Réflexions généralement politiques de Philippe Goirand, sur notre société, l'écologie, en particulier la mobilité urbaine et le vélo.
lundi 23 février 2009
Procès AZF : à qui profiterait le doute ?
Les Verts toulousains espèrent que le procès qui s'ouvre permettra d'établir la vérité des faits sur la catastrophe du 21 septembre 2001. La justice française doit d'abord cela aux victimes qui n'ont que trop attendu, mais aussi à tous les Toulousains. Notre histoire commune ne doit pas faire de place au doute. Après 7 ans d'enquête, des témoignages à profusion, sur un sujet qui relève de démonstrations scientifiques, la vérité doit sceller la réconciliation, particulièrement entre les victimes.
Les responsabilités doivent être établies ou assumées à tous les niveaux de décision, industriel ou politique. Les Verts demandent que le groupe Total, maison mère de la société Grande Paroisse, comparaisse au procès, ainsi que son ancien PDG Thierry Desmarest.
Il s'agit aussi de tirer les leçons de cette catastrophe industrielle, de prévenir de nouveaux désastres en pointant les épées de Damoclès qui restent sur nos têtes (SNPE, le transport de matières dangereuses, les ballastières...) et l'absence de plans de prévention des risques technologiques contrairement à l'obligation de l'état.
C'est enfin l'occasion de réfléchir sur nos modes de production et nos productions elles-mêmes.
vendredi 20 février 2009
Nanotechnologies : avons-nous encore droit à l'erreur ?
Les nanotechnologies recouvrent bien des sujets dès lors que nous nous situons dans l'infiniment petit (santé, génétique, informatique, énergie...). Je partage la crainte d'une dissémination ou multiplication non maîtrisée de nano-organismes dans la nature, contre lesquels le vivant ne pourrait pas se défendre. Mais les nanotechnologies peuvent être utiles. Par exemple, les écrans à leds, qui se généralisent et consomment beaucoup moins d'énergie, en sont issus.
L'un des aspects les plus controversés touche à la manipulation du vivant. On espère l'allongement de la vie. Personnellement, si on me propose 50 années de plus, je signe tout de suite. La question posée, c'est celle de l'"amélioration" de l'humain, en remplaçant les organes fatigués, en le rendant plus résistant. Est-il dans la nature de l'homme de vouloir s'améliorer. L'histoire nous répond que oui. Est-il recevable que cette amélioration concerne la nature profonde de l'homme, ses gènes ? Depuis le début de la vie sur terre, le vivant a évolué par mutations, pour arriver au niveau de complexité de l'humain. Les facteurs étaient le hasard, la sanction de l'adaptation (ou non) à un milieu et le temps (qui pouvait être très long). L'homme veut que sa volonté soit le seul facteur de son évolution. Il est pressé. A-t-il raison ou tort ? Seul l'avenir le dira, puisqu'en matière de recherche fondamentale, il est impossible d'en anticiper toutes les applications. Peut-être a-t-il raison, compte tenu du changement rapide de notre environnement...
Une fois encore, l'écologie est confrontée au progrès technique. Il ne s'agit évidemment pas d'être contre, mais de rappeler que l'évolution humaine ne peut pas se limiter à ce progrès là. C'est d'autant plus nécessaire que désormais, tout nouveau "bon en avant" peut avoir des conséquences planétaires très rapidement. Les futurs historiens (souhaitons qu'ils existent) feront probablement un lien direct entre l'invention du moteur à explosion et le réchauffement climatique. Ils relieront aussi, je pense, la dissémination dans la nature de produits chimiques de synthèse, de déchets de toutes sortes radioactifs ou non, à la généralisation des cancers - qui deviendront pour la plupart, espérons-le, des maladies chroniques non mortelles -. A propos des nanotechnologies, la question est la suivante : avons-nous encore droit à l'erreur ?
Je crains que le débat pour/contre soit déjà dépassé et je ne vois pas comment nous allons pouvoir échapper à l'infiniment petit. A moins que la bulle ne se dégonfle d'elle-même, si suffisamment de résultats concrets et commercialisables ne sons pas au rendez-vous dans les prochaines années, compte tenu des investissements consentis par les collectivités et les grandes firmes.
Mais nous devons défendre la création d'autorités indépendantes pour encadrer la recherche et l'utilisation des nanotechnologies. Elles seraient chargées, entre autre, de vérifier l’innocuité des nouveaux matériaux, procédés, organismes... En plus du niveau national, le niveau européen me semble indispensable pour une régulation efficace. Les nano-organismes n'auront que faire des frontières... Les questions philosophiques posées ne pourront cependant pas être confinées à des débats entre "sages". C'est aussi aux partis politiques à porter la controverse, et en particulier aux Verts de le faire.
Mais, je le répète, la question fondamentale, qui concerne notre survie, est : avons-nous encore droit à l'erreur ?
lundi 9 février 2009
Volt, politique malgré lui
Une métaphore du parcours initiatique de l'élu politique, en somme. Enfin, j'imagine. Bon, je publie, mais je vais encore y réfléchir un petit peu...
Efficace, la Communauté Urbaine ?
Mais des évolutions seront nécessaires dans son fonctionnement.
Il convient d'abord de donner aux élus communautaires la légitimité du suffrage universel direct.
Il s'agit ensuite d'opérer une distinction claire entre les pouvoirs exécutifs et législatifs.
Et comme au niveau municipal, des élus de l'exécutif doivent être identifiés sur des responsabilités précises. 52 élus de la ville de Toulouse ont une délégation. Combien d'élus du Grand Toulouse ?
Et pour ce qui concerne ma compétence vélo, pourtant transférée à la Communauté Urbaine, la question reste - disons - ouverte...
Soyons exemplaires !
La question que cette actualité pose à l'élu local, c'est celle de la modestie de son action au regard de phénomènes planétaires tels que le changement climatique. Certains peuvent être tentés par le défaitisme, la politique de l'autruche... N'y a-t-il vraiment rien à faire, même au niveau d'une communauté urbaine nouvellement inaugurée ?
Mais c'est oublier l'un des ingrédients majeur d'une bonne politique, quel qu'en soit le domaine : s'inspirer de ce qui se fait de mieux ailleurs. Pour parler vélo par exemple (:-), il n'y a cas se servir pour piocher de bonnes idées dans bon nombre de villes européennes autrement plus avancées que Toulouse.
Et c'est là que l'espoir renaît. Une bonne politique n'a pas seulement d'impact sur une population donnée. Elle peut vite essaimer et inspirer d'autres acteurs à l'autre bout de la planète.
Alors, pour nous donner de l'espoir et du courage, ne visons rien moins que l'exemplarité.
lundi 26 janvier 2009
Obama commence à me réconcilier avec les USA
mardi 13 janvier 2009
Table ronde chez Friture : Les pistes cyclables

Friture a souhaité créer dans sa petite cave voûtée un espace de rencontre et de débat entre élus, associatifs, entrepreneurs et citoyens pour essayer de faire avancer certains sujets locaux qui demandent l’intervention et la participation de tous.
Pour cette première table ronde, il a été débattu des pistes cyclables à Toulouse et dans l’agglomération : Etats des lieux, place de la voiture, les alternatives, critiques et propositions, l’amélioration de la place du vélo à Toulouse, l’exemple de Tournefeuille et le lien Toulouse et agglo.
Participants :
- Philippe Goirand (conseiller délégué pistes cyclables - Mairie de Toulouse)
- Sébastien Gonzalez (gérant de cyclotransport)
- Loïc Cottens (responsable d’exploitation de Cycloville)
- Florian Jutisz Albouze (président Association Vélo Toulouse)
- Monique Maurin (membre du CA de l’association vélo)
- Philippe Moinat (président de l’Ecolavelo a Tournefeuille – membre de Vélo Toulouse principalement antenne de Tournefeuille. Organisateur de l’opération Allons-y A Vélo)
- Philippe Jean de l’ASEM qui a mis en place l’atelier vélo, 100% vélo, de la Reynerie
- Des membres de Vélorution
- Cassandre Renaux (étudiante en master de sociologie à l’université de Toulouse-Le mirail)
Vous pouvez écouter l’enregistrement (basse qualité) du débat en cliquant ici :
VélôToulouse’ blues
Souhaitons que la société JC Decaux fasse preuve de plus d’ouverture et que par ailleurs des investigations soient menées pour arrêter et punir sévèrement les coupables.
lundi 1 décembre 2008
Abeilles en danger : il devient vital de faire preuve d'un peu de bon sens.
Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.
Les Verts Toulouse soutiennent et appellent à soutenir les apiculteurs qui se rassemblent mercredi 3 décembre à 9h à la Délégation Régionale de l'Agriculture et de la Forêt.
Plus de 80 % des espèces végétales dépendent de la pollinisation par les insectes, principalement les abeilles. Or, partout dans le monde, elles disparaissent en masse. Les causes possibles ne manquent pas : pollution chimique ou électromagnétique, réchauffement climatique… les facteurs sont peut-être multiples. Mais doit-on attendre que toutes les abeilles meurent pour interdire l'utilisation d'insecticides fortement soupçonnés par les apiculteurs, tels que le CRUISER ? Il est temps d'en finir avec les manœuvres dictées par le lobby de l'agrochimie, comme ça a déjà été le cas pour le GAUCHO et le REGENT, interdits après trop d'attente. Il est temps que notre ministre de l'agriculture montre sa responsabilité et son indépendance en agissant vite, à l'instar de son homologue italien. Alors, merci d'avance, Monsieur le Ministre pour les abeilles… et pour nos enfants.
mardi 25 novembre 2008
Régulation ou communication ?
Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.
A l'heure de toutes les crises, financière, économique, sociale... et écologique, le chef de l'état tente de récupérer le concept de régulation. Mais l'actualité et les mobilisations nous rappellent que la privatisation de la poste et les réductions d'effectifs dans l'éducation nationale font aussi partie du programme. Dans ses envolées médiatiques, notre "omni-président" n'est pas avare de contradictions. Il est temps de rappeler à la droite que le développement durable est peu compatible avec les objectifs de rentabilité à court terme.
Les Verts toulousains soutiennent les enseignants, les postiers et toutes les personnes mobilisées pour la préservation du service public, instrument indispensable de régulation à tous les étages de la société.
mercredi 1 octobre 2008
Synthèse avant l'heure
J'étais tenté par OAI, qui affirme une certaine prudence sur la décroissance et sur la stratégie électorale. Mais j'étais aussi pour reconduire Cécile Duflot comme secrétaire nationale... Nous avons besoin de continuité, d'encrer médiatiquement notre personnel politique.
UES
- défi d'une utopie réalisable, celle de la décroissance solidaire et démocratique à opposer aussi bien à une croissance inégalitaire, qu’à une décroissance subie.
- l’action ne peut pas se réduire au travail dans les institutions ou les collectivités... - nous devons co-élaborer des solutions locales. C’est le préalable pour pouvoir établir des contrats avec des partenaires en vue de participer à des majorités de gestion.
- L'écologie politique n'est pas conciliable avec l'économie libérale et le productivisme qu'ils soient portés par la droite ou la gauche.
- le rassemblement des écologistes et le dépassement positif de notre Parti est en contradiction avec tout projet de participation à une "fédération de la gauche".
- le "zapping" stratégique affaiblit et décrédibilise notre message. Avec des valeurs de gauche, nos combats nous situent contre le libéralisme et le productivisme, sans le retour au "ni-ni".
- aller vers une refondation de l’écologie politique avec des "Assises de l’écologie politique"
- présence autonome aux élections, en particulier listes autonomes aux régionales et création d'une dynamique écologiste du rassemblement à la présidentielle (autrement dit, autonomie à tous les étages)
- restreindre les logiques de courant qui se structurent plus sur la distribution des places que sur de véritables et utiles clivages de pensée (On ne peut qu'être d'accord, mais c'est sans doutes le cas de tout Vert normalement constitué, quel que soit son choix de motion. Et suffit-il de le dire pour être meilleur que les autres ?)
OAI
- Le thème de la Décroissance n'est pas abordé. Plutôt une écologie audible de tous, une écologie populaire, qui doit porter la promesse de vivre mieux, ne pas sacrifier le présent aux nécessités de l'avenir.
- L'efficacité budgétaire naît des réformes portées par les écologistes
- La gauche traditionnelle : C'est pourtant avec ces partenaires que nous devrons construire des majorités nouvelles. Il nous reviendra de transformer, de renouveler, d'écologiser vraiment la gauche, de refonder une gauche transformée par l'écologie.
- Une Convention pour l'écologie politique confirmera notre volonté d'une coopération durable
avec les réseaux associatifs, civiques et intellectuels. Elle se pérennisera dans des Parlements
régionaux de l'écologie.
- La stratégie pour les élections régionales et cantonales sera arrêtée par les adhérents dans
chaque région.
- Pour réussir l'alternance en 2012, les Verts prendront l'initiative de débats publics avec leurs
partenaires, dès après les élections européennes. Notre objectif est de mettre l'écologie au coeur
d'un projet commun de gouvernement et de construire une alliance gagnante pour les
législatives et l'élection présidentielle, incluant le débat sur la possibilité de primaires ouvertes
aux citoyens.
UNIR
- décroissance solidaire de l'empreinte écologique / décroissance solidaire et démocratique, de la société du gaspillage à la civilisation de la sobriété conviviale et de la solidarité
- construction d'une nouvelle force politique, réunissant la galaxie écologiste et dépassant les Verts. Au moment où les partis de gauche traditionnels se montrent incapables de prendre véritablement en compte la crise écologique en rompant avec leurs traditionnels logiciels productivistes, il est plus que jamais nécessaire de construire l'autonomie des écologistes
- avant la fin de l'année 2009, Congrès de l'union des écologistes. Au préalable, une assemblée générale extraordinaire des Verts déterminera la volonté majoritaire concernant l'avenir des Verts.
- Pour les Régionales, nous défendons le principe de listes autonomes, inscrites dans la
dynamique du rassemblement des écologistes. Cette position sera confirmée, le moment venu, en fonction du mode de scrutin et du résultat aux Européennes (autonomistes, mais prudent...)
- préparer, dans le cadre du rassemblement des écologistes, les conditions d’une candidature de l'écologie politique aux présidentielles et du changement de majorité politique en France en 2012 que nous appelons de nos voeux. Car, même si nous nous opposons au productivisme et au néolibéralisme, qu'ils soient portés par des partis de droite ou de gauche, nous réaffirmons que nous ne confondons pas la droite et la gauche.
- Asseoir le fonctionnement politique des instances nationales autour de 3 pôles de
compétences : Environnement, Social et économique, Droits et libertés
- Dédier une délégation du Collège Exécutif à la Convention pour l'écologie, qui aura
la responsabilité du programme et de la préparation du futur congrès de l'union des écologistes.
EEA
- poursuivre le travail autour de Cécile Duflot
- décroissance équitable et solidaire de l'empreinte écologique
- notre alternative est altermondialiste
- L‘autonomie électorale ne se décrète pas.Le rassemblementde l‘écologie, prépare concrètement la présence de listes écologistes aux élections régionales et la possibilité d‘une candidature de l‘écologie en situation de peser à la présidentielle. Les Verts prendront leurs responsabilités pour défaire l'UMP en 2012, maisla radicalité du projet écologiste ne se satisfera pasd'un accord automatique avec les forces de l'ex-majorité plurielle. Les écologistes chercheront donc des
alliances dans un accord programmatique et électoral permettant une présence forte des Verts et de leurs alliés de l'écologie et les conditions de réelles transformations alternatives au productivisme et
au libéralisme économique. Conformément aux règlesde l‘autonomie contractuelle, les Verts sortiraient des exécutifs si ces accords n‘étaient pas respectés.
vendredi 26 septembre 2008
Frais de bouche
D'un point de vue écolo, nous pourrions lier cette inflation à l'augmentation du prix des céréales, elle-même conséquence de l'engouement pour les agro-carburants. A moins, en étant plus terre à terre, que la proximité de l'élection municipale n'en soit la cause principale.
Rue Alsace
La rue Alsace, réaménagée temporairement par l'équipe précédente, est exemplaire des enjeux de déplacement et de partage de l'espace.
Parce que c'est une rue commerçante, le cheminement piéton y est dominant. Parce que c'est un axe majeur du centre ville, il est emprunté par de nombreux cyclistes. Il s'agit donc de faire en sorte que le passage des voitures ou fourgons y soit limité au strict nécessaire, et que le trafic de transit soit éliminé. C'est avec cet objectif que l'installation de bornes escamotables est proposé. Il s'agit d'une mesure d'urgence pour améliorer la cohabitation des personnes, qu'elles que soient leur mode de déplacement. Il s'agit d'une mesure d'apaisement. Il s'agit de rattraper le retard pris par Toulouse en matière de développement et de déplacement durable.
La rue Alsace est aussi exemplaire de l'absence d'ambition et de vision globale de long terme de l'équipe précédente. Comment demander à ceux qui ont construit des parkings souterrains en centre-ville de tenter de réfléchir à la réduction du trafic automobile de transit dans ce même centre-ville. Nous aurions pu au-moins espérer un peu de cohérence entre cet aménagement et les couleurs employées pour les bandes cyclables. Du vert ailleurs, elles passent au rouge rue Alsace. Mon collègue Bernard Marquié et moi-même pourrions trouver qu'il s'agit d'un compromis politique intéressant. Mais quand on s'intéresse à la chose publique, il est désagréable de constater que l'urgence électorale est passée avant l'urgence écologique.
dimanche 21 septembre 2008
C'est la revanche du vélo
Démonstrations de vélos pliants destinés à voyager dans les transports en commun et animations autour des deux roues, hier, place du Capitole. Photos DDM, Xavier de Fenoyl. Démonstrations de vélos pliants destinés à voyager dans les transports en commun et animations autour des deux roues, hier, place du Capitole. Photos DDM, Xavier de Fenoyl.
Alors que la circulation est fermée aux voitures, aujourd'hui et demain, dans le centre ville de Toulouse (lire ci-dessous), le vélo tient le haut du pavé. Une revanche du deux roues qui se plie en quatre pour conquérir de nouveaux adeptes. Vélo pliant, vélo à assistance électrique ou encore bonne vieille bicyclette ont des arguments pour attirer un public de plus en plus convaincu de son bien fondé pour les déplacements urbains.
Hier, sur la place du Capitole, les vendeurs et fabricants de cycles rivalisaient d'imagination pour présenter des vélos nouvelle génération. Des informations et des démonstrations, proposées dans le cadre de la semaine de la mobilité, qui se poursuivent aujourd'hui avec un rassemblement à 10 heures, place du Capitole, pour inciter les Toulousains à utiliser le vélo pour se rendre au travail.
Le pliant à 490 € et l'électrique pour 690 €
Sous l'une des tentes installées au Capitole, la jeune société toulousaine xxcycle.com a suscité la curiosité avec son vélo pliant. Un engin maniable, facile à démonter et à transporter dans le bus ou dans le métro. Sa chaîne ayant été remplacée par une courroie de distribution, il ne salit pas et se range dans une housse. « Beaucoup de gens l'utilisent pour faire le lien entre leur travail ou leur domicile et les transports en commun », constate l'un des membres de cette entreprise toulousaine qui travaille sur internet et qui ouvrira prochainement un local de vente proche du centre commercial Grammont. D'un poids de 9,5 kg, le vélo pliant Strida est proposé à partir de 490 €, jusqu'à 790 € pour les versions plus sophistiquées.
À quelques pas, Wilfried Dunand est venu de Sète avec ses révolutionnaires vélos à assistance électrique. Des engins auxquels il suffit de donner un coup de pédale et les voilà partis, propulsés par une batterie rechargeable disposant d'une autonomie de 4 heures et d'un moteur de 200 W. Le jeune créateur conçoit et dessine les prototypes qui sont fabriqués dans des entreprises locales. Une version pliante a aussi été conçue dans cette gamme très attractive et performante dont les prix oscillent entre 690 € et 850€. Toutes les options peuvent être consultées sur www.flying-cat.fr, le site de l'entreprise héraultaise.
CIRCULATION.
Les autos interdites pendant deux jours
Changez vos habitudes. Aujourd'hui et demain, il est conseillé de laisser la voiture à la maison ou bien aux portes du centre ville, dans les parkings autorisés. En effet, à l'occasion de la semaine européenne de la mobilité, qui se termine lundi 22 septembre, et des journées du Patrimoine, ce week-end, le centre ville toulousain sera interdit aux voitures.
Ce dimanche, le périmètre interdit (en pointillés bleus sur notre infographie) sera la partie comprise à l'intérieur des boulevards, rive droite (sauf place et parking Victor-Hugo et place Wilson accessibles aux autos), et le triangle compris entre rues de la République et du Pont-Saint-Pierre, rive gauche.
Demain, ce sera la première fois qu'une opération sans voiture est organisée dans la Ville rose en semaine. Le périmètre sera restreint (en rose sur notre infographie) à l'hypercentre : Saint-Sernin, boulevards, Victor-Hugo, Wilson, Saint-Georges, Carmes resteront ouverts à la circulation. Le périmètre interdit concerne seulement le cœur de ville autour de la place du Capitole (parking du Capitole inaccessible mais tous les autres parkings payants de la ville ouverts) : la rue Alsace sera fermée à hauteur du carrefour avec la rue de Metz qui sera, elle, ouverte aux voitures (parking Esquirol accessible). Les petites rues du cœur de ville comprises dans le périmètre seront sans voiture.
Livraisons jusqu'à dix heures
Les livraisons pourront se dérouler normalement, jusqu'à dix heures, dans le périmètre interdit tandis qu'y sera autorisée la circulation des taxis, artisans et voitures d'hôtels (du secteur concerné) et des véhicules munis de laissez-passer. En revanche, on pourra prendre le métro ou le bus en groupe (jusqu'à six personnes) avec un seul ticket « Tribu » pour 1 € toute la journée (12 déplacements maxi). Vente par les conducteurs de bus, dans les points de vente Tisséo ou par des hôtesses dans le métro.
mardi 9 septembre 2008
50 km/h, comme tout le monde !
Communiqué diffusé en tant que porte-parole des Verts toulousains.
Les Verts Toulouse sont indignés par les "baptèmes" en Ferrari organisés ce week-end par le Rotary Club. Pour un événement censé aider les enfants hospitalisés, il est heureux que les bolides lancés en ville à des vitesses excessives n'ait pas entraîné l'occupation de lits supplémentaires.
lundi 8 septembre 2008
Prise de parole au Conseil d'Agglomération du 08/09/08
Le passage en communauté urbaine est l’occasion de mettre de l’efficacité dans les politiques publiques locales sur des thèmes qui sont chers aux militants et aux élus Verts. Urbanisme, Eau, Valorisation des déchets, lutte contre les pollutions aériennes et sonores, Voirie… Nous devons faire ensemble, mieux, plus vite, pour développer une communauté urbaine répondant aux enjeux du siècle, pour une vraie qualité de vie, partagée par tous.
Les Verts sont là, au sein de la majorité, pour apporter leur expérience collective, pour prendre toute leur part dans la décision et dans l’action politique, pour prendre leurs responsabilités au sein de la communauté urbaine comme ils l’ont déjà fait à d’autres niveaux.
vendredi 29 août 2008
Grandir
A l'heure où notre message d'urgence écologique est largement partagé, nous devons enfin nous montrer capables de conduire - et pas seulement accompagner - les politiques à tous les niveaux de responsabilité. Nous devons GRANDIR. En qualité - du projet, du discours, du fonctionnement interne... - et en quantité - de militants et d'élus.
Nous mettre d'accord sur le plan idéologique
Où des mots tentent de cacher (sans y arriver) une "incertitude" idéologique.
Sur notre gauche, on veut créer du neuf sur le qualificatif d'anti-capitaliste. De notre côté, notre rapport non tranché à l'économie de marché nous conduit à seulement nous retrouver sur les concepts de "décroissance" ou d'"anti-productivisme". Quoi de nouveau, de concret, de positif, de parlant dans tout ça ? Le fait que nous nous définissions essentiellement par la négation des concepts dominants pourrait laisser penser nous n'avons rien à proposer... Alors que c'est tout le contraire !
Il s'agit d'intégrer nos propositions dans un projet cohérent et lisible.
Mais l'écologie politique porte-t-elle un nouveau projet de société global, incluant le social et l'économique ? Malheureusement non. Même si elle impose la primauté de nouveaux objectifs (la survie des éco-systèmes et de l'humanité), un nouveau cadre d'intervention (un espace et des ressources limitées), elle doit composer avec des systèmes de pensée antérieurs qu'elle ne remplace pas. Difficile d'imaginer autre chose que le couple infernal, antagoniste ou complémentaire "économie de marché/économie administrée". L'économie sociale et solidaire - que les Verts ont raison de promouvoir - ne pourrait exister sans l'une au moins des deux autres. Donc, rien de neuf sous le soleil écologique.
Dans quel paquet global doit être portée l'écologie politique ?
L'écologie cherche l'équilibre et ça doit être aussi le cas dans les sphères économique et sociale. Pour multiplier les leviers d'intervention, elle a besoin de diversité et appréciera que plusieurs types d'organisations du travail, de systèmes d'échange cohabitent.
Il s'agira donc de développer (d'inventer ?) les régulations nécessaires à l'équilibre dans la diversité.
Nous nous situons donc à l'opposé de la victoire d'un système - qu'il soit libéral ou collectiviste - , à l'opposé de tous monopoles.
La concurrence ne peut pas y être un gros mot si l'état est un bon arbitre. Le capital y est nécessaire si les salariés ne sont pas à la merci de la finance mondialisée.
Le service public y est d'abord au service des usagers. Dans une société qui bouge, ses domaines d'intervention ne peuvent rester figés, mais doivent être orientés vers l'urgence écologique et la qualité de vie.
Selon les sensibilités, les histoires, ce paquet pourrait se rapprocher de la "social-démocratie", ou de l'"économie sociale de marché", se référer aux modèles suédois ou encore français. Ce paquet est clairement anti-libéral dans le sens anti-dérégulation. Il n'a non plus rien à voir avec le communisme... Sans ambiguïté, il se situe à gauche.
Maîtriser notre discours
Emerger de la pensée unique.
Pas la peine de s'étendre sur la main mise sur les médias par l'état sarkoziste et les intérêts industriels et financiers qui sont derrière. La question, c'est "comment nous faire entendre et comprendre dans un tel contexte".
De la sémantique à une communication maîtrisée.
Le concept de décroissance solidaire, s'il est parlant pour un écologiste, est catastrophiste et donc catastrophique pour le plus grand nombre. Oui, notre monde est limité. Oui, il va nous falloir réapprendre le partage et la sobriété. Mais le terme "décroissance", si nous ne précisons pas ce qui doit (ou va immanquablement) décroître, est aussi inadéquat que le terme "croissance" employé sans plus de précisions. De ce point de vue, la formule "décroissance de l'empreinte écologique" telle qu'employée officiellement par les Verts a le mérite de la clarté, mais n'est pas une "promesse" suffisante.
Et si nous parlions du bonheur ?
La question de la survie de l'humanité à court terme est une question fondamentale, mais elle n'est pas la seule... La France est un pays privilégié, le pouvoir d'achat moyen y a largement augmenté et la majorité d'entre nous peut s'offrir toutes sortes de choses (...), mais beaucoup ont aussi une vie de con... Nous pourrions résumer la question par "rester en vie, d'accord, mais pour quoi faire ?" Redonner du sens, améliorer la qualité de vie... Les écologistes sont les plus à même d'associer aux questions existentielles des réponses concrètes, crédibles et réalistes.
Ecologie, emploi et lutte contre la précarité.
La victoire idéologique du "gagner plus" aurait-elle été aussi éclatante si des besoins fondamentaux comme se loger, se déplacer, se chauffer n'avaient pas pris une place prépondérante dans le budget des ménages ? Portons une écologie créatrice d'emploi et d'économies pour les familles. Portons un service public en phase avec les besoins fondamentaux des gens.
Dépassons nos limites.
L'urgence écologique, si elle n'invite pas à l'optimisme, a l'avantage de faire bouger très rapidement les limites politiques et de créer un contexte propice à un large rassemblement centré sur l'écologie. L'idéal communiste semble au bout du rouleau. Les écolos "ni ni" prennent conscience des incompatibilités congénitales entre préservation de la planète et libre échangisme sans limites. Enfin, l'élection européenne nous oblige, si nous voulons conserver ou augmenter le nombre de nos députés, à faire un score au-delà de 10 %.
En résumé...
...l'urgence écologique ne trouvera de réponses que dans de nouvelles régulations d'une économie de marché assumée et dans un service public orienté vers la qualité de vie et les enjeux du siècle. Notre combat est d'associer des perspectives heureuses au partage et à la sobriété. Notre combat est de trouver les mots justes, positifs pour déplacer le débat politique de la rhétorique sarkozienne vers nos propositions et pour rassembler bien au-delà des Verts.
Renaître...
Un parti du développement durable - le P3D - pourrait porter ce projet global. Le développement durable est une formule galvaudée ? Et la démocratie, la république, le socialisme ?... A nous de donner du contenu à la formule, avant que d'autres ne le fassent pour nous et même s'ils ont déjà largement commencé.
mardi 29 juillet 2008
Maillon faible
Le maillon faible du réseau cyclable était sans doutes Mr Lattes. Dans l’article paru le 28 juillet, Mr Lattes s’insurge contre les travaux sur le Pont Neuf actuellement réalisés par le Conseil Général. Il critique le choix de conserver les pistes cyclables au niveau du trottoir. Pourtant, fin 2006, en sa qualité de conseiller délégué à la circulation et aux transports, il a lui-même signé la lettre adressée au Président du Conseil Général, lui signifiant la préférence de la ville de Toulouse pour cet aménagement…
On peut regretter que la réfection du Pont Neuf n’arrive trop tôt. Il conviendra de réexaminer cet aménagement dans le cadre d’un projet global pour tout le centre-ville.
Quant au plan triennal de résorption des discontinuités cyclables voté par l’ancienne mairie, j’ai pu constater à mon arrivée qu’il était sérieusement en retard. Nos prédécesseurs ont fait beaucoup d’affichage sans mettre les services techniques en situation de réaliser les objectifs. Pour prendre l’exemple de la rue de la République, nous en sommes au stade d’un tracé temporaire avec double sens cyclable, alors que les associations de cyclistes demandent depuis longtemps son réaménagement.
Je fais donc une priorité qu’un schéma de pistes cyclables cohérent et visible soit réalisé dans les 3 ans, parce que je ne peux pas admettre que Toulouse reste à la traîne des autres grandes villes en matière de place faite au vélo.
Monsieur Lattes me place dans la situation de répondre à ses critiques pour des décisions prises alors qu’il était encore en fonction… Visiblement, il n’était pas très au courant des propositions faites par ses propres services.
Les aménagements du pont neuf ont été définis par les services du Conseil Général en concertation avec ceux de Toulouse il y a environ un an. L’objectif prioritaire était de protéger les cyclistes des voitures, suite à l’accident mortel intervenu sur le Pont Saint-Pierre. Les choix esthétiques ont été dictés par l’architecte des Bâtiments de France et les services des Monuments Historiques.
On peut regretter que la réfection du Pont Neuf n’arrive trop tôt. Il conviendra de réexaminer cet aménagement dans le cadre d’un projet global d’aménagement du centre-ville.
Quant au plan de résorption des discontinuités cyclables, j’ai pu constater à mon arrivée qu’il était sérieusement en retard. Je fais donc une priorité qu’il soit réalisé à temps, parce que je ne peux pas admettre que Toulouse soit à la traîne des autres grandes villes en matière de place faite au vélo.
mardi 8 juillet 2008
Objectif : Toulouse ville cyclable
Rendez-vous ici.
vendredi 20 juin 2008
A propos de la piétonisation du centre-ville
Sur le forum des assises de la mobilité, à propos de la piétonisation du centre-ville.
Bonjour,
Nouveau conseiller municipal chargé des pistes cyclables, je suis attentif à tous ces échanges et il m'est difficile de ne pas m'y glisser...
Avant d'entrer dans le détail, quels objectifs doit-on poursuivre ? J'en vois deux :
- améliorer la qualité de vie : facilité de déplacements, générer du lien, lutter contre la pollution urbaine, le bruit, les accidents...
- contribuer, même marginalement à l'échelle de la planète, mais avec un soucis d'exemplarité, à la limitation du changement climatique.
Je ne crois pas que le progrès technique résoudra tout. Le progrès dans le "vivre ensemble" est autant nécessaire si ce n'est plus, dans l'urgence climatique dans laquelle nous sommes. Au cours de ces assises, de nombreuses solutions seront certainement proposées. Il faudra en évaluer l'impact (positif et négatif), le coût, le temps et la complexité de mise en oeuvre, les hiérarchiser, faire enfin des choix qui ne satisferont forcément pas tout le monde...
Parmi les échanges, je constate la crainte d'un impact négatif du développement d'un centre-ville piéton sur le commerce. Je ne crois pas que la profusion de boutiques de téléphonie, de vêtements jeunes ou de sandwicheries soient due à la piétonisation. Il s'agit pour moi d'une évolution du commerce en général. Simplement, ce type de commerce affectionne particulièrement les zones piétonnes. Si les zones piétonnes se développent, il arrivera bien un moment où le nombre de ces commerces ne pourra pas suivre. A contrario, la rue de la République n'est pas folichonne sur le plan commercial, sans doutes parce que c'est un axe très passant pour les automobiles et peu propice aux piétons. Cela dit, il va nous falloir être attentifs à la mixité des commerces pour que subsistent proximité et convivialité. Effectivement, la rue St-Rome n'est pas ma tasse de thé. Mais la rue des Filatiers n'est pas mal...
L'une des réflexion qui me semble importante, c'est la part à donner entre des rues exclusivement piétonne ou d'autres à priorité piétonne.
Au plaisir de vous lire encore.