Réflexions généralement politiques de Philippe Goirand, sur notre société, l'écologie, en particulier la mobilité urbaine et le vélo.
jeudi 31 janvier 2013
Bientôt 467 places de stationnement vélo au parking du Capitole.
La date de l'ouverture est prévue pour septembre. Le parking vélo sera gratuit après achat d'un badge (autour de 4 €).
Les vélos se croient-ils tout permis ?
Concernant mon positionnement sur ce sujet, ce n'est pas parce que je porte une politique vélo globale dont l'objectif est de voir le plus grand nombre possible de cyclistes, que je vais défendre le comportement tous les cyclistes...
Extrait choisi : "La rue Alsace est une aire piétonne. Le cycliste, «autorisé» doit être vigilant, il doit réduire sa vitesse, (6kms/h) et mettre pied à terre en cas de besoin".
L'article complet de la Dépêche est ici : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/30/1547883-les-velos-se-croient-ils-tout-permis.html .
jeudi 24 janvier 2013
467 emplacements pour les vélos au parking du Capitole, à la place de 50 emplacements pour les voitures
Suite à l'article paru dans la Dépêche du Midi "Boom des vélos en centre-ville : la solution du parking"
Alors que la bicyclette était encore considérée comme un engin de loisir, nous avons affirmé la place du vélo urbain utilitaire à travers de nombreuses actions : environ 100 km de voies cyclables réalisés, double-sens cyclable dans les zones 30, vélo-école, aide à l'achat de VAE, location moyenne et longue durée, extension horaire et géographique des VéloToulouse, autorisation de tourner à droite aux feux, communication…
Il faut donc permettre à ces nombreux cyclistes de stationner leurs vélos sans encombrer l'espace public. D'où les 467 emplacements prévus au parking du Capitole, auxquels s'ajouteront les 678 à la gare Matabiau plus ceux dans les pôles d'échange comme à Basso Combo (100 places). De même, un nouveau modèle d'arceau vélo va être déployé, moins cher et plus "design".
A ceux qui pourraient trouver qu'il y a trop de vélos en ville, faisons remarquer qu'au parking du Capitole comme ailleurs, un vélo occupe environ 10 moins d'espace public qu'un auto-soliste. Imaginez notre espace public si tous ces cyclistes reprenaient la voiture ! Imaginez le maintenant avec 2 fois moins de voitures remplacées par des vélos…
Résumé de la politique vélo engagée depuis 2008 :
Nous atteindrons les 500 km de voies cyclables urbaines en 2013 à Toulouse Métropole.
Bilan vélo 2012
Près de 22 km créés ou rénovés (90 % de taux de réalisation)
8,15 M€ investis + aménagements prévus dans grands projets (LMSE, Ligne G, urbanisations…) évalués à 4 M€.Le réseau cyclable et vert de Toulouse Métropole en fin 2012 :
- 490 km de voies cyclables (267 à Toulouse) - 355 km en projet, dont :
230 km de pistes cyclables,
71 km de bandes cyclables,
90 km de cheminements mixtes piétons/cycles,
14 km de voies bus ouvertes aux cyclistes,
2 km de contre allées
- 270 km de réseau vert (randonnée pédestre, VTC, VTT) - 61 en projet.
25 km de voies urbaines jalonnées depuis 2008 (ex. : vers l'UTM).
Zones 30
114 km de zones 30 à sens unique (sur 360)95% des doubles sens cyclables ont été étudiés
Env. 2/3 réalisés
8% de refus pour raison de sécurité
Aide à l’achat de Vélo à Assistance Électrique
• Montant de l'aide : 25% du prix du V.A.E. dans la limite de 250€• Budget de 50 000 € pour 2012 consommé entre le 20 septembre et début novembre 2012.
◦ 218 aides attribuées en 2012 avec une moyenne de 229€ par dossier
◦ 62% des VAE ont étés vendus sur Toulouse
◦ 20% sur le “complexe aéronautique“ (Blagnac, Beauzelle, Cornebarrieu, Colomiers)
◦ 6% sur les secteurs Balma, ST Orens
• Budget 2013 : 100000 €
◦ 120 nouveaux dossiers reçus pour l'année 2013
• Budget 2014 : 100000 €.
Vélo école (Maison du Vélo financée par la CU Toulouse Métropole)
18% des élèves de CM1 et CM2 formésSoit 4 500 enfants / 3 ans
+ 14 centres de loisirs – 246 enfants
Projets vélo 2013
Travaux
Toulouse4 axes :
- Axe Garonne : Quai Lombard - éclairage de la digue entre les ponts des Catalans et de Blagnac
- Axe Rte d’Albi : Pont Matabiau vers Faubourg + rte d’Albi entre rue Rostand et av. d’Atlanta
- Axe Muret/Seysse : av. de Muret, section nord + rte de Seysses entre rd-pt du 21/9 et av. Eisenhower
- Axe St-Michel vers l'UPS : rte de Narbonne (échangeur) + av. d’URSS
- Pistes cyclables le long de la ligne G
- Liaison Crampel / Delacourtie / Récollets (Garonne – canal du Midi)
- Connexion piste du Canal aux quartiers Colombette, Péri et Jaurès
- Avenue de Grande Bretagne section ZAC Cartoucherie – Patte d’Oie
- Jalonnement : liaison centre-ville de Toulouse – Université de Rangueil
Services vélo, valorisation de la pratique :
Services vélo dans les pôles d’échanges : stationnement sécurisé (parking Capitole, gare Matabiau, Basso Combo…)Calculateur d’itinéraires vélos : un outil internet pour calculer son itinéraire entre un point A et un point B selon des critères de qualité de parcours (rapide / privilégiant les pistes / mixte).
Nouveau modèle d'arceau vélo moins cher et plus "design".
30 nouvelles VélOStations.
Campagne de communication.
mercredi 23 janvier 2013
mardi 22 janvier 2013
Le vélo et les Français en 2012
Premiers résultats de l’enquête TNS Sofres/MTI Conseil « Le vélo et les Français en 2012 »
Jean-Marie DARMIAN, président du Club des villes et territoires cyclables, et Dominique LEBRUN, coordonnateur interministériel pour le développement de l'usage du vélo, ont présenté ce jour les premiers résultats de l'enquête sur «Le vélo et les Français en 2012 » réalisée, à leur demande, par TNS Sofres et MTI Conseil.
Les premiers résultats sont très encourageants pour le développement de l'utilisation du vélo au quotidien.
- La pratique du vélo augmente autant pour les loisirs que pour la mobilité « utilitaire » des Français.
• 45,5% des personnes interrogées de 15 ans et plus ont fait au moins une fois du vélo au cours des 12 derniers mois, soit près de 1 Français sur 2. Ils étaient, d'après l'étude « L'économie du vélo » (Atout France 2009), 40% en 2007 sur ce même périmètre.
• 97,9% déclarent avoir appris à faire du vélo et 78,2% déclarent en faire très bien.
Ces chiffres confirment que le vélo n'est plus un mode en déclin, ou résiduel. Il se « passe quelque chose » du côté du vélo dans les pratiques et les représentations des Français.
- L'usage utilitaire du vélo s'accroît. L'usage récréatif, déjà bien installé, se développe.
• Ils sont 14% à utiliser le vélo pour des motifs « utilitaires » comme aller au travail, à l'école/l'université ou faire des achats (parmi les 98% de la population ayant appris à faire du vélo).
L'enquête montre qu'il y a un fort potentiel de développement de la pratique du vélo : les pratiques occasionnelles et de loisirs - balades, activités physique et sportive, constituant des gisements de pratiques quotidiennes et utilitaires – travail, études, achats, démarches administratives…
- Le vélo s'installe - au-delà des pratiques – dans les modes de vie.
• Les professions intermédiaires (infirmières, instituteurs, assistantes sociales) utilisent plus le vélo (63,5% de répondant) par rapport à l'ensemble de la population, talonnées par les CSP+ (cadres supérieurs et professions libérales) avec 61,2%.
• Un tiers des 15 ans et plus affirme qu'ils feront du vélo pour leurs déplacements habituels dans les 2 prochaines années.
• Pour mémoire, on vend plus de vélos que de voitures chaque année en France : 3,2 millions de vélos / 2,25 millions de voitures neuves.
Focus sur les premiers résultats
- La possession d'un vélo ou l'accès à un vélo en libre-service (VLS) renforce l'utilisation et une utilisation plus fréquente.
• 70% des personnes interrogées possédant un vélo l'ont utilisé ces 12 derniers mois, et ils sont 17% à l'avoir utilisé au moins quelques jours par semaine. En revanche, ceux qui utilisent un vélo du foyer ne sont que 56% à l'utiliser et 7,5% à en faire un usage régulier.
Jean-Marie DARMIAN a rappelé que « l'Etat doit examiner sérieusement les propositions faites par le Club des villes et territoires cyclables pour encourager l'achat de vélos par les particuliers et l'acquisition par les entreprises de flottes de vélos qu'elles pourront mettre à la disposition de leurs salariés ».
Ces propositions ont été défendues en vain par le Club des parlementaires pour le vélo, en novembre dernier, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2013.
- Le vélo pour les déplacements domicile-travail émerge aux côtés des transports publics et dispose d'un fort potentiel.
• Parmi les 28,5 millions d'actifs en France, ils sont déjà 5,3% à l'utiliser pour aller au travail au moins quelques jours par semaine.
- Le vélo est « la solution 2 roues » - et non le deux-roues motorisé.
• Sur les 98% de la population française ayant appris à faire du vélo, ils sont 5,3% à l'utiliser pour leur déplacement domicile-travail quelques jours par semaine, contre 3,4% à utiliser un deux-roues motorisé. Pour aller faire des courses, des démarches ou des activités de loisirs, 15,9% se déplacent à vélo contre 8,4% en deux-roues motorisés.
• En Ile-de-France, les vélos dépassent les deux-roues motorisés avec 650 000 déplacements à vélo contre 600 000 en deux-roues motorisés (enquête EGT/STIF 2010), et plus encore chez les Parisiens (0,13 déplacements /par jour contre 0,09), dans un contexte de croissance des deux modes.
Pour Jean-Marie DARMIAN, ces premiers résultats confirment la nécessité d'une politique nationale vélo - autrement dit d'un cadre pour agir sur les bons leviers afin d'encourager le développement du « vélo mode de déplacement » – un remède anti-crise au service de la mobilité durable -, du « vélo loisir » - une pratique déjà bien installée -, du « vélo cyclotouristique et sportif », en bénéficiant de ses vertus notamment en termes de santé publique.
« Il faut encourager les dynamiques de transfert modal de la voiture solo vers le vélo et la combinaison vélo et transport public, et accroître l'usage du vélo chez ceux qui l'utilisent occasionnellement, et/ou pour les seuls loisirs, vers une pratique utilitaire et quotidienne. Les leviers pour ce faire résident dans la facilitation de l'usage : stationnement au domicile et sur les lieux de travail et d'études, conditions de circulation, de confort et de sécurité...
Les résultats complets, qui seront présentés lors du 20e congrès du Club des villes et territoires cyclables en mai prochain à Nice, devront aussi apporter des éclairages sur les attentes et les freins afin de prioriser les bons leviers ».
'Enquête réalisée en octobre et novembre 2012 par TNS Sofres auprès d'un échantillon représentatif de 5000 panélistes de 15 ans et plus, du Metascope, sur la base d'un questionnaire de 4 pages abordant les pratiques, freins, motivations et attentes des Français.'
Synthèse des résultats
La lettre du Club des Villes et Territoires Cyclables - 33 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris
tél 01 56 03 92 14 - fax 01 56 03 92 16 - info@villes-cyclables.org
samedi 19 janvier 2013
Succès de l'aide à l'achat de vélos à assistance électrique à Toulouse Métropole.
Quelques précisions à la suite de l'article paru dans la Dépêche intitulé "Les ventes de vélos électriques explosent".
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| Présentation de V.A.E. sur les allées Jean-Jaurès lors de la semaine de la mobilité en septembre 2012. |
- Budget total du dispositif d'aide à l'achat de Toulouse Métropole : 250 000 €, soit plus de 1000 VAE subventionnés en 2 ans et demie (de mi-2012 à fin 2014) ;
- Montant de l'aide pour les particuliers : 25% du prix du V.A.E. dans la limite de 250€ ;
- Budget de 50 000 € pour 2012 consommé entre le 20 septembre et début novembre 2012 ;
- 218 aides attribuées en 2012 avec une moyenne de 229€ par dossier ;
- 120 nouveaux dossiers déjà reçus pour l'année 2013 ;
- 62% des V.A.E. ont étés vendus sur Toulouse ;
- 20% ont étés vendus sur le “complexe aéronautique“ (Blagnac, Beauzelle, Cornebarrieu, Colomiers) ;
- 6% ont étés vendus sur les secteurs Balma, ST Orens ;
- Budget 2013 : 100000 € ;
- Budget 2014 : 100000 €.
Voici les principaux éléments de l'étude que nous avons commandée au bureau d'étude Inddigo/Alter Modal et qui ont conduit à mettre en oeuvre l'aide à l'achat de vélo à assistance électrique. Les retours d’expérience des cyclistes utilisant des VAE montrent des intérêts multiples :
- Le passage au VAE entraîne un changement modal à 60% en provenance de la voiture, contrairement au vélo en libre service qui a surtout provoqué de report depuis les transports collectifs ;
- 70% des bénéficiaires n’auraient pas acheté leur VAE sans l’aide. Dans les différentes expériences d'aide à l'achat, le nombre moyen de ventes de VAE par an et par habitant tourne entre 2 et 2.5 pour 1.000 habitants soit 10 fois plus que la moyenne nationale ;
- Les usagers ont une fréquence d’utilisation élevée (65% d’utilisation quotidienne) et régulière avec une distance domicile-travail de 7 km, beaucoup plus élevée que la moyenne (plutôt 3 km en vélo traditionnel) et une distance moyenne annuelle de 3 000 km à vélo ;
- L’aide à l’achat conduit à des achats de bonne qualité (prix moyen de vente de 1.300 €) qui bénéficient aux vélocistes proposant un service de qualité et tend de façon plus globale à tirer l’ensemble du marché du vélo urbain vers le haut ;
- Les ratios d’aide publique par déplacement sont extrêmement favorables. Sur la base de vélos parcourant 3000 km/an, d’une durée de vie de 10 ans et d’une aide de 300 €, le coût public par déplacement est de 0.01 €/km soit seulement quelques centimes par déplacement. Sachant que le report modal est important et que la très grande majorité des cyclistes n’aurait pas franchit le pas sans l’aide à l’achat, il s’agit d’un emploi très efficace de l'argent public.
Droit de vote des étrangers aux élections locales : c'est pour quand ?
![]() |
| Cécile Péguin, Zita Tugayé (de dos), Philippe Goirand, Alexandre Maffre, Antoine Maurice et Sophie Nicklaus (de dos). Les militants et élus EELV étaient mobilisés. |
mardi 18 décembre 2012
Trente nouvelles VélÔstations
vendredi 7 décembre 2012
Ceci n'est pas une piste cyclable.
Alors, pourquoi un tel "jemenfoutisme" de la part des autorités ? Peut-être parce que le stationnement sur trottoir ou voie cyclable est une pratique courante des policiers en intervention, qu'ils ont par conséquent du mal à verbaliser. En tous cas, voilà réduit à néant un investissement utile dans les mobilités durables.
A l'heure où notre espace public est engorgé, notre air pollué et notre climat déréglé, il serait temps que nos policiers se mobilisent enfin pour faciliter la vie de celles et ceux qui se déplacent sans polluer. Il serait temps qu'ils donnent tout simplement l'exemple. La police elle aussi a un rôle à jouer en matière d'écologie.
vendredi 30 novembre 2012
Meeting unitaire contre l'austérité : les écologistes pour une approche radicale et réaliste.
Entre le combat démocratique quotidien et néanmoins radical, et l'incantation dans l'attente du grand soir, le millier de personnes présentes a pu comparer différentes approches de l'action politique. A l'applaudimètre, celle défendue par Gérard à assurément été bien appréciée.
jeudi 15 novembre 2012
L'apaisement de nos rues en énerve certains.
A la suite des projets d'apaisement du trafic automobile parisien, certains articles de presse relaient une forte opposition aux zones 30, avec l'argument que les automobiles seraient plus polluantes à 30 km/h qu'à 50 km/h.
L'article suivant me semble être objectif sur le rapport entre vitesse
automobile et émissions de GES :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/zone-30-efficacite-pollution-qualite-air-16999.php4#xtor=EPR-1.
Le bilan des baisses de vitesse y apparaît contrasté ou difficilement
évaluable parce que d'autres facteurs y participent, par exemple la
fluidité du trafic. Ce dernier point plaide plutôt en faveur des
"villes 30". A l'image de Nantes, le développement des zones 30 même
sur des axes à fort trafic automobile associées à des mini-giratoires
plutôt que des carrefours à feu améliore la fluidité générale du
trafic.
Et ne perdons pas aussi de vue que la vitesse moyenne à Toulouse est d'environ 20 km/h...
Je retiens donc que devant l'incertitude des chiffres corrélant baisse de vitesse maximale autorisée et émissions de Gaz à Effet de Serre, ce sont d'autres arguments en faveur des zones 30 qu'il nous faut considérer.
Une zone 30, pour ne parler que de Toulouse, c'est :
- moins 40% d'accidents.
- pas d'accident mortel dans ces zones depuis leur aménagement.
- un différentiel de vitesse réduit entre voitures et cyclistes, qui
contribue à une bonne sécurité de ces derniers. En d'autres termes,
une incitation à rouler à vélo dans des rues plus tranquilles.
- les double-sens cyclables qui raccourcissent les trajets des
cyclistes et contribuent par ce seul fait à améliorer leur sécurité.
- une sécurité pour les piétons, enfants, personnes âgées, personnes
handicapées, renforcée par la législation qui leur donne la priorité
lorsqu'ils traversent la rue.
Donc en résumé, le déploiement des zones 30 est essentiel pour développer les mobilités alternatives à la voiture.
Et je fais le pari que lorsque nos villes deviendront des "villes 30", les constructeurs automobiles intègreront cette donnée dans la conception
ou le réglage des voitures.
L'autre enjeux, c'est le développement des zones de rencontre limitées
à 20 km/h. Là, le piéton est prioritaire sur la chaussée elle-même.
A force de répéter "zone de rencontre" et "zone 30" lors de différentes commissions à Toulouse ou à Toulouse Métropole (voirie, transports et déplacements, espace public, pôle territorial) le message commence à passer avec de nombreuses zones de rencontre et zones 30 réalisées en 2012 ou projetées pour 2013, en particulier en centre-ville ou encore dans mon secteur sud-est de Toulouse. J'ai pu constater que les associations de quartiers voient positivement ces projets et s'impliquent dans les concertations associées. Rêvons un peu que les enfants retournent jouer dans nos petites rues de quartiers.
La plaquette sur les zones 30 de Toulouse Métropole est en
téléchargement ici :
https://docs.google.com/open?id=0B2XpQf2vN5guY2YyNTJhNTktODNjMS00MzNmLTk3ZTYtZGQ1NzM1YTc1ODBh
jeudi 1 novembre 2012
1er novembre à Toulouse
Le 1er novembre est une journée particulière pour chacune et chacun. L'occasion d'une pause, d'une prise de recul. C'est encore plus le cas aujourd'hui à Toulouse. Je repense à ces jours d'horreur, ces victimes et leurs familles. Je pense au fanatisme, à tous ces fanatismes qui ont en commun le lavage de cerveau et la négation de l'autre. Je pense au peuple palistinien qui attend d'être reconnu en tant que pays plutôt que d'être rogné dans son territoire par les colonies israéliennes. Je pense à Jérusalem qui devrait être une ville internationale plutôt que le théâtre de conflits d'un autre âge. Je pense à Mr Netaniaou à qui je souhaite de ne pas attendre le crépuscule de sa vie pour tenter de devenir un homme de paix (comme Ariel Sharone). Je pense enfin à la Syrie voisine avec un terrible sentiment d'impuissance.
jeudi 25 octobre 2012
lundi 22 octobre 2012
Code de la rue et tourne-à-droite vélo à Toulouse
En 2013, se sont environ 500 carrefours de Toulouse Métropole qui seront progressivement étudiés et équipés.
Concernant les double sens cyclables dans les zones 30, Toulouse compte 360 km de zones 30 dont 114 km à sens unique. 95% des doubles sens cyclables ont été étudiés et les 2/3 environ ont été réalisés. 8% de ces rues sont restées à sens unique pour raison de sécurité.
Ajoutons les zones de rencontre qui commencent à apparaître. Limitées à 20 km/h, elles donnent la priorité au piéton sur la chaussée, puis au cycliste et enfin à l'automobiliste.
L'un des enjeux forts des prochaines années est que 2000 km (80%) des rues de notre communauté urbaine soient aménagés en zones 30 ou zones de rencontre dans les quartiers d'habitation, zones de commerce ou abords des équipements publics dont les écoles. Autant de sécurité en plus pour les riverains, les enfants, les personnes âgées, qu'ils soient piétons ou cyclistes.
samedi 20 octobre 2012
"L'automobile n'est plus la reine de l'agglo"
http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/20/1470114-l-automobile-n-est-plus-la-reine-de-l-agglo.html
L'automobile n'est plus la reine de l'agglo...
http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/20/1470114-l-automobile-n-est-plus-la-reine-de-l-agglo.html
mercredi 17 octobre 2012
Conseil Syndical de Tisséo du 17/10/12 : abstention d'EELV sur le PDU
Mon intervention à cette occasion :
Nous sommes conscients de l'effort consenti pour ce PDU, en particulier en comparaison des autres agglomérations. Mais au regard d'autres investissements moins prioritaires prévus dans la même période, nous pensons que cet effort aurait pu être plus important, étant donné le retard de notre agglomération en matière de mobilité et aussi sa faible densité.
Ces derniers mois, nous, élus, militants écologistes, avons proposé des améliorations à ce PDU. Toutes n'en modifient pas l'équilibre général.
Les Chronobus sont une réponse à notre demande de plus de bus structurants, pour lesquels nous considérons cependant qu’un rythme de création de 2 ou 3 lignes par an serait nécessaire.
Le projet de boucle en tram passant par Matabiau se précise, même s'il reste à arbitrer avec une autre option associant tram et bhns.
Les prolongements des TCSP de l’Oncopole jusqu’à Croix de Pierre et du BHNS Ouest vers le centre de Toulouse sont aussi une bonne chose, même si nous nous interrogeons pour ce dernier projet sur la solution tram vu le nombre de passagers attendus.
Nous saluons aussi l'accord pour un Prolongement de la Ligne B en VAL mais regrettons que la mise à 52 m de la ligne A soit encore soumise à une "clause de revoyure".
Mais beaucoup de nos propositions ne figurent pas dans ce PDU :
1. Un principe strict de répartition de l'espace public au profit de sites propres pour les bus et de voies cyclables continues, afin de donner un vrai avantage aux solutions alternatives à l’automobile dans l'ensemble de notre agglomération; nous avons l’exemple de l’agglomération de Bordeaux qui s’est donnée comme objectif que plus aucune rue n’offre à la voiture plus de 50 % de sa largeur, stationnement compris.
2. Avec l’application de ce principe, les futurs Chronobus seraient en site propre et traverseraient l’agglomération de bout en bout en passant par les boulevards.
3. Nous proposons aussi de développer une filière bio-gaz pour avoir des bus bien moins polluants. Les bus dits "standards" ont des émissions par personne seulement 4 fois inférieures à la voiture, 2 fois inférieures au covoiturage et presque 5 fois supérieures au tram… Nous avons l’exemple d’Oslo où les déchets de 250 000 personnes font rouler 320 bus au bio-gaz, avec un taux neutre d'émissions en carbone, - 78% d'émissions d'oxyde d'azote et - 98% de particules fines. Nous aurions d'ailleurs souhaité que le projet de 3ème dépôt de bus soit prévu pour accueillir des bus au gaz, en anticipation d'une telle filière.
4. Nous proposons aussi la programmation d'un Réseau Express Vélo intégré dans le réseau structurant métropolitain, très qualitatif, sur 3 ou 4 axes dont au moins un circulaire à l'horizon 2015, et suivant aussi les projets de Trams et BHNS. Plus généralement, nous défendons un plan vélo global mieux précisé dans ce PDU avec un niveau d’engagement pour les axes majeurs comparable aux projets de TCSP.
5. Parmi nos priorités figure aussi un plan d'urgence pour généraliser les zones 30 et zones de rencontre, dans les quartiers d'habitation, zones de commerce ou proches des équipements publics soit 80% de notre voirie. Aujourd'hui, Toulouse Métropole réalise 25 km de zone 30 chaque année sur les 1600 nécessaires. A ce rythme, c'est 64 années qu'il faudrait pour atteindre l'objectif. L'enjeu se pose dans les mêmes termes pour l'ensemble de la grande agglomération. Les budgets correspondants devraient à notre avis être doublés tout en définissant des principes d’aménagement moins couteux.
6. Même priorité pour un plan d'urgence de mise en accessibilité des trottoirs pour les personnes handicapées, avec les financements qui vont avec. Il n'est pas acceptable de voir des personnes en fauteuil devoir se déplacer la plupart du temps sur la chaussée, pour ne parler que d'un seul type de handicap. Une ville comme Copenhague a depuis longtemps rendu ses trottoirs accessibles avec juste un peu de ciment pour lisser toutes les bordures basses.
7. La marche elle-même ne nous semble pas assez considérée dans ce PDU, avec un objectif de part modale qui n'évolue quasiment pas (de 23 à 24%). Pourtant, la piétonisation du centre de Toulouse apparaît plus ambitieuse aujourd’hui avec le projet Busquets. Les principes d’aménagement mis en œuvre pourraient être déclinés dans un « Plan Marche ».
8. Nous proposons aussi de réduire la vitesse sur le périphérique. Cette proposition peut encore s’articuler avec celle finalement retenue d’étudier une voie réservée en heure de pointe aux bus et aux covoitureurs.
La question du niveau de détail demandé à ce PDU a été posée. Pour nous, il est clair que des éléments de programmation, même s’ils ne sont pas obligatoires, sont nécessaires tant notre agglomération a du retard à rattraper. C’est le cas des fiches actions présentant les projets de TCSP. Il ne faut donc pas s’étonner que le public, les associations... demandent un même niveau de détail pour d’autres actions, dont le vélo.
Aujourd'hui, le vote sur le PDU est l’occasion de constater ensemble que notre agglomération a un grand problème de mobilité et du mal à respirer. Nous partageons le diagnostic et nous approuvons globalement la thérapie proposée. Mais les doses nous semblent trop faibles ou imprécises et tous les remèdes proposés ne se valent pas.
Bien plus que le rapport des commissaires enquêteurs dont les faiblesses ont été pointées, c'est l'évaluation environnementale de ce PDU qui nous préoccupe, ou encore le respect des objectifs de notre Plan Climat. Et nous ne partageons pas l'argumentation consistant à pointer les incertitudes des modélisations pour passer outre l’évaluation environnementale.
Réduire la part modale de la voiture à moins de 50% à l'horizon 2020 nous semble être le bon objectif pour ce PDU.
Notre abstention est une évolution positive par rapport à notre vote contre de 2011, marquant des améliorations nettes de ce PDU, mais pas suffisantes. Elle marque aussi notre volonté d'engagement pour améliorer encore et fortement la mobilité dans notre agglomération.
La marche à la traine...
"Les Toulousains se déplacent moins à pied que ceux des autres grandes métropoles régionales et utilisent plus la voiture."
http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/17/1466535-a-toulouse-les-pietons-marchent-moins-qu-ailleurs.html
dimanche 14 octobre 2012
Concert de Chilly Gonzalez sur France Culture !
Chilly Gonzales concert privé 10 septembre 2012 par franceculture
L'album "Solo Piano 2" est aussi bon que "Solo Piano 1"...





