusquement la chaussée, aurez-vous le temps de freiner ?

La sécurité des cyclistes dépend donc d'eux-mêmes mais est aussi l'affaire de tous. Cela revient d’ailleurs au même puisqu'un Français de moins de 15 ans sur deux a fait du vélo ces douze derniers mois...


Accidentologie cycliste à Toulouse de 2007 à 2011


  • 7 tués (32 en voiture, 26 en deux-roues motorisés, 18 piétons)
  • 410 blessés dont 74 hospitalisés (1786 en voiture,1949 en deux-roues motorisés, 700 piétons) 
  • Nous sommes passés de 106 blessés par an en 2007 à  41 par an en 2011.

samedi 16 mars 2013

Manif Vélo pour le respect des voies cyclables.

Ce matin, j'ai manifesté avec les militants de l'association Vélo pour que les aménagements cyclables soient respectés. Cette revendication dépasse d'ailleurs la seule cause du vélo et concerne aussi les trottoirs, donc les piétons et les personnes en situation de handicap. 

Le parcours nous a conduit en différents points de Toulouse où les aménagements ne sont pas respectés. Dans une ambiance bon enfant, nous avons distribué quelques faux PV...

Des idées circulent au niveau de l'état actuellement, portées par les associations représentant les autorités de transports (GART), les villes cyclables (CVTC) et les cyclistes (FUB), pour un relèvement des amendes et pour que l'intégralité du produit des amendes sur le stationnement illicite reviennent aux intercommunalités ou aux communes, ne serait-ce que pour financer nos polices municipales... Circule aussi l'idée d'une "dépénalisation" des amendes dont le montant pourrait du coup être fixé par les communes (je crains les effets pervers).

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement, pour que l'état prenne enfin ses responsabilités en matière de développement des aménagements cyclables et de respect des piétons, personnes handicapées et cyclistes.









vendredi 15 mars 2013

REV + VAE : cap sur les banlieues avec le VHNS


Article publié dans Ville Rail & Transports sur les synergies à attendre du développement du vélo à assistance électrique et des réseaux express vélo, consultable ici.

Vœu pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.

Conseil Municipale du 15/03/13
Intervention de Philippe GOIRAND

Monsieur le maire, chers collègues,



Les élus EELV s'associent à ce voeu. Le droit de vote des résidents étrangers est dans notre ADN écologiste et intégrera, nous l'espérons, celui de notre constitution.

Nous sommes conscients que ce projet ne convaincra pas d'emblée les 3/5 ème du congrès. Mais nous pensons qu'il est possible de trouver des arguments touchant les personnes réticentes, les élus réticents, pour que ce droit de vote pour tous s'applique dès les prochaines élections municipales.

Un argument en particulier mérite notre attention. Cette idée que le droit de vote, même aux élections locales, ne pourrait être associé qu'à la nationalité française.
Comme il est rappelé dans ce vœu, les résidents de l'UE votent déjà aux élections municipales. Et nous sommes heureux que ce fait ne suscite pas d'opposition.

Mr Lahani (UMP) défend l'idée de réciprocité pour justifier le droit de vote accordé aux seuls résidents issus de l'Union Européenne. Ça revient à dire que les droits peuvent être différents en France selon le pays d'origine de la personne. Ça revient à dire qu'il faudrait attendre qu'un droit existe dans un pays pour que la France l'accorde sur notre sol aux ressortissants de ce pays... Choquant.

La situation actuelle est donc une situation de discrimination vis à vis des personnes étrangères non originaires de l'UE.
J'espère que chacune et chacun admettra que dans un pays qui porte haut la démocratie et les droits de l'homme, il n'y a pas de justification à cette discrimination.

Élus écologistes, nous pensons qu'une large majorité peut se prononcer pour plus de Vivre Ensemble pour peu qu'un débat serein, argumenté, s'engage sans tarder. Nous pensons convaincre, au delà de la gauche, que la démocratie doit aujourd'hui se nourrir de plus de justice et de diversité.

vendredi 22 février 2013

Avec le saucisson pur porc X, vous allez bouffer du cheval

Rassurez-vous bonnes gens, vous ne mangerez plus du cheval en lasagnes, vous en mangerez en consommant des volailles ou du cochon. Je vois d'ici les accroches publicitaires : "avec le saucisson pur porc X, vous allez bouffer du cheval !". Sérieusement, il y a effectivement un lien entre le scandale de la viande de cheval et le retour aux farines animales : le soucis de nous refourguer et de valoriser financièrement tout ce qui peut l'être, de la viande de cheval dont personne ne veut aux déchets animaux.

Un article parmi d'autres sur ce vaste scandale ici : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/16/les-farines-animales-rendent-l-europe-folle_1833760_3232.html

Le deuxième périphérique toulousain... cycliste ?


Strasbourg déploie son périphérique pour vélos.


http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/20/strasbourg-deploie-son-peripherique-pour-velos_1835324_3244.html

mercredi 20 février 2013

Voiture et Smartphone...

Article édifiant de mon collègue du Club des Villes et Territoires Cyclables Patrice PATTEE, sur le cocktail explosif voiture/smartphone : http://www.aduf.org/archives/pdf/2146.pdf .

lundi 18 février 2013

Plan d'urgence pour la qualité de l’air : des mesures qui vont dans le bons sens, mais qui restent à préciser et à concrétiser


Aujourd'hui, 42 000 décès prématurés, soit 5 % des décès annuels sont liés aux pollutions par les particules et 60 % de la population française est exposée à un air dégradé. Le coût sanitaire de la pollution de l'air représente 460 € par habitant et par an.
Qui ne connaît pas dans nos villes un enfant atteint pas des troubles respiratoires ? Les personnes âgées sont elles aussi très exposées.

Les dispositifs mis en place jusqu'à présent pour améliorer la qualité de l'air dans nos agglomérations ont été insuffisants (Plans de Protection de l'Atmosphère - PPA) en termes d'actions concrètes pour diminuer la pollution, ou pas appliqués (ZAPA).

Le Comité Interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA) associe depuis septembre 2012 les services de l'état et 11 collectivités française et autorités organisatrices de transports pour trouver des solutions concrètes afin d'améliorer la qualité de l'air, en particulier dans le domaine des transports. Il est dommage que l'agglomération toulousaine n'ait pas été associée au dispositif, alors que des dépassements des seuils d'émissions de particules y ont aussi été constatés.

Le gouvernement propose une approche globale passant en revue tous les postes d'émissions de pollutions atmosphériques et toutes les mesures possibles, et souhaite que les Plans de Protection de l'Atmosphère (PPA) soient validés d'ici l'automne 2013. Effectivement, il y a urgence...

S'il est concrétisé, le projet de mise en place d'Autorités Organisatrices de la Mobilité Durable (AOMD) devrait permettre une gouvernance plus simple et lisible de l'ensemble de la mobilité dans nos agglomérations.
Les AOMD pourraient avoir compétence en matière de Plan de Déplacement d'Entreprise et de covoiturage (Tisséo a d'ailleurs pris les devant en ces domaines dès 2009), d'organisation des livraisons en véhicules propres, d'incitation à la pratique du vélo urbain ou encore d'intermodalité entre les mobilités douces, le stationnement et les transports collectifs.

J'apprécie l'objectif affiché de renforcer les amendes pour stationnement sur piste cyclable - comportement qui sape les efforts des collectivités pour sécuriser les itinéraires des cyclistes - ou encore d'étudier une indemnité kilométrique pour les déplacements domicile - travail effectués à vélo. C'étaient des demandes portées par les associations soutenant le vélo urbain, dont le Club des Villes et Territoires Cyclables où je représente Toulouse Métropole.

L'objectif de renouveler les véhicules les plus polluants en ciblant des aides vers les ménages les plus modestes mérite débat. Il me semble qu'il faut mesurer l'impact d'une telle mesure, au-moins par une expérimentation, compte tenu des très fortes pollutions en particules provoquées par les vieilles voitures. Et voilà une mesure qui serait moins "anti-sociale" que les Zapa finalement abandonnées par le ministère de l'écologie.

De même, il me semble intéressant d'étudier, modéliser ou encore expérimenter la réduction des vitesses automobiles sur des axes tels que notre périphérique, de manière constante ou dynamique en fonction de l'encombrement du réseau.

De manière générale, qu'il s'agisse d'incitations au changement de mobilité ou d'évolution du cadre juridique, l'ensemble des mesures présentées dans ce plan vont dans le bon sens. 

Mais je trouve qu'il y a un décalage entre l'affirmation de l'urgence de ce plan et le flou actuel des mesures préconisées, qui sont en l'état dépendantes du bon vouloir des collectivités locales. Attendons donc que ces mesures soient traduites en actions concrètes avec les financements associés. Mais s'agissant d'un plan d'urgence, l'attente doit être courte...

samedi 16 février 2013

Belle journée pour une manif. Le sol gorgé d'eau nous à facilité la tâche de planter un sapin apporté par José Bové du Larzac dans un sol ma fois bien caillouteux.

Rappelons qu'il s'agissait de dénoncer les grands projets inutiles et plus précisément celui de Val Tolosa (anciennement nommé Portes de Gascogne), un projet d'immense zone commerciale alors que les alentours de Toulouse en sont déjà infestés. A l'heure où la mal bouffe, le mal travailler, le mal vivre occupent l'actualité, il est temps de changer de modèle et de revenir à des formes d'organisation plus proches des gens, plus conviviales.

Le développement durable n'est pas qu'un slogan que certains cherchent à récupérer. Le développement durable est une manière de réfléchir les projets en regardant l'intérêt collectif pour aujourd'hui et demain, à l'opposé de ces projets déshumanisés, inutiles, coûteux et destructeurs d'emplois.






jeudi 14 février 2013

Conseil Communautaire de Toulouse Métropole : réponse au vœu porté par Jean-Luc Moudenc sur le projet de BHNS Ouest

Ce vœu illustre (Mr Moudenc) votre conception en matière de mobilité, qui a prévalu jusqu'en 2008, et qui consistait à ne créer des voies en site propre pour les bus ou les vélos qu'à condition que l'espace donné à la voiture ne soit pas diminué.
Pendant plusieurs décennies, la seule réponse à la multiplication des automobiles à été l'augmentation du nombre de km de voiries routières, pour toujours plus de congestion. Et une 2ème rocade ne changerait rien à l'affaire, Mr Moudenc, hormis son coût faramineux.

Je vous trouve donc peu inspiré de laisser croire qu'un bus structurant provoquerait une asphyxie dans le secteur de Lardenne alors que ce sont plusieurs décennies d'inaction en matière de transports collectifs qui sont à mettre en cause.

Il serait temps que vous admettiez que l'espace public n'est pas extensible et que les transports collectifs et les mobilités douces sont les moyens les plus efficaces de mieux partager cet espace et désengorger le réseau routier.

Pour apporter une alternative la plus efficace possible à tous ces deplacements quotidiens en voiture solo, en particulier pour les trajets domicile-travail, nous, élus ecologistes, soutenons donc ce projet de BHNS ouest avec le tracé le plus direct et le plus rapide passant par l'avenue de Lardenne.

Aux yeux des habitants de Plaisance, de Tournefeuille, mais aussi de Toulouse, il ne suffit pas de qualifier de louable cette volonté d'un BHNS. Il faut avoir le courage de concrétiser cette volonté de la manière la plus efficace possible pour un maximum d'habitants de notre agglomération, et bien évidemment dans la concertation avec les habitants et les futurs usagers.

La question du commerce de proximité a souvent été évoquée par les opposants au projet. Automobilistes, mais aussi usagers des transports collectifs, cyclistes ou piétons, tout le monde veut des commerces de proximité, des commerçants qui garantissent la qualité des produits, en particulier ceux qui vont dans notre assiette.
A Lardenne comme ailleurs, ces commerces doivent être maintenus et développés. Des solutions doivent être trouvées pour le stationnement, mais aussi pour la circulation sécurisée des piétons et des cyclistes. L'implantation des stations de bus et les cheminements qui y mènent doivent aussi prendre en compte cette nécessité d'avoir un commerce de proximité.

Et prendre en compte tous les modes de déplacements, c'est aussi permettre à de plus en plus de gens d'en associer plusieurs dans leurs deplaçements quotidiens, autrement dit de pratiquer l'intermodalité.

Nous sommes donc persuadés que le BHNS ouest, à condition de rester un projet efficace pour développer les deplacements alternatifs à la voiture individuelle, valorisera, dynamisera autant les quartiers de Toulouse dont Lardenne que les communes de Plaisance et Tournefeuille et qu'il améliorera la qualité de vie dans l’ouest toulousain.

Et par conséquent, les élus écologistes voteront contre ce vœu.

lundi 11 février 2013

Toute la ville à 30 km/h ?

Article clair de notre journal local, où je défends le passage à 30 km/h de l'ensemble des rues de Toulouse Métropole, hormis les axes structurants.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/09/1557012-vitesse-faut-il-passer-toute-la-ville-a-30-km-h.html

Du REV à la réalité

Voici quelques mois, je proposais à l'association Vélo d'engager une réflexion sur les Réseaux Express Vélo, afin de partager une vision de ce que pourraient être des "autoroutes à vélos" dans notre agglomération.

Samedi dernier, nous devions échanger sur le sujet lors de leur AG, mais la question de l'accidentologie a occupé tout notre temps. Je suis heureux de voir à la lecture de l'article de la Dépêche que notre vision est proche ( http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/09/1556738-autoroute-a-velos-portet-blagnac-en-30-minutes.html ).

L'asso Vélo met en exergue un projet d'axe Nord-Sud déjà bien avancé. Mais il convient de préciser un ou deux axe(s) Est-Ouest, comme mentionné dans notre Plan de Déplacements Urbains.

Pour rappel, à Copenhague, ce sont 13 voies express vélo qui sont en projet, sur des distances de 7 à 15 km. La première a été inaugurée au printemps 2012 ( plus d'infos ici ). Elles auront un revêtement spécifique, des intersections sécurisées avec priorité aux cyclistes et un marquage clair. Elles seront assez larges pour que les cyclistes puissent se doubler. Les feux seront synchronisés pour qu'un cycliste ne rencontre que des feux verts («vague verte»). Des stations-service, équipées de pompes à vélo et de rustines seront installées au long des REV.

dimanche 10 février 2013

Findus, l'arbre qui cache la forêt.

Au-delà du scandale qu'on voudra associer à une marque, ou encore à un intermédiaire (Spanguéro qui fournit de la viande depuis la Roumanie...), c'est d'abord un système qu'il faut remettre en question. Un système qui veut qu'un plat préparé voyage dans toute l'Europe au fil des étapes de sa fabrication, avec les risques sanitaires et le coût énergétique qui vont avec.