jeudi 7 avril 2011

Fuckushima : si loin et si proche de nous.

(Communiqué d'EELV Toulouse)

A l'heure où des centaines de milliers de personnes sont confinées chez elles ou ont abandonné leur domicile sans espoir de retour ; à l'heure où des centaines de travailleurs reçoivent des doses massives de radiations pour d'improbables réparations ; à l'heure où des millions d'hommes et de femmes ne peuvent plus manger, boire, respirer sans craindre pour leur santé et celle de leurs enfants ; à l'heure où le "nuage" radioactif s'invite chez nous...

le groupe local d'EELV Toulouse
- réaffirme l'incompatibilité absolue entre la technologie nucléaire et la sécurité de l'humanité ;
- craint que les pouvoirs publics ne minorent la réalité des contaminations et de ses effets ;
- rappelle que si le nucléaire constitue 80% de la production électrique française, il ne couvre que 17% de nos besoins énergétiques et n'assure pas l'indépendance de la France puisque la totalité de l'uranium est importé, extrait dans des conditions déplorables pour l'environnement et les populations, principalement au Niger ;
- demande que soit communiqué le coût réel de l'électricité nucléaire, en prenant en compte les pertes liées à la production et au transport, la gestion des déchets et le démantèlement des centrales.

Sortir progressivement du nucléaire est bien évidemment possible. C'est une affaire de volonté politique, de volonté d'arrêter le gaspillage d'énergie généralisé, de volonté de réorienter notre économie vers des activités sobres et durables... Un débat est nécessaire pour permettre à chacun d'être véritablement informé. Ce débat est aussi nécessaire à Toulouse, contrairement à ce qu'affirme Mr Moudenc. Golfech n'est qu'à 80 kms...

Cécile Péguin - Philippe Goirand, porte parole d'EELV ToulousE.

mardi 5 avril 2011

Velo City Séville en diaporama

Séville est une ville qui fait les choses en grand : la cathédrale la plus étendue d'Europe (et qui plus est splendide), un palais majestueux (le Real Alcazar), une place d'Espagne qui l'est tout autant, l'accueil de l'expo universelle en 1992 avec une foule de réalisations architecturales, un patrimoine exceptionnel, jusqu'au développement d'un réseau cyclable... 120 km de pistes en site propre de belle qualité réalisés en 4 ans ! Quel lien entre toutes ces réalisations ? Tout cela serait-il surtout affaire d'échelle de grandeur en fonction d'une culture, d'une histoire ?
En tous cas, voilà un exemple qui permet de placer le curseur à une hauteur intéressante en matière de politique cyclable.


Les photos sont téléchargeables ici : https://picasaweb.google.com/philippegoirand/VeloCity2011# .

mercredi 30 mars 2011

Velo-City Séville : le Québec à l'honneur.

Dans le melting pot sévillan, j'ai été bien content de retrouver Jean-François Pronovost, vice-président de Vélo Québec, qui m'a fait un très beau cadeau : la charte technique québécoise des aménagements pour les piétons et les cyclistes (accessible ici : http://www.velo.qc.ca/fr/expertise/publications-techniques).
Une mine, surtout pour nous Communauté Urbaine du Grand Toulouse, qui sommes en train de rédiger notre propre charte. Tout y est, par exemple les aménagements cyclables possibles en fonction des largeurs de chaussée. Bien sûr, là-bas, on voit les choses en plus grand : au Québec, une piste cyclable de 2,50 est trop étroite et ne doit avoir cette largeur que pour une courte distance, pour retrouver la largeur normale de 3 m. Eh oui, comme disait une pub automobile, "et si le luxe, c'était l'espace ?".

Jean-François Pronovost

Premier retour de Séville



VeloCity à Séville a d'abord été l'occasion de découvrir une ville magnifique au patrimoine exceptionnel.


Paradoxalement, c'est son passé récent (l'exposition universelle de 1992) qui accuse le plus le poids des années, avec des édifices en partie laissés à l'abandon ou déjà démodés. A réfléchir...


Mais le présent de Séville est réjouissant, surtout pour nous, cyclistes. Ce ne sont pas moins de 120 kms de pistes cyclables qui ont été aménagés en 4 ans, avec de surcroît une belle qualité de réalisation.


Ces pistes sont "en site" propre, continues et d'une couleur verte qui les rend bien visibles. Elles ont été construites sur les axes structurants de la ville, suivant un plan qui maille l'ensemble du territoire. Bien sûr, on note encore des manques et la voiture n'a pas été trop dérangée. Mais la vitesse de déploiement et la qualité générale sont assurément exemplaires. La preuve que quand on veut, on peut.

jeudi 17 mars 2011

A propos du déménagement de 2 cliniques toulousaines.

Conseil de communauté du 17 mars 2011

Intervention de Philippe Goirand

Délibération URB 01 relative à la révision simplifiée du PLU du Grand Toulouse, commune de Quint-Fonsegrives – projet de polyclinique



Il nous est aujourd’hui proposé de délibérer sur la révision simplifiée du PLU du Grand Toulouse provoquée par le projet d’implantation d’une polyclinique sur la commune de Quint-Fonsegrives.


Je souhaiterais saluer d'abord la qualité de rédaction de l'exposé. Il est question de "vue plongeante sur Toulouse" "d'affleurer la ville sans en subir les inconvénient" de "parc arboré, verdoyant, ombragé", d'"image souhaitée d'excellence technologique et environnementale".


Vous me permettrez cependant, au nom des élus écologistes, de revenir ici sur les réserves que nous inspire ce projet.

Le constat, que nous avons déjà partagé, est celui-ci : face à la volonté d'établissements de soins privés de déménager, alors qu'ils sont installés au plus proche des populations, notre collectivité dispose de peu de moyens d’action et n’a pas autorité pour statuer sur la carte sanitaire de l’agglomération.


Ne pouvant nous opposer au départ de ces cliniques du territoire toulousain, nous pouvons seulement agir pour qu'elles restent dans le Grand Toulouse, tout en nous assurant de l'absence de financement public pour cette opération, ce qui nous a été confirmé.

D’autre part, les élus de l’agglomération toulousaine s’accordent sur la nécessité de limiter l’étalement urbain et de rapprocher les services des lieux de vie. Or, le déménagement de ces cliniques, le regroupement de deux établissements en un seul, contredisent ces principes. De plus, alors que même "paysagé", l'environnement de ce futur établissement est déjà très routier, ce projet tend à justifier la création d’une nouvelle liaison routière et d’un nouvel échangeur sur la rocade.


Il nous semble qu'à ce stade, la dimension environnementale de ce projet n'est qu'une affaire d'image, une belle carte postale…

C'est pourquoi, regrettant déjà le déménagement de ces deux cliniques, nous restons vigilants et nous abstiendrons sur cette délibération.

mercredi 16 mars 2011

Une économie post-nucléaire : pour quand ?

La question de l'arrêt du nucléaire est de nouveau à l'ordre du jour. Dommage qu'il faille une catastrophe pour que le débat existe...

Mais le nucléaire dépasse la seule question énergétique. Il y a la défense, évidemment, et il faut bien lier le choix du nucléaire civil en France au choix initial d'avoir la bombe atomique.

L'actualité nous donne à réfléchir sur des sujets liés. La Libye est (était ?) un de nos clients pour nos marchants d'armes et de centrales nucléaires... Renault mise à fond sur la voiture électrique. Quelle incidence aurait un parc de voitures électriques équivalent à l'actuel sur notre consommation d'électricité ? Et le développement des TGV ? La France est dramatiquement leader dans de nombreux domaines problématiques sur le plan environnemental...

Donc il va nous falloir proposer, dans le temps nécessaire au démantèlement de nos centrales, non seulement une alternative en matière de production/économie d'énergies, mais aussi une alternative en matière de projets industriels.
Le développement des énergies propres et des économies d'énergies est déjà un projet industriel. Mais d'autres devront exister dans les domaines très consommateurs d'énergie (transports, agro-alimentaire, matériaux...).

Pour revenir aux centrales nucléaires, j'espère que nous avons un savoir-faire en matière de démantèlement. Voilà un premier gisement d'emplois intéressant. Et combien faudrait-il de temps pour démanteler notre parc nucléaire et entrer de plein pied dans une société et une économie post-nucléaire ? 10, 15, 20 ans ? C'est affaire de volonté politique, ou encore de priorité enfin donnée à la sécurité des personnes plutôt qu'à d'autres intérêts.

La question des leviers politiques est ici posée. Dans un système mixte comme le notre, la fiscalité, le financement de la recherche, l'aide aux entreprises innovantes, la commande des collectivités territoriales... voici quelques leviers. Ils ne sont pas infinis et réclameront donc un engagement très fort de la force publique, surtout s'il s'agit de réorienter l'ensemble d'une économie. J'ai du mal à imaginer une telle politique avant que les Ecologistes deviennent majoritaires...

mardi 15 mars 2011

Silences radioactifs (coup de gueule)

Gbagbo et Kadhafi rient parce que le Japon pleure.
Le terrible séisme est l'occasion pour les Etats-Unis et l'Europe de détourner notre attention d'une question qu'ils ne veulent pas affronter : l'obligation morale d'ingérence à des fins humanitaire. Le peuple insurgé libyen n'attend que ça. La Ligue Arabe est d'accord. Mais nos gouvernants hésitent et attendent impatiemment qu'il soit trop tard pour agir. Alors merci le Japon ! Bien sûr, l'accident nucléaire complique le plan médias. Du coup, Sarkozy gesticule sur la Libye pour éviter un débat sur le nucléaire, sachant que sans consensus international, ça restera de la gesticulation.
Mais rappelons-nous, qu'il y 2 ans et demi, ce même Sarkozy était reçu par Kadhafi en compagnie de Kouchner. A cette occasion, un mémorendum était signé pour prévoir la fourniture par la France à la Libye d'un réacteur nucléaire (pour dessaler l'eau de mer)... Imaginons un Kadhafi prêt à rayer son peuple de la carte et disposant d'un réacteur nucléaire... Donc, au jeu du plus irresponsable, je ne suis pas sûr que ce soit le Japon qui gagne.
On nous dit qu'en France, rien à craindre, pas de séisme de niveau 9 ni de tsunami. Mais les centrales japonaises étaient prévues pour résister à un niveau 7. Qu'en est-il des centrales françaises dont certaines sont sur des zones sismiques (Fessenheim, dans le sud-est) ? Quid d'une crue centennale des fleuves bordant les centrales, d'une sécheresse interdisant tout refroidissement (rappelez-vous l'été 2003), d'un ouragan avec une forte montée des eaux, d'une attaque terroriste ? Et lorsqu'on transporte les déchets nucléaires par bateau de la Hague au Japon, pas de risque ? Parlons déchets, justement. Nous en sommes au stade de réfléchir au stockage des déchets les plus radioactifs pour quelques milliers d'années, la question étant : on les garde accessibles ou on les oublie en profondeur ? Quant aux déchets moins ultimes, on les envoie en Russie où ils sont stockés à ciel ouvert dans des zones habitées... Alors, plus responsable que le Japon, la France ?
Le zapping médiatique s'accélère avec le niveau de radiations... Le risque immédiat pour nous, Français, Europens..., c'est la dépression, c'est de tomber dans un fatalisme morbide, de dire des politiques qu'ils sont tous pareils, tous irresponsables. Eh bien non ! Il me semble qu'il existe un mouvement politique qui peut être droit dans ses bottes, qui n'a pas besoin de verdir son discours en fonction des circonstances. Dominique Voynet disait ce matin que nous sommes shootés au nucléaire (comme nous le sommes aussi à la voiture d'ailleurs). Il est donc temps d'amorcer la cure de désintoxication, et ça commence par les élections de ce dimanche en élisant enfin des écologistes dans nos conseils généraux.

lundi 14 mars 2011

Sommes-nous vraiment plus sérieux que les japonais ?

Les centrales nucléaires japonaises auraient été prévues pour résister à des séismes de magnitude 7... Doit-on faire plus confiance aux autorités françaises qu'aux japonaises ? Il semble qu'EDF ait aussi minimisé les risques pour nos centrales...

jeudi 24 février 2011

Reparler du droit d'ingérence ?

Lorsque des armes lourdes et des avions ont servi à massacrer la population libyenne, m'est revenue une belle expression oubliée qui avait pourtant fait débat il y a quelques années : le droit d'ingérence. Il faut espérer une issue rapide en Libye, sans intervention extérieure. Mais si la situation empire, il faudra porter cette idée, même si certains la trouvent éloignée de la non violence.

jeudi 17 février 2011

La SNPE doit fermer

(motion adoptée en plénière EELV Toulouse le 17 février)

En 2001, lors de l'explosion de l'usine AZF (Grande Paroisse), de nombreuses voix, dont celle des Verts avaient demandé la fermeture de SNPE Matériaux Energétiques.
Au fur et à mesure de l'élaboration du Cancéropôle, la présence de la SNPE toute proche est devenue plus insupportable.
Comment imaginer la coexistence entre des lieux dédiés à la santé et une usine chimique potentiellement dangereuse ? Des rumeurs de fermeture se sont faites régulièrement entendre sans que rien ne se passe.
L'absurdité a atteint son comble lors du procès de 2009 lié à l'explosion du tas d'amonitrates d'AZF. Le jugement a conclu à l'impossibilité de démontrer une cause plausible à l'explosion. Pour qui a observé le déroulement presque surréaliste de l'instruction, ce jugement n'a rien d'étonnant.
Il confirme toutefois qu'on peut avoir des explosions d'usine sans raison connue.
Dans ces conditions, il paraissait évident que le maintien de la SNPE était impossible.

La SNPE est aussi un élément du complexe militaro-industriel : la principale production est le comburant d'Ariane mais également des missiles balistiques à tête nucléaire (le M51). C'est donc un élément important de l'arme nucléaire contre laquelle les militants d'EELV sont résolument opposés.
En cas de guerre nucléaire, il paraît vraisemblable que cette usine proche du centre de Toulouse devienne une cible potentielle.
Il est du devoir des élus de protéger les citoyens qui leur ont fait confiance. C'est une autre bonne raison de demander l'éloignement ou la fermeture définitive de ce type d'usine.

La CLIC du 13 décembre fait part de la cession de la SNPE au groupe privé Safran au 31 mars 2011. Cette vente est autorisée par la loi de programmation militaire. Il est explicitement prévue la possibilité de "changement d'usage et de redéveloppement du site".
Les produits chimiques actuellement sur le site sont dangereux pour la santé. Leur évacuation en cas d'innondation brutale est problématique (l'usine est dans le cours du fleuve). Depuis quatre ans, la SNPE rejette dans le fleuve du perchlorate d'ammonium. La DREAL a qualifié l'impact de "non totalement maîtrisé". L'industriel est resté sourd à ces remarques et s'est même permis d'attaquer la DREAL en justice.
Le citoyen peut légitimement s'interroger sur ce que réserve l'avenir, en cas de "changement d'usage". L'opacité de la raison d'Etat et la rapacité d'une entreprise privée peuvent se conjuguer pour le pire, c'est à dire un nouvel accident industriel à deux pas des hôpitaux sur le site du Cancéropôle.

Il n'y a qu'une solution : il faut fermer la SNPE tout de suite.

Le groupe de Toulouse demande à son parti, à ses élus et à tous les décideurs de prendre les mesures nécessaires en ce sens.

Le conseil municipal des enfants pour le vélo

J'ai été sollicité par le conseil municipal des enfants du secteur 5 de Toulouse. Leurs membres (des jeunes de 10 ans) souhaitaient un service de VélOToulouse adaptés à leur morphologie.

A l'issue d'une première réunion très intéressante et constructive, nous avons convenu ensemble que cette demande était très compliquée à réaliser, mais que nous pouvions envisager d'autres actions pour développer le cyclisme urbain chez les jeunes. Nous allons donc nous revoir une fois par mois jusqu'à l'été.
Déjà au programme, visite de la Maison du Vélo le 23 février, atelier vélo le 30 mars et un travail sur la formulation d'une commande politique que je m'engage à relayer.

dimanche 30 janvier 2011

Communiqué EELV Toulouse - Maison d'arrêt St Michel : avis partiel, orchestré par un gouvernement partial.

Les militants EELV toulousains n'acceptent pas les manoeuvres qui ont conduit la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites à n'émettre un avis que sur une faible partie de la maison d'arrêt St Michel. L'étoile à 5 branches et la rotonde centrale n'auraient aucune valeur historique et seraient vouées à la destruction ? La mobilisation massive des associations, des habitants, pour leur patrimoine, leur histoire, le projet ambitieux d'une centralité pour le quartier... tout cela ne pèserait rien face à l'intérêt des puissants ? Une modification au dernier moment de l'ordre du jour de la commission semble être la raison de cet avis partiel, orchestré par un gouvernement partial et mercantile.


Nous demandons donc que la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites se réunisse à nouveau pour examiner l'intégralité du site et que ses membres puissent cette fois travailler sereinement.

vendredi 21 janvier 2011

En première page du site de Servier et écrit : "La découverte de la vie". Un grand philosophe, Mr Servier...
Etonnant que Ben Ali et sa famille ne soient qualifiés de mafia qu'après leur fuite. Même chose pour Servier ?

mardi 18 janvier 2011

A Lille, le nouveau stade de 50 000 places coûtera 6 ou 700 M €. A Toulouse, ce serait 10 fois moins pour seulement 4000 places de +.

lundi 17 janvier 2011

samedi 25 décembre 2010

Vous avez dit vote utile ?

Gaby Cohn-Bendit ne veut voter au 1er tour des présidentielles que pour un candidat qui a des chances de figurer au second (http://www.liberation.fr/politiques/01012309575-les-ecolos-et-2012).

D'accord avec lui. Et comme lui, j'ai voté Jospin en 2002 et Royal en 2007.

Mais en 2012, Eva Joly a des chances d'être au second tour, et peut-être plus de chances qu'un socialiste de battre Sarkozy ou Le Pen.

Eva Joly incarne l'exacte opposition à Sarkozy. Les Français pourraient ne pas s'y tromper !