dimanche 19 juin 2011

Les drogués du bitume se rebiffent


(propos supposés de motard en colère)

Manif des motards contre la suppression des panneaux indicateurs de radars : c'est vrai quoi, ça sert à quoi un radar, si on ne sait pas où il est installé ? Il faut être pédagogique et comprendre que nous roulons trop vite pour voir les panneaux indicateurs de vitesse...

jeudi 16 juin 2011

Colloque BHNS


J'étais présent aujourd'hui au colloque organisé par Tisséo sur le Bus à Haut Niveau de Service. En simplifiant, on peut dire que le BHNS est un bus qui ressemble plus ou moins au tramway. La palette de choix techniques est large afin de dimensionner l'offre à la fréquentation attendue : site propre intégral, voie bus partagée avec les cyclistes ou ponctuellement avec les autres véhicules, dimension des véhicules, motorisations conventionnelles, hybrides ou électriques, trolley bus ou encore recharge électrique à chaque stations (biberonage), quais comparables à ceux des trams, guidage automatique aux stations, distributeurs de tickets sur les stations, priorité aux feux, fréquence de passage (jusqu’à 3 minutes), amplitude horaire, information des voyageurs... L’accessibilité aux personnes handicapées peut y être très bonne, mais le tram semble être un cran au-dessus.
A qualité égale de traitement de l'espace public, le BHNS est d'un coût inférieur (6 à 10 M €/km) mais pas si éloigné du coût du tram (entre 10 et 30 M €/km). L'enjeu financier se situe plutôt dans le niveau de traitement de l'espace public, à moduler en tenant compte de l'ensemble des circulations alternatives à l'automobile et plus globalement de tout ce qui touche à la vie locale.
La capacité d’un BHNS peut atteindre 170 personnes quand le tram peut contenir près de 300 passagers. De même, quand le Busway de Nantes (BHNS particulièrement proche d’un tram) vise 23 000 passagers par jours, un tram peut dépasser les 50 000. Des villes comme Nantes ou Strasbourg ont choisi le BHNS en complément de lignes de tram. Le BHNS n’est donc pas une solution concurrente du tram, mais une solution complémentaire. Nous sommes là face à des choix techniques visant à répondre le plus pertinemment possible à des objectifs de fréquentation.
Le débat politique ne doit donc pas porter sur ces choix techniques, mais sur les priorités et le niveau d’ambition pour réduire notre dépendance collective à la voiture individuelle et par la même nos émissions polluantes.

jeudi 9 juin 2011

45 ans aujourd'hui...

Merci pour tous ces gentils messages, snif... 45 ans, bouhhhh ! Si vous avez des suggestions pour ralentir le temps qui passe, allez-y, ça commence à presser.

Un carrefour parmi d'autres à New York.

Constatons que le nombre de cyclistes n'est pas négligeable. Sont-ils suicidaires, ou est-ce que c'est l'aménagement routier qui est meurtrier ? A votre avis...


jeudi 2 juin 2011

Pourquoi je soutiens Eva Joly…

Savoir qui sera notre meilleur(e) porte parole est une vraie question. En tant que communicant, Nicolas Hulot a assurément quelques longueurs d'avance… Mais pour quel objectif, quel discours ? Le constat des dérives de notre société est fait. Nous savons tous qu'un changement radical devient nécessaire à court terme et qu'il vaut mieux l'anticiper que le subir. Nous ne sommes plus au stade des lanceurs d'alerte, mais à celui d'un projet de société global associant à la question écologique le développement économique et social, donc l'emploi, mais aussi la géo-politique, la sécurité, l'éducation… J'ai l'impression que Nicolas Hulot n'a découvert que récemment les méfaits du libéralisme effréné et les bienfaits de la régulation.


La question de la distribution des ressources est plus que jamais d'actualité, puisqu'elles s'épuisent. L'une des conditions de la survie de l'humanité est dans sa capacité à partager et à arrêter de s'entretuer pour la possession des ressources.


Il faut bien sûr réinterroger nos modèles politiques à la lumière du défi écologique, de notre survie. Remarquons qu'entre nous, militants écologistes, quoique plus nombreux, nous voyons les anciens clivages disparaître. Tout est devenu très simple, simpliste même. D'un côté, l'intérêt collectif, le long terme, le partage, la régulation, la bonne gestion des ressources… de l'autre la mafia, la corruption, la collusion entre les puissants, le court terme, la finance comme arme de destruction massive…

Eva Joly incarne le combat du droit contre la mafia qui gouverne notre monde. Imaginons l'exact contraire de Sarkozy. Ca pourrait être Eva…


Les solutions pour voir l'avenir avec optimisme sont là, en termes d'organisation (du local au global), d'un point de vue conceptuel (décroissance, nouveaux indicateurs…), d'un point de vue technique aussi. Il manque un préalable : la volonté politique. La volonté de sortir l'écologie du green washing. La volonté de découdre l'enchevêtrement d'intérêts occultes qui nous empêche d'avancer. La volonté d'en découdre. Ne passons pas à côté de cet enjeux primordial.


Ne tombons pas dans le piège de la politique spectacle. J'ai le sentiment qu'en 2007, Sarkozy a choisi son opposante en la personne de Ségolène Royal en usant de ses puissants relais médiatiques pour la valoriser au détriment de ses concurrents aux primaires socialistes. Ségolène était le pendant socialiste de Sarkozy (à peu près aussi démagogue) donc l'opposition la plus faible… Sans vouloir comparer Nicolas Hulot à Sarko ou Ségolène, parce que je le sens sincère, je considère qu'il risque d'être l'instrument d'un jeu médiatique visant à le mettre dans le même sac tous les candidats. Autant garder celui qu'on connaît, pourraient penser les électeurs… Notre mouvement reste fragile. Ne nous laissons pas déposséder de notre choix par une campagne médiatique qui serait orchestrée depuis on ne sait où.


Nous l'avons vu. Tout peut arriver dans cette élection. Eva peut gagner ! Il faudra qu'elle porte une réponse globale, un espoir et une cohérence qu'il nous faut encore travailler. Le projet de conversion écologique de l'économie nous a déjà fait atteindre de nouveaux sommets en 2009 en liant enfin emploi et écologie. Il nous faut encore étendre notre réponse et proposer comme projet la conversion écologique de la société !


Pour en revenir à la question initiale. Qui est notre meilleur(e) porte parole. J'espère que le premier débat du 6 juin nous éclairera. Pour l'instant, je reste sur le ticket Eva en n°1 (par son vécu et ce qu'elle incarne) / Nicolas en n°2 pour ses qualités de communiquant. Je rêve d'une campagne mettant à profit leur évidente complémentarité. Comment cela ne serait-il pas possible entre gens intelligents ?

mercredi 1 juin 2011

Le double-sens cyclable se généralise à Toulouse


Le double-sens cyclable se déploie très significativement dans les zones 30 toulousaines ces temps-ci. L'occasion de saluer les services techniques des pôles du Grand Toulouse, très actifs sur le sujet et un très bon article dans Dépêche ici: http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/29/1093596-le-casse-tete-des-double-sens-cyclables-a-toulouse.html .

lundi 30 mai 2011

La solution vélo pliant


Tout à l'heure, j'ai été interviewé par France 3 Toulouse sur le vélo pliant, parfait compagnon du transport collectif pour un déplacement encore plus efficace, et facile à ranger dans un placard pour éviter le vol. Diffusion à 18h40.

La vidéo est visible ici : http://www.pluzz.fr/jt-local-19-20---toulouse-2011-05-30-18h50.html

Les bicyclades nous ont fait rêver au futur de Toulouse

Ce samedi 28 mai, à l'occasion des Bicyclades, le boulevard Bonrepos a été fermé à la circulation automobile sur un côté du canal, entre la rue Bayard et les allées Jean Jaurès, et transformé en espace de verdure et de convivialité, avec spectacles, animations et restauration.

Habituellement, ce sont 4 files automobiles que notre beau Canal du Midi croise à cet endroit...

Un grand merci aux salariés et aux bénévoles de la Maison du Vélo, de l'association Vélo et de l'ensemble des associations qui ont contribué à cette belle fête du vélo.

vendredi 27 mai 2011

A propos de l’extension du service VélOToulouse


Intervention au conseil municipal du 27 mai 2011, portant sur la délibération n°12

Cette délibération, issue de la négociation que nous avons menée avec le groupe JC Decaux, représente une avancée certaine pour le vélo urbain. Pensons en particulier que le VélOToulouse devient une alternative à la voiture et aux deux roues motorisés (de loin le moyen de déplacement le plus dangereux) pour les sorties nocturnes, en particulier pour les jeunes.

Je voudrais insister sur l'annonce dans cette délibération de l'amélioration de la régulation des stations (avec un quatrième véhicule consacré à cette tâche), ainsi que l'amélioration de l'observation du service et de l'information des usagers. Ces points sont au moins aussi importants pour les Toulousains que l'extension des horaires. Il nous faudra évaluer ces actions dans les mois à venir.

Pensons aussi aux Toulousains et Grands Toulousains qui ne bénéficient pas de ce service.
Un plan "services vélo" global au niveau du Grand Toulouse, complémentaire des VélOToulouse, est plus que jamais nécessaire parce que c'est dans le secteur périurbain qu'il est le plus difficile de développer la pratique du vélo. Et nous n'atteindrons l'objectif ambitieux de 15% de déplacements mécanisés à vélo en 2020 à l'échelle de la cugt, qu'en ciblant particulièrement le secteur périurbain.

Réjouissons-nous donc de l'amélioration du service VélOToulouse, mais constatons que le développement du vélo urbain,
- C'est d'abord affecter des moyens pour les aménagements et un panel de services pour les cyclistes urbains comme nous l'avons voté au dernier conseil communautaire avec 11 m€ /an pendant 10 ans,
- C'est aussi décider de moyens humains et d'une gouvernance en rapport avec l'ambition affichée,
- C'est enfin prendre à la voiture la place nécessaire pour faire des voies cyclables continues sur les grands axes. Et à ce sujet, je vous invite à venir demain sur le bd Bonrepos pour rêver ensemble à une ville apaisée, libérée de l'engorgement automobile, pour ce qui sera le point culminant des Bicyclades qui se déroulent cette semaine.

jeudi 26 mai 2011

Heure de pointe à Utrecht

Rêvons un peu avec cette vidéo envoyée par Philippe Moinat qui était en déplacement à Utrecht.





Et quand il pleut...





Quant au parc à vélo... il faut le voir pour le croire.



mercredi 25 mai 2011

Bilan de mi-mandat - Politique Vélo - Toulouse - Grand Toulouse

Philippe Goirand – Conseiller Délégué aux pistes cyclables – Toulouse
Secrétaire de la commission Transports et Déplacements – Grand Toulouse


à télécharger ici


Situation / Réalisations

  • 407 km de voies cyclables sur le Grand Toulouse (260 km à Toulouse)
    dont
    230 km de pistes cyclables, 71 km de bandes cyclables, 90 km de cheminements mixtes piétons/cycles, 14 km de voies bus ouvertes aux cyclistes, 2 km de contre allées,
    plus 245 km de réseau vert (cheminements mixtes pour la pratique de la randonnée à pied ou à VTT).

  • 56 km d’infrastructures cyclables créés ou mis aux normes (44 à Toulouse) en 3 ans.

  • Jalonnement du réseau vert : 220 km jalonnés aujourd’hui (300 en 2012).

  • 400 km de voies en zones 30 sur le Grand Toulouse (243 km à Toulouse).

  • Environ 50 km de voies en zones 30 réalisés en 3 ans.

  • 260 vélos proposés en location moyenne/longue durée par la Maison du Vélo dont une centaine de vélos pliants. 230 vélos en circulation, soit 88% du parc.

  • Vélo-école avec la Maison du Vélo : Près de 1000 enfants en ont déjà bénéficié.

  • VélOToulouse 24h/24 dès l'été 2011, accessibles par carte Pastel Tisséo et meilleure approvisionnement des stations.

  • Promotion du vélo :

    • Semaine de la Mobilité et Semaine du Vélo (désormais les Bicyclades) en partenariat avec la Maison du Vélo et l'Association Vélo.

    • Opération de prévention « Cyclistes brillez » avec la Police Municipale et l'Association Vélo : mise à disposition d'éclairage pour les cyclistes roulant non équipés.

    • Travail avec les membres du Conseil Municipal des Enfants du secteur 5 pour leur faire découvrir la Maison du Vélo, afin qu'ils deviennent « ambassadeurs » du vélo à Toulouse.

    • Edition de plaquettes d'information sur les zones 30 et le double-sens cyclable.

    • Carte des itinéraires cyclables de Toulouse et du Grand Toulouse.

    • Ballade pour découvrir les itinéraires cyclables chaque 1er dimanche du mois.

  • Espace pour le stationnement des 2 roues porté à 4 % de la surface des logements dans la 4ème modification du Plan Local d'Urbanisme.

  • Expérimentation pendant l'été 2008 de la carte sénior « vélo taxi ».

Actions engagées

  • Budget annuel pour le vélo porté à 11 M€/an dont 1 M€/an pour les services Vélo (hors coût des VélOToulouse) dans la délibération communautaire Plan Vélo du 21 avril 2011.

  • 4 axes structurants définis dans le Plan Vélo comme prioritaires :

    • Axe Faubourg Bonnefoy/route d’Albi/route de Toulouse,

    • Axe Avenue de Muret/route de Seysses,

    • Axe Grande rue St Michel/URSS/Jules Julien/route de Narbonne,

    • Axe Berges de la Garonne entre le plan de port à Blagnac et le Cancéropôle.

    • Autres axes prioritaires cités en exemple des axes majeurs à traiter : berges de l’Hers, berges de l’Aussonnelle, « circulaire » autour de la zone aéroportuaire et aéronautique, route de St Simon.

  • Affirmation de principes d’actions dans le Plan Vélo : logique d’axe avec des voies cyclables continues, sécurisées, lisibles et confortables, nécessité de prendre de la place à l’automobile, charte qualité, recherche de solutions alternatives provisoires en cas de points bloquants pour obtenir sans délais des continuités cyclables sur les axes majeurs.

  • Création en juillet 2009 du Groupe de Travail Vélo (que je pilote) regroupant les élus des communes et les services du Grand Toulouse.

  • Etude « Services Vélo » : stratégie d'accompagnement de la pratique cycliste avec 5 axes
    mis en priorité (non validés politiquement à ce jour) :

    • Parking vélo à Matabiau

    • Stationnement et location vélo à proximité des TC pour développer l'intermodalité vélo/TC

    • Aide à l'aménagement de stationnements vélo sécurisés dans les immeubles

    • Aide à l'achat de Vélos à Assistance Electrique et de vélos pliants (mesure certainement la plus efficace en rapport coût/déplacement à vélo généré)

    • Communication : il s'agit d'avoir en particulier une stratégie de communication visant à changer les pratiques de déplacement. La première action serait un site web spécial vélo.

  • Amélioration des aménagements pour les cyclistes :

    • Bandes cyclables plus larges (1m50) avec une double-bande blanche et verte et totalement peintes en vert aux intersections et parties pressenties plus dangereuses.

    • « Promotion » des bordures basses à 0 cm (ex. pont Coubertin, av. de Rangueil).

    • Développement de Chartes Techniques « aménagements cyclables », « jalonnement des itinéraires cyclables », « zones 30 », « zones de rencontre », « aires piétonnes ».

    • Partenariat avec l'Association Vélo pour recenser les points durs.

  • Respect des aménagements cyclables : action associant la Police Municipale et l'Association Vélo pour identifier les voies cyclables les plus stationnées et agir fortement et régulièrement à ces endroits. Un bilan est à faire...

  • Environ 30% des 100 km de voies en zone 30 et à sens unique automobile ont été mises aux normes avec le double sens cyclable autorisé pour 27% et sens unique vélo conservé pour 3%. Les mises aux normes restantes sont en cours.

Reste à mettre en oeuvre

  • Un plan vélo global et détaillé avec des échéances précises.

  • 310 km de voies cyclables dont 180 km de voies structurantes (estimation).

  • La mise aux normes de nombreux aménagements existants.

  • 80 à 90 % de la voirie communautaire à traiter en zone apaisée soit plus de 2000 km.

  • La planification de la pose d'arceaux vélos à proximité des lieux publics, d'activité, des équipements collectifs...

  • Le plan services vélo préconisé dans l'étude du même nom avec des actions de promotion ciblées.

  • Une démarche d'évaluation régulière des actions engagées en termes de report modal.

  • Gouvernance : la création d’une délégation spéciale vélo au niveau de la CUGT.

  • Moyens humains : l'embauche d’un chargé de mission vélo (engagement électoral).

Conclusion

Le vélo est un mode de déplacement bénéfique à la collectivité dans bien des domaines : réduction des émissions de gaz à effet de serre, environnement, santé, espace public, engorgement routier, bruit, usure de la voirie, coût d'investissement réduit comparé aux autres modes de déplacement...

Pensons aussi à l'image très positive que certaines villes se sont forgées grâce à des politiques vélo très volontaristes : Copenhague, Amsterdam, Strasbourg..., et maintenant Londres, New York ou Séville (qui a aménagé 120 km de pistes cyclables en 4 ans)...

En 2009, j'ai signé au nom de Toulouse et du Grand-Toulouse la Charte de Bruxelles qui fixe un objectif de 15 % de déplacements mécanisés à vélo en 2020, objectif atteignable s'il est partagé.

Nous avons changé de braquet au cours des 3 premières années de mandat en augmentant les moyens financiers, en développant plus d’aménagements et de services pour les cyclistes actuels et futurs.

L'augmentation visible de cyclistes dans le centre de Toulouse ne doit pas masquer une faible progression de la pratique partout ailleurs dans la CUGT. Un Plan Vélo global et détaillé est nécessaire pour développer partout dans le Grand Toulouse une CULTURE VÉLO avec comme axes principaux :

  • Des pistes ou bandes cyclables continues sur TOUS les grands axes (voies pénétrantes, circulaires). Pour cela, il nous faut avoir le courage de prendre à la voiture particulière l'espace nécessaire.

  • Le reste des voies en zones apaisées (zone 30, zone de rencontre ou aire piétonne).

  • Améliorer la qualité des aménagements.

  • Accompagner la pratique cycliste par une série d'aménagements, services et actions complémentaires (stationnement, location, aide à l'achat, vélo-école, communication...).

    Le budget annuel de 11 M € est fixé. Il reste à mettre la gouvernance et les moyens humains à la hauteur des ambitions affichées.

mercredi 18 mai 2011

Pauvres riches

Même si DSK est d'abord présumé innocent et que le coup monté est au moins aussi plausible que ce dont il est accusé, je suis choqué que certains de nos intellectuels aient cru bon de s'en prendre à la justice américaine à cette occasion.

En matière de traitement des prévenus, nous Français sommes mal placés pour donner des leçons. Et comme par hasard, nous apprenons aujourd'hui que nos prisons n'ont jamais été aussi pleines...

Comme par hasard...

Hier DSK l'affreux violeur, et aujourd'hui Sarko le gentil futur papa... Et qu'on ne me dise pas que la fuite de cette dernière info n'a pas été organisée !

dimanche 15 mai 2011

Drôle de journée.

Cette campagne présidentielle a démarré au dessous de la ceinture et nous touchons déjà le fond. Pas de commentaire sur l'affaire DSK tant que les faits ne sont pas avérés ou infirmés. Même au conditionnel, dans le genre "si c'était vrai, ce serait grave...". Quelle hypocrisie... Heureusement, les discours de nos candidats écologistes ce jour et de Cécile Duflot relèvent le niveau.

vendredi 13 mai 2011

Respectons TOUS les usagers de la rue !


(Communiqué envoyé en tant qu'élu.)


Une société, une ville civilisée, c'est aussi une ville où tous les usagers de la rue, en particulier les plus vulnérables, peuvent cheminer sans entrave en ville. Il en va de leur sécurité.

On voit trop souvent des écoliers, des personnes âgées, des personnes handicapées, des mamans avec poussette, des cyclistes… envoyés au milieu des voitures parce qu'un véhicule est garé sur leur passage. Il est temps d'en finir avec la loi du plus fort.

Voilà pourquoi, dans le cadre de la semaine nationale « respectez les cyclistes », les associations se mobilisent, mais aussi la police municipale toulousaine qui prévoit une campagne de verbalisations et de mise en fourrière des véhicules garés sur les trottoirs ou sur les voies cyclables.


Mais au-delà des sanctions, prenons enfin conscience que la rue est un espace à partager. Le respect de l'autre, ça doit aussi exister sur le trottoir, la voie cyclable ou la chaussée.



Voir le bon article de la DDM sur le sujet: http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/14/1081410-Voitures-mal-garees-le-ras-le-bol-des-cyclistes.html

mercredi 11 mai 2011

Le conseil municipal des enfants, ambassadeur du vélo urbain.

Ce mercredi a été l'occasion pour le conseil municipal des jeunes du secteur 5 de Toulouse, de faire un long trajet en centre-ville en compagnie des instructeurs de la vélo école de la Maison du Vélo, et de nous présenter le courrier qu'ils comptent transmettre au maire lors du prochain conseil municipal des jeunes.

Ils y demandent que la Maison du Vélo propose aussi à la location des vélos pour enfants.

Ce conseil municipal sera l'occasion de ponctuer un travail que nous menons ensemble depuis mars, à raison d'un mercredi après-midi par mois, où ils ont pu découvrir les services de la Maison du Vélo, en particulier la station de location et la vélo école.

Bonne route à nos nouveaux ambassadeurs du vélo urbain !

lundi 9 mai 2011

A propos des zones apaisées

Pour développer le vélo urbain, la généralisation des zones apaisées (zone 30, zone de rencontre ou aire piétonne) est aussi prioritaire que l'aménagement de pistes cyclables sur les axes majeurs, parce que ces zones génèrent plus de sécurité et ceci à moindre coût. L'autre intérêt est que les rues en zone 30 doivent être systématiquement à double sens cyclable, même lorsqu'elles sont à sens unique automobile (sauf contre indication actée par arrêté municipal). Environ 30% des 100 km de voies à sens unique en zone 30 de la CUGT ont été mis aux normes à ce jour par rapport au double sens cyclable.

Mais 80 à 90 % du réseau viaire communautaire devrait être traité en zone apaisée soit plus de 2000 km. L'enjeux majeur se situe surtout là, et c'est pourquoi le pdu prévoit 3 M € / an pour les zones 30 et 1 M / an pour les zones de rencontre au seul niveau de la cugt. A 50 000 € / km, ça fait 80 km de zone apaisée par an et 25 ans pour aménager 2000 km...

La stratégie des services du Grand Toulouse qui définit plusieurs types et coûts d'aménagements pour avoir des zones 30 sécurisantes est pertinente. Mais le type d'aménagement le moins onéreux (signalisation verticale, marquages en peinture et coussins ralentisseurs) me semble déjà très efficace et vue l'ampleur de la tâche, je propose de privilégier l'aménagement d'un plus grand nombre possible de zones 30 pour changer les habitudes des automobilistes par un effet de masse, quitte à renforcer certains aménagements dans un second temps si ça s'avère nécessaire.

Ajoutons que le développement des zones apaisées favorise une meilleure sécurité pour tous et pas seulement pour les cyclistes. Rêvons qu'un jour, les enfants pourront à nouveau jouer dans nos rues, ou simplement se rendre sans crainte à l'école à pied ou à vélo.

jeudi 21 avril 2011

A propos de la délibération Plan Vélo présentée en Conseil de Communauté ce 21 avril.

(Mon intervention lors du Conseil de Communauté du Grand Toulouse).

Avec 4% de part modale, le vélo représente déjà un quart des transports collectifs, mais reste loin des 80% de part modale de la voiture.
Nous avons donc une marge de progression considérable, avec à la clé un impact qui serait très positif pour désengorger nos bus et notre métro et encore plus pour réduire le trafic automobile.
Développer le vélo, et par là-même réduire la dépendance à l'automobile, c'est aussi rendre du pouvoir d'achat à celles et ceux qui en ont le plus besoin. C'est améliorer la santé des habitants de notre agglomération, en développant l'exercice physique, en améliorant la qualité de l'air, en réduisant le bruit. C'est bien sûr contribuer à réduire nos émissions en Gaz à Effet de Serre.

Cette délibération présente pour l'essentiel le cadre financier d'un plan vélo : 11 M € / an, traduction au niveau de la CUGT des projets de pdu 2009 et 2011.

Ce que nous défendons, c'est un plan détaillé en 3 axes :

- D'abord, mettre enfin les moyens sur les axes structurants : pour l'instant, nous n'avons que 4 axes affichés comme prioritaires, sans échéance affirmée.
Par exemple à Séville, 120 km de pistes cyclables en site propre, uniquement sur les axes structurants, ont été réalisés en 4 ans. Nous pourrions en faire autant, à condition d'avoir le courage politique de faire enfin la place au vélo.

- 2ème axe : développer une politique d'apaisement de la rue, autrement appelée Code de la rue, avec en particulier la généralisation des zones 30. Paris ou Strasbourg donnent l'exemple avec des engagements forts dans ce domaine.

- 3ème axe enfin : développer un panel de services vélo : stationnements et systèmes de location diversifiés, communication pertinente, créative et ciblée, aide à la location ou à l'achat de vélos, aide au développement du transport de personnes ou de marchandises à vélo... les exemples d'actions positives ne manquent pas.
L'étude Services Vélo qui a été conduite pour le Grand Toulouse préconise 5 actions prioritaires dont nous souhaitons qu'elles fassent l'objet d'une prochaine délibération.

La charte de Bruxelles nous engage sur une part modale de 15% en 2020 pour le vélo.
Hormis les moyens financiers, manquent un plan détaillé, manquent des échéances assumées et enfin les moyens humains qui vont avec.
Nous restons prêts à assumer nos responsabilités pour donner enfin au vélo urbain la place qu'il mérite et voterons cette délibération, en la considérant comme un premier pas sur un chemin qui reste long.

lundi 11 avril 2011

Faut-il zapper les ZAPA ?

Europe Ecologie Les Verts Toulouse s'intéresse vivement à l'expérimentation de Zones d'Action Prioritaires pour l'Air à Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Nice et Aix-en-Provence.

Selon l'OMS, 42 000 personnes meurent chaque année prématurément en France à cause de la mauvaise qualité de l'air. Et à Toulouse aussi, nous ne pouvons que constater l'augmentation du nombre de pathologies respiratoires, en particulier chez les plus fragiles dont les enfants et les personnes âgées.

Mais l'expérimentation ZAPA ne vise que les émissions de dioxyde d'azote et de particules, alors qu'elle devrait s'appliquer à l'ensemble des gaz à effet de serre, dont le CO2. Ainsi, plutôt que de pénaliser seulement les véhicules anciens, on pourrait toucher aussi les grosses voitures récentes très émettrices de CO2 et qui plus est dangereuses en ville par leurs performances disproportionnées. Cela reviendrait à partager l'effort entre tous, plutôt que de viser uniquement les personnes aux revenus les plus faibles.

Il est aussi clair que demander de se séparer de sa vieille voiture doit aller de pair avec une offre de solutions alternatives autres que le seul achat d'une voiture récente. La zone d'expérimentation ZAPA doit donc proposer partout des transports collectifs efficaces, des aménagements cyclables, de l'autopartage, du covoiturage… A moins que le seul but du gouvernement soit de relancer la production automobile, elle-même génératrice de pollutions...

C'est pourquoi nous proposons que Toulouse soit candidate à de futures expérimentations, qui prendraient en compte l'ensemble des pollutions automobiles et qui ne toucheraient pas exclusivement les personnes les plus précaires.