lundi 27 avril 2009

Le casse-tête du Chemin de la Loge

Samedi matin, l'asso Vélo manifestait pour demander la possibilité pour les cyclistes de traverser la Garonne dans les 2 sens au sud de Toulouse. En effet, au niveau du chemin de la Loge qui inclut 3 ponts, il est dangereux d'emprunter cet itinéraire dans un sens et interdit de le faire dans l'autre. Rappelons qu'à cet endroit, nous trouvons le Canceropôle et le Casino Barrière. Le premier nécessite que des aménagements soient réalisés rapidement pour permettre aux cyclistes des quartiers Empalot, Saint-Agne, Rangueil... de faire le trajet dans les 2 sens et sans détour. Le second, par les flux automobiles qu'il génère, est un obstacle à cette revendication légitime des cyclistes (Merci Monsieur Moudenc).
J'ai donc été à la rencontre des militants cyclistes, comme à chacune de leurs manifestations, et nous avons été revoir les lieux. Les représentants de l'asso Vélo étaient très remontés et impatients de voir des solutions leur être proposées. Mais malgré notre échange vif place du Capitole et le temps pluvieux, la ballade a été sympathique. Chacun a pu mesurer la complexité de la situation.
Sur le moyen/long terme, les ponts traversés sont vieillissants et les choix de nouvelles infrastructures doivent être réfléchis en relation avec ceux à faire pour les transports collectifs, dans un contexte de révision du Plan de Déplacements Urbain.
A court terme, il faut se creuser la tête pour arriver à exploiter les infrastructures existantes. Nous avons quelques pistes... J'ai été voir le maire pour l'alerter sur cette question. Il m'a promis une réunion rapide sur le sujet. Ce sera pour le 25 mai.

vendredi 24 avril 2009

Réponse à Monsieur Moudenc, préoccupé (à juste titre) par la sécurisation des VélOToulouse.

A propos d'une présence accrue de la police municipale, le Conseil Municipal de ce jour a donné un échange intéressant. Ca renvoie à un débat bien plus large, en particulier la question des missions que doit assurer la police municipale au regard de la police nationale.
A propos de la vidéo surveillance, nous avons échangé au conseil précédent (réponse complète sur mon blog). En résumé, c'est très cher et peu efficace (10 € le passe-montagne).
Enfin, d'un point de vue technique, la sécurité du système dépend contractuellement de l'opérateur lui-même. Et compte tenu de ce que coûte le service à la mairie (plus de 4 millions d'euros par an, soit plus que le budget pistes cyclables pourtant tripplé cette année), ça semble bien normal. Je ne fais que raisonner à partir de ce que l'ancienne municipalité à contractualisé avec JC Decaux, l'opérateur des VélOToulouse. Ce n'est donc pas à la Mairie de Toulouse de préciser les modalités techniques qui rendraient les vélos plus difficiles à voler ou plus faciles à localiser. Cela dit, ça ne nous empêche pas d'échanger avec les responsable de JC Decaux dans un esprit constructif, avec l'objectif d'un service 24h/24 sécurisé. Mais il faut aussi dire que nous subissons là un choix technique fait par l'ancienne municipalité.
J'ai encore le souvenir de la campagne municipale, où nous étions qualifiés en permanences de dépensiers, mauvais gestionnaires et leveurs d'impôts supplémentaires. Je vous trouve aujourd'hui bien dépensier, Mr Moudenc...

jeudi 23 avril 2009

Ca roule

Ouf ! Finie la tournée de mes 6 collègues adjoints de secteurs. En 6 réunions, nous avons balayé, rue par rue, les projets d'aménagements cyclables pour 2009 et plus. Les études avancent et nous en sommes à 70% de réalisations déclarées certaines cette année et le pourcentage monte à 86% si on ajoute les réalisations très probables. Rappelons que le budget est sans précédent à Toulouse : 4 millions d'Euros.
J'attends avec impatience la nomination d'un chargé de mission pour travailler plus efficacement à la suite de la programmation cyclable, ainsi qu'à divers projets constitutifs d'une politique cyclable globale : stationnement, location et autres services, charte technique, jalonnement, formation, communication... le territoire du vélo est vaste.

mardi 21 avril 2009

Aujourd'hui, il a beaucoup PLU

L'objectif de cette réunion avec les services de l'urbanisme était d'améliorer les conditions de stationnement des vélos dans les immeubles d'habitation et les locaux professionnels, par la modification du PLU (Plan Local d'Urbanisme). Et ça ne m'a pas PLU au début... Trop tard pour changer le texte ! Et les modifications proposées étaient bien en deçà de ce que nous avions travaillé avec le service Circulation Transports.
Nous avons finalement obtenu de pouvoir faire une proposition alternative pour le lendemain. Autant dire qu'avec une personne du service, nous y avons travaillé sur le champ. L'avenir dira si ce texte fait dans l'urgence sera pertinent, accepté ou simplement conforme au code de l'urbanisme. En la matière, généralement, c'est plutôt le travail de longue haleine qui prime.
Après consultation de mes collègues élus "vélo" d'autres villes adhérentes du Club es Villes et Territoires Cyclables, force est de constater que nous sommes tous au début de cette réflexion.

Rue de la démocratie

La rue de la République porte bien son nom. Que de débats à son sujet et de personnes mises à contribution... Je vous la fait courte même si l'échange à été long (quelques mois), enfin tranché ce soir en bureau des adjoints. Merci aux représentants des commerçants et de l'Asso Vélo et à l'adjoint de secteur pour leur esprit constructif. Les 2 bandes cyclables jaunes presque effacées vont pouvoir enfin se couvrir d'un beau vert pomme. Le contre sens cyclable (demandé depuis des lustres par l'Asso Vélo) est conforté. Les intersections vont être dégagées pour une bonne visibilité et la signalisation va être améliorée. Un plateau traversant pour les piétons est à l'étude.
Bon, ce n'est pas encore la panacée. Les bandes ne font qu'1 m 30 de large, mais les bus ont besoin de 3 m et la chaussée en fait 5,60.
J'espère que l'étape suivante ne tardera pas trop. Mais ce sera beaucoup plus lourd, puisqu'il faudra recomposer l'espace, avec plus de place pour les piétons et cyclistes et donc moins pour le stationnement. Le commerce et l'agrément de la rue y gagneront assurément...
Bon, c'est pas tout, mais j'ai de la peinture à faire.

vendredi 27 février 2009

Big Brother is watching VélôToulouse ?

Suite aux problèmes de casse des VélôToulouse et à la fermetures de stations, Mr Moudenc a porté en conseil municipal un voeu demandant plus de sécurité pour les vélos en libre service, notamment par l'utilisation de la vidéo surveillance. Il s'agissait de nous rappeler que les VéloToulouse ont été mis en service sous sa mandature. Mais d'autres villes, pas forcément de droite, ont développé avant ce service, par exemple Paris et Lyon (spéciale dédicace à notre collègue Denis Baupin).

(Réponse orale à Mr Moudenc)

"Précisons que la Mairie n'a pas seulement décidé de fermer certaines stations. Un travail de sensibilisation a été fait dans le même temps. Et depuis leur réouverture, nous constatons une très nette amélioration de la situation.

A propos de vidéo surveillance, regardons ce qui se passe ailleurs.
La Grande-Bretagne a investi des millions pour s'équiper du plus vaste système de surveillance d'Europe et seuls 3% des délits sont résolus à l'aide des caméras de surveillance. Londres, la ville plus videosurveillée (500000 caméras), devrait être la ville la plus sûre du monde. Mais ce n’est pas le cas. Si l'objectif est le flagrant délit, la police doit être déjà à proximité, donc pas besoin de caméras... Et si l'objectif est de retrouver les délinquants, les parades sont multiples (passe-montagne, lunettes noires...). En 2008, Scotland Yard a qualifié cette politique d’échec complet.

Quand on voit l'inefficacité globale de la vidéosurveillance en matière de délinquance, on peut se demander si l'atteinte aux libertés publiques qu'elle provoque ne serait pas une volonté délibérée plutôt qu'un dégât collatéral."

lundi 23 février 2009

AZF : premier jour du procès.

Comme tous les Toulousains, je me souviens du jour de l'explosion, de ce que j'ai pensé, fait dans les minutes et les heures qui ont suivi la catastrophe.
Je me souviendrai aussi de ce premier jour de procès. L'instant était juste ce qu'il faut de grave, dans une salle Jean Mermoz pleine, claire et solennelle. A l'image du président du tribunal, on se rappellera la retenue des paroles, des attitudes, même lors de la lecture de la liste interminable des victimes. On ne s'est pas interdit de sourire à la lecture du courrier de Chirac tentant de justifier qu'il ne viendrait pas témoigner. Souhaitons que se confirme cette impression d'apaisement, sans doute liée au sentiment pour de nombreuses personnes d'être au bout du tunnel, quel qu'en soit le bout.

Procès AZF : à qui profiterait le doute ?

Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.

Les Verts toulousains espèrent que le procès qui s'ouvre permettra d'établir la vérité des faits sur la catastrophe du 21 septembre 2001. La justice française doit d'abord cela aux victimes qui n'ont que trop attendu, mais aussi à tous les Toulousains. Notre histoire commune ne doit pas faire de place au doute. Après 7 ans d'enquête, des témoignages à profusion, sur un sujet qui relève de démonstrations scientifiques, la vérité doit sceller la réconciliation, particulièrement entre les victimes.
Les responsabilités doivent être établies ou assumées à tous les niveaux de décision, industriel ou politique. Les Verts demandent que le groupe Total, maison mère de la société Grande Paroisse, comparaisse au procès, ainsi que son ancien PDG Thierry Desmarest.
Il s'agit aussi de tirer les leçons de cette catastrophe industrielle, de prévenir de nouveaux désastres en pointant les épées de Damoclès qui restent sur nos têtes (SNPE, le transport de matières dangereuses, les ballastières...) et l'absence de plans de prévention des risques technologiques contrairement à l'obligation de l'état.
C'est enfin l'occasion de réfléchir sur nos modes de production et nos productions elles-mêmes.

vendredi 20 février 2009

Nanotechnologies : avons-nous encore droit à l'erreur ?

Avant tout, je précise que je suis un parfait profane, qui souhaite avant tout partager ses questionnements.
Les nanotechnologies recouvrent bien des sujets dès lors que nous nous situons dans l'infiniment petit (santé, génétique, informatique, énergie...). Je partage la crainte d'une dissémination ou multiplication non maîtrisée de nano-organismes dans la nature, contre lesquels le vivant ne pourrait pas se défendre. Mais les nanotechnologies peuvent être utiles. Par exemple, les écrans à leds, qui se généralisent et consomment beaucoup moins d'énergie, en sont issus.
L'un des aspects les plus controversés touche à la manipulation du vivant. On espère l'allongement de la vie. Personnellement, si on me propose 50 années de plus, je signe tout de suite. La question posée, c'est celle de l'"amélioration" de l'humain, en remplaçant les organes fatigués, en le rendant plus résistant. Est-il dans la nature de l'homme de vouloir s'améliorer. L'histoire nous répond que oui. Est-il recevable que cette amélioration concerne la nature profonde de l'homme, ses gènes ? Depuis le début de la vie sur terre, le vivant a évolué par mutations, pour arriver au niveau de complexité de l'humain. Les facteurs étaient le hasard, la sanction de l'adaptation (ou non) à un milieu et le temps (qui pouvait être très long). L'homme veut que sa volonté soit le seul facteur de son évolution. Il est pressé. A-t-il raison ou tort ? Seul l'avenir le dira, puisqu'en matière de recherche fondamentale, il est impossible d'en anticiper toutes les applications. Peut-être a-t-il raison, compte tenu du changement rapide de notre environnement...
Une fois encore, l'écologie est confrontée au progrès technique. Il ne s'agit évidemment pas d'être contre, mais de rappeler que l'évolution humaine ne peut pas se limiter à ce progrès là. C'est d'autant plus nécessaire que désormais, tout nouveau "bon en avant" peut avoir des conséquences planétaires très rapidement. Les futurs historiens (souhaitons qu'ils existent) feront probablement un lien direct entre l'invention du moteur à explosion et le réchauffement climatique. Ils relieront aussi, je pense, la dissémination dans la nature de produits chimiques de synthèse, de déchets de toutes sortes radioactifs ou non, à la généralisation des cancers - qui deviendront pour la plupart, espérons-le, des maladies chroniques non mortelles -. A propos des nanotechnologies, la question est la suivante : avons-nous encore droit à l'erreur ?
Je crains que le débat pour/contre soit déjà dépassé et je ne vois pas comment nous allons pouvoir échapper à l'infiniment petit. A moins que la bulle ne se dégonfle d'elle-même, si suffisamment de résultats concrets et commercialisables ne sons pas au rendez-vous dans les prochaines années, compte tenu des investissements consentis par les collectivités et les grandes firmes.
Mais nous devons défendre la création d'autorités indépendantes pour encadrer la recherche et l'utilisation des nanotechnologies. Elles seraient chargées, entre autre, de vérifier l’innocuité des nouveaux matériaux, procédés, organismes... En plus du niveau national, le niveau européen me semble indispensable pour une régulation efficace. Les nano-organismes n'auront que faire des frontières... Les questions philosophiques posées ne pourront cependant pas être confinées à des débats entre "sages". C'est aussi aux partis politiques à porter la controverse, et en particulier aux Verts de le faire.
Mais, je le répète, la question fondamentale, qui concerne notre survie, est : avons-nous encore droit à l'erreur ?

lundi 9 février 2009

Volt, politique malgré lui

J'ai emmené ma fille voir le dernier dessin animé de Pixar "Volt, Star malgré lui" (c'est surtout moi qui en avait envie). Un sympathique chien, acteur et star d'Hollywood, découvre qu'il n'est pas le super héro de ses films, alors qu'il confondait sa vie d'acteur et la vie réelle. Après une dure confrontation avec la réalité, il va apprendre à aimer les relations vraies avec autrui, comprendre que la volonté peut à la fois modestement et beaucoup.
Une métaphore du parcours initiatique de l'élu politique, en somme. Enfin, j'imagine. Bon, je publie, mais je vais encore y réfléchir un petit peu...

Efficace, la Communauté Urbaine ?

L'exemplarité d'une politique passe par l'efficacité. La nouvelle Communauté Urbaine du Grand Toulouse, en intégrant de nouvelles compétences, en particulier les transports et la voirie, doit permettre une réponse moins dispersée sur ces sujets.
Mais des évolutions seront nécessaires dans son fonctionnement.
Il convient d'abord de donner aux élus communautaires la légitimité du suffrage universel direct.
Il s'agit ensuite d'opérer une distinction claire entre les pouvoirs exécutifs et législatifs.
Et comme au niveau municipal, des élus de l'exécutif doivent être identifiés sur des responsabilités précises. 52 élus de la ville de Toulouse ont une délégation. Combien d'élus du Grand Toulouse ?
Et pour ce qui concerne ma compétence vélo, pourtant transférée à la Communauté Urbaine, la question reste - disons - ouverte...

Soyons exemplaires !

Canicule et terribles incendies en Australie : l'événement est sans doutes un peu lointain, surtout quand le Sud-Ouest sort à peine de la tempête Klaus. Mais ne nous y trompons pas. Nous connaissons la cause commune de ces phénomènes de plus en plus violents et fréquents.
La question que cette actualité pose à l'élu local, c'est celle de la modestie de son action au regard de phénomènes planétaires tels que le changement climatique. Certains peuvent être tentés par le défaitisme, la politique de l'autruche... N'y a-t-il vraiment rien à faire, même au niveau d'une communauté urbaine nouvellement inaugurée ?
Mais c'est oublier l'un des ingrédients majeur d'une bonne politique, quel qu'en soit le domaine : s'inspirer de ce qui se fait de mieux ailleurs. Pour parler vélo par exemple (:-), il n'y a cas se servir pour piocher de bonnes idées dans bon nombre de villes européennes autrement plus avancées que Toulouse.
Et c'est là que l'espoir renaît. Une bonne politique n'a pas seulement d'impact sur une population donnée. Elle peut vite essaimer et inspirer d'autres acteurs à l'autre bout de la planète.
Alors, pour nous donner de l'espoir et du courage, ne visons rien moins que l'exemplarité.

lundi 26 janvier 2009

Obama commence à me réconcilier avec les USA

Il semble que le président Obama opère un virage à 180° par rapport à son prédécesseur en matière de politique environnementale. Je suis HEUREUX ! Avec des Etats-Unis qui prennent leurs responsabilités, nous pouvons espérer que se multiplient les actions concrètes contre le changement climatique. Et comme la crise financière remet le volontarisme au goût du jour, peut-être que les humains nous réservent enfin un de ces sursauts dont ils ont le secret. Allez ! Il n'est peut-être pas trop tard pour bien  faire. 

mardi 13 janvier 2009

Table ronde chez Friture : Les pistes cyclables


Friture a souhaité créer dans sa petite cave voûtée un espace de rencontre et de débat entre élus, associatifs, entrepreneurs et citoyens pour essayer de faire avancer certains sujets locaux qui demandent l’intervention et la participation de tous.

Pour cette première table ronde, il a été débattu des pistes cyclables à Toulouse et dans l’agglomération : Etats des lieux, place de la voiture, les alternatives, critiques et propositions, l’amélioration de la place du vélo à Toulouse, l’exemple de Tournefeuille et le lien Toulouse et agglo.

Participants :
- Philippe Goirand (conseiller délégué pistes cyclables - Mairie de Toulouse)
- Sébastien Gonzalez (gérant de cyclotransport)
- Loïc Cottens (responsable d’exploitation de Cycloville)
- Florian Jutisz Albouze (président Association Vélo Toulouse)
- Monique Maurin (membre du CA de l’association vélo)
- Philippe Moinat (président de l’Ecolavelo a Tournefeuille – membre de Vélo Toulouse principalement antenne de Tournefeuille. Organisateur de l’opération Allons-y A Vélo)
- Philippe Jean de l’ASEM qui a mis en place l’atelier vélo, 100% vélo, de la Reynerie
- Des membres de Vélorution
- Cassandre Renaux (étudiante en master de sociologie à l’université de Toulouse-Le mirail)

Vous pouvez écouter l’enregistrement (basse qualité) du débat en cliquant
ici : 

VélôToulouse’ blues

A propos du vandalisme récurrent sur les "vélOToulouse", il est inadmissible de voir un effort collectif de grande ampleur, coûtant plus de 4 Millions d’€ par an à la ville, saboté par quelques uns. Il n’est pas question de justifier ces actes imbéciles. Mais quand même... Toulouse est une ville festive et le service s’arrête la nuit, contrairement à Paris ou Lyon. La société JC Decaux qui exploite les VélOToulouse justifie cette coupure par les risques de casse augmentés à ces horaires. Ne serait-il pas plus logique de penser que c’est en partie parce que le service s’arrête que la casse augmente ? Connaissez-vous beaucoup d’usagers des VélOToulouse prêts, même à une heure tardive, à prendre leur vélo avec leur carte d’abonnement ou leur carte bleue pour ensuite le balancer dans le canal ? Ce service est assurément apprécié des Toulousains, mais il faut aussi relativiser son importance (moins de 10% des déplacements vélo dans l’agglomération) au regard de ce qu’il coûte à la collectivité.

Souhaitons que la société JC Decaux fasse preuve de plus d’ouverture et que par ailleurs des investigations soient menées pour arrêter et punir sévèrement les coupables.

lundi 1 décembre 2008

Abeilles en danger : il devient vital de faire preuve d'un peu de bon sens.

Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.


Les Verts Toulouse soutiennent et appellent à soutenir les apiculteurs qui se rassemblent mercredi 3 décembre à 9h à la Délégation Régionale de l'Agriculture et de la Forêt.

Plus de 80 % des espèces végétales dépendent de la pollinisation par les insectes, principalement les abeilles. Or, partout dans le monde, elles disparaissent en masse. Les causes possibles ne manquent pas : pollution chimique ou électromagnétique, réchauffement climatique… les facteurs sont peut-être multiples. Mais doit-on attendre que toutes les abeilles meurent pour interdire l'utilisation d'insecticides fortement soupçonnés par les apiculteurs, tels que le CRUISER ? Il est temps d'en finir avec les manœuvres dictées par le lobby de l'agrochimie, comme ça a déjà été le cas pour le GAUCHO et le REGENT, interdits après trop d'attente. Il est temps que notre ministre de l'agriculture montre sa responsabilité et son indépendance en agissant vite, à l'instar de son homologue italien. Alors, merci d'avance, Monsieur le Ministre pour les abeilles… et pour nos enfants.

mardi 25 novembre 2008

Régulation ou communication ?

Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.


A l'heure de toutes les crises, financière, économique, sociale... et écologique, le chef de l'état tente de récupérer le concept de régulation. Mais l'actualité et les mobilisations nous rappellent que la privatisation de la poste et les réductions d'effectifs dans l'éducation nationale font aussi partie du programme. Dans ses envolées médiatiques, notre "omni-président" n'est pas avare de contradictions. Il est temps de rappeler à la droite que le développement durable est peu compatible avec les objectifs de rentabilité à court terme.

Les Verts toulousains soutiennent les enseignants, les postiers et toutes les personnes mobilisées pour la préservation du service public, instrument indispensable de régulation à tous les étages de la société.

mercredi 1 octobre 2008

Synthèse avant l'heure

Afin d'essayer de me décider, j'ai tenté un synthèse entre les 4 principales motions proposées aux militants Verts. Mais comme chacun sait, avant l'heure, c'est pas l'heure et après l'heure, c'est plus l'heure. Je n'ai pas réussi à me décider pour une motion... Il faut dire que la question de notre relation à l'économie de marché n'est pas traitée. Si ça avait été le cas, les questions de stratégie électorale auraient été relativisées. Nous nous déchirons là-dessus, en faisons des questions existentielles alors que la stratégie est ponctuelle par essence. Elle doit s'adapter au type d'élection.
J'étais tenté par OAI, qui affirme une certaine prudence sur la décroissance et sur la stratégie électorale. Mais j'étais aussi pour reconduire Cécile Duflot comme secrétaire nationale... Nous avons besoin de continuité, d'encrer médiatiquement notre personnel politique.


UES
- défi d'une utopie réalisable, celle de la décroissance solidaire et démocratique à opposer aussi bien à une croissance inégalitaire, qu’à une décroissance subie.
- l’action ne peut pas se réduire au travail dans les institutions ou les collectivités... - nous devons co-élaborer des solutions locales. C’est le préalable pour pouvoir établir des contrats avec des partenaires en vue de participer à des majorités de gestion.
- L'écologie politique n'est pas conciliable avec l'économie libérale et le productivisme qu'ils soient portés par la droite ou la gauche.
- le rassemblement des écologistes et le dépassement positif de notre Parti est en contradiction avec tout projet de participation à une "fédération de la gauche".
- le "zapping" stratégique affaiblit et décrédibilise notre message. Avec des valeurs de gauche, nos combats nous situent contre le libéralisme et le productivisme, sans le retour au "ni-ni".
- aller vers une refondation de l’écologie politique avec des "Assises de l’écologie politique"
- présence autonome aux élections, en particulier listes autonomes aux régionales et création d'une dynamique écologiste du rassemblement à la présidentielle (autrement dit, autonomie à tous les étages)
- restreindre les logiques de courant qui se structurent plus sur la distribution des places que sur de véritables et utiles clivages de pensée (On ne peut qu'être d'accord, mais c'est sans doutes le cas de tout Vert normalement constitué, quel que soit son choix de motion. Et suffit-il de le dire pour être meilleur que les autres ?)

OAI
- Le thème de la Décroissance n'est pas abordé. Plutôt une écologie audible de tous, une écologie populaire, qui doit porter la promesse de vivre mieux, ne pas sacrifier le présent aux nécessités de l'avenir.
- L'efficacité budgétaire naît des réformes portées par les écologistes
- La gauche traditionnelle : C'est pourtant avec ces partenaires que nous devrons construire des majorités nouvelles. Il nous reviendra de transformer, de renouveler, d'écologiser vraiment la gauche, de refonder une gauche transformée par l'écologie.
- Une Convention pour l'écologie politique confirmera notre volonté d'une coopération durable
avec les réseaux associatifs, civiques et intellectuels. Elle se pérennisera dans des Parlements
régionaux de l'écologie.
- La stratégie pour les élections régionales et cantonales sera arrêtée par les adhérents dans
chaque région.
- Pour réussir l'alternance en 2012, les Verts prendront l'initiative de débats publics avec leurs
partenaires, dès après les élections européennes. Notre objectif est de mettre l'écologie au coeur
d'un projet commun de gouvernement et de construire une alliance gagnante pour les
législatives et l'élection présidentielle, incluant le débat sur la possibilité de primaires ouvertes
aux citoyens.

UNIR
- décroissance solidaire de l'empreinte écologique / décroissance solidaire et démocratique, de la société du gaspillage à la civilisation de la sobriété conviviale et de la solidarité
- construction d'une nouvelle force politique, réunissant la galaxie écologiste et dépassant les Verts. Au moment où les partis de gauche traditionnels se montrent incapables de prendre véritablement en compte la crise écologique en rompant avec leurs traditionnels logiciels productivistes, il est plus que jamais nécessaire de construire l'autonomie des écologistes
- avant la fin de l'année 2009, Congrès de l'union des écologistes. Au préalable, une assemblée générale extraordinaire des Verts déterminera la volonté majoritaire concernant l'avenir des Verts.
- Pour les Régionales, nous défendons le principe de listes autonomes, inscrites dans la
dynamique du rassemblement des écologistes. Cette position sera confirmée, le moment venu, en fonction du mode de scrutin et du résultat aux Européennes (autonomistes, mais prudent...)
- préparer, dans le cadre du rassemblement des écologistes, les conditions d’une candidature de l'écologie politique aux présidentielles et du changement de majorité politique en France en 2012 que nous appelons de nos voeux. Car, même si nous nous opposons au productivisme et au néolibéralisme, qu'ils soient portés par des partis de droite ou de gauche, nous réaffirmons que nous ne confondons pas la droite et la gauche.
- Asseoir le fonctionnement politique des instances nationales autour de 3 pôles de
compétences : Environnement, Social et économique, Droits et libertés
- Dédier une délégation du Collège Exécutif à la Convention pour l'écologie, qui aura
la responsabilité du programme et de la préparation du futur congrès de l'union des écologistes.

EEA
- poursuivre le travail autour de Cécile Duflot
- décroissance équitable et solidaire de l'empreinte écologique
- notre alternative est altermondialiste
- L‘autonomie électorale ne se décrète pas.Le rassemblementde l‘écologie, prépare concrètement la présence de listes écologistes aux élections régionales et la possibilité d‘une candidature de l‘écologie en situation de peser à la présidentielle. Les Verts prendront leurs responsabilités pour défaire l'UMP en 2012, maisla radicalité du projet écologiste ne se satisfera pasd'un accord automatique avec les forces de l'ex-majorité plurielle. Les écologistes chercheront donc des
alliances dans un accord programmatique et électoral permettant une présence forte des Verts et de leurs alliés de l'écologie et les conditions de réelles transformations alternatives au productivisme et
au libéralisme économique. Conformément aux règlesde l‘autonomie contractuelle, les Verts sortiraient des exécutifs si ces accords n‘étaient pas respectés.

vendredi 26 septembre 2008

Frais de bouche

L'équipe municipale précédente a donc consommé pour 170 000 € de petits fours en 2007. Est-ce à dite qu'il n'y a pas eu d'événement exceptionnel les années précédentes ?
D'un point de vue écolo, nous pourrions lier cette inflation à l'augmentation du prix des céréales, elle-même conséquence de l'engouement pour les agro-carburants. A moins, en étant plus terre à terre, que la proximité de l'élection municipale n'en soit la cause principale.

Rue Alsace

Les assises de la mobilité ont été l'occasion d'échanges passionnés sur la place qui doit être accordée à chaque mode de déplacement. Dès qu'il s'agit d'intérêt collectif, il est clair qu'il est juste de rendre de l'espace aux modes doux de déplacement, qu'il est nécessaire de retirer de la place à l'automobile au regard des impératifs d'un développement durable.
La rue Alsace, réaménagée temporairement par l'équipe précédente, est exemplaire des enjeux de déplacement et de partage de l'espace.
Parce que c'est une rue commerçante, le cheminement piéton y est dominant. Parce que c'est un axe majeur du centre ville, il est emprunté par de nombreux cyclistes. Il s'agit donc de faire en sorte que le passage des voitures ou fourgons y soit limité au strict nécessaire, et que le trafic de transit soit éliminé. C'est avec cet objectif que l'installation de bornes escamotables est proposé. Il s'agit d'une mesure d'urgence pour améliorer la cohabitation des personnes, qu'elles que soient leur mode de déplacement. Il s'agit d'une mesure d'apaisement. Il s'agit de rattraper le retard pris par Toulouse en matière de développement et de déplacement durable.
La rue Alsace est aussi exemplaire de l'absence d'ambition et de vision globale de long terme de l'équipe précédente. Comment demander à ceux qui ont construit des parkings souterrains en centre-ville de tenter de réfléchir à la réduction du trafic automobile de transit dans ce même centre-ville. Nous aurions pu au-moins espérer un peu de cohérence entre cet aménagement et les couleurs employées pour les bandes cyclables. Du vert ailleurs, elles passent au rouge rue Alsace. Mon collègue Bernard Marquié et moi-même pourrions trouver qu'il s'agit d'un compromis politique intéressant. Mais quand on s'intéresse à la chose publique, il est désagréable de constater que l'urgence électorale est passée avant l'urgence écologique.