mercredi 18 septembre 2013

Autopartage : Mobililib devient CITIZ

Aujourd'hui l'autopartage à Toulouse (Mobililib) change de nom pour devenir CITIZ. L'occasion pour les 700 abonnés dans l'agglomération toulousaine de bénéficier encore plus simplement d'un réseau national.


44 véhicules dont 4 électriques et 2 hybrides sont disponibles dans 21 stations.

Un changement se profile dans notre rapport à l'automobile. Plutôt que d'en posséder une, réservons la seulement quand on en a besoin, avec un bénéfice économique en vue pour le particulier comme pour la collectivité : 1 véhicule d'autopartage remplace en moyenne 8 véhicules personnels et autant occupant l'espace public.

Lire l'article dans Toulouse Info :
http://www.toulouseinfos.fr/index.php/dossiers/breves/9416-lautopartage-a-toulouse-mobilib-devient-citiz.html

lundi 16 septembre 2013

Semaine de la Mobilité : écomobilité à tous les étages.


A l'occasion de la Semaine de la Mobilité, Toulouse Métropole lance la version toulousaine du site GéoVélo, le calculateur d'itinéraires dédié aux cyclistes. Il propose des itinéraires en fonction du niveau de "cyclabilité" de chaque voie.

Il y a un an, nous lancions l'aide à l'achat de VAE de Toulouse Métropole. Aujourd'hui, 870 VAE ont été subventionnés. La subvention de 25% du prix d'achat dans la limite de 250€ est toujours d'actualité.

L'accent est aussi mis sur la mobilité électrique avec la présentation de bornes de recharge pour les voitures électriques. L'occasion de saluer des entreprises novatrices du secteur de l'économie solidaire : 
  • Mobilib qui propose une solution d'autopartage dont 4 voitures électriques ; Mobilib change de nom le 18 septembre pour devenir Citiz ;
  • AlternMobil, qui présente une intéressante petite voiture de ville, la Mia, fabriquée en France, et une offre de transport de personnes et de marchandises en tricycles ou quadricycles. 





Autobiographie



Je suis né le 9 juin 1966 en Écosse. J'ai pris l'avion 2 mois plus tard avec ma mère pour gagner la France. Mon père est lui rentré par la route en 4cv. Sans doutes suis-je depuis inconsciemment poursuivi par le péché originel d'une très forte production de Gaz à Effet de Serre dès ma naissance…
La petite famille s'est installée à Saint-Gaudens, où mon père a trouvé un emploi de directeur commercial et ma mère à exercé comme professeur d'anglais. Mon enfance s'est donc passée sans histoires particulières (si ce n’est avec mon frère arrivé 2 ans après moi), au rythme de l'ascension sociale de mes parents : T3 en HLM, puis T4 dans la même résidence, maison individuelle, Renault 4, tous les modèles de Renault 16 puis Renault 30… Pré-adolescent, l'un de mes magazines préférés était l'Auto-Journal et le premier métier qui me tentait était de dessiner des automobiles. Celles que j'imaginaient alors avaient un petit air de familiale sportive, genre Porsche Panamera pour laquelle Dominique Strauss Kahn a fait un coup de pub peu avant sa reconversion dans le roman de gare.
Après un licenciement, mon père a créé sa boîte en 79, la société Arcométal qui a employé jusqu'à 50 personnes à Saint-Gaudens. Son aventure, parce que c'en était une, il a su me la faire partager et me donner une vision sans doutes moins stéréotypée de ce que peut être un patron. D’autant que chez moi, on a toujours voté socialiste. Donc, je considère avoir partagé le quotidien d'un patron humain et généreux, passionné par son métier. Et par ma mère, c'est surtout le milieu enseignant que j'ai côtoyé. Mes parents se sont aussi beaucoup impliqués dans une association culturelle qui programmait une saison de spectacles à Saint-Gaudens.
La politique, j’y ai aussi goûté au collège. Je me souviens très précisément du lundi matin lendemain de l'élection de Mitterrand. Deux camarades giscardiens m’ont ostensiblement ignoré…
Une jeunesse protégée et privilégiée, donc. Je ne pense pas qu'au cours de mon adolescence, le mot Écologie ait seulement fait partie de mon vocabulaire.
La période des études supérieures a été plus perturbée, parce qu'est arrivé dans le même temps ma passion pour la musique et plus précisément pour la composition. Suivant par ailleurs les traces de mon père, j'ai donc atterri en classe préparatoire HEC, avec surtout en tête de faire la musique. Le contenu des cours a achevé de me convaincre que la musique, c'était mieux…
Plus sérieusement, j'ai réalisé que ce qu’on voulait mettre dans la tête de la jeunesse était orienté, voire proche du lavage de cerveau par la quantités d'informations. Parmi les traumatismes, un cours de micro-économie expliquant comment modéliser mathématiquement des comportement de consommation… Perturbant, surtout quand on couve inconsciemment le péché originel déjà évoqué. Voyant que les banques s'arrachent aujourd'hui les majors de nos grandes écoles pour en faire les "chevilles ouvrières" de la grande escroquerie financière mondiale, constatons que le contenu pédagogique destiné à nos jeunes élites ne s'est pas amélioré.
Au final, après un parcours sinueux, je suis sorti de la vie étudiante formé à la communication et à la publicité. Séguéla était déjà un maître à penser, avant d'être un faiseur de couples présidentiels. J'étais donc un fils de pub et courrais les Nuits des Publivores, où une foule de jeunes excités consommaient jusqu'à plus soif quantités de scénettes sur grand écran. Il faut dire que ces films étaient globalement plus créatifs qu'aujourd'hui, le directeur de création d'une agence étant à l'époque plus valorisé que le directeur marketing. Je suis sorti de cette période avec quelques notions de propagande, une sensibilité aux jeux d'influence qui inondent tous les moments de nos vies et surtout l’envie de ne pas mettre en œuvre ces acquis. Encore aujourd'hui, les jeux de pouvoir et d'influence me perturbent. Il est bien sûr nécessaire de communiquer pour exister et transmettre. Il est même urgent de le faire bien, s'agissant de la cause écologique. Ne pas mélanger différents messages, être à la fois clair, convainquant et séduisant, donc allier stratégie et créativité. Mais toujours respecter les gens, les considérer comme des adultes intelligents, ne pas jouer sur la corde sensible. C'est tellement facile de créer du clivage à partir de pas grand chose, pour éviter les sujets essentiels. Vieille stratégie de la désinformation. Ca concerne aussi le parti que j'ai fréquenté pendant 11 ans - EELV - où les tendances, les motions, servent d'abord des intérêts individuels. Je digresse, mais un parcours n'a pas d'intérêt s'il ne sert pas quelques points de vue…
Mes années 20 ont ensuite été des années musicales. Intermittent du spectacle, j'ai vécu en me produisant comme clavier et chanteur dans un répertoire jazz, en composant des musiques à l'image, dont entre autre l'habillage d'antenne de notre télévision locale TLT, en étant technicien du son ou en écrivant des textes publicitaires. Le but était d'avoir du temps pour composer et courir les maisons de disques et j'y arrivais. Je n'ai pas connu la galère dans cette vie là. Le succès auprès des labels de disques n'est pas venu. La réponse la plus fréquente était "vous ne correspondez pas à ce que nous cherchons". Les maisons de disque d'alors pratiquaient un marketing basique visant à segmenter le marché en fonctions de styles stéréotypés. Chacune devait par exemple avoir sa chanteuse jazzy... Il me fallait donc entrer dans une case. Mais petit à petit, j'ai appris et convaincu le patron de notre studio local (Le Polygone) de me produire. Après, ça s'est joué entre le n°1 et le n°2 du label RCA. Le N°2 aimait, mais pas le n°1… J’ai tenté le coup une dernière fois en me mettant en danger. A 29 ans, j’ai arrêté toutes mes activités lucratives pour passer 100% de mon temps à composer, enregistrer, mixer…
Et à 30 ans, je suis passé à autre chose. Le multimédia et l’internet arrivaient. Je me suis formé à ces nouveaux outils proches de l’informatique musicale. Je me suis formé aussi pour créer ma petite entreprise, en passant par la boutique de gestion CRÉER (aujourd'hui BGE). L’occasion aussi de partager pendant 4 ans le devenir de cette belle association d'aide aux nouveaux entrepreneurs en participant à son conseil d’administration.
Après une expérience dans un projet de journal local comme rédacteur en chef, j’ai lancé Click Art en 1998, agence de création de sites web. Peu après, j’ai assuré la formation d’autres personnes à la création de sites web. Ce métier de formateur a vite pris la place principale dans mon activité, finalement pas si éloigné de ce qu’est la scène pour le musicien. Et se sentir utile aux personnes formées, être dans l’échange, c’est quand même mieux que de converser avec un ordinateur.
J’ai connu Charlotte en 1998. Tout ce qui suit, je l’ai fait avec elle et d’abord deux enfants nés en 2004 et 2008.
Râler dans sa barbe ou refaire le monde à quelques-uns finissant par devenir frustrant, j'ai choisi en 2002 de m'impliquer dans la vie de notre cité et de notre petite planète en faisant de la politique. Les traumatismes de 2001 et 2002 ont aussi « contribué » à cette décision. Charlotte a adhéré en même temps et fait un bout de chemin militant avant de prendre du recul.
L'Homme moderne est bien neuf (100 000 ans environ). Il a l’arrogance d’un adolescent, se croit invincible alors que sa vie ne tient qu’à un fil. « Sauver la Terre », oui ! Mais pour sauver l’humain, à priori le seul observateur de la globalité de ce monde.
J'ai "naturellement" choisi les Verts pour m'engager en 2002. Je pense avoir beaucoup donné (et encore plus appris) en participant aux différentes instances locales et régionales des Verts, en étant candidat aux cantonales en 2004, en travaillant sur les programmes régionaux et municipaux. J'ai essayé d'être éclectique : agriculture bio, économie, santé... et bien sûr vélo.
Puis est arrivée notre élection en 2008, ma vie d'élu toulousain en charge de la politique Vélo et de l'écomobilité, des chapîtres dont je parlerai une autre fois...

mardi 10 septembre 2013

Fini les Ferrari en pleine ville !


Très heureux d'avoir enfin été entendu ! Je remercie le Rotary d'avoir modifié l'organisation de ses baptêmes en Ferrari. Les bolides ne circuleront plus en pleine ville au milieu de la circulation (à des vitesses constatées très au-dessus des 50 km/h autorisés), seulement sur l'île du Ramier. La sécurité des riverains y gagnera.

Je souhaite aux organisateurs d'avoir le même succès pour aider les enfants malades.



samedi 6 juillet 2013

Stationnement vélo : pour quelques arceaux de plus



4 arceaux viennent d'être installés devant l'école Calas. C'était nécessaire… Nous avons passé au crible tout le territoire de Toulouse Métropole pour identifier les besoins, avant de planifier l'installation de stationnements vélos. Les effets sont visibles...

jeudi 4 juillet 2013

Le batho et le scorpion


Sur la rive d'une île en flamme, un batho et un scorpion se retrouvent. Leur seule issue : gagner une autre île à quelques brassées de là. Le scorpion ne sait pas nager et demande au batho de le porter vers l'autre rive. Le batho lui répond qu'il craint que le scorpion ne le pique. Mais le scorpion lui assure que si le batho lui sauve la vie, il n'aura pas idée de le piquer. Le batho embarque le scorpion et commence la traversée vers l'autre île. A peu près à mi-parcours, le scorpion pique le batho. Avant qu'ils ne se noient, le batho lui demande pourquoi il a commis cet acte insensé. Le scorpion lui répond : "c'est dans ma nature".

Autre fin possible : le batho survit et après un long coma, décide de changer de vie et devient coopérateur EELV. Mais l'addiction à la croissance ne passant pas, le batho adhère finalement au Parti de Gauche.

jeudi 27 juin 2013

Intervention en conseil de communauté : le développement de notre économie ne doit pas se mesurer en files de poids-lourds.


 Délibération 14.2 – Création d'un pôle logistique Airbus

Monsieur le président, chers collègues,

Je rappellerai simplement les réserves que nous avions formulées ici, en septembre 2011. Il s'agissait alors de lancer la révision du PLU de Cornebarrieu. Et le groupe EELV avait déjà pointé les coûts que ce projet ne manquerait pas de générer : des coûts de voirie, d’assainissement, d'acquisition foncière. Aujourd'hui, nous nous rendons mieux compte de l'ampleur de ces coûts pour la collectivité. En outre, le déclassement de 8 000 m² d’espaces boisés classés n'a échappé à personne...

Mais nous savons aussi le rôle que ces infrastructures jouent dans l'attractivité économique du territoire. De même, autant les collectivités que les entreprises ne peuvent s’exonérer d'une vision pragmatique et de plus long terme intégrant la hausse du prix de l’énergie et nos engagements en matière d’émissions de Gaz à Effet de Serre.

Notre Plan Climat énergie territorial a d'ailleurs affirmé notre volonté d'engager une réflexion partagée avec les grandes entreprises du territoire. Mais si l'objectif est clairement affiché, il reste désormais à le faire vivre pour dessiner les infrastructures dont le territoire à besoin.
Ainsi, par exemple, un pont ferroviaire dans le nord de l'agglomération permettrait de développer le fret ferroviaire et réduire les flux de poids lourds et nos besoins en infrastructures routières. Un investissement sans doutes rentable autant pour les entreprises du secteur que pour la collectivité.

À l'heure où l'énergie coûte de plus en plus cher, les pouvoirs publics et les acteurs économiques font face aux mêmes réalités. Nous faisons le pari que l'engagement d'une réflexion partagée permettrait d'envisager des investissements plus audacieux, pour des infrastructures plus durables et génératrices d'économies pour tous.

vendredi 21 juin 2013

Réponse au vœux sur le coût du parking du Capitole.

Roger ATSARIAS - Conseiller Municipal 
VOEU DU GROUPE TOULOUSE POUR TOUS EN FAVEUR DU RÉTABLISSEMENT DU TARIF DE NUIT DANS LES PARKINGS
(Affaires Juridiques et Assemblées - Administration du Conseil Municipal - 13-455)

 Monsieur Atsarias, rappelons que ce tarif de nuit n'a rien d'avantageux pour les contribuables toulousains... On s'en doute, ce n'est pas Vinci qui renonçait au manque-à-gagner, mais la ville (et donc les toulousains) qui compensait la différence.

 Et où avez-vous entendu dire que la voiture était un facteur de sécurité la nuit ? Le lobby des vendeurs d'étylotests vous aveugle, Mr Atsarias, puisque je n'ose imaginer que ce soit celui des limonadiers…

 L'accidentilé à Toulouse Metropole entre 2007 et 2011 est de :
87 morts
 Près de 1000 blessés hospitalisés
Plus de 4000 blessés non hospitalisés
 Et un accident sur 3 se produit la nuit !
Et le lien avec l'abus d'alcool est clair.

 Alors, des campagnes de prévention contre l'abus d'alcool, oui, bien sûr. C'est un sujet majeur qui concerne notre jeunesse, la santé et la sécurité publique. Mais vous présentez cela comme une mesure d'accompagnement pour baisser le tarif d'un parking, Monsieur Atsarias. C'est franchement léger... 

Les agressions, les agressions sexuelles sont un autre sujet majeur trop long à développer aujourd'hui, tant cette terrible réalité est multiple. Mais le lien fait avec le cout du stationnement au parking du Capitole n'est pas sérieux, alors que le lien avec votre "mesure d'accompagnement", Mr Atsarias, la prévention contre l'abus d'alcool donc, est fait dans 90% des affaires de violence et de mœurs.

 Nous préférons des solutions alternatives comme un réseau métro et tram circulant jusqu'à 1h du matin en fin de semaine (ce qui est un bon début), l'extension des horaires des VéloToulouse à 24h/24, et les Noctambus qui restent encore à déployer davantage...

 Nous préférons favoriser le stationnement résident et celui des vélos au parking du Capitole.

 Nous préférons agir sur l'espace public pour favoriser les mobilités douces en travaillant sur les cheminements, sur l'éclairage. On parle alors de prévention situationnelle.

 Nous préférons agir pour une ville plus agréable, plus apaisée, plus sécurisée parce que moins envahie par l'automobile.

 Nous préférons la mise en place de la charte de la vie nocturne conclue en 2011 avec les responsables de bars et restaurants.

 Nous préférons (désolé de devoir vous le rappeler) agir en cohérence avec nos objectifs en matière de limitation des émissions en gaz à effets de serre et autres pollutions. Et là encore, il s'agit de sécurité, Mr. Atsarias, contre les effets du changement climatique ou de la pollution des villes.

mercredi 19 juin 2013

Le boom du VAE (Vélo à Assistance Electrique)

L'aide à l'achat de VAE à Toulouse Métropole : 638 personnes en ont déjà bénéficié. Considérant que 72% des utilisateurs sont des ex-automobilistes, ça fait plus de 450 personnes qui ont lâché la voiture pour des déplacements réguliers.

http://www.20minutes.fr/toulouse/1175641-deux-roues-effort

http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/19/1653477-boom-du-velo-electrique-les-revendeurs-ont-le-sourire.html

http://www.francebleu.fr/infos/vu-d-ici-le-boum-du-velo-electrique-toulouse-659762

Pour rappel, l'aide à l'achat a été lancée en septembre dernier. Elle s'inscrit dans un ensemble de mesures du plan Vélo visant à développer la pratique et est d'ailleurs l'investissement le moins couteux par déplacement généré (pour la collectivité).
Plus de détails dans mon article sur les REV et les VAE repris par le magazine Ville Rail & Transports ici : https://docs.google.com/file/d/0B2XpQf2vN5guajU1Q0pQNC0wOU0/edit?usp=sharing .


Le vélo, un bon plan - Destination Métropole

Un tour d'horizon à la fois complet et concis de la politique vélo à Toulouse Métropole.
(émission diffusée sur TLT et visible sur Youtube ici : http://www.youtube.com/user/ToulouseMetropole?feature=watch)

Avec Mathias Bréthous de l'association Vélo, Nicolas Carrié de la Maison du Vélo en charge de la vélo-école et donc Philippe Goirand, conseiller communautaire en charge de la politique vélo.

Partie 1

Partie 2

lundi 17 juin 2013

Vélo et pratiques quotidiennes et durables de déplacements : rediffusion de l'émission du samedi 6 avril.


Rediffusion de l'émission du samedi 6 avril de 15h à 16h, en direct et en public : http://www.avantipopolo.org/index.php/son-radio/12-emission-radio-roue-libre

Réalisée par Avanti Popolo avec la Maison du Vélo, une émission émaillée de textes littéraires.
Emission diffusée en direct sur Campus FM 94 mHz.

Etaient présents : Alice Pavillet et Nicolas Carrier de la Maison du Vélo, Sébastien Gonzales de Cyclo Transports, et moi-même.

dimanche 2 juin 2013

Réponse à la réponse de Mr Lattes à ma réponse


(Monsieur Lattes répond à ma réponse précédente figurant sur le blog de Mt Moudenc ici : http://www.moudenc.fr/toulouseavenir/2013/05/29/reponse-a-la-reponse-de-philippe-goirand-sur-la-politique-velo/comment-page-1/#comment-414 )

Monsieur Lattes,

Vous me permettrez d'abord de mettre un lien vers le texte auquel vous venez de répondre. http://philippegoirand.blogspot.fr/2013/05/reponses-mr-lattes-sur-la-politique.html . La clarté du débat y gagnera...

Vu la longueur de votre réponse, j'espérais y trouver des propositions. Il faudra encore patienter.
L'autosatisfaction que vous m'attribuez est surtout un moyen de dérouler votre bilan et de critiquer ces 5 dernières années d'action pour le vélo. Ficelle un peu grosse...

Alors oui, votre bilan n'est pas nul. Oui, plein de problèmes demeurent. Mais il est tout aussi clair que nous avons mis bien plus de moyens dans la politique vélo (11 M € / an sur la communauté urbaine en plus des VélOToulouse) et que la forte augmentation du nombre de cyclistes est visible.
Mais c'est vraiment de l'avenir que j'aimerais parler avec vous. Après les décennies "tout voitures", le vélo est de nouveau considéré comme un moyen de déplacement urbain crédible, parce que non polluant, économe en espace public et plein d'avantages pour ses utilisateurs (efficacité, économie, santé, plaisir…). Les besoins en infrastructures de qualité restent effectivement très importants. Alors, les prochaines voies cyclables, on les met où ? Pour moi, c'est clair : c'est sur les grands axes, alors que les axes secondaires doivent être apaisés en zones 30 ou zones de rencontre. L'espace public n'étant pas extensible, ça va induire de supprimer des voies de stationnement ou d'aménager des sens uniques automobiles sur ces mêmes grands axes. L'extension  du Plan Local de Stationnement ou l'aménagement de parkings doit faire partie des réponses à étudier pour compenser les pertes en stationnement résident.

Je serais curieux de connaître votre vision en la matière, alors que vos amis sont vent debout contre les projets de transports collectifs dès lors qu'ils amènent à supprimer du stationnement… Alors pour des voies cyclables…

Vous voulez protéger les piétons… Nous aussi… La question est de savoir comment. Je n'ose imaginer que vous souhaitiez les équiper d'un pare-choc, d'une armure ou encore d'une caméra de vidéo "protection"… Relisez mon message précédent. Que pourriez-vous proposer de plus que d'organiser le partage de l'espace public en installant des zones 30 et des zones de rencontres sur l'ensemble de nos rues (hormis les grands axes) et d'associer communication, prévention et répression pour arriver à un meilleur respect mutuel des usagers de la rue ? Je suis toujours preneur de nouvelles idées...

Dans un raisonnement curieux, vous semblez vouloir mettre en cause ma relation avec l'association Vélo. Je vous rassure, elle est très cordiale, respectueuse et constructive. Au point que notre travail commun sur un outil de remonté d'information sur les aménagements leur a valu un "Talent du Vélo" au congrès des villes cyclables !

Au plaisir d'échanger, et d'avancer !

jeudi 30 mai 2013

"Talent du vélo" pour une plateforme de remontée d'infos sur les aménagements cyclables remis 2 Pieds 2 Roues

Au congrès des Villes cyclables (Nice) : remise du Prix "Talent du vélo" catégorie Innovation, pour une belle collaboration entre l'association 2 Pieds 2 Roues et Toulouse Métropole, avec le développement d'une plateforme de remontée d'informations sur les aménagements cyclables.

Bravo aux concepteurs de l'application pour la qualité du travail accompli et à l'ensemble des militants de l'asso  2 Pieds 2 Roue pour leur implication.


mardi 28 mai 2013

Première campagne pub Vélo à Toulouse


Cette campagne d'affichage est inspirée des "I Love/Bike ..." vus dans dans d'autres grandes villes comme Copenhague.

5 visuels, 5 types de vélo et 5 raisons d'en faire :

- 500 km de réseau cyclable dans l'agglomération,
- 4750 enfants initiés en vélo-école,
- 25% de subvention à l'achat d'un vélo à assistance électrique,
- 283 stations VélOToulouse ouvertes 24h/24,
- Toulouse, 3ème métropole française préférée des cyclistes.







Pour en savoir plus ou poser des questions, l'association Vélo m'a invité à une soirée "bilan et débat"
Jeudi 6 juin à 20h30, salle du Sénéchal.

Emission Destination Métropole sur le plan Vélo de Toulouse Métropole.


Les cyclistes sont toujours plus nombreux dans les rues toulousaines.

L'émission Destination Métropole visible sur TLT présente un point complet sur les différentes actions menées depuis 5 ans pour développer le vélo dans notre agglomération.

partie 1 : http://www.tlt-vod.com/RdVd.php?Vd=2852
partie 2 : http://www.tlt-vod.com/RdVd.php?Vd=2853

samedi 18 mai 2013

Réponses à Mr Lattes sur la politique vélo de Toulouse Métropole.


D'abord, quelques précisions au dossier publié dans "le Journal Toulousain" du 16 mai, sur un sujet il est vrais technique :
- nous travaillons sur de nombreux axes structurants, même si 4 sont qualifiés de prioritaires.
- 97 km de voies cyclables ont été créées depuis 2008 pour atteindre un total de 508 km à Toulouse Métropole, plus 130 km de rues apaisées et 120 km de double-sens cyclables.

Quant aux propos de Mr Lattes dans ce même dossier (mon prédecesseur dans cette fonction), j'aimerais qu'il m'explique concrètement ce que signifie "développer une politique à la kalachnikov", surtout s'agissant de vélo…
Et quand il dit que "les piétons sont clairement sacrifiés, comme par exemple rue Alsace", je souris en me rappelant ce qu'a été cette rue sous la majorité précédente. Je ne sous-estime pas la question de la cohabitation entre piétons et cyclistes. Et c'est bien pourquoi j'ai soutenu que la rue Alsace ait un statut d'aire piétonne, donc prioritaire pour les piétons. L'aménagement précédent électoral et "bio"-dégradable était un fiasco en matière de cohabitation cyclistes/piétons. Mr Lattes est vraiment mal placé pour critiquer sur ce point… 
Les comportements irrespectueux existent de la part des cyclistes, deux-roues motorisés, automobilistes, piétons… Stigmatiser les uns pour flatter les autres n'est que démagogie. L'heure doit être à la valorisation des bons comportements par la communication, la pédagogie (par exemple dans le cadre des vélo-écoles que nous avons créées) et aussi à la sanction de ceux qui se croient tout permis, quel que soit son mode de déplacement.

Mr Lattes voudrait que nous ralentissions le rythme des changements, alors que l'équipe à laquelle il a participé est responsable du retard pris en matière de transports collectifs et de vélo, alors que la population de l'agglomération augmente de 15 à 20000 habitants par an, alors que nos axes structurants sont toujours plus engorgés. Mr Lattes ne semble pas avoir entendu parler de la pollution des villes et de ses méfaits sur la santé de milliers de personnes, ou encore du changement climatique. Caresser dans le sens de l'immobilisme, de la peur du changement, de la peur de l'autre, de l'exploitation de drames, voilà le discours de Mr Lattes. 

Mr Lattes nous reproche de "ne pas soigner les détails". Beaucoup reste à faire en effet pour améliorer la qualité des aménagements, en particulier de ceux réalisés sous son mandat. Nous avons créé un Cahier Technique des Aménagements Cyclables pour diffuser les bonnes pratiques à tous les personnels intervenant dans la communauté urbaine. Les progrès sont visibles sur les dernières réalisations, même s'il reste encore beaucoup à faire. Nous allons effectivement devoir travailler à réduire, voire éliminer les mobiliers urbains qui encombrent trop les pistes cyclables. D'autant que tous ces feux, panneaux et potelets sont généralement installés pour les voitures…

Mr Lattes dit que l'aide à l'achat de Vélos à Assistance Electrique "ne participe pas à la démocratisation du vélo". Ce qui m'intéresse surtout ici, c'est de rendre du pouvoir d'achat aux gens en leur permettant par tous les moyens possibles de se libérer de la contrainte de la voiture. Le VAE a été reconnu comme une alternative très efficace pour celles et ceux qui ont des trajets quotidiens plus longs (autour de 2 fois 10 km), qui peuvent donc habiter loin des centre-ville et ne sont pas forcément des nantis. Le VAE représente un coût à l'usage sans comparaison avec ce que coûte une voiture au quotidien (5000 € par ménage et par an en moyenne). Monsieur Lattes parle de "gaspillage". Le dispositif coûte 250000 € sur 2 ans et demi (sans doutes plus vu le succès de cette aide) et le coût par "report modal" sur le vélo généré est le plus faible parmi toutes les actions entreprises. A titre de comparaison, les VélOToulouse coûtent plus de 5 millions € par an à la ville.

Mais au fait, que propose Mr Lattes ?


lundi 13 mai 2013

Cohabitation piétons / cyclistes


Un article dans la Dépêche sur le sujet, après un courrier adressé par une dame se plaignant de la vitesse excessive de certains cyclistes sur la voie piétons/cycles de la digue Garonne ici .

La cohabitation entre piétons et cyclistes n'est pas une question simple et passe autant par les aménagements que par la pédagogie. Stigmatiser les uns ou les autres ne sert qu'à mettre de l'huile sur le feu et ne résout rien. D'autant que chacun peut être tour à tour piéton, cycliste, usager des transports collectifs ou automobiliste. L'objectif est que chacun soit plus attentif à l'autre. Voilà entre autre pourquoi Toulouse Métropole finance la vélo-école de la Maison du Vélo (4750 enfants formés à ce jour).

Et trop souvent, piétons et cyclistes sont obligés de partager le peu d'espace que leur laisse l'automobile. Gagner de l'espace public pour l'ensemble des mobilités douces, voilà le véritable enjeu.