samedi 27 mars 2010

Lettre à l'écolo qui est parti à la pêche ou à la montagne le 14 mars.

C'est bizarre, l'élection régionale est passée, et on n'entend plus parler de Claude Allègre... Bon, on ne peut pas avoir Yann Arthus Bertrand à la veille de chaque élection, mais entre Copenhague et les régionales, le débat sur le réchauffement climatique a été "légèrement" pollué. Certains euro-écolos seraient-t-ils alors devenus régiono-écolo-sceptiques et partis à la pêche ?

D'autant qu'il a fallu que Jean Ferrat nous fasse un gros coup médiatique à la veille du 1er tour. D'autres euro-écolos seraient-t-ils alors partis à la montagne ? Bien sûr, elle est encore belle la montagne, mais attention, les neiges y sont de moins en moins éternelles.

vendredi 26 mars 2010

Facebook m'a piégé !

J'adresse mes plus plates excuses à tous mes "amis" (surtout les nouveaux). Une fausse manip m'a conduit à inviter sur Facebook tous les membres de mon carnet d'adresses. Un seul mail d'insultes pour l'instant... L'occasion de quelques retrouvailles sympathiques aussi. Merci de votre tolérance !

mercredi 24 mars 2010

Appel du 24 mars ?

La séquence électorale passée, la question organisationnelle devient centrale. Il s'agit d'opérer le saut quantitatif et qualitatif indispensable pour que notre mouvement politique soit à la dimension des scores électoraux réalisés.


L'appel du 22 mars avec en particulier le site collaboratif (http://europeecologie22mars.org/) mis en place pour collecter les contributions et la constitution de "Comités du 22 mars" s'inscrit dans la dynamique opérée par Europe Ecologie.


Le 23 mars, l'appel des Eurodéputés (et aussi d'autres élus Europe Ecologie) a déjà eu le mérite de nous libérer de débats stériles du type "pour ou contre Dany Cohn Bendit". Il indique les mêmes enjeux, dont le premier est la structuration d'EE sans tomber dans la lourdeur des partis traditionnels. La nécessité d'agoras pour y réfléchir apparait aussi.


Après les succès électoraux d'Europe Ecologie, je soufflet peut encore retomber. Les tirages de couverture à soi pourraient tous nous déséquilibrer. Paradoxalement, les appels de Dany, des Eurodéputés et autres élus nous prémunissent de ces risques. La plupart n'ont plus rien à prouver ou en tous cas pas d'ambitions immédiates. En proposant une organisation souple et simple, leur projet laisse une grande place à la "base", à la prise en compte des contributions de chacun.


N'opposons cependant pas cette démarche avec celle de rassemblement portée par les instances actuelles d'Europe Ecologie et des Verts. Recherchons la multiplication des acteurs, la complémentarité des actions, l'élargissement du champ d'investigation et une saine émulation !

Les contributions issues des "Comités du 22 mars" (ou appelés autrement...) doivent aussi nourrir le processus porté par Europe Ecologie et les Verts, en bons adeptes du logiciel libre, gratuit et modifiable par qui le souhaite !


Ne nous trompons pas d'objectif. Il s'agit bien de créer un mouvement neuf, pas de coller des morceaux existants entre eux. Mais ne mésestimons pas le travail accompli, en particulier par les Verts. Ne ré-inventons pas l'eau chaude !


Diffusons le message. Inscrivons-nous en masse sur le site http://europeecologie22mars.org/ .

Contribuons à la création de "Comités du 22 mars" dans nos villes, villages ou quartiers. Et si on préfère les appeler autrement, pourquoi pas…


Le train est en marche. Quel que soit le nom qu'on lui donne, c'est le même train. Celui de l'écologie politique devenue mature, organisée et à même de conduire des majorités.

mardi 23 mars 2010

Appel du 23 mars.

(je le retransmets intégralement, parce que je n'ai pas trouvé de site officiel pour ce texte).


Europe Ecologie à l'heure de l'affirmation


En moins d’un an, Europe Ecologie est devenue la troisième force politique française. Malgré un certain recul, le résultat des élections régionales confirme celui des élections européennes. L'écologie est désormais reconnue comme porteuse d'un projet de société crédible. Elle s'affirme comme une nouvelle offre politique, dépositaire d'une "autre voie". Son rôle consiste désormais à mettre en oeuvre une mutation écologique, économique et sociale adaptée à la nouvelle donne planétaire.

Pour que ce projet se poursuive et s'enracine durablement, jusqu'à devenir le nouveau pivot de la vie politique, le rassemblement Europe Ecologie est confronté au défi de sa propre évolution. Celle-ci repose sur une double exigence : consolider la singularité politique de notre mouvement et penser sa métamorphose organisationnelle, dans le sens de l'autonomie.

Les signataires de ce texte proposent de mettre en débat les principes et les conséquences de cet objectif au sein d'Europe Ecologie afin de franchir ensemble une nouvelle étape. Nouvelle étape que l'existence d'une délégation commune d'eurodéputés à Bruxelles et les nouveaux groupes d'élus dans les conseils régionaux préfigurent d'ores et déjà.



Consolider une identité politique autonome

Europe Ecologie a bâti son identité (et son succès) sur l'affirmation du caractère déterminant de la crise écologique globale et de ses conséquences sociales ainsi que sur la promotion d'un projet porteur de solutions. Nous avons incarné cette orientation dans un programme de transformation écologique de l'économie et de la société qui installe le critère de la régulation écologique - l'éco-conditionnalité - au coeur des choix publics. Notre mouvement s'est ainsi affirmé en développant sa propre cohérence entre environnement, social, économie, éthique, solidarité et démocratie. C’est cette singularité politique qu'il nous appartient désormais de renforcer en tant qu'alternative aux crises qui minent les civilisations et dont les effets s'enracinent dans le système productiviste dominant.

L'affirmation de l'autonomie idéologique et programmatique de l'écologie politique constitue maintenant la poutre maîtresse de notre identité. L’écologie ne doit plus se sentir sommée de choisir son camp pour s'aligner sur ce qui n'est pas elle.

Notre revendication d'autonomie politique ne saurait nous conduire pour autant à camper dans un splendide isolement, en attendant une hypothétique majorité. Les ravages de la crise ne permettent aucun retard à la mise en oeuvre du changement. Si nous nous situons sans ambigüité dans l'opposition au gouvernement UMP et à l'omniprésidence Sarkozy, dont la politique conforte la machine à aliéner les humains et à épuiser la terre, nous sommes favorables à des partenariats et à la constitution de majorités, ponctuelles ou durables, autour des solutions écologiques, sociales et démocratiques pour desserrer l'étau de la crise.



Construire l’autonomie organisationnelle

Privée d'outil, la politique est impuissante. Il s'agit donc de trouver les formes opérationnelles qui donnent corps à nos idées pour qu'elles s'incarnent dans le tissu social et qu'elles deviennent vraiment réalité.

Europe Ecologie a su établir un compromis dynamique entre une force structurée - les Verts - et un mouvement convergent de sensibilités diverses. Les différenciations ont laissé la place à l'élan commun. Elles l'ont même nourri.

Ce pacte de vie commune fut notre coup de génie collectif. Loyalement respecté par tous, il a permis d'installer notre crédibilité.

Il est aujourd'hui caduc dans la mesure où il est manifestement inadapté à la nouvelle donne politique. Au niveau où elle est maintenant installée, au regard des enjeux et de ses responsabilités nouvelles, l'écologie politique ne peut plus se satisfaire d'une forme organisationnelle hybride, pragmatique et fragile. Prolonger la cohabitation entre un parti et un réseau reviendrait à se condamner au surplace, voire à la désagrégation. Il n'est plus possible de soumettre les décisions à plusieurs structures de validation dont les procédures ne sont pas collectivement partagées.

Il nous faut passer maintenant du compromis au cadre neuf d'un mouvement ouvert à de nouvelles énergies, structuré pour durer, fort d'une identité partagée et d'une expression politique commune, organisé de manière identique pour tous, avec des militants à égalité de droits et de devoirs, en débat permanent avec les acteurs de la société et les citoyens.

L'heure est à l'unité. Après un débat aussi large et régionalisé que possible, des Assises fondatrices (ou Etats généraux constitutifs) lanceront un nouveau mouvement de l'écologie politique qui formalisera la métamorphose d'Europe Ecologie et des Verts pour porter le projet écologiste aux élections de 2012.

L'heure est à l’égalité. Le futur mouvement de l'écologie politique sera un rassemblement de personnes et d'élus adhérant individuellement à cette nouvelle formation par l’acte symbolique et matériel de la cotisation.

L'heure est à la clarification. Après un temps d'adaptation respectant les transitions nécessaires à l'intégration de chaque sensibilité et de chaque groupe au nouveau mouvement, dans un délai qui reste à définir, les membres du futur mouvement de l'écologie politique devront renoncer à leur appartenance à une autre organisation politique.

L’heure est à la transparence démocratique. Les décisions structurantes devront faire l'objet de votes impliquant directement l'ensemble des membres. La désignation des organes dirigeants fera évidemment l'objet d'une procédure démocratique.

L’heure est à l’ouverture, en organisant des agoras régionales et nationales régulières au sein desquelles s'impliqueront les forces vives de la société. La structure organisationnelle de l'écologique politique doit être en permanence ouverte sur la société, au contact des acteurs sociaux, associatifs, économiques et des citoyens.

L'objectif de transformation écologique de la société, l'espoir social dont nous sommes porteurs, les responsabilités présentes et à venir dans l'exercice du pouvoir, nous conduisent à pousser plus avant notre logique fondatrice. Nous devons aller de l'avant et faire le choix d'une affirmation commune dans une nouvelle formation politique aux contours inédits comme nous le mettons déjà en oeuvre à Bruxelles et dans les nouveaux conseils régionaux. Nous appelons donc à la métamorphose d'Europe Ecologie et des Verts en un mouvement politique unifié et pérenne qui porte le projet de transformation écologique et social.



Un débat et un calendrier

Nous sommes conscients de la difficulté à mettre en œuvre une telle métamorphose qui devra aussi ménager les rythmes nécessaires à l'adaptation de chaque composante constitutive de notre rassemblement ou désireuse de le rejoindre.

C'est l'objet du débat qui est devant nous, lequel devra cheminer entre deux écueils :

  • Reproduire stricto sensu la "forme parti" traditionnelle reviendrait à consentir à nouveau à la dictature de l'interne et à ses pesanteurs. De même, une fédération de partis et courants, fondée sur l'origine politique des membres, reproduirait le schéma partidaire en le cristallisant sur le passé.

  • Se satisfaire d'une "forme réseau" conduirait à une certaine impuissance. Les réseaux constituent une force d'action diffuse et souple conforme à notre désir de pratiques politiques différentes, mais ils ne sauraient remplacer la nécessité de provoquer un impact global dans le champ politique et institutionnel.

Entre ces deux extrêmes, d'autres formes d'organisation peuvent être imaginées et bâties intelligemment. Des pistes existent qu'il s'agit de rendre opérationnelles : pratiques référendaires, votations sur les orientations stratégiques, consensus comme méthode de gouvernement...

De même, un socle organisationnel commun n'interdit pas de mettre en place d'autres formes participatives au projet écologiste, sous forme de réseaux. L'ancrage de l'écologie politique relève davantage de pratiques dynamiques avec les acteurs de la société civile que des impératifs d'un parti.

A tous nos comités, à tous nos réseaux, aux partis intégrés à Europe Ecologie, aux groupes de nouveaux élus de se saisir de ce débat sur le devenir de notre maison commune. C'est notre feuille de route maintenant.

Sans préjuger de l'émergence d'autres questions politiques comme celle de notre attitude lors des futures échéances présidentielle et législatives, nous proposons que ce débat acte en priorité les deux points cardinaux que nous développons dans ce texte : autonomie politique et autonomie organisationnelle.

Reste à adopter consensuellement un calendrier pour ce débat. De notre point de vue, sa conclusion doit intervenir en amont des futures échéances électorales avec des Assises fondatrices du nouveau mouvement fin 2010 ou début 2011, après une étape intermédiaire de restitution des débats régionaux dès juin 2010 et une poursuite de la réflexion lors des journées d'été du rassemblement et des Verts.

Ainsi nous continuerons ensemble le chemin.





André ASCHIERI, Danièle AUROI, Sandrine BELIER, Jean-Paul BESSET, Marie-Christine BLANDIN, Christian BOUCHARDY, José BOVE, Jean-Marc BRULE, Pascal CANFIN, Yves COCHET, Daniel COHN-BENDIT, Françoise COUTANT, Karima DELLI, François DE RUGY, Jean DESESSARD, François DUFOUR, Pascal DURAND, Jacques FERNIQUE, Mireille FERRI, Hélène FLAUTRE, Stéphane GATIGNON, André GATTOLIN, Sacha GOLDMAN, Guy HASCOET, Yannick JADOT, Ghislaine JEANNOT-PAGES, Eva JOLY, Pierre LARROUTUROU, Alain LIPIETZ, Eric LOISELET, Jean-Philippe MAGNEN, Noël MAMERE, Mickaël MARIE, Caroline MECARY, Jacques MULLER, Christophe PORQUIER, Michèle RIVASI, Jean-Louis ROUMEGAS, François SIMON, Anne SOUYRIS, Claude TALEB, Dominique VOYNET…


lundi 22 mars 2010

Communiqué des Verts Toulouse : partageons nos intelligences !

Nos sentiments sont contrastés à l'issue de l’élection régionale 2010 : ancrage électoral d'Europe Ecologie au 1er tour, nette victoire de la gauche au second, rejet massif de l'UMP, mais aussi… débat escamoté (en particulier sur le développement économique et l’emploi), abstention inquiétante, renaissance du Front National…


Bénéficiant d’un effet « sortants » et de son rôle historique d’alternative de gouvernement face à une droite décrédibilisée, le Parti Socialiste a su mobiliser son électorat dès le 1er tour.

Dans ce contexte, nous devons nous féliciter du travail accompli et de la belle campagne portée par Gérard Onesta. Nous avons su donner du sens à la « politique autrement ».


A Toulouse, nos 18,9 % du 1er tour confirment les scores des Européennes mais aussi des cantonales 2008. Le rapport de forces plus serré doit amener toutes les composantes de la majorité municipale à réfléchir encore plus qu’ailleurs à un partenariat pacifié, équilibré et respectueux afin de prolonger l’aventure bien après 2014.


L'heure est maintenant à la pérennisation d'Europe Ecologie, à l'ouverture à toutes les bonnes volontés pour construire un mouvement répondant globalement aux attentes de tous, porteur du meilleur avenir possible. Cette bonne séquence électorale nous donne une grande responsabilité.


Appel du 22 mars.

Retiendrons-nous le 21 ou le 22 mars ? http://europeecologie22mars.org/

... dont ce petit extrait m'a particulièrement plu :
"Parti de masse caporalisé ou avant-garde éclairée de la révolution, rouge voire verte : ça, c’est le monde d’hier. Celui de la révolution industrielle et des partis conçus comme des machines désincarnées, sans autre objet que le pouvoir. Comme des écuries de Formule 1, ces belles mécaniques politiques peuvent être très sophistiquées et faire de belles courses entre elles, mais elles tournent en rond toujours sur le même circuit, avec de moins en moins de spectateurs."

jeudi 18 mars 2010

Vélo poubelle


Pour ceux qui doutaient encore du fait que le vélo est un véhicule propre.
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Des transports en toute sécurité


Il faut être prévoyant dans la vie. Pensez donc à en avoir toujours sur vous. 6 €, c'est un peu cher, mais il s'agit d'une bonne marque avec un caoutchouc de bonne qualité.
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samedi 6 mars 2010

Communiqué : Le gouvernement français se fout des cyclistes.

Ce samedi matin, à l'occasion d'une action de l'Association Vélo, nous avons pu constater une fois de plus l'irrespect généralisé des aménagements cyclables par les automobilistes. Le stationnement des voitures sur les nouveaux aménagements cyclables, comme Place de la Daurade ou Avenue Honoré Serres, me conduit à me demander si je suis vraiment en charge du développement du vélo ou plutôt du stationnement automobile…

Pourtant, en fin d'année dernière, nous avons entrepris, avec la Police Municipale et en concertation avec l'Association Vélo, des actions de verbalisation ciblées. Force est de constater que ces actions sont insuffisantes. Nous devons donc redoubler d'efforts, dans les limites techniques et législatives qui nous sont imposées.

Mais il est indispensable que le gouvernement s'intéresse enfin aux cyclistes. Le vélo est le grand oublié du Grenelle de l'Environnement et du Plan de Relance, avec des financements d'infrastructures ridicules. La démarche "code de la rue" est en panne. Quant à la police nationale, les cyclistes peuvent constater quotidiennement à quel point elle n'est pas concernée par les aménagements cyclables. A devoir faire du chiffre, on est moins mobilisé pour des contraventions à 35 €…

Ce constat concerne aussi les piétons et les personnes handicapées, pour lesquels les trottoirs ne sont pas plus respectés. Il est temps que nos dirigeants nationaux comprennent que la rue n'appartient pas aux seuls automobilistes, que l'heure est à un partage apaisé de l'espace. Ca passe par des évolutions législatives courageuses et des financements d'infrastructures conséquents, qui resteront toujours modestes comparés aux grands projets routiers.

vendredi 19 février 2010

Eva Joly, maître judoka

Hier, dans un amphi bondé de l’Institut d’Études Politiques de Toulouse, Éva Joly et Gérard Onesta nous ont parlé de lutte contre la délinquance financière et des leviers possibles au niveau d’une région. En résumé, combattre les paradis fiscaux, c’est probablement la manière la plus efficace d’enrayer le détournement de ces milliards qui manquent cruellement au développement des populations les plus démunies, parce qu’abolir les paradis fiscaux revient à priver les multinationales du plus sûr moyen de planquer le fric et de le soustraire à l’impôt. Et une région peut s’engager à ne passer contrat qu’avec des sociétés vertueuses, comme quelques banques peuvent encore l’être. Voilà une idée qui pourrait faire boule de neige...

En dehors de ce débat fondamental en termes de moyens de régulation pour les États, ce que je retiendrai aussi, c’est cette douceur que dégage Éva Joly. Son autorité vient d’ailleurs, pas d’envolées verbales, simplement de ce vécu de lutte qui l’habite et qu’elle transmet presque charnellement. Gamin, j’ai fait du judo, et un principe énoncé par un professeur m’avait laissé perplexe : "la douceur est supérieure à la force". Merci à Éva de donner corps à ce principe. Elle n’est pas la première, mais ce n’est pas si fréquent.

A une heure électorale où la question des clivages peut faire débat - gauche/droite, centre ?, centre gauche/centre droit, révolutionnaire/régulateur/dérégulateur, que sais-je encore -, j’en vois un très clair : honnête ou complice de la mafia mondialisée. Il ne faut plus avoir peur des mots. C’est à une mafia que nous avons à faire et il est intéressant de constater qu’après le combat judiciaire, Éva Joly a choisi le combat politique.

Et face - entre autre - à un Sarkozy qui nous dit que le problème des paradis fiscaux est réglé, nous mesurons la difficulté de l’entreprise...

Avatar d'écolo

Amateur de ciné en général et de films de science fiction en particulier, il a bien fallu que j'aille voir Avatar. C'est un peu comme l'écologie. A partir du moment où le sujet devient central, chacun (et en particulier chaque politique) s'oblige à s'y intéresser, afin de mieux conjuguer le développement durable par ci et le bio par là, sans s'empêcher pour autant de prendre la bagnole pour faire 500 mètres.
Mais ne généralisons pas et ne nous égarons pas. Revenons à Avatar. Et en 3D s'il vous plaît. L'avantage avec la 3D, en tous cas en VO, c'est que les sous-titrages se détachent bien de l'image, comme en suspension dans la salle obscure... Bon alors ? Et bien c'est beau. Une esthétique un peu tape à l'oeil, mais on se laisse bien embarquer pendant plus de 2 heures. L'histoire ? Pas complètement idiot comme intrigue, mais sans surprise, avec une fin décevante. Après tout, si le but était de nous culpabiliser, nous humains, il eut fallu massacrer tous les habitants de cette belle planète jusqu'au dernier et repartir l'astronef gorgé du minerais convoité ! Mais une fin malheureuse aurait sans doutes fait quelques pépètes en moins pour notre ami James. James ? Cameron, le pote à Al Gore. Le nouveau gourou de l'écologie US. Il doit au moins rouler en Prius (pas de bol en ce moment...).
Alors que nous dit ce film en matière d'écologie ? Si vous voulez nous sauver, retrouver l'harmonie, retournez vivre dans la nature, dans les arbres ! L'enchevêtrement de toutes les racines de plantes forme un réseau autrement plus dense, plus riche, que notre pauvre réseau internet ! Respectez le chef ! Puis le fils du chef ! Vous ne devez vous accoupler que dans le parfait amour, dans le but de fonder une famille. Excusez-vous auprès de l'animal que vous venez de chasser. En résumé, pour sauver la planète, soyez de bons Peau Rouge ! Avatar est un western qui finit bien puisque ce sont les Indiens qui gagnent. Le spectateur américain peut verser une petite larme pour évacuer sa culpabilité encore inconsciente. Un peu comme la prière ou la confession pour chasser les pêchers... et repartir le coeur vaillant dans son 4x4.
Pour une vision américaine de l'écologie positive et inscrite dans la modernité, il va falloir attendre encore. Pas trop longtemps j'espère...

jeudi 28 janvier 2010

La Maison du vélo vous fait la leçon

( Article de la Dépêche du Midi )

Déplacements. Début février, elle met en place des cours pour apprivoiser la bicyclette et bouge en ville en toute liberté.


On a coutume de dire que le vélo ne s'oublie pas et qu'il suffit de remonter en selle pour retrouver le coup de pédale…

Dès le 30 janvier, la Maison du vélo lance un nouveau service, inattendu et original : le vélo école ou comment (ré) apprendre à pédaler de A à Z : « Ce service inédit sur la ville est destiné à tous ceux qui veulent apprendre à faire du vélo ou qui ont simplement oublié l'attitude à adopter, précise Sylvain Boux, directeur de la Maison du vélo, installée en face de la gare Matabiau. C'est généralement un public de seniors, des jeunes ou des mères de famille de quartiers sensibles qui veulent sauter le pas et décident de faire du vélo en ville pour se faciliter les déplacements ». Ces cours échelonnés en cinq fois sur deux heures sont censés faire découvrir le vélo, depuis la mécanique jusqu'au maniement : « Dès février, ces cours devraient être donnés dans certaines écoles, reprend Sylvain Boux. Puis dans certaines entreprises comme EDF qui prévoient de mettre en place une mini-école de vélo, sans oublier Pôle Emploi qui pense également à initier ces cours à destination de personnes confrontées à des difficultés de mobilité lors d'horaires décalées. Elles seront alors bien contentes de pouvoir enfourcher un vélo pour se rendre à leur travail ».

Tarifs sans abonnement
Décidément dans l'air du temps, la Maison du vélo met en place depuis janvier 2010, de nouveaux tarifs pour louer un vélo de ville : « Jusqu'à maintenant, il fallait posséder une carte pastel et un abonnement soit Tisséo, TER ou Arc-en-Ciel, reprend le responsable. Dorénavant, chacun peut profiter de ces tarifs durant trois mois sans abonnement ».

Ces tarifs, très attractifs puisqu'ils vont de 5 € la semaine à 10 € le mois ou 100 € l'année, permettent d'avoir un vélo de ville pliant ou pas. « Un modèle très demandé par le public, note le directeur. Évidemment, il est bien plus pratique, notamment pour emporter dans les transports ». Enfin, la Maison du vélo, c'est aussi la vélocythèque avec un centre de documentation de cartes et de DVD pour tout savoir sur le vélo.

La Maison du vélo met aussi à disposition de ses adhérents un atelier réservé où l'on peut faire réparer son deux-roues par une équipe de salariés ou de bénévoles, (lundi, mardi et mercredi), ainsi qu'un service de location de vélo, en partenariat avec Tisséo et complémentaire de VélÔToulouse. Une location possible à la semaine, au mois ou à l'année où l'on peut garder le vélo chez soi. Infos : Maison du vélo, 12, boulevard Bonrepos. Tél.: 0 534 406 472

mercredi 27 janvier 2010

Voeux pieux ?

J'adresse tous mes voeux d'une belle année 2010 à tous les automobilistes quotidiens. Je vous souhaite de trouver les solutions pour réduire votre budget déplacements et contribuer à préserver la planète. Les moyens ne manquent pas et peuvent être associés : covoiturage, transports en commun, vélo classique, électrique ou pliant (la Maison du Vélo en propose plusieurs modèles à la location)...
Je souhaite aussi une douce année à tous les militants cyclistes qui oeuvrent sans relâche au développement du vélo urbain. Merci pour votre engagement et votre soutien critique !
Pour ma part, je continuerai à me démener pour développer le vélo à Toulouse et dans son agglomération, malgré des moyens humains sans rapport avec la priorité affichée d'une ville apaisée et durable.

mercredi 13 janvier 2010

Tissées haut… les combines politiciennes !

COMMUNIQUE des Verts Toulouse

Mardi, en conseil syndical de Tisséo, Pierre Cohen a été élu à l'unanimité président de Tisséo, en remplacement du vert Stéphane Coppey, éjecté par un coup de force orchestré par ce même Pierre Cohen, avec derrière lui PS, PC, PRG, MRC et quelques élus de droite.

La guerre sanglante que se livraient les représentants du Grand Toulouse et du Sicoval (tous PS) sur fond de prolongement de la ligne B du métro a été stoppée net comme par enchantement, en s'essuyant les pieds sur l'accord passé avec les Verts, sans lequel la victoire des municipales 2008 n'aurait pu se faire. Au point que l’on peut se demander si cette éjection ne figurait pas déjà dans les projets socialistes du printemps 2008.

A soixante jours des élections régionales, ce triste épisode montre que la question de confiance liée aux alliances entre partis politiques reste toujours posée et qu’il est plus que jamais urgent, pour le bien-être de nos concitoyens, de gouverner autrement.

Toute notre reconnaissance va vers Stéphane Coppey, pour l'excellent travail réalisé, avec en particulier la conduite de la révision du Plan de Déplacements Urbain, incluant par ailleurs une étude objective et précise des différentes options de prolongement de la ligne B que, nous n’en doutons pas, le nouveau Président de Tisséo saura exploiter.

Les Porte-Parole, Hélène Chessé et Philippe Goirand

mercredi 6 janvier 2010

Drôle de début d'année.

Bonne année 2010 ! Pas plus inspiré pour le moment...

Aujourd'hui, réunion sur les vélos-taxis. J'imaginais que nous aurions une réflexion globale sur ce moyen particulièrement écolo et agréable de transporter des personnes en porte à porte. Et bien, nous étions 4 élus plus 6 ou 7 autres personnes pour aborder le "problème" que ces sympathiques engins posent en stationnant pour attendre les clients. L'urgence n'est pas où les écolos l'imaginent, comme nous l'ont rappelé nos dirigeants à Coppenhague...
Parfois, au regard des problèmes qui me sont posés, je n'ai pas l'impression d'habiter une grande agglomération, ni la même planète que certains.
La phrase du jour revient à mon collègue Bernard Marquié, adjoint communiste aux déplacements : "plus il y a de pistes cyclables, plus on voit de cyclistes sur les trottoirs". J'ai manqué de répartie. Je lui ai répondu : "c'est parce qu'il n'y a pas encore assez des pistes". Histoire de rester dans le ton absurde, le maniement du paradoxe qui sied bien à nos "amis" communistes en ce moment, j'aurais du répondre, "alors supprimons les trottoirs !" ou encore "si tu veux vraiment t'intéresser à la pratique du vélo à Toulouse, il va falloir enlever les gros sabots."

Non, vraiment, pas très inspiré en ce début d'année.

mardi 22 décembre 2009

Les 2 délégués Verts de Tisséo virés, dont Stéphane Coppey, président de Tisséo... Que devient l'accord Verts/PS ?

D'abord, plus d'infos à ces adresses :

Ce lundi 21 décembre, au conseil de la communauté du Grand Toulouse, nous avons été forts et solidaires. Nous avons montré qu'on pouvait faire de la politique autrement, loin des entourloupes où le reste de la gauche a tenté de nous entraîner.

Il faut quand même savoir que Pierre Cohen et ses lieutenants nous ont proposé à la place de la présidence de Tisséo la présidence de la commission transports et (cerise sur le gâteau :-), l'embauche du chargé de mission vélo bloquée depuis cet été. Ca signifie qu'une personne dont le recrutement a été effectué cet été, conformément à un engagement de campagne, dont il est clair qu'elle est nécessaire pour donner une impulsion en matière de vélo et modes doux, autrement dit l'intérêt général, tout cela a été mis dans la balance d'une tentative de négociation de marchands de tapis.
Spéciale dédicace aux collègues communistes qui se sont prêtés plus que volontiers à la manoeuvre et se retrouvent désormais à 3 élus au conseil syndical de Tisséo. Après ça, il faudra qu'ils expliquent l'intérêt pour eux de partir en autonomie aux régionales, si c'est pour n'être en définitive que des satellites du PS. Au moins avec le PRG, c'est clair...
Mais Stéphane est encore président de Tisséo, probablement jusqu'au prochain conseil syndical. Un recours est possible contre ces 2 délibérations. L'idée d'un comité de soutien me semble à réfléchir, s'il est possible de mobiliser bien au-delà des verts.

La question de notre démission est posée par certains militants. Pierre Cohen en serait peut-être très satisfait... Entre autres erreurs, il nous a libéré de toute obligation de réserve en rompant l'accord électoral. Martin Malvy peut lui dire merci :-). Et puis si la rupture arrive, nous serons plus utiles comme conseillers municipaux d'opposition que si nous ne sommes plus rien du tout.

Tout ceci laisse bien évidemment un goût très amer. J'ai le sentiment que ce qui dérange le plus, c'est que nous nous démenons sans compter dans nos délégations et que nous avons une réelle ambition. Notre seul rapport à la politique est peut-être déjà une provocation pour eux. Il leur renvoie à la figure leur absence de vision de long terme, de cohérence, leur cumul des fonctions qui les conduit à laisser les mains libres aux services techniques. Pourtant, le PS compte des gens de qualité... Alors pourquoi continuent-t-ils à diriger la gauche droit dans le mur ? Je vous renvoie à une petite fable écrite dans mon blog intitulée la grenouille et le scorpion. Ajoutons à ça la trouille du chef au point de ne pas oser passer par l'isoloir au moment du vote. Vraiment, je propose aux militants PS un stage chez les Verts. Ca va leur nettoyer les neurones.

Je crois que nous sommes témoins de ce que peut être l'aveuglement du pouvoir, qui conduit à ne fonctionner qu'en petit cercle, sans faire confiance aux autres. Pierre Cohen veut décider de tout, jusqu'au modèle de nos téléphones portables. Alors, laisser piloter les transports par un vert... Alors que le périmètre de Tisséo préfigure ce que devrait être la grande agglomération toulousaine... C'est bien trop lui demander. Il est même possible qu'il soit sincère dans cette idée que lui seul résoudra le problème de gouvernance entre les 3 intercommunalités "partenaires" de Tisséo. Bon courage Pierre !

Et malgré tout ça, croyez-le si vous voulez, je n'ai pas envie de laisser tomber. Parce que malgré les énormes pertes de temps et d'énergie dans les joutes politiciennes, la confrontation à l'immobilisme ou l'inertie, j'ai quand même le sentiment de nous faire avancer dans la bonne direction, sûrement pas assez vite, mais d'avancer quand même.

Bonnes fêtes à tous. Il faut reprendre des forces pour la campagne régionale.

samedi 19 décembre 2009

Politique nationale vélo : des ambitions ridicules

Dans un contexte déprimant autant au niveau planétaire que local, un info démontrant bien l'importance que Nicolas Sarkozy et le gouvernement accordent à la réduction de nos émissions en gaz à effet de serre en général et à la cause du vélo en particulier : notre Gouvernement accorde quelque 100 millions d'euros de remise sur la taxe carbone aux transporteurs routiers et annonce un appel à projets 'vélo' national doté de 500 000 euros en début d'année. Comme je l'ai dit hier en conseil municipal, c'est ridicule.
Mais d'ici 2050, tout peut encore changer...

mercredi 16 décembre 2009

Réchauffement à Coppenhague, fraîchissement à Toulouse

Extrait d'une interview dans le Monde de Carlos Minc, ministre brésilien de l'environnement.

" ...Il y a un problème basique de méfiance et - Freud en a parlé - quand la méfiance est installée, il est difficile de la faire disparaître. Mais comme nous n'avons pas suffisamment de divans pour cent quatre-vingt-dix délégations, il nous faut utiliser une autre méthode que la psychanalyse...

La difficulté sera-t-elle plus grande avec le premier ministre chinois, Wen Jiabiao, ou avec le président des Etats-Unis, Barack Obama ?

La relation de ce couple est vraiment explosive. La Chine a déjà dit qu'elle ne demande pas de ressources financières, c'est un point important. Le conflit majeur repose sur le système de contrôle que veulent imposer les Etats-Unis sur la mise en oeuvre des politiques climatiques. La Chine considère que cela porte atteinte à sa souveraineté. Mais je crois qu'il est possible de trouver un accord. ..."


Comme quoi, du global au local, c'est toujours les mêmes problèmes...